mercredi 24 avril 2019

Derniers milles

Le roman policier est sur ses derniers milles.

Si tout va bien, je vais finir cette semaine.

Je suis plongée dans "la zone" comme ça ne m'était pas arrivée depuis longtemps : au diable l'entraînement, j'oublie de manger, mes cafés refroidissent (quand je pense à m'en faire) et les tâches ménagères se feront plus tard!

J'ai l'impression que ma tête va éclater, que j'ai du mal à y faire entrer tous les petits morceaux d'intrigue qu'il me reste à placer. Ça tourne en boucle, en permanence.

Un roman policier, ça culmine. Et la culmination est d'autant plus délicate lors de la réécriture, quand on a déplacé des petits bouts ici et là pour les replacer ailleurs. Je connaissais la réécriture importante de type "démolition au marteau piqueur", celle délicatement chirurgicale de type "broderie" ou "tricotage"... Cette fois-ci, je fais de la courte-pointe!

J'aimerais croire qu'une fois que je vais avoir fini cette révision, j'aurai une version pas mal finale.

Mais je vais être réaliste : ça va prendre une bonne relecture, à tête reposée, pour m'assurer que j'ai tout bien replacé, que les coutures tiendront sans être trop apparentes... Il y aura sans doute aussi pas mal de coquilles à corriger, car j'ai presque tout réécrit au cours de la révision. Entre le début de la rédaction et la fin, il s'était écoulé quatre ans, soit au moins deux éternités stylistiques! Je suis pas mal contente du résultat, même si ce sera jamais parfait...

Assez parlé, je m'y replonge!

À bientôt!

lundi 22 avril 2019

Finalistes

Les finalistes des prix Boréal 2019 sont connus!

(La liste complète est ici)

Cette année, j'ai la chance de me retrouver en finale pour deux nouvelles, mais également pour mes critiques (je dois avoir été trop gentille! lol!) et pour le blogue (vous voulez vraiment que je mette le design à jour, hein? hihihihi!).

En plus, Brins d'éternité, la revue dans laquelle j'ai le plaisir de m'impliquer depuis des années (comme critique et directrice littéraire ces derniers temps) apparaît non seulement comme "meilleur ouvrage connexe", mais trois des cinq nouvelles finalistes ont paru dans ses pages!

Pour faire mieux connaître les textes primés (et permettre un vote éclairé à ceux qui ne les auraient pas lus), la revue a décidé de les rendre disponibles gratuitement jusqu'à la date du congrès (le 5 mai).

Pour les télécharger, vous pouvez donc passer par le site de la revue ou directement par ici. (Vous en faites pas : le fichier est sécuritaire.)

Bonne lecture!

vendredi 19 avril 2019

Printemps!

Le printemps est arrivé!

Juste à temps pour la longue fin de semaine de Pâques!

Si ma grand-maman était encore de ce monde, elle me dirait sans doute que c'est normal qu'on ait eu un hiver tardif : Pâques était tardif lui aussi cette année. (Elle croyait que le calendrier lunaire était plus précis que le solaire pour prédire les saisons... Faudrait faire une étude statistique de la question.)

Cette année, mon chum a décidé de s'accorder une fin de semaine de 4 jours, alors on va pouvoir se détendre faire des promenades manger du chocolat en famille!

Et se préparer à quelques changements qui s'annoncent.

Reposez-vous bien! Joyeuses Pâques!

mercredi 17 avril 2019

Question existentielle (1)

Question existentielle de fille qui prend vraiment souvent des autobus voyageurs :

Pourquoi, alors qu'il reste de la place ailleurs dans le bus, les bancs de chaque côté de la porte des toilettes sont-ils toujours entièrement occupés?

O.o

vendredi 12 avril 2019

La Maison qui rend fou rencontre le Jour de la marmotte

Avant-hier, mon chum a reçu un "nouvel avis de cotisation" de l'agence du revenu du Canada. On lui réclamait de l'argent (200$) sous prétexte que j'avais, en 2017, gagné plus que ce que je prétendais. La joke : le "montant pour revenu net de conjoint" qui m'était attribué ne faisait aucun sens. J'avais beau m'enlever des déductions, doubler des montants ici ou là (parce que l'ARC a tendance à vouloir compter en double nos revenus de droits d'auteur), j'arrivais jamais au même chiffre qu'eux.

Alors on a pris notre courage à deux mains et on a appelé. Après 20 minutes à attendre en ligne, un agent a confirmé à mon chum que mon revenu avait bel et bien été recalculé. J'ai donc demandé à lui parler pour savoir comment (n'ayant pas encore reçu le papier avec le détail des changements, mais voulant battre le fer pendant qu'on avait la ligne!). L'agent a commencé à m'expliquer, m'a mise en attente pour aller vérifier un détail et... la ligne a été coupée.

Bon, recomposition, re-attente, 30 minutes cette fois, et l'agent qui décroche voit la note au dossier et me dit que je dois parler à un agent de niveau 2. Il me transfère. Re-re-attente.

L'agent qui décroche a un fort accent et semble plus ou moins à l'aise en français et en me reposant des questions de confidentialité, il me balance un chiffre qui n'a aucun rapport. Je le répète, en me demandant d'où il le sort. Il me dit que c'est moi qui viens de lui dire. Euh... non! À partir de là, la conversation dérape, le gars ne m'écoute pas, parle par-dessus moi, m'interrompt, répond à côté de mes questions... Je fouille dans mes papiers, j'essaie de lui expliquer qu'ils ont encore compté mes feuillets T5 comme des revenus de placement alors que ça en est pas... Comble de malheur, je regarde un Relevé 3 et non un T5 en lui parlant, alors quand je lui dis, vous voyez bien, la case H est indiquée, il me répond que je lui dis des choses qui ne sont pas dans mon dossier, que j'échoue l'épreuve de confidentialité et il met fin à l'appel. O.o

Une vrai Maison qui rend fou!!!

Après avoir poussé un hurlement ou deux pour faire sortir le trop plein, je rappelle. Re-re-re-attente de 30 minutes. Re-agent qui décroche et escalade mon appel à un agent de niveau 2. Voilà, c'est le Jour de la marmotte! Re-re-alouette-attente. En espérant ne pas retomber sur le même gars!

Mais non, cette fois, l'agente a un accent français, porte le prénom de Céleste et, miracle! ça lui va bien, car c'est un ange. En 5 minutes, les formalités de confirmation d'identité sont expédiées, on a trouvé où est le problème (ils m'ont effectivement ajouté des revenus de placement, alors que les montants des T5 qui les dérangent ont été comptés dans mon revenu de travailleuse autonome, puisque ce sont des droits d'auteur) et on a même trouvé d'où venait le montant pas rapport dans l'avis de cotisation de mon chum. Il s'agit, tenez-vous bien, du montant de base pour époux ou conjoint de fait à charge (c'est-à-dire pour le conjoint écrivain qui a gagné à peu près juste assez d'argent pour payer les frais de garderie en 2017!) MOINS mon "nouveau" revenu net, tel qu'ils l'ont calculé en me considérant deux fois mes droits d'auteur. O.o

Heureusement, Céleste a vérifié et m'a donné raison (je m'en doutais, il est arrivé la même chose avec ma déclaration de 2013). Je n'ai donc plus qu'à leur écrire une jolie lettre qui met le tout noir sur blanc, qui leur demande de remettre mon revenu dans son état initial et d'arrêter d'essayer de quêter 200$ de plus à mon chum.

Pfffffff! Faire mes impôts, je trouve jamais ça trop pénible, mais chaque fois que je dois effectuer un parcours du combattant du genre, pour finalement me rendre compte que je connais les règles mieux que les personnes qui révisent ma réclamation et me réclament de l'argent pour de prétendues erreurs, ça, ça me rend folle! O.o

Je me demande combien de gens paient juste pour pas se donner le trouble de s'obstiner avec eux?

Et vous, ça va?

mercredi 10 avril 2019

Salon du livre de Québec

Comme je publie dans le prochain Solaris et qu'on m'a invitée au lancement de la revue, je vais faire un passage éclair au salon du livre de Québec en fin de semaine. J'y serai seulement le samedi, aux heures et kiosques suivants : 
14h à 16h - Du Phoenix
17h à 18h - Six Brumes
18h à 20h - Alire (pour Solaris)

Hésitez pas à passer me dire bonjour!


(Pis je vais essayer de ne pas me perdre entre le terminus de bus et le centre des congrès cette fois-ci! O.o Déjà, j'ai noté la bonne adresse, ça devrait aider!!! ... Quoi? Je ne vous avais pas parlé de la fois où j'avais noté l'adresse des bureaux administratifs du salon, dans le Vieux Québec, et où j'ai dû m'arrêter dans une officine touristique pour qu'on me remette sur le bon chemin? Ah ben, euh... maintenant vous savez! lol!)


vendredi 5 avril 2019

C'est le temps d'appuyer Copibec

Pendant le salon du livre de Trois-Rivières, des représentants de Copibec m'ont remis (ainsi qu'à mes deux co-auteurs de Écrire et publier au Québec) un document d'information et une invitation à diffuser cette information sur mon blogue. Tiens donc, ça concernait une question de droit. Je sais pas pourquoi quelqu'un a pensé à moi pour faire un peu de vulgarisation juridique... *sifflement innocent*

Plus sérieusement, je sais pas si vous vous souvenez, mais, en 2012, le gouvernement fédéral conservateur a "modernisé" la Loi sur le droit d'auteur. Entre autres modifications, il a élargi la notion de "l'utilisation équitable" (et donc gratuite) d'une oeuvre.

C'est quoi cette histoire-là?

L'utilisation équitable, c'est un concept un peu flou, mal défini dans la loi. À l'origine (avant 2012), cette utilisation équitable d'une oeuvre protégée par les droits d'auteurs était réservée aux fins d'études, de recherches, de compte-rendu et de communication des nouvelles, tant que cet usage ne permettait pas un gain d'argent. Autrement dit, on permettrait aux chercheurs, étudiants, critiques artistiques et journalistes de copier, sans frais et sans que ça viole le droit d'auteur, des extraits d'oeuvres et d'en insérer des citations dans leurs travaux et articles, à condition d'indiquer la source originale (et à condition que la présence de la citation ne soit pas un argument de vente).

Jusque là, c'était logique. Personne ne veut empêcher un étudiant de photocopier un chapitre d'un ouvrage de référence (de toute manière, la bibliothèque verse probablement un montant à Copibec pour avoir le droit d'avoir un photocopieur sur place), de l'emporter chez lui pour le lire et de le citer dans son travail de recherche. De la même manière, on est bien contents quand un journaliste cite un paragraphe du roman à la fin de son article sur un écrivain.

Dans les situations qui n'étaient pas couvertes par la notion d'utilisation équitable, notamment le secteur de l'éducation (où les profs reproduisent des articles ou des chapitres de livre dans leurs recueils de textes ou leur matériel pédagogique), on pouvait demander à Copibec une "licence d'utilisation" générale (qui permettait, en échange de frais annuels, de copier jusqu'à 10% des ouvrages de référence ou des articles entiers ou des chapitres entiers) ou alors une "autorisation particulière" (si on voulait reproduire plus largement une oeuvre précise, par exemple 3 chapitres d'un livre qui n'en compte que 4).

Cependant, en 2012, le concept d'utilisation équitable a été élargi. Il est maintenant permis de reproduire des extraits d'oeuvre à des fins de parodie, de satire... ou d'éducation. C'est surtout cette dernière exception qui intéresse les écrivains.

On peut imaginer que le gouvernement voulait éviter au prof qui présente à ses élèves une image ou un poème trouvé vite-vite la veille sur Internet de se faire taper sur les doigts parce qu'il n'a pas respecté les droits d'auteur. Malheureusement, les institutions d'enseignement n'ont pas compris les choses de la même façon.

Plusieurs ont décidé que ce qui était auparavant couvert par les licences d'utilisation générales de Copibec était désormais gratuit.

Et c'est là que les écrivains se sont mis à souffrir.

Au Québec, on a été relativement épargnés. Copibec a perdu 50% des licences payées par les universités (vous vous souvenez peut-être des poursuites intentées contre l'Université Laval?) et 20% de celles payées par les cégeps. Dans le reste du Canada, les redevances perçues par Access Copyright (la version anglophone de Copibec) ont chuté de 80%.

Le pire dans tout ça? À ce qu'on me dit, les redevances payées à Copibec (et donc aux auteurs et éditeurs) sous forme de licences générales ou d'autorisations particulières ne représentaient même pas 1% des budgets de fonctionnement des institutions d'enseignement. Ce n'est donc pas une économie importante... mais c'est une économie qui pourrait faire très mal à la longue, parce qu'en appauvrissant (encore) les créateurs, on court le risque qu'ils produisent moins de bon matériel pédagogique dans le futur!

C'est bien beau tout ça et vous êtes convaincus que ça n'a pas de bon sens, mais vous vous demandez ce que vous pouvez y faire? Après tout, la loi est déjà en vigueur...

Eh bien, justement, la loi va être réexaminée cette année afin de mesurer ses impacts sur les créateurs. Ce serait donc le moment de se faire entendre et de demander que l'exception pour l'éducation soit clarifiée et que les institutions d'enseignement recommencent à payer des licences pour utiliser nos oeuvres.

Ça vous intéresse? Signez là!