jeudi 30 juillet 2020

Plaisirs simples

Y'a des plaisirs simples de la vie qu'on oublie trop souvent...

Dormir dans un vrai lit.

S'asseoir à une table.

Manger un repas préparé pour nous avec amour.

S'échouer sur un sofa moelleux.

Serrer ceux qu'on aime dans nos bras.

Prendre le temps de respirer profondément.

Et parfois, quand on réussit à renouer avec ces plaisirs simples, on se met à pleurer les mois où ils étaient absents, les semaines de fatigue et d'inconfort et d'incertitude. Le remède à ces larmes? Continuer d'apprécier à fond ces douceurs retrouvées.

Le reste, comme les billets de blogue fouillés, attendra.

Repos et guérison en cours, de retour bientôt



dimanche 19 juillet 2020

Y'a des journées de même

Avant-hier, suite à une commande IKEA qui n'arrivait pas, j'ai essayé d'appeler leur service à la clientèle, pour constater que mon téléphone fixe, pour une raison inconnue, refusait de naviguer les menus automatisés (je peux peser sur le 1 pendant 45 minutes, mon choix ne se rend pas au robot à l'autre bout du fil!).

J'ai donc chatté avec le service à la clientèle de IKEA, qui m'a promis ma commande pour aujourd'hui... ou ptêt demain. 😳 (C'est le fun encore d'attendre chez soi sans savoir si c'est un coup de fil ou un coup de sonnette qui va nous prévenir d'une arrivée de mobilier longuement espéré.)

Dans l'intervalle, je me suis aussi procuré un nouveau téléphone, pensant que le problème devait venir de l'ancien, qui était vieux et qui grichait. Mais non, après avoir navigué la soupe aux fils qui me tient lieu de centre des commandes de l'électronique domicilaire, le nouveau téléphone ne fonctionnait pas plus dans les menus et grichait tout autant.

J'ai donc appelé le service à la clientèle de mon fournisseur de téléphone. Et passé une heure en ligne avec eux pendant qu'ils reconfiguraient mon service. Résultat : ma ligne ne griche plus... Mais je suis toujours incapable de peser sur le 1, le 3 ou le 42 pour choisir la réponse à life, the universe and everything!

Ok, j'abandonne pour cette semaine, je crois que les astres sont pas alignés pour moi. Au pire, j'ai mon cellulaire (qui n'a plus beaucoup de minutes, mais ce sera un dossier pour un autre jour).

Donc, si je résume ma situation présente : j'ai pas encore mes meubles, j'ai dépensé pour un téléphone qui ne marche pas mieux que l'ancien (mais aller l'échanger va coûter plus cher et demander plus de temps que de le garder), mon amoureux est reparti à Gatineau après une semaine de vacances de rêve passée avec moi, ma fillle est chez son père depuis 10 jours (notre plus longue séparation - et de loin - depuis sa naissance) facque je suis toute seule chez moi.

Pffff, je pleure pas moi là : j'ai une poussière dans l'oeil.

lundi 6 juillet 2020

38 ans et tous ces bouleversements

L'an dernier pour ma fête, j'ai écrit un billet où je parlais de projets perdus dans les limbes éditoriaux, dont j'espérais qu'ils allaient débloquer, mais pas tous en même temps. J'attendais une bourse, les réponses pour trois nouvelles, un recueil, mon roman policier, j'espérais aller à l'atelier d'Élisabeth, je voulais faire plus de direction littéraire...

La fille qui a écrit ce billet ne savait pas que son mariage s'apprêtait à lui péter dans la face. Qu'elle aurait sa bourse, qu'elle publierait ses trois nouvelles et son recueil, qu'elle aurait un éditeur intéressé par son roman policier (je vous en rejaserai), qu'elle vendrait sa maison, s'achèterait un condo, passerait ben du temps chez sa psy, prendrait conscience de son amour pour son meilleur ami, donnerait des tonnes d'ateliers, découvrirait que son amour est partagé, commencerait à monter une collection chez VLB, vivrait une pandémie, s'occuperait à temps plein de sa fille sans pouvoir écrire, déménagerait en craignant la contagion, habiterait seule pour la première fois de sa vie, coincerait une chaise sous la poignée de sa porte d'entrée la première nuit, gèrerait encore des calvaires de rénovations, apprivoiserait la monoparentalité, n'aurait toujours pas le temps d'écrire, passerait enfin quelques jours avec son amoureux... et renoncerait à l'atelier d'Élisabeth.

Parce que ma 38e année de vie m'a paru durer 10 ans. Elle m'a tordue dans tous les sens, comblée et piétinée. J'en sors forte et fragile, usée et renouvelée.

Mais, surtout, épuisée. J'aurais eu besoin, après toutes ces secousses, de passer quelques jours à pleurer, écrire ce qui me plaît, lire pour le plaisir, me ressourcer, guérir... Pandémie oblige, ça attendra septembre, quand ma puce sera à l'école. Encore huit emaines. Bof, je viens d'en faire douze, je vais y arriver!

J'ai 38 ans aujourd'hui. Pis j'ai envie de serrer la fille de l'an passé dans mes bras. Elle a passé à travers tout ça. C't'une ostie de guerrière qui me passe le flambeau. On va me souhaiter moins de bataille, ok? J'suis pas sûre d'avoir sa résistance.

Pis j'ai une nouvelle vie de couple et de famille à créer.

lundi 29 juin 2020

De retour...

C'est rendu tellement tranquille ici que ça a plus ou moins paru, mais je viens de m'offrir ma première vraie semaine de vacances depuis... je sais pu.

Je n'ai pas écrit de billets ou travaillé des textes ou lu des services de presse. Mon amoureux (Luc Dagenais pour ne pas le nommer, puisque c'est rendu un secret de polichinelle) venait passer six jours avec moi et on en a profité pour lire, jaser, amener ma fille à la piscine et j'vais me garder une petite gêne pour les autres activités! :p Ce fut une belle pause, un peu hors du temps, pour rattraper tous ces moments que la pandémie nous avait volés.

Ce fut trop court, c'est toujours trop court ces parenthèses-là, mais bon, l'emménagement définitif sera pour plus tard, histoire de ne brusquer personne.

Résultat : me voilà seule chez moi à nouveau et de retour au travail.

Premier constat : c'est fou ce que je reçois comme courriel dans une semaine! hihihihihi! Prenez patience, je finirai par répondre!

Deuxième constat : la pandémie, le divorce, le déménagement, le nouveau couple... tout cela m'a drainée de mon énergie. J'ai donc refusé de participer à l'atelier d'Élisabeth (que j'attendais pourtant avec impatience depuis un an) et là j'ai repoussé ou refusé quelques petits contrats. J'espère ne pas m'en mordre les doigts à long terme, mais pour le moment je dois refaire le plein de forces, de calme et... d'amour. (Je sais, ça a l'air niaiseux, mais c'est de même, bon!)

Facque le plan pour le reste de mon été : m'occuper de ma collection chez VLB, préparer les ateliers de l'automne, écrire, lire, faire du yoga pis planifier la prochaine visite de mon amoureux.

Ah et nourrir un peu le blogue! ;)

lundi 22 juin 2020

Directrice de collection - VLB Imaginaire

Alors, c'était quoi cette histoire de la grande annonce de jeudi passé?

Eh bien, si vous voulez la version longue, c'est ici :
https://www.facebook.com/vlbediteur/videos/4511961318829660

Pour la version courte : Mathieu Lauzon-Dicso et moi avons lancé, sous l'égide de VLB Éditeur, une nouvelle collection, simplement nommée "VLB Imaginaire".

Ce sera une collection de romans de fantasy et de science-fiction destinée à susciter émerveillement et dépaysement. Des histoires lumineuses, humanistes, portées tant par les nouvelles voix francophones de l’imaginaire que par de grandes plumes contemporaines.

Qu'est-ce que ça veut dire "des histoires lumineuses"? Ça ne veut pas dire que le récit sera dépourvu de moments sombres, durs, douloureux, etc. Y'a pas de lumière sans noirceur! Mais on recherche des histoires humaines, qui n'essaient pas juste de renverser un dictateur ou un dragon, mais de penser aussi l'après-guerre, l'après-catastrophe, de trouver un nouvel équilibre... Qui se concentrent sur avancer et rebondir et rebâtir, plutôt que de nous décrire en détails à quels points nos problèmes actuels vont juste aller en empirant et que y'a juste des adolescents sur le point d'être sacrifiés que ça dérange. Bref, où les objectifs dépassent la simple survie et sont porteurs d'espoir.

Notre but est d'essayer d'explorer autre chose que la dystopie ou la fantasy brutale à la Game of Thrones. Nous recherchons une perspective inclusive, féministe, proche du hopepunk et du solarpunk. Le futurisme indigène, l'afro-futurisme, la fantasy inspirée d'autres civilisations, d'autres moments de l'histoire sont également bienvenus.

Vous êtes pas trop sûr de comprendre et voulez des suggestions de romans et d'auteurs qu'on aurait publiés sans hésiter? Regardez du côté de Ursula K. Le Guin, Ann Leckie, Guy Gavriel Kay, Jo Walton, Nnedi Okorafor, Cherie Dimaline, N.K. Jemisin, Nalo Hopkinson, Neil Gaiman, John Scalzi (surtout la série "The Collapsing Empire").... bref ma liste de lectures des dernières années! :p

Ce sera quoi mon rôle dans tout ça? Eh bien Mathieu et moi allons co-diriger la collection, donc assurer ensemble le choix des manuscrits et les orientations de travail. Par contre, ce sera moi qui travaillerai directement les textes avec les auteurs. Donc oui, me voilà, enfin, directrice littéraire de romans... Et pour ma propre collection! O.o

Vous m'auriez annoncé il y a un an qu'en juin, post-pandémie, j'aurais un contrat du genre avec VLB, j'aurais ri de vous!

À présent que c'est réalité (je me pince encore régulièrement pour être bien sûre qu'on m'offre cette chance-là, mais on parle déjà de nous, donc semblerait que c'est vrai!), ce que ça veut dire concrètement, c'est que je vais pouvoir mettre de côté les petits contrats, les animations ici et là et les coachings qui me bouffaient un temps fou, et me concentrer sur ce qui me plaît vraiment : la direction littéraire, les ateliers et l'écriture.

Donc j'espère que non seulement les prochaines années verront paraître plusieurs livres que j'aurai dirigés, mais aussi plus d'ouvrages que j'aurai écrits! :)

mercredi 17 juin 2020

Sursaut d'imaginaire

En fin de semaine dernière, j'ai expérimenté pour la première fois trois jours en solo dans mon condo tout frais rénové.

On m'a demandé si j'avais peur de m'ennuyer. Ce que j'allais faire de ces journées de vacances...

Eh bien, j'en ai profité pour faire du lavage, du ménage, donner trois ateliers virtuels, participer à une table-ronde, écrire deux critiques et classer mes trois bibliothèques. (J'aimerais vous dire que je ne me suis pas ennuyée une seule seconde, mais c'est pas tout à fait vrai : ma puce m'a manqué quand même!)

La machine littéraire, mise à mal par la pandémie, n'est pas tout à fait repartie, mais disons qu'elle a eu un petit sursaut en juin, grâce à la série d'événements virtuels "À la rencontre de l'imaginaire".

Et d'ailleurs, parlant d'imaginaire et de machine littéraire, je participe, ce jeudi, à un événement bien mystérieux en compagnie de Mathieu Lauzon-Dicso... Vous serez là? ;)


vendredi 12 juin 2020

Tranche de vie (46) - Y'a plus de lait et autres monoparentalités

Je m'habitue tranquillement à ce que ça signifie être monoparentale. Comme dans "9 jours sur 14 t'es toute seule avec ton enfant, y'a aucun back up, facque t'es mieux de bien planifier tes affaires".

Ça veut notamment dire que si tu te rends compte, en pilant les patates, qu'il n'y a plus de lait (pis que tu sais que ton enfant va vouloir du lait au souper... et que tu vas en vouloir dans ton café demain matin), ben tu peux pas sacrer le pâté chinois dans le four et aller à la course au dépanneur à 500 mètres de ton condo pis revenir aussi vite avec une pinte de lait. Parce que ton enfant a cinq ans et que tu peux pas le laisser seul.

Faut mettre le pâté chinois au four (parce que si t'attends le retour de la course vous allez souper trop tard), convaincre l'enfant de lâcher son jeu, faire un pipi, mettre ses sandales (en remerciant le ciel qu'on soit pas en plein hiver), puis essayer de le motiver à marcher vite jusqu'au dépanneur (histoire que le souper ait pas le temps de brûler), affronter le regard des clients qui trouvent que t'aurais dû laisser ton enfant chez vous (j'vais me faire un masque marqué "monoparentale" dessus j'pense), acheter le lait, revenir en chantant des comptines pour que ça avance plus vite et... ouf, le pâté est pas brûlé.

Note à moi-même : avoir plus de lait en réserve (anyway on est deux veaux, il se perdra pas!)

C'est la même chose pour les poubelles : y'a pas de chute à déchets dans mon immeuble, mais des gros bacs (fort pratiques) à l'extérieur. Genre à 150 mètres de ma porte-patio. D'habitude, quand je sors les poubelles et le recyclage, ma puce m'accompagne et porte un truc ou deux, histoire qu'elle se sente utile.

Sauf que l'autre soir (emménagement oblige) j'ai une tonne de déchets à sortir. Ma puce regarde la télé. Je lui demande de venir avec moi. Elle me répond que je peux y aller toute seule, qu'elle aura pas peur si je fais ça vite. Ok, c'est vrai que c'est pas loin, je perds la porte-patio des yeux même pas 30 secondes, pis elle regarde la télé, dans ce temps-là j'ai rien à craindre : elle ne grouille pas d'un poil. D'accord, je risque. Je ramasse le sac de poubelle et mon bac de recyclage et... merde, y'a deux boîtes vides aussi. Bon, tant pis, je ferai deux voyages.

Je dis à ma puce que je sors, je marche (vite) jusqu'aux bacs extérieurs, j'y balance mes rebuts. Je reviens (vite). Durée de l'opération : 2 minutes top chrono. Je regarde à travers la moustiquaire. Ma puce est toujours concentrée sur la télé. Ouf, merveilleux. Je lui dis "je fais une autre voyage là". Elle opine distraitement. Je repars avec mes boîtes. Je les mets au recyclage. Je reviens... un poil plus lentement, parce que j'ai chaud. J'arrive devant ma porte-patio... Hum, ma puce n'est plus à sa place. Ptêt qu'elle est allée aux toilettes. J'entre...

Et je découvre mon cellulaire qui sonne et ma puce qui pleure à grosses larmes, complètement paniquée, ses sandales dans les pieds, la porte de communication intérieure du building ouverte. Elle se jette dans mes bras. Entre deux sanglots, je comprends qu'elle se préparait à aller cogner chez un voisin pour leur signaler que sa maman avait disparu!!!

En remontant avec elle le fil des événements, je découvre qu'elle n'avait pas compris que je repartais vers les poubelles : en entendant ma voix, elle avait cru que j'étais revenue. La sonnerie de mon cellulaire - qui s'est étirée - lui a fait prendre conscience que non, j'étais pas dans le condo avec elle et comme elle avait perdu toute notion du temps, la panique s'en est suivie.

(Et là je tremble en imaginant MA panique s'il avait fallu que je revienne 30 secondes plus tard, pour trouver la porte intérieure ouverte et ma puce disparue!!!)

J'lui ai demandé, la prochaine fois, de commencer par sortir par la porte-patio, histoire de voir si elle ne m'apercevrait pas, avant d'aller cogner chez un voisin. Pas que c'est un mauvais réflexe du tout, mais on va essayer de pas les déranger pour rien (histoire qu'ils appellent pas la DPJ. O.o)

Note à moi-même : m'assurer d'avoir son attention quand je lui parle, surtout si c'est pour l'avertir que je la laisse seule un instant de plus.

Ouf... je vais m'habituer je suppose...

mardi 2 juin 2020

Et la vie trouve son chemin... virtuel

Je m'habitue à vivre dans mon nouvel espace. Quand il ne sera plus encombré d'outils je le trouverai sans doute vaste. 

En m'installant samedi dernier devant un vidéo Youtube pour une première séance de yoga depuis le chaos du déménagement (j'utilise Yoga with Adriene si vous êtes curieux), j'ai eu une surprise qui m'a fait sourire : j'ai inconsciemment choisi, pour mes murs et mon plancher, des couleurs qui ressemblent à celles de ce studio de yoga où je me rends virtuellement depuis des années. L'instructrice aurait pu être devant moi pour vrai, tellement mon décor semblait se prolonger dans mon écran! Hihihihi!

Ça tombe bien : mon but, en choisissant ma décoration, était de créer un lieu apaisant. De faire de mon condo un endroit de ressourcement et de guérison. Mon coeur et ma tête en ont bien besoin. (Mon corps aussi, après tout le chaos et le sommeil perturbé des derniers temps.)

Voir se brouiller les frontières entre mon yoga réel et mon instructrice virtuelle, ça résume bien le tour que mon existence - à l'image des vôtres sans doute - semble prendre. De plus en plus, les activités reprennent, la vie trouve son chemin... virtuel. 

École virtuelle pour ma puce, blogue de création pour remplacer mes rencontres en bibliothèque, 5 à 7 vidéo pour garder le contact avec les amis et, dans les prochains jours, ateliers d'écriture en ligne pour des étudiants et tables-rondes virtuelles pour garder les genres de l'imaginaire actif en attendant la reprise du Boréal (prévue pour 2021). Suivez le lien, jetez un oeil à la programmation, il y en aura pour tous les goûts!

Le bon côté de tout ça : les contrats (et les rentrées d'argent) reprennent. Le moins bon : les cachets ne compensent pas le fait que, si ça continue dans cette voie, il va me falloir un nouvel ordinateur, parce que mon portable optimisé pour faire du traitement de texte donne des conférences vidéo plutôt boiteuses et saccadées. 

D'un coup que mon déménagement ne m'aurait pas encore coûté assez cher! O.o 

Enfin, y'a pire problème, hein? ;) 

lundi 25 mai 2020

Indescriptible bordel

Je suis déménagée...

Avec l'aide de mon père et de ma soeur, dans un condo imprégné à en donner mal au coeur de l'odeur de cigarette de l'ancien occupant.

Je le savais (j'avais d'ailleurs failli ne pas acheter juste à cause de la puanteur) alors pour essayer de m'en défaire, après avoir tout lavé au vinaigre, je fais repeindre et changer les planchers.

Ça signifie que je suis encore dans les boîtes et le chaos.

Et maman solo 9 jours sur 14.

Pour laisser de l'espace aux ouvriers, je me suis empilée avec ma fille, ses jouets, nos vêtements, le nécessaire d'école à la maison et mon ordinateur dans la petite chambre fraîchement repeinte en mauve qui sera bientôt son domaine.



Ça résume bien ma vie depuis août dernier : un indescriptible bordel dans lequel je me taille du mieux possible un espace utilisable sinon confortable.

Les travaux dureront encore deux semaine.

Mes meubles (table de cuisine, sofa et lit) n'arriveront pas avant la mi-juillet. O.o Encore un mois et demi à dormir sur un matelas gonflable et à manger sur la petite table à bricolage de ma puce. Au moins elle trouve ça drôle, alors ça lui fera des souvenirs impérissables! :p

Ma puce ne retournera pas à l'école avant septembre. Encore 14 semaines à trouver comment l'occuper à temps plein, sans possibilité d'aller voir des amis ou même de jouer dans les modules du parc, alors que je n'ai plus de cour arrière ni de sous-sol. Dire qu'en janvier dernier je me demandais comment je survivrais à 8 semaines de vacances estivales sans écrire! O.o J'en suis à 12 et... d'accord, je suis en train de venir folle, mais ça aurait pu être pire.

L'amoureux est toujours loin et ça nous déprime beaucoup tous les deux, mais 14 jours après la fin des travaux, quand je serai sûre que ni mes déménageurs ni mes ouvriers ne m'ont contaminée (et que j'aurai eu le temps de dépoussiérer un peu le condo), il pourra venir me voir! On compte les jours avec impatience. En espérant que son emménagement précipité causé par les circonstances ne nous nuira pas à long terme.

Sur un mode plus léger : le premier item de ma liste de trucs à acheter, c'était un ruban à mesurer. Ma liste comprenait donc aussi une "poubelle max une coudée carrée par un genou de haut" et une "étagère une paume de profonde sur deux de haut". Faut plus qu'une absence d'outils modernes pour embêter une historienne! ;)

Et vous, ça va?

jeudi 14 mai 2020

Déménagement en cours!

Alors, après 63 jours de confinement avec Vincent (qui est désormais officiellement mon ex, puisque nous avons signé le contrat de séparation hier), voici le moment aussi attendu que redouté : demain, je déménage!

J'espère que je ne serai pas contaminée par mes déménageurs et que mes nerfs tiendront le coup malgré le stress, quelques jours sans Internet, les travaux qui devront être effectués dans le condo et... au fait de ne pas avoir de lave-vaisselle pendant deux ou trois semaines! O_o  

De retour... quand je pourrai!

lundi 4 mai 2020

L'école et la logique

Habitant dans la grande région de Montréal (en Montérérie plus précisément, cinquième région la plus touchée), l'école reprendra le 19 mai pour ma puce... si Vincent et moi faisons le choix de l'y envoyer.

Au chapitre des raisons en faveur, il y a :
- un peu de contacts sociaux avec des enfants de son âge (elle a joué dans un parc à la cachette avec des fillettes en fin de semaine, en respectant bien le 2 mètres, et elle riait comme je ne l'avais pas entendue rire depuis 6 semaines)
 - le fait de revoir sa professeure (qui m'a confirmé qu'elle serait là et que ma puce, qui a vécu assez de changement cette année, serait dans son groupe)
 - lui faire reprendre une discipline de travail (parce qu'à la maison, la motivation est en baisse)
- et m'offrir un répit post-déménagement (alors que le condo sera en travaux).

Au chapitre des arguments contre un retour en classe :
- les risques pour la santé (qu'on nous dit négligeables pour elle, mais moi et Vincent? si on risque de pogner le virus tôt ou tard, vaut-il mieux prendre le risque pendant que les hôpitaux ont encore de la place ou espérer être épargnés d'ici à ce qu'il y ait des traitements...)
- le danger de la dégoûter de l'école (rester toujours à 2 mètres des amis? pas d'éducation physique? toute la journée dans le même local? ouille! sauf que ce sera pas mieux en septembre...)
- le fait que je ne suis pas obligée de l'envoyer (ma carrière s'est déjà pété la gueule avec le confinement, alors une couple de mois de plus ou de moins rendue là... mais étant monoparentale à présent, je ne peux pas me permettre de ne pas avoir de revenus...)
- et l'idée que si je repousse, ça m'évite de devoir attendre la fin des classes, plus quatorze jours de quarantaine pour revoir mon amoureux (mais ça c'est mes priorités à moi, à ne pas mélanger avec les besoins de ma puce...).

Selon le gouvernement, j'ai pas assez de jugement pour savoir si je peux aller visiter des gens, on me donnera une amende si on m'y prend, mais je devrais être capable de décider d'envoyer ou pas ma fille à l'école. O.o Savez-vous quoi? Tant qu'à me faire infantiliser, j'apprécierais que la job soit faite jusqu'au bout.

Complètement perdue, j'ai demandé à ma puce ce qu'elle en pensait. Voulait-elle retourner à l'école voir des amis - de loin - et leur parler?

"J'aimerais mieux voir juste une amie. Si elle est pas malade, elle pourrait venir jouer à la maison et on ferait de l'école ensemble."

Quand même ton enfant de 5 ans trouve que la solution logique fait pas partie des choix de réponse, ça va mal. :(

On doit se décider d'ici dimanche. Joie.

vendredi 1 mai 2020

Abnégation maternelle ordinaire (2)

Jouer à un jeu de société.

S'arranger pour donner des chances à la puce.

Perdre.

Acquérir la réputation qu'on est très mauvaise aux jeux de société.

Entendre la puce jaser avec une cousine.

Semblerait que toutes les mères sont mauvaises aux jeux de société.

Hum... Pourquoi est-ce toujours les mamans qui donnent les chances?

(Oui, je sais, ma puce doit apprendre à perdre aussi, mais pour le moment suivre les règles et attendre son tour c'est pas encore acquis, alors une chose à la fois, si elle perd toujours elle ne voudra plus jouer.)

mercredi 29 avril 2020

Et si l'oikos était la solution?

Le verdict est tombé : les jeunes enfants vont retourner à l'école. Mais les familles resteront confinées. Et si les parents ou les enfants sont considérés vulnérables au virus, on leur conseille de rester chez eux.

On vient donc de créer, plus que jamais, deux classes de citoyens : les vulnérables (et leurs descendants) et les bien portants. 

Les biens portants sont invités à risquer d'attraper le virus, à envoyer leurs enfants à l'école et à retourner au travail. Mais pas à visiter leurs amis ou leur famille, même si elle est bien portante. Non, on travaille, on étudie. C'est tout. 

Les vulnérables, eux, peuvent continuer à moisir dans leur solitude et/ou à s'arracher les cheveux pour concilier télétravail et école à la maison des enfants. 

Je ne peux pas m'empêcher de trouver que ce n'est pas une solution. (Pis là je veux pas jouer la gérante d'estrade ou l'experte auto-proclamée, j'essaie juste de réfléchir à une alternative.)

Premièrement, la réouverture des écoles, ça place bien des gens dans le même dilemme que moi : qui est-ce que je pénalise? Ma fille esseulée ou mon chum vulnérable? 

Deuxièmement, ça empêche encore le retour au travail d'une grande partie de la population. Parce que tous les gens vulnérables ne vivent pas en CHSLD! Les asthmatiques, les diabétiques, les greffés, les cardiaques... Beaucoup travaillent. 

Et si la solution au problème actuel - faudrait s'occuper des enfants pour que les parents puissent travailler - était ailleurs? Et si elle s'appelait "Oikos"?

Oikos, c'est pas seulement une marque de yogourt. À l'origine, c'est un mot de grec ancien qui veut dire "maisonnée". 

C'est aussi un système économique que j'ai imaginé (ou plutôt actualisé) pour une nouvelle d'anticipation intitulée "Oikos cherche cuisinière". (Publiée dans le numéro 210 de la revue Solaris, c'est ici pour l'acheter si ça vous intéresse! ;)

En gros, plusieurs familles s'y regroupaient pour survivre, se partageant les tâches : l'une éduquait les enfants, un autre jardinait, un troisième travaillait à l'extérieur... 

Dans mon histoire, tout le monde s'entassait dans la même maison, pour des raisons financières. Avec les règles actuelles de distanciation sociale, il faudrait sans doute faire ça aussi et ça créerait autant de problème que ça en réglerait.

Mais si on assouplissait les règles du confinement, ce ne serait pas nécessaire. Trois ou quatre familles habitant à des adresses différentes pourraient former un oikos décentralisé et s'entraider. On regroupe les enfants dans la même maison, idéalement une demeure avec une cour, où on crée un espace "école". Les parents y alternent. L'un enseigne des maths, un autre du français. Les enfants socialisent. Pas tous du même âge? Peu importe : ils s'entraideront, style "école de rang". Les autres parents peuvent télétravailler pendant ce temps-là. S'il y en a qui doivent aller travailler à l'extérieur, on les installe au même endroit et on limite leurs contacts avec le reste de la gang, mais au moins ils peuvent socialiser entre eux, personne n'est seul avec son anxiété. On fait livrer une gigantesque épicerie à une seule adresse. Bref, on limite les contacts avec l'extérieur, comme maintenant, mais on se permet, à l'intérieur du groupe, de recommencer à vivre, à manger ensemble. Au lieu de rester chacun dans notre petite bulle, on l'agrandit juste un peu. On s'épaule. Et, surtout, on protège, tous ensemble, la santé physique ET mentale des plus vulnérables, on les intègre au groupe, avec des mesures d'hygiène renforcées au besoin, on ne les force pas à un confinement solitaire interminable. 

Oui, ça implique que tout le monde fait confiance à tous les membres du groupe... mais entre vous et moi, je peux facilement penser à 5 ou 6 personnes à qui je ferais confiance aisément. Plus, en tout cas, qu'aux 28 parents inconnus des 14 autres enfants du groupe scolaire dans lequel je devrai bientôt envoyer ma fille. Et puis on peut garder une certaine distanciation sociale dans le groupe. Suffit de pas s'asseoir trop serrés autour de la table pour souper!

"C'est une commune!" me diront certains. Et alors? C'est peut-être la solution au problème présent. Ça n'a pas besoin d'être permanent. Mais il me semble que ça rendrait le temporaire plus tolérable...

Cela dit, pour moi, le temps file trop vite pour que j'organise tout ça, alors ça restera sans doute un rêve... ou ça deviendra un roman. ;) 

lundi 27 avril 2020

46 et 19 et...

C'est mon quarante-sixième jour de confinement.

Quarante-six jours avec à peine deux ou trois heures par jour pour travailler. Le temps de répondre aux courriels et de parer aux urgences, c'est fini, je dois retourner jouer ou faire du lavage ou cuisiner ou laver de la vaisselle. J'commence à en avoir sérieusement mon voyage. Le soir, je pourrais travailler, mais je suis crevée.

Il reste dix-neuf jours avant mon déménagement.

Les déménageurs sont réservés. Les changements d'adresse sont amorcés. Les boîtes que je pouvais faire sont faites. Confinement oblige, pas question d'emballer trop vite la vaisselle et les jouets de la puce. Faut continuer à vivre.

Il reste... je sais pas combien de jours avant de pouvoir revoir mon amoureux.

Avant tout ça, il s'était installé près de chez moi. On se voyait régulièrement. On commençait à prévoir les présentations avec la puce. La cohabitation à moyen terme. Et puis la pandémie est arrivée. Des conflits avec sa propriétaire l'ont forcé à déménager loin de moi. Il reviendra, mais... On attend le plan de retour à l'école des enfants pour savoir comment organiser nos vies dans les prochains mois. Mon amoureux est vulnérable au virus et donc au déconfinement. Ma fille est vulnérable à la dépression et au retard scolaire si elle reste confinée. Dilemme qui n'en est pas un : ma fille passe en premier. Tant pis pour nos coeurs en miettes.

J'essaie de ne pas me fâcher contre les gens qui sont heureux de la pause. Heureux de ralentir, de repenser leur vie, de profiter de leurs enfants... Je les comprends. Pour plusieurs, c'est enfin l'occasion de réfléchir à ce qu'ils veulent vraiment de l'existence.

Pour ma part, ma séparation m'avait déjà forcée à me remettre en question, à m'analyser, à me réinventer, à me prévoir un plan de reconstruction de moi-même... J'y étais arrivée, j'avais hâte de le mettre en action. Le voici taillé en pièces par la pandémie. C'est dur, très dur.

Mais bon... je recommencerai.

mercredi 22 avril 2020

Abnégation maternelle ordinaire (1)

Trouver une recette de biscuits. 

Rassembler les ingrédients. 

Appeler la puce pour qu'elle participe. 

L'aider à mesurer et mélanger les ingrédients. 

Nettoyer les dégâts.

Terminer la recette seule parce que la puce s'est tannée avant. 

Mettre les biscuits à cuire. 

Faire la vaisselle. 

Sortir les biscuits du four. 

Appeler la puce pour qu'elle y goûte. 

Ramasser les miettes éparpillée pendant la dégustation. 

Voir la puce ramasser les deux plus beaux biscuits et aller les porter fièrement à son papa en disant "Sont bon hein papa? Je les ai fait moi toute seule". 

Oh well... Tant qu'elle apprend à aimer cuisiner! :p 

jeudi 2 avril 2020

Décompte : 43 jours

Il reste 43 jours.

Que va-t-il se passer dans 43 jours? La fin du confinement?

Ce serait bien. Mais honnêtement, ça m'étonnerait de plus en plus.

Cela dit, pandémie ou pas, dans 43 jours je change de domicile. Les déménageurs sont réservés. Le meuble manquant essentiel (un lit pour ma fille) est commandé. Les boîtes sont commencées. Restera à finaliser ça et à s'attaquer aux changements d'adresse.

Je m'imaginais changer de domicile au milieu d'une bande d'amis venus attaquer le ménage et le déplacement des meubles avec forces rires, bières et pizzas.

À la place, ça risque d'être en solo, avec masque et gants.

Je me voyais camper une semaine ou deux dans un appartement en travaux, mais attaquer juin dans une demeure fraîchement repeinte, tous ses petits bobos réglés, avec une décoration qui me ressemble.

Je m'enligne plutôt pour des mois de confort approximatif, au milieu de petites réparations que je ferai moi-même, de mon mieux, en attendant de pouvoir confier les gros bobos à des professionnels. Et le condo va être laitte pendant un moment.

J'essaie de ne pas me décourager. Mes économies fondent, mais je n'ai pas de problème financier immédiat. Je peux attendre l'aide du gouvernement. Je suis en santé, ma puce aussi. Elle commence à lire. Son premier mot découvert lettre par lettre fut "luciole".

Une bibitte qui met de la lumière un bref instant dans l'obscurité. C'est poétiquement approprié.

mercredi 25 mars 2020

Mon conseil : écrivez

On est pas tous égaux devant la pandémie.

Pour les gens sans enfant payés à rester à la maison avec leur amoureux, c'est la vie de chalet. 

Pour les gens avec enfants payés à rester à la maison, c'est un peu le chaos, mais c'est aussi du beau temps en famille.

Pour les gens avec enfants qui doivent télétravailler ou, pire, continuer à aller travailler, c'est un peu beaucoup le bordel.

Pour les employés des services de santé, la tâche est herculéenne et l'épuisement guette.

Pour ceux qui n'ont plus de revenu, l'angoisse financière est étouffante.

Pour les célibataires et les esseulés, le manque de contact humain est un vide souffrant.

Pour ceux qui sont loin de leurs êtres chers, l'inquiétude ronge le coeur.

Quand un proche est atteint, le monde semble trembler sur ses bases.

Peu importe notre situation, la situation est anormale.

Mon conseil d'auteure : prenez un carnet et écrivez. Faites un journal. Notez vos pensées. Les belles, les noires, les craintes, l'épuisement, les moments de pauses, les moments doux, les moments de drame, les heures esseulées... Mettez-vous à la poésie, aux chansons, à la philosophie... Peu importe que ce soit bon ou mauvais, pertinent ou pas.

Écrivez, ça servira plus tard à vous rappeler. 

Écrivez, ça vous tiendra lieu de thérapie.

Écrivez...

Mais de grâce, ne mettez pas tout ça en ligne en direct. On est tous dans la même galère, alors la marche à suivre c'est "ta gueule pis rame". :p

lundi 23 mars 2020

Tout va bien!

Ne paniquez pas : vous êtes bien sur mon blogue! Et oui, il a changé de look pour la première fois depuis sa création! :p

Écoutez, la pandémie et les annulations de contrats, ça libère du temps pour faire du ménage. J'espère que vous aimez le nouveau thème, il risque d'être là longtemps! hihihihihi! (Parce qu'on va espérer qu'on aura pas des pandémies trop souvent.)

Je sais pas comment vous survivez au confinement, mais chez nous... euh... on fait aller.

J'suis pas en train d'écrire le prochain Frankenstein, parce que je dois m'occuper de ma puce, mais je n'ai pas assassiné Vincent (et il ne semble pas planifier non plus ma disparition inexplicable), pis ma cocotte progresse dans son apprentissage de l'alphabet, donc tout va bien je suppose! :p

Je panique en pensant à comment je vais réussir à gagner ma vie si les mesures de distanciation sociale se poursuivent, mais comme je fais partie des rares artistes avec des économies de côté, ça va aller pour un bout de temps.

Ah pis anyway j'ai pas le temps de penser à ça : je dois commencer à planifier mon déménagement pour la mi-mai! O.o Déménager au milieu d'une pandémie... c'est drôle, on voit jamais ce genre de scénario dans les films et les livres. :p

lundi 16 mars 2020

Comment écrire un synopsis

Ni la quarantaine, ni la présence de ma puce, ni la cohabitation avec mon ex, ni les multiples dates de tombées, ni la frustration de ne pas pouvoir voir mon amoureux ne m'empêcheront de tenir ce blogue!

La preuve : voici un billet. :p

Son inspiration est née lorsque (pour une raison que je vous expliquerai plus tard) je me suis retrouvée à devoir lire plusieurs synopsis de roman.

Et que j'ai constaté que, mes dieux, l'art d'écrire un synopsis semble obscur! J'ai donc décidé de vous donner une méthode simple - partiellement piquée à nul autre que Neil Gaiman - qui a déjà fait ses preuves (notamment, depuis que j'écris mes synopsis ainsi, je me rends beaucoup plus souvent en deuxième lecture chez les éditeurs ;)

_____

Comment écrire un synopsis 

Premier paragraphe : présenter le ou les personnages principaux, leurs buts et conflits, ainsi que l'univers du roman et les thèmes.

Deuxième paragraphe : expliquer les retournements majeurs de l'intrigue (de manière générale, pas étape par étape) et parler des personnages secondaires.

Troisième paragraphe : dire comment les conflits majeurs seront résolus et révéler la fin (oui, oui,  même les punchs!).

Quatrième paragraphe : s'il y a lieu, dire un mot au sujet du style, de la narration et/ou du point de vue choisi.

____

Voilà, c'est tout. Le résultat devrait tenir sur une page.

Pas de trucs qui s'étalent pendant des heures et disent que  A fils de B frère de C étranglera X fille de Y lorsque de la bataille de Z. C'est inintéressant pour le lecteur qui ne connaît pas encore les personnages. Vous voulez donner une idée générale du déroulement des événements, pas le détail.

Vous ne voulez pas non plus laisser planer le suspense : vous n'écrivez pas une C4. Donner le punch dès le synopsis, ça permet au lecteur de la maison d'édition de voir si c'était évident dès la page 4 ou s'il y a place au doute à mi-parcours.

Et, de grâce, le synopsis n'est surtout pas la place pour expliquer depuis combien d'années vous travailler ce texte et à quel point vous le trouvez achevé. Laissez l'éditeur penser que vous avez peut-être écrit votre manuscrit vite-vite sur un coin de table. Si c'est génial, il vous canonisera. Si ce l'est moins, il vous pardonnera! ;)

(Mais ne donnez pas volontairement l'impression que vous avez écrit à la va-vite sur un coin de table. Corrigez toutes les maladresses que vous pourrez et faites-vous confiance : il en restera! Hihihihi!)

Là-dessus, je souhaite bonne écriture (de manuscrit ou de synopsis) à tous ceux qui vivent leur quarantaine sans enfants dans les pattes! :p Profitez-en bien!

lundi 9 mars 2020

Passée et à venir

Alors, pour faire court, la semaine de relâche a eu l'air de ça :


Bricolage avec une amie, musée et écriture à la plume, beaucoup de jeux (et de dragons), pis une journée à faire, découper et décorer des biscuits.

Le verdict de la puce hier soir : les semaines de relâche, c'est trop génial! (Ouf! Au moins elle a eu du fun.)

Mon verdict : aïe, j'ai accompli zéro travail cette semaine! Ben trop crevée! L'été va être dur et non productif! O.o

Dans la semaine à venir, je m'en vais là :

Centre Culturel Pauline-Julien
Trois-Rivières 

On va discuter de l'écriture de nouvelles de genre et de nos parcours. Mathieu étant un gars fort sympathique qui ne manque pas de répartie, ça devrait être instructif et drôle!

À part ça...

Enfin!!!

Je vous laisse : je vais courir partout pour terminer des contrats et pour commencer à préparer un déménagement qui pourrait survenir... dans moins d'un mois! Bonne semaine!

vendredi 28 février 2020

Semaine de pyjamas

Aujourd'hui commence la première semaine de relâche de ma puce. (Oui ça commence aujourd'hui, parce que l'école y a accolé une journée pédagogique).

Ce qui veut dire que je ne serai pas très disponible pour la prochaine semaine. N'espérez pas de billet de blogue, ni de réponse à d'éventuels courriels! Hihihihihi!

Histoire de ne pas laisser ma puce végéter devant la télé pendant toute la semaine (malheureusement, elle en serait très capable : elle aime autant que moi qu'on lui raconte des histoires et elle ne serait pas encore lire!) je lui ai demandé quelles activités elle aimerait faire.

Sa demande : qu'on passe beaucoup de temps en pyjamas et qu'on décore des biscuits avec des guimauves et des bonbons. Et qu'on aille dans un musée.

Je sais pas ce que vous allez faire dans les prochains jours, mais les miens s'enlignent pas pire pantoute! hihihihi! Hormis l'absence de temps libres, ça devrait bien aller! ;)

mercredi 26 février 2020

Élément déclencheur et roman policier

Voilà plusieurs années que j'enseigne le schéma narratif en atelier. En martelant pas mal toujours la même chose : il faut qu'un élément déclencheur survienne dans le premier 10% du récit.

Bon, j'suis pas puriste, mettons qu'on peut se rendre à 15%, voire 20% si vous connaissez bien votre public et le savez patient. Mais reste que dans le premier quart du texte, il doit se passer quelque chose qui annonce la suite sinon, votre lecteur risque de perdre intérêt.

Récemment je me suis rendue compte qu'il y a une gigantesque exception à cette règle : le roman policier.

Dans un roman policier, on sait qu'il y aura, tôt ou tard, un mort ou un crime et l'enquête associée. Alors l'auteur peut prendre son temps au début du livre, donner l'occasion aux enquêteurs de vivre leur routine, amener le lecteur sur des fausses pistes, dans des enquêtes qui se révéleront secondaires...

Parce qu'il sait à quoi s'attendre, ou qu'il pense qu'il le sait, le lecteur va s'accrocher, dans l'attente du déclencheur qui surviendra... ou pas! ;)

Ça donne plein d'idées de tours à jouer au lecteur, vous ne trouvez pas? Hihihihihi!

lundi 24 février 2020

Lancement Chasseur et autres noirceurs

Alors samedi soir passé, ce fut le lancement du Chasseur et autres noirceurs...

Oui, je sais, j'aurais dû vous prévenir.

Franchement, je crois que j'avais oublié de me prévenir moi-même!!! J'avais même oublié de réclamer un contrat à mon éditeur! O.o Ça vous donne une idée de mon état d'éparpillement mental. Je surnage, mais n'en demandez pas plus.

Savourer d'avance le lancement d'une publication, ce sera pour la prochaine fois. ;)

Heureusement, l'accueil fut chaleureux, la bière délicieuse et vous ça ne devrait pas vous empêcher d'apprécier votre lecture! ;) À défaut d'avoir pu vous prévenir du lancement, je peux vous en donner quelques images...

La table de vente, avec mes exemplaires! 

Lecture d'un extrait plein de noms japonais...

Si vous participé à la prévente, vos exemplaires devraient vous parvenir bientôt! Et si vous voulez une dédicace, je serai au salon du livre de Trois-Rivières à la fin mars! :)

(Crédits photos : Ariane Gélinas)

mercredi 19 février 2020

Tranche de vie (45)

Que ceux qui n'ont pas de blonde ou d'enfants soient prévenus : ce billet parle de menstruations, de toilettes et donne généralement trop de détails. Si ça vous dégoûte, vous pouvez arrêter de lire ici.

Bon? Vous êtes encore là? Ok, alors ça parle surtout du fait que, lorsque vous êtes parents, l'intimité dans la salle de bain n'est plus assurée. Ça s'améliore à mesure que les rejetons vieillissent, mais des fois il y a des rechutes. Particulièrement si vous êtes la maman. Et des fois ça oblige à des discussions un peu intense entre la bolle et le lavabo.

Bref, l'autre soir je suis à la toilette. J'achève et je m'essuie lorsque ma fille ouvre la porte en claironnant "Maman, tu sais pas mais..."

Et elle s'arrête net, les yeux ronds. Je réalise qu'elle a vu un bout de mon papier de toilette souillé (hé, j'ai prévenu qu'il y aurait trop de détails!). Et qu'il était probablement imbibé de sang bien rouge parce que je suis menstruée et que c'est le déluge. (Bis, détails, vous étiez prévenus.)

"Maman!!!" geint-elle, l'air complètement traumatisée.

Y'a pas de sot moment pour entendre parler de menstruations, je suppose. Me suis donc lancée dans une explication - que j'espère rassurante - à propos de la petite maison pour bébé que le corps des femmes adultes construit chaque mois, maisons qui se défait et qui sort sous forme de sang quand elle ne sert pas. Sans que ça fasse mal, ai-je spécifié plusieurs fois. (Et là j'espère qu'elle aura pas de crampes trop douloureuses quand ce sera son tour d'être menstruée, sinon j'vais me faire accuser de mensonge éhonté!)

Résultat des courses : y'a fallu que je lui fasse une démonstration de changement de serviette sanitaire pour qu'elle accepte ensuite (enfin) de retourner jouer.

Ben coudonc, elle sera pas surprise à l'adolescence, elle! lol!

vendredi 14 février 2020

Joyeuse St-Valentin!

Joyeuse St-Valentin!

Après une nuit passée à la librairie Saga à écouter des copains lire des textes érotiques (et à prêter ma voix à un texte de Vanessa Vénus - parce qu'elle brillait, encore, par son absence), disons que la journée démarre lentement pour moi ce matin! hihihihi!

Lentement, mais pas tristement. Bon, premièrement, j'ai jamais trop souligné la St-Valentin, donc à moins d'aller dans un commerce (et d'être assaillie de gros coeurs rouges et de ptits anges tout nus), j'y pense à peine. Deuxièmement, et je ne m'attendais pas à dire cela si vite, croyant plutôt que je passerais bien des St-Valentin en solo avec ma puce, mais... j'ai un Valentin! hihihihi!

Pis il m'offre des signets en forme de coeur... ;)

Cela dit, devoirs de maman obligent, je vais quand même passer la soirée en tête à tête avec ma puce, à manger des trucs au chocolat, pis regarder un film de Disney. Y'a pire comme programme! ;)

En attendant, pour m'aider à commencer ma journée du bon pied, j'ai mis un peu de chocolat chaud dans mon café! hihihihihi!

Je souhaite à tout le monde une superbe journée, remplie de rires et de petits bonheurs sucrés! ;) (Pis si personne vous les offre, gâtez-vous par vous-même, bon, vous le méritez! ;)

mercredi 12 février 2020

Scène de bureau (45)

Une fois n'est pas coutume, j'ai accepté un contrat qui me demande d'aller travailler périodiquement chez le client au centre-ville. Je me suis dis que ce serait drôle de renouer pour un moment avec la vie de bureau. Je n'ai pas travaillé dans ce genre d'environnement depuis la naissance de ma puce.

Dès le premier matin, j'ai constaté tout ce qui avait changé depuis mes années de rat de cubicule. Me préparer en même temps que ma puce, c'est du sport! Ensuite, il y a eu un petit moment d'angoisse : bus de ville et bus scolaire seraient-ils minutés de manière à ce que je ne sois pas en retard? Ouf, oui! (Le bus de ville était en fait coincé derrière le bus scolaire, ce qui emmerdait sans doute les passagers qui y étaient, mais qui a bien fait mon affaire).

Une fois dans le bus, par contre, il me semble que je me suis retrouvée propulsée des années en arrière. J'ai lu pendant le trajet, je me suis arrêtée chez Starbucks pour me prendre un café une fois à Montréal, puis j'ai marché jusqu'à mon nouveau travail. (En constatant que j'avais une peluche de dragon rose et non des gants dans mes poches, mais passons...) Béton et fenêtres miroitantes, ascenseur, carte d'accès magnétique, bureaux à aire ouverte, décoration minimaliste, café fourni... je me sentais en terrain connu.

J'ai serré des mains, signé de la paperasse, suivi une petite formation, puis je me suis assise devant l'ordinateur fourni par l'employeur et...

J'ai constaté que j'avais oublié mes lunettes. Oups!

Ouaip, y'a définitivement des choses qui ont changé : jadis mes lunettes ne quittaient pas ma sacoche. De nos jours, elles résident au même endroit que mon laptop. Faudra que je fasse l'ajustement pour les prochaines semaines.

Et tant qu'à faire, que je pense à m'amener des souliers. Les bottes, c'est désagréable à porter toute la journée! :p

D'accord, ça se perd vite finalement des réflexes de travailleuse de bureau. Au moins, le client me laisse porter des jeans! Hihihihihi!

vendredi 7 février 2020

Le principe du spoiler

Pendant longtemps, j'étais comme tout le monde : si on me parlait d'un film, d'une série télé ou d'un livre que je n'avais pas vu, je me bouchais les oreilles en chantant "la la la la la". J'évitais les réseaux sociaux et les médias les lendemains de films attendus depuis longtemps. Ou de combats de MMA.

Et je voulais étriper Vincent chaque fois qu'il me volait un punch d'un roman (ce qu'il a fait, au cours des ans, avec une régularité franchement surnaturelle! lol!)

Puis vint Nexflix.

Devant l'offre décuplée de télévision à la demande, il est devenu à peu près impossible d'éviter les spoilers. On n'écoute plus les mêmes choses que nos amis aux mêmes moments. Un mot de trop, au détour d'une conversation est si vite arrivé : "Quand Negan est emprisonné... Oups, c'est pas encore fait dans la saison 6 ça, hein?"

Et vous savez quoi? C'est pas grave.

Avec le temps, j'ai remarqué que les spoilers, tant dans le domaine des livres que des films, ne me dérangent plus. Que si connaître le fin mot de l'histoire m'enlève envie de la commencer, c'était ptêt parce qu'elle n'en valait pas la peine. Après tout, comme tout a déjà été écrit, la manière de présenter les choses est beaucoup plus importante que les faits eux-mêmes. Et la manière, ça reste ben dur de la spoiler.

Est-ce que je suis la seule à penser comme ça? Et vous pensez que ça découle de la sagesse venue avec l'âge (lolol!) ou que c'est vraiment le résultat de la démultiplication de l'offre de divertissement?

mercredi 5 février 2020

Tranche de vie (44)

Je suis présentement en train d'écrire un article de 2500 mots sur la fantasy.

Je suis aussi en train de nettoyer ma maison, en coordonner les visites (parce que mon acheteur a changé d'idée), magasiner des meubles pour mon futur condo, angoisser pour mes finances, chercher des listes de changements d'adresse à faire pour commencer à préparer mon déménagement, classer mes factures, planifier le menu de la semaine, lire deux services de presse, organiser trois ateliers, plier une brassée de lavage...

Pis me demander s'il serait raisonnable de prendre un autre café.
(Réponse : oui, rendue là, c'est de la survie!)

Le secret des travailleurs autonomes, c'est qu'un jour sur deux on travaille en mou parce qu'on a juste jamais trouvé le temps de s'habiller. :p

lundi 3 février 2020

Je ne couds pas des tshirts

Coudre un tshirt demande quelques heures. On peut en produire plusieurs par jour. Et ils s'usent vite, surtout si on a lésiné sur la qualité du tissus. Alors aux quelques mois, on varie un peu les couleurs et les modèles, histoire de créer des effets de mode, d'essayer de couper l'herbe sous le pied aux concurrents et d'engranger un maximum de profit. Et quand on réussit, quand on commence à gagner plus d'argent que les autres, alors on lance la production tous azimuts et on essaie d'écraser la compétition à jamais en inondant le marché de nos produits.

Sauf que voilà, je ne couds pas des tshirts.

J'écris des livres. Ça prend six mois à un an en produire un. Et là on ne parle pas du temps nécessaire pour le retravailler, le préparer à l'impression et le mettre en marché.

Mais le livre a une qualité incroyable : il ne s'use pas. Vous pouvez le lire, le relire, le prêter, le perdre... Les mots existeront encore quelque part, ne serait-ce que dans votre tête. On pourra même probablement vous en réimprimer un si vous voulez. On a la technologie pour ça maintenant.

En fait, entre la numérisation des contenus et l'imprimerie à la demande, on a désormais tout ce qu'il faut pour transformer les livres en objets immortels.

Partant de là, il me semble qu'on devrait les préparer encore plus soigneusement que jamais.

Or, me semble que ce n'est pas ce qui se produit. L'industrie du livre est en train de devenir une autre industrie de masse, où certains gros joueurs essaient de se poser en rouleaux compresseurs. Ils veulent écraser la compétition. Voir leurs livres partout, soigneusement mis en marché, pour une durée limitée.

Je regarde le phénomène et je ne peux pas m'empêcher d'avoir mal au coeur.

D'imaginer des écrivains enchaînés à leur ordinateur comme on enchaîne les couturières des sweat shop à leur machine à coudre. Des écrivains qui triment pour une bouchée de pain, en espérant vendre assez pour pouvoir survivre, sans jamais avoir le temps de savourer une publication, parce que, vite, vite, il faut produire le livre suivant, le rendre dans les temps, le corriger, vite, vite, l'imprimer, le mettre en tablette où il durera quelques mois, mais c'est pas grave, le livre suivant s'en vient vite, vite...

Il aura le même narrateur, le même style, probablement que ce sera une suite dans le même univers, parce que c'est ce que le lecteur veut, ce que le marketing veut. On cherche des tshirts, c'est pas le moment de réinverter le kimono!

Tant mieux si des écrivains se sentent bien dans cette dynamique, s'ils arrivent à produire ainsi. Moi, je ne peux pas. Un tshirt ok, mais ensuite? Si j'ai envie de réinventer le kimono? Puis le kilt? De broder un peu autour du col? Quelle place me restera-t-il?

Je devrais ptêt aller prendre de vrais cours de couture...

(Vous l'aurez deviné : je viens de lire un très mauvais roman! :p )

lundi 27 janvier 2020

De la formation continue

Désolée pour le silence de vendredi : j'avais oublié de mettre un billet de blogue en ligne, avant de partir à Sherbrooke assister à une formation sur "L'éthique et la liberté dans la création littéraire" avec Mathilde Barraband, qui dirige le groupe de recherche "L'art en procès" et Véronyque Roy, une avocate et doctorante en droit.

C'était absolument passionnant!

Ça m'a non seulement confirmé que j'avais bien fait mes recherches quand j'ai préparé mon billet de blogue sur le sujet de l'heure, mais ça m'a aussi éclairci les trucs qui me restaient obscurs (notamment que des clauses ont été ajoutées en 2005, soit après l'arrêt Sharpe souvent cité, et qui pourraient restreindre la défense artistique). Ouf, ce procès-là n'est pas gagné (mais on peut avoir de l'espoir).

On a aussi parlé des différentes formes de censure (celle qui s'exerce de nos jours est citoyenne et économique, deux formes insidieuses, certes, mais beaucoup moins étouffantes que les formes étatiques). De l'impression (fausse) qu'on ne peut plus rien dire.

Et des lois qui gouvernent l'utilisation de citations, ainsi que de l'apparence et du nom des personnes réelles. Beaucoup de gros bon sens là-dedans (oui, oui, même si on parle de lois! hihihihi!), mais d'apprendre les critères sur lesquels les tribunaux se basent pour rendre leurs décisions va me permettre de faire une meilleure "gestion du risque" (puisque oui, créer en s'inspirant du réel, même de loin, implique toujours un risque). Traduction : j'peux en prendre un peu plus! :p

Au milieu de tout ça, j'ai (évidemment) eu des idées pour quelques histoires! (Qui a dit que le cadre légal, éthique et moral limitait la créativité? ;)

Ce qui m'a le plus étonnée? Après toutes les plaintes de censure entendues ces derniers mois, on n'était que quatorze à la formation!

mercredi 22 janvier 2020

Découvertes minimalistes (1)

Le tri de nos possessions, entamé depuis Noël, se poursuit... et me permet de faire certaines découvertes.

Premièrement, une fois que je me suis avoué à moi-même que je préférais découvrir des nouveaux livres plutôt que relire la plupart de mes vieilleries, ce fut beaucoup plus facile de vider mes bibliothèques. J'ai gardé des bouquins de référence, des classiques que je risque de relire ou de consulter, des séries non encore achevée, des trucs que je voudrai faire découvrir à des amis ou à ma puce... et pour le reste, bye bye. Résultat : je suis passée de cinq bibliothèques qui débordaient à trois, plutôt aérées. J'y ai même réservé deux tablettes pour ma production personnelle et mes exemplaires d'auteurs. 

Deuxièmement, je me rendue compte de la quantité de plats, vaisselles et autres cossins de cuisine qui encombraient mes armoires! Pourquoi aurais-je trié par le passé? J'avais amplement d'espace! (Ma cuisine est immense, ça avait d'ailleurs mon coup de coeur lorsqu'on avait acheté la maison). Et puis, ma puce aurait besoin d'un trousseau un jour... Mais j'ai bien rit en ouvrant certaines armoires et en constatant que je n'y utilisais régulièrement qu'un seul plat! Minimaliste, moi? Encore du chemin à faire mettons. Voyons le bon côté des choses : Vincent n'aura pas à s'acheter grand chose pour équiper sa future cuisine, on avait déjà presque tout en double!

Troisièmement, en vidant un garde-robe qui contenait surtout du linge d'enfant trop petit, j'ai découvert que je possédais un manteau de duvet, longueur trois quart, pratiquement neuf. Je l'avais acheté juste avant de tomber enceinte de ma puce et jamais reporté depuis! Avec les températures polaires des derniers jours, parlez-moi d'une découverte qui m'enchante! (J'aurais voulu l'avoir lorsque j'ai marché jusqu'à la librairie Saga l'autre soir! brrrrrr!)

Quatrièmement, savez-vous le volume que ça occupe, 20 ans de boutons, lacets et agrafes supplémentaires fournis avec les vêtements de deux personnes et gardés au cas où? Une boîte à chaussure. Une grande. Pleine! O.o Je pouvais bien trouver qu'il n'y avait plus de place dans mon armoire de couture! 

Ouf! Et dire que le tri se poursuit! On est déjà allé porter 4 boîtes de livres, 2 boîtes de vaisselle, 1 boîte de jouets et plusieurs poches de vêtements au centre de dons le plus près de chez nous. O.o 

Prochaine étape : le matériel de plein air... 

lundi 20 janvier 2020

Une belle soirée!

Samedi soir, je participais à la soirée "Sagas d'un soir/ One night of Sagas" qui soulignait l'ouverture de la Librairie Saga Bookstore dans son local temporaire (au 5835 rue Sherbrooke Ouest, soit le local du MKRLAB, si jamais l'envie vous prenait d'aller bouquiner dans une librairie qui se spécialise dans la littérature de genre, tant en français qu'en anglais : si si, une librairie vraiment bilingue!).

Ce fut une superbe soirée! Le propriétaire de la librairie (Mathieu Lauzon-Dicso pour ne pas le nommer) avait invité une dizaine d'auteurs à venir lire des textes courts ou des extraits de roman. J'étais contente d'être du nombre. En plus, je passais en deuxième, juste après Patrick Senécal. Je m'étais dit que c'était parfait : les gens auraient encore de l'attention, mais pas trop, parce qu'une partie d'entre eux seraient occupés à épier les faits et gestes de Patrick, et je pourrais y aller avec un texte un peu trash, ça ne surprendrait personne. Si on se souvenait de moi, en bien comme en mal, ce serait comme de "la fille qui a lu après Patrick". Je ne risquais donc pas grand chose et je me suis présentée là-bas sans trop de stress, armée d'un texte un peu expérimental (une narration en "nous") écrit pour un atelier.

Malheureusement pour moi, un virus ayant terrassé Patrick Senécal, je me suis retrouvée propulsée en ouverture de la soirée. O.o

À lire devant cette gang de monde là! :-O
 Euh... une chance que je cache bien mon stress!

Preuve à l'appui!
Je ne peux pas m'empêcher de trouver que tous ceux qui sont passé après moi avaient des meilleurs textes que le mien, mais bon, je ne me changerai pas, hein? Hihihihihi! (Et j'ai vraiment très hâte de lire le web comic de Dimani Mathieu Cassendo, sa lecture de BD a capella m'ayant enchantée.)

En tout cas, vivement la prochaine soirée du genre! (Et si la vie me laisse souffler, la prochaine fois je pourrai vous en avertir à l'avance, histoire que vous veniez faire un tour! ;) )

Je sens qu'on aura bien du plaisir autour de cette librairie-là! :D

lundi 13 janvier 2020

J'ai survécu!

J'ai survécu à 48 heures sans wifi!

Mais en fait, il y avait du wifi. Suffisait, pour l'obtenir, de marcher deux kilomètres dans la neige, le froid et le grésil.

Bah, pour la banlieusarde piétonne que je suis, c'est juste une marche de santé (je crois que le dépanneur est situé plus loin de ma maison). Je me suis quand même retenue : je ne l'ai effectuée que trois fois en deux jours.

... En vain, d'ailleurs : l'agent d'immeuble a attendu mon retour à la maison dimanche soir pour me prévenir que mon offre d'achat était acceptée!

*Insérez ici une danse de la joie*

Ouf! Me voilà donc en bonne voie d'obtenir le condo que je désirais, dans le quartier que je convoitais (le même quartier, en fait, mais plus proche du dépanneur ci-haut mentionné). Un stress de réglé!

Étape suivante: vendre la maison. Pour ça, faut la désencombrer, la faire briller, la photographier... Bon, je vous laisse, j'ai du pain sur la planche!

vendredi 10 janvier 2020

FOMO

Voilà quelques mois, mon amie Mariane (aka Prospéryne) a décidé de nous organiser une retraite d'écriture d'une fin de semaine.

Le plan : un chalet, six écrivains, six ordinateurs portables, du vin, de la bonne bouffe et aucune pression ou consigne. Ce ne serait pas un atelier, mais un moment pour s'éloigner du quotidien et écrire librement.

J'avais accepté avec enthousiasme, contente de m'offrir l'occasion de décrocher. Et ça, c'était avant ma séparation et tout ce que ça implique. Mettons que l'envie de mettre la vie sur pause est décuplée en ce moment...

Sauf que, j'avais pas noté un "petit" détail à propos de notre chalet : il n'a pas d'accès Internet.

48 heures. Je vais passer 48 heures sans Internet! O_o Impossible de faire des recherches en écrivant, de recevoir des photos de ma puce, de regarder les nouvelles ou de clavarder avec les amis qui ne seront pas au chalet. Impossible aussi de savoir ce qu'il advient de l'offre d'achat que j'ai faite hier sur un condo absolument parfait pour moi et ma puce!!! (Hiiiiiiiiiiii!!!)

Ok, je dois admettre, j'angoisse un peu là! Je ne me souviens pas de la dernière fois que j'ai été coupée d'Internet (j'ai failli écrire "du monde") aussi longtemps!

Si vous me trouvez intense, sachez que ce phénomène d'angoisse devant la déconnexion a un nom : FOMO (Fear Of Missing Out/ Peur de Manquer Quelque Chose).

Faut croire que j'aurai pas le choix de m'en soigner en fin de semaine! Je vais compter sur mon yoga pour m'aider. Seul problème : normalement je fais mon yoga en suivant des vidéos Youtube. O_o

Ouf, ça s'annonce comme un long 48 heures! hihihihihi! De retour lundi (si j'ai survécu!)

mercredi 8 janvier 2020

À faire

- trier les possessions

- donner ou vendre les possessions inutiles mais encore bonnes

- recycler/jeter les autres

- ne pas oublier le jour du recyclage, parce que le bac déborde!

- mettre la maison en vente

- placer la maison pour les photos et visites

- ranger la maison (tâche perpétuelle)

- magasiner des condos en photo

- aller visiter des condos en personne

- mesurer les meubles existants pour voir s'ils entrent dans les condos

- magasiner de nouveaux meubles parce que plusieurs n'entrent pas

- choisir le lieu où je vais habiter pour les dix prochaines années (parce que tant qu'à m'installer...)

- préparer la fin de semaine au chalet

- écrire

- manger

- faire mon yoga

- jouer avec ma puce

- ne pas angoisser à propos d'une guerre États-Unis vs Iran

- prévoir un billet de blogue... ah, oups! :p

mercredi 1 janvier 2020

Résolutions et objectifs 2020

Dans les débuts du blogue, soit à la décennie précédente (hihihihi! désolée, l'historienne aime les changements de date marquant), je profitais de mon premier billet de janvier pour prendre des résolutions. Des bonnes vieilles résolutions bien contraignantes et culpabilisantes, que je ne tenais évidemment jamais.

Depuis quelques années, je me suis plutôt mise à me fixer des objectifs. Des espèces de lignes directrices pour l'année. J'aime bien ça. J'y reviens en cours d'année et ça m'aide à ajuster le tir. Ça permet de faire évoluer ma vie professionnelle et personnelle, un pas à la fois, une année après l'autre.

Seul problème... Eh bien cette année 2020 va présenter pour moi un renouveau total. Par moments, c'est enivrant et j'ai juste envie de me précipiter en avant pour tout découvrir : nouvelle vie, nouvelles possibilités, nouvelles inspirations... À d'autres, j'ai plutôt le goût de hurler de terreur et d'aller me réfugier sous une doudou, dans le fond d'un garde-robe, après avoir fermé à clef toute les portes de la maison (on est jamais trop prudente!).

"On verra" est la phrase que j'ai répétée le plus souvent dans les derniers mois.

Quand est-ce que je vais déménager? On verra.

Où vais-je vivre? On verra.

La pension alimentaire calculée suffira-t-elle? On verra.

L'arrangement de garde avec Vincent conviendra-t-il? On verra.

Comment est-ce que ça va aller, seule avec la puce au quotidien? On verra.

Vais-je arriver à me débrouiller à pied ou en bus dans ma banlieue conçue pour une voiture? On verra.

Est-ce que je pourrai subvenir à nos besoins avec mes revenus d'écrivaine? On verra.

Quand est-ce que la commission scolaire où je suis allée faire des animations en novembre va me payer? On verra.

Est-ce que quelqu'un va finir par vouloir publier mon roman policier? On verra.

Trouverai-je un jour une autre personne pour partager ma vie? On verra.

(Sachant que mes talents pour le flirt et la séduction datent du siècle dernier - oui, oui, la dernière fois que j'ai été célibataire, c'était en 1999, vous avez bien lu - ce dernier item est un peu angoissant, mais bon... On verra, hein?)

Arrrgggg! Pour une fille qui est habituée de planifier des mois d'avance ses engagements professionnels et personnels, mettons que ça fait beaucoup, beaucoup, d'incertitudes, qui s'ajoutent à tous les imprévus normaux de la vie d'une mère et d'une travailleuse autonome.

Donc, en 2020, mon objectif est de... voir venir et m'adapter.

Et, pour m'aider dans le processus, me remettre au yoga quotidien.

Je prévois aussi soigner mon réseau social et mes amitiés, parce que j'ai des amis qui ont beaucoup donné dans les derniers mois et je compte bien leur rendre la pareille.

Finalement, je vais continuer d'appliquer les préceptes du minimalisme. C'est-à-dire de ne garder que les trucs fréquemment utilisés ou qui me rendent heureuse. Ces principes m'ont d'ailleurs permis de trier mes bibliothèques et de me défaire de la moitié de mes livres sans trop de douleur. J'ai gardé seulement ce que je pense réellement relire ou consulter.

Pour le reste, les publications, le logis, ma puce, les finances, etc... vous avez deviné?

On verra.

J'espère juste que j'aurai beaucoup de beau à voir. ;) Et je vous en souhaite autant.

Bonne année à vous tous! Bienvenus dans les années 20! ;)