mercredi 19 février 2020

Tranche de vie (45)

Que ceux qui n'ont pas de blonde ou d'enfants soient prévenus : ce billet parle de menstruations, de toilettes et donne généralement trop de détails. Si ça vous dégoûte, vous pouvez arrêter de lire ici.

Bon? Vous êtes encore là? Ok, alors ça parle surtout du fait que, lorsque vous êtes parents, l'intimité dans la salle de bain n'est plus assurée. Ça s'améliore à mesure que les rejetons vieillissent, mais des fois il y a des rechutes. Particulièrement si vous êtes la maman. Et des fois ça oblige à des discussions un peu intense entre la bolle et le lavabo.

Bref, l'autre soir je suis à la toilette. J'achève et je m'essuie lorsque ma fille ouvre la porte en claironnant "Maman, tu sais pas mais..."

Et elle s'arrête net, les yeux ronds. Je réalise qu'elle a vu un bout de mon papier de toilette souillé (hé, j'ai prévenu qu'il y aurait trop de détails!). Et qu'il était probablement imbibé de sang bien rouge parce que je suis menstruée et que c'est le déluge. (Bis, détails, vous étiez prévenus.)

"Maman!!!" geint-elle, l'air complètement traumatisée.

Y'a pas de sot moment pour entendre parler de menstruations, je suppose. Me suis donc lancée dans une explication - que j'espère rassurante - à propos de la petite maison pour bébé que le corps des femmes adultes construit chaque mois, maisons qui se défait et qui sort sous forme de sang quand elle ne sert pas. Sans que ça fasse mal, ai-je spécifié plusieurs fois. (Et là j'espère qu'elle aura pas de crampes trop douloureuses quand ce sera son tour d'être menstruée, sinon j'vais me faire accuser de mensonge éhonté!)

Résultat des courses : y'a fallu que je lui fasse une démonstration de changement de serviette sanitaire pour qu'elle accepte ensuite (enfin) de retourner jouer.

Ben coudonc, elle sera pas surprise à l'adolescence, elle! lol!

vendredi 14 février 2020

Joyeuse St-Valentin!

Joyeuse St-Valentin!

Après une nuit passée à la librairie Saga à écouter des copains lire des textes érotiques (et à prêter ma voix à un texte de Vanessa Vénus - parce qu'elle brillait, encore, par son absence), disons que la journée démarre lentement pour moi ce matin! hihihihi!

Lentement, mais pas tristement. Bon, premièrement, j'ai jamais trop souligné la St-Valentin, donc à moins d'aller dans un commerce (et d'être assaillie de gros coeurs rouges et de ptits anges tout nus), j'y pense à peine. Deuxièmement, et je ne m'attendais pas à dire cela si vite, croyant plutôt que je passerais bien des St-Valentin en solo avec ma puce, mais... j'ai un Valentin! hihihihi!

Pis il m'offre des signets en forme de coeur... ;)

Cela dit, devoirs de maman obligent, je vais quand même passer la soirée en tête à tête avec ma puce, à manger des trucs au chocolat, pis regarder un film de Disney. Y'a pire comme programme! ;)

En attendant, pour m'aider à commencer ma journée du bon pied, j'ai mis un peu de chocolat chaud dans mon café! hihihihihi!

Je souhaite à tout le monde une superbe journée, remplie de rires et de petits bonheurs sucrés! ;) (Pis si personne vous les offre, gâtez-vous par vous-même, bon, vous le méritez! ;)

mercredi 12 février 2020

Scène de bureau (45)

Une fois n'est pas coutume, j'ai accepté un contrat qui me demande d'aller travailler périodiquement chez le client au centre-ville. Je me suis dis que ce serait drôle de renouer pour un moment avec la vie de bureau. Je n'ai pas travaillé dans ce genre d'environnement depuis la naissance de ma puce.

Dès le premier matin, j'ai constaté tout ce qui avait changé depuis mes années de rat de cubicule. Me préparer en même temps que ma puce, c'est du sport! Ensuite, il y a eu un petit moment d'angoisse : bus de ville et bus scolaire seraient-ils minutés de manière à ce que je ne sois pas en retard? Ouf, oui! (Le bus de ville était en fait coincé derrière le bus scolaire, ce qui emmerdait sans doute les passagers qui y étaient, mais qui a bien fait mon affaire).

Une fois dans le bus, par contre, il me semble que je me suis retrouvée propulsée des années en arrière. J'ai lu pendant le trajet, je me suis arrêtée chez Starbucks pour me prendre un café une fois à Montréal, puis j'ai marché jusqu'à mon nouveau travail. (En constatant que j'avais une peluche de dragon rose et non des gants dans mes poches, mais passons...) Béton et fenêtres miroitantes, ascenseur, carte d'accès magnétique, bureaux à aire ouverte, décoration minimaliste, café fourni... je me sentais en terrain connu.

J'ai serré des mains, signé de la paperasse, suivi une petite formation, puis je me suis assise devant l'ordinateur fourni par l'employeur et...

J'ai constaté que j'avais oublié mes lunettes. Oups!

Ouaip, y'a définitivement des choses qui ont changé : jadis mes lunettes ne quittaient pas ma sacoche. De nos jours, elles résident au même endroit que mon laptop. Faudra que je fasse l'ajustement pour les prochaines semaines.

Et tant qu'à faire, que je pense à m'amener des souliers. Les bottes, c'est désagréable à porter toute la journée! :p

D'accord, ça se perd vite finalement des réflexes de travailleuse de bureau. Au moins, le client me laisse porter des jeans! Hihihihihi!

vendredi 7 février 2020

Le principe du spoiler

Pendant longtemps, j'étais comme tout le monde : si on me parlait d'un film, d'une série télé ou d'un livre que je n'avais pas vu, je me bouchais les oreilles en chantant "la la la la la". J'évitais les réseaux sociaux et les médias les lendemains de films attendus depuis longtemps. Ou de combats de MMA.

Et je voulais étriper Vincent chaque fois qu'il me volait un punch d'un roman (ce qu'il a fait, au cours des ans, avec une régularité franchement surnaturelle! lol!)

Puis vint Nexflix.

Devant l'offre décuplée de télévision à la demande, il est devenu à peu près impossible d'éviter les spoilers. On n'écoute plus les mêmes choses que nos amis aux mêmes moments. Un mot de trop, au détour d'une conversation est si vite arrivé : "Quand Negan est emprisonné... Oups, c'est pas encore fait dans la saison 6 ça, hein?"

Et vous savez quoi? C'est pas grave.

Avec le temps, j'ai remarqué que les spoilers, tant dans le domaine des livres que des films, ne me dérangent plus. Que si connaître le fin mot de l'histoire m'enlève envie de la commencer, c'était ptêt parce qu'elle n'en valait pas la peine. Après tout, comme tout a déjà été écrit, la manière de présenter les choses est beaucoup plus importante que les faits eux-mêmes. Et la manière, ça reste ben dur de la spoiler.

Est-ce que je suis la seule à penser comme ça? Et vous pensez que ça découle de la sagesse venue avec l'âge (lolol!) ou que c'est vraiment le résultat de la démultiplication de l'offre de divertissement?

mercredi 5 février 2020

Tranche de vie (44)

Je suis présentement en train d'écrire un article de 2500 mots sur la fantasy.

Je suis aussi en train de nettoyer ma maison, en coordonner les visites (parce que mon acheteur a changé d'idée), magasiner des meubles pour mon futur condo, angoisser pour mes finances, chercher des listes de changements d'adresse à faire pour commencer à préparer mon déménagement, classer mes factures, planifier le menu de la semaine, lire deux services de presse, organiser trois ateliers, plier une brassée de lavage...

Pis me demander s'il serait raisonnable de prendre un autre café.
(Réponse : oui, rendue là, c'est de la survie!)

Le secret des travailleurs autonomes, c'est qu'un jour sur deux on travaille en mou parce qu'on a juste jamais trouvé le temps de s'habiller. :p

lundi 3 février 2020

Je ne couds pas des tshirts

Coudre un tshirt demande quelques heures. On peut en produire plusieurs par jour. Et ils s'usent vite, surtout si on a lésiné sur la qualité du tissus. Alors aux quelques mois, on varie un peu les couleurs et les modèles, histoire de créer des effets de mode, d'essayer de couper l'herbe sous le pied aux concurrents et d'engranger un maximum de profit. Et quand on réussit, quand on commence à gagner plus d'argent que les autres, alors on lance la production tous azimuts et on essaie d'écraser la compétition à jamais en inondant le marché de nos produits.

Sauf que voilà, je ne couds pas des tshirts.

J'écris des livres. Ça prend six mois à un an en produire un. Et là on ne parle pas du temps nécessaire pour le retravailler, le préparer à l'impression et le mettre en marché.

Mais le livre a une qualité incroyable : il ne s'use pas. Vous pouvez le lire, le relire, le prêter, le perdre... Les mots existeront encore quelque part, ne serait-ce que dans votre tête. On pourra même probablement vous en réimprimer un si vous voulez. On a la technologie pour ça maintenant.

En fait, entre la numérisation des contenus et l'imprimerie à la demande, on a désormais tout ce qu'il faut pour transformer les livres en objets immortels.

Partant de là, il me semble qu'on devrait les préparer encore plus soigneusement que jamais.

Or, me semble que ce n'est pas ce qui se produit. L'industrie du livre est en train de devenir une autre industrie de masse, où certains gros joueurs essaient de se poser en rouleaux compresseurs. Ils veulent écraser la compétition. Voir leurs livres partout, soigneusement mis en marché, pour une durée limitée.

Je regarde le phénomène et je ne peux pas m'empêcher d'avoir mal au coeur.

D'imaginer des écrivains enchaînés à leur ordinateur comme on enchaîne les couturières des sweat shop à leur machine à coudre. Des écrivains qui triment pour une bouchée de pain, en espérant vendre assez pour pouvoir survivre, sans jamais avoir le temps de savourer une publication, parce que, vite, vite, il faut produire le livre suivant, le rendre dans les temps, le corriger, vite, vite, l'imprimer, le mettre en tablette où il durera quelques mois, mais c'est pas grave, le livre suivant s'en vient vite, vite...

Il aura le même narrateur, le même style, probablement que ce sera une suite dans le même univers, parce que c'est ce que le lecteur veut, ce que le marketing veut. On cherche des tshirts, c'est pas le moment de réinverter le kimono!

Tant mieux si des écrivains se sentent bien dans cette dynamique, s'ils arrivent à produire ainsi. Moi, je ne peux pas. Un tshirt ok, mais ensuite? Si j'ai envie de réinventer le kimono? Puis le kilt? De broder un peu autour du col? Quelle place me restera-t-il?

Je devrais ptêt aller prendre de vrais cours de couture...

(Vous l'aurez deviné : je viens de lire un très mauvais roman! :p )

lundi 27 janvier 2020

De la formation continue

Désolée pour le silence de vendredi : j'avais oublié de mettre un billet de blogue en ligne, avant de partir à Sherbrooke assister à une formation sur "L'éthique et la liberté dans la création littéraire" avec Mathilde Barraband, qui dirige le groupe de recherche "L'art en procès" et Véronyque Roy, une avocate et doctorante en droit.

C'était absolument passionnant!

Ça m'a non seulement confirmé que j'avais bien fait mes recherches quand j'ai préparé mon billet de blogue sur le sujet de l'heure, mais ça m'a aussi éclairci les trucs qui me restaient obscurs (notamment que des clauses ont été ajoutées en 2005, soit après l'arrêt Sharpe souvent cité, et qui pourraient restreindre la défense artistique). Ouf, ce procès-là n'est pas gagné (mais on peut avoir de l'espoir).

On a aussi parlé des différentes formes de censure (celle qui s'exerce de nos jours est citoyenne et économique, deux formes insidieuses, certes, mais beaucoup moins étouffantes que les formes étatiques). De l'impression (fausse) qu'on ne peut plus rien dire.

Et des lois qui gouvernent l'utilisation de citations, ainsi que de l'apparence et du nom des personnes réelles. Beaucoup de gros bon sens là-dedans (oui, oui, même si on parle de lois! hihihihi!), mais d'apprendre les critères sur lesquels les tribunaux se basent pour rendre leurs décisions va me permettre de faire une meilleure "gestion du risque" (puisque oui, créer en s'inspirant du réel, même de loin, implique toujours un risque). Traduction : j'peux en prendre un peu plus! :p

Au milieu de tout ça, j'ai (évidemment) eu des idées pour quelques histoires! (Qui a dit que le cadre légal, éthique et moral limitait la créativité? ;)

Ce qui m'a le plus étonnée? Après toutes les plaintes de censure entendues ces derniers mois, on n'était que quatorze à la formation!

mercredi 22 janvier 2020

Découvertes minimalistes (1)

Le tri de nos possessions, entamé depuis Noël, se poursuit... et me permet de faire certaines découvertes.

Premièrement, une fois que je me suis avoué à moi-même que je préférais découvrir des nouveaux livres plutôt que relire la plupart de mes vieilleries, ce fut beaucoup plus facile de vider mes bibliothèques. J'ai gardé des bouquins de référence, des classiques que je risque de relire ou de consulter, des séries non encore achevée, des trucs que je voudrai faire découvrir à des amis ou à ma puce... et pour le reste, bye bye. Résultat : je suis passée de cinq bibliothèques qui débordaient à trois, plutôt aérées. J'y ai même réservé deux tablettes pour ma production personnelle et mes exemplaires d'auteurs. 

Deuxièmement, je me rendue compte de la quantité de plats, vaisselles et autres cossins de cuisine qui encombraient mes armoires! Pourquoi aurais-je trié par le passé? J'avais amplement d'espace! (Ma cuisine est immense, ça avait d'ailleurs mon coup de coeur lorsqu'on avait acheté la maison). Et puis, ma puce aurait besoin d'un trousseau un jour... Mais j'ai bien rit en ouvrant certaines armoires et en constatant que je n'y utilisais régulièrement qu'un seul plat! Minimaliste, moi? Encore du chemin à faire mettons. Voyons le bon côté des choses : Vincent n'aura pas à s'acheter grand chose pour équiper sa future cuisine, on avait déjà presque tout en double!

Troisièmement, en vidant un garde-robe qui contenait surtout du linge d'enfant trop petit, j'ai découvert que je possédais un manteau de duvet, longueur trois quart, pratiquement neuf. Je l'avais acheté juste avant de tomber enceinte de ma puce et jamais reporté depuis! Avec les températures polaires des derniers jours, parlez-moi d'une découverte qui m'enchante! (J'aurais voulu l'avoir lorsque j'ai marché jusqu'à la librairie Saga l'autre soir! brrrrrr!)

Quatrièmement, savez-vous le volume que ça occupe, 20 ans de boutons, lacets et agrafes supplémentaires fournis avec les vêtements de deux personnes et gardés au cas où? Une boîte à chaussure. Une grande. Pleine! O.o Je pouvais bien trouver qu'il n'y avait plus de place dans mon armoire de couture! 

Ouf! Et dire que le tri se poursuit! On est déjà allé porter 4 boîtes de livres, 2 boîtes de vaisselle, 1 boîte de jouets et plusieurs poches de vêtements au centre de dons le plus près de chez nous. O.o 

Prochaine étape : le matériel de plein air... 

lundi 20 janvier 2020

Une belle soirée!

Samedi soir, je participais à la soirée "Sagas d'un soir/ One night of Sagas" qui soulignait l'ouverture de la Librairie Saga Bookstore dans son local temporaire (au 5835 rue Sherbrooke Ouest, soit le local du MKRLAB, si jamais l'envie vous prenait d'aller bouquiner dans une librairie qui se spécialise dans la littérature de genre, tant en français qu'en anglais : si si, une librairie vraiment bilingue!).

Ce fut une superbe soirée! Le propriétaire de la librairie (Mathieu Lauzon-Dicso pour ne pas le nommer) avait invité une dizaine d'auteurs à venir lire des textes courts ou des extraits de roman. J'étais contente d'être du nombre. En plus, je passais en deuxième, juste après Patrick Senécal. Je m'étais dit que c'était parfait : les gens auraient encore de l'attention, mais pas trop, parce qu'une partie d'entre eux seraient occupés à épier les faits et gestes de Patrick, et je pourrais y aller avec un texte un peu trash, ça ne surprendrait personne. Si on se souvenait de moi, en bien comme en mal, ce serait comme de "la fille qui a lu après Patrick". Je ne risquais donc pas grand chose et je me suis présentée là-bas sans trop de stress, armée d'un texte un peu expérimental (une narration en "nous") écrit pour un atelier.

Malheureusement pour moi, un virus ayant terrassé Patrick Senécal, je me suis retrouvée propulsée en ouverture de la soirée. O.o

À lire devant cette gang de monde là! :-O
 Euh... une chance que je cache bien mon stress!

Preuve à l'appui!
Je ne peux pas m'empêcher de trouver que tous ceux qui sont passé après moi avaient des meilleurs textes que le mien, mais bon, je ne me changerai pas, hein? Hihihihihi! (Et j'ai vraiment très hâte de lire le web comic de Dimani Mathieu Cassendo, sa lecture de BD a capella m'ayant enchantée.)

En tout cas, vivement la prochaine soirée du genre! (Et si la vie me laisse souffler, la prochaine fois je pourrai vous en avertir à l'avance, histoire que vous veniez faire un tour! ;) )

Je sens qu'on aura bien du plaisir autour de cette librairie-là! :D

lundi 13 janvier 2020

J'ai survécu!

J'ai survécu à 48 heures sans wifi!

Mais en fait, il y avait du wifi. Suffisait, pour l'obtenir, de marcher deux kilomètres dans la neige, le froid et le grésil.

Bah, pour la banlieusarde piétonne que je suis, c'est juste une marche de santé (je crois que le dépanneur est situé plus loin de ma maison). Je me suis quand même retenue : je ne l'ai effectuée que trois fois en deux jours.

... En vain, d'ailleurs : l'agent d'immeuble a attendu mon retour à la maison dimanche soir pour me prévenir que mon offre d'achat était acceptée!

*Insérez ici une danse de la joie*

Ouf! Me voilà donc en bonne voie d'obtenir le condo que je désirais, dans le quartier que je convoitais (le même quartier, en fait, mais plus proche du dépanneur ci-haut mentionné). Un stress de réglé!

Étape suivante: vendre la maison. Pour ça, faut la désencombrer, la faire briller, la photographier... Bon, je vous laisse, j'ai du pain sur la planche!

vendredi 10 janvier 2020

FOMO

Voilà quelques mois, mon amie Mariane (aka Prospéryne) a décidé de nous organiser une retraite d'écriture d'une fin de semaine.

Le plan : un chalet, six écrivains, six ordinateurs portables, du vin, de la bonne bouffe et aucune pression ou consigne. Ce ne serait pas un atelier, mais un moment pour s'éloigner du quotidien et écrire librement.

J'avais accepté avec enthousiasme, contente de m'offrir l'occasion de décrocher. Et ça, c'était avant ma séparation et tout ce que ça implique. Mettons que l'envie de mettre la vie sur pause est décuplée en ce moment...

Sauf que, j'avais pas noté un "petit" détail à propos de notre chalet : il n'a pas d'accès Internet.

48 heures. Je vais passer 48 heures sans Internet! O_o Impossible de faire des recherches en écrivant, de recevoir des photos de ma puce, de regarder les nouvelles ou de clavarder avec les amis qui ne seront pas au chalet. Impossible aussi de savoir ce qu'il advient de l'offre d'achat que j'ai faite hier sur un condo absolument parfait pour moi et ma puce!!! (Hiiiiiiiiiiii!!!)

Ok, je dois admettre, j'angoisse un peu là! Je ne me souviens pas de la dernière fois que j'ai été coupée d'Internet (j'ai failli écrire "du monde") aussi longtemps!

Si vous me trouvez intense, sachez que ce phénomène d'angoisse devant la déconnexion a un nom : FOMO (Fear Of Missing Out/ Peur de Manquer Quelque Chose).

Faut croire que j'aurai pas le choix de m'en soigner en fin de semaine! Je vais compter sur mon yoga pour m'aider. Seul problème : normalement je fais mon yoga en suivant des vidéos Youtube. O_o

Ouf, ça s'annonce comme un long 48 heures! hihihihihi! De retour lundi (si j'ai survécu!)

mercredi 8 janvier 2020

À faire

- trier les possessions

- donner ou vendre les possessions inutiles mais encore bonnes

- recycler/jeter les autres

- ne pas oublier le jour du recyclage, parce que le bac déborde!

- mettre la maison en vente

- placer la maison pour les photos et visites

- ranger la maison (tâche perpétuelle)

- magasiner des condos en photo

- aller visiter des condos en personne

- mesurer les meubles existants pour voir s'ils entrent dans les condos

- magasiner de nouveaux meubles parce que plusieurs n'entrent pas

- choisir le lieu où je vais habiter pour les dix prochaines années (parce que tant qu'à m'installer...)

- préparer la fin de semaine au chalet

- écrire

- manger

- faire mon yoga

- jouer avec ma puce

- ne pas angoisser à propos d'une guerre États-Unis vs Iran

- prévoir un billet de blogue... ah, oups! :p

mercredi 1 janvier 2020

Résolutions et objectifs 2020

Dans les débuts du blogue, soit à la décennie précédente (hihihihi! désolée, l'historienne aime les changements de date marquant), je profitais de mon premier billet de janvier pour prendre des résolutions. Des bonnes vieilles résolutions bien contraignantes et culpabilisantes, que je ne tenais évidemment jamais.

Depuis quelques années, je me suis plutôt mise à me fixer des objectifs. Des espèces de lignes directrices pour l'année. J'aime bien ça. J'y reviens en cours d'année et ça m'aide à ajuster le tir. Ça permet de faire évoluer ma vie professionnelle et personnelle, un pas à la fois, une année après l'autre.

Seul problème... Eh bien cette année 2020 va présenter pour moi un renouveau total. Par moments, c'est enivrant et j'ai juste envie de me précipiter en avant pour tout découvrir : nouvelle vie, nouvelles possibilités, nouvelles inspirations... À d'autres, j'ai plutôt le goût de hurler de terreur et d'aller me réfugier sous une doudou, dans le fond d'un garde-robe, après avoir fermé à clef toute les portes de la maison (on est jamais trop prudente!).

"On verra" est la phrase que j'ai répétée le plus souvent dans les derniers mois.

Quand est-ce que je vais déménager? On verra.

Où vais-je vivre? On verra.

La pension alimentaire calculée suffira-t-elle? On verra.

L'arrangement de garde avec Vincent conviendra-t-il? On verra.

Comment est-ce que ça va aller, seule avec la puce au quotidien? On verra.

Vais-je arriver à me débrouiller à pied ou en bus dans ma banlieue conçue pour une voiture? On verra.

Est-ce que je pourrai subvenir à nos besoins avec mes revenus d'écrivaine? On verra.

Quand est-ce que la commission scolaire où je suis allée faire des animations en novembre va me payer? On verra.

Est-ce que quelqu'un va finir par vouloir publier mon roman policier? On verra.

Trouverai-je un jour une autre personne pour partager ma vie? On verra.

(Sachant que mes talents pour le flirt et la séduction datent du siècle dernier - oui, oui, la dernière fois que j'ai été célibataire, c'était en 1999, vous avez bien lu - ce dernier item est un peu angoissant, mais bon... On verra, hein?)

Arrrgggg! Pour une fille qui est habituée de planifier des mois d'avance ses engagements professionnels et personnels, mettons que ça fait beaucoup, beaucoup, d'incertitudes, qui s'ajoutent à tous les imprévus normaux de la vie d'une mère et d'une travailleuse autonome.

Donc, en 2020, mon objectif est de... voir venir et m'adapter.

Et, pour m'aider dans le processus, me remettre au yoga quotidien.

Je prévois aussi soigner mon réseau social et mes amitiés, parce que j'ai des amis qui ont beaucoup donné dans les derniers mois et je compte bien leur rendre la pareille.

Finalement, je vais continuer d'appliquer les préceptes du minimalisme. C'est-à-dire de ne garder que les trucs fréquemment utilisés ou qui me rendent heureuse. Ces principes m'ont d'ailleurs permis de trier mes bibliothèques et de me défaire de la moitié de mes livres sans trop de douleur. J'ai gardé seulement ce que je pense réellement relire ou consulter.

Pour le reste, les publications, le logis, ma puce, les finances, etc... vous avez deviné?

On verra.

J'espère juste que j'aurai beaucoup de beau à voir. ;) Et je vous en souhaite autant.

Bonne année à vous tous! Bienvenus dans les années 20! ;)