lundi 22 novembre 2021

Tranche de vie (49) Nouvelles en vrac

Novembre m'étant rentrée dedans avec toute sa grisaille et ses occupations, le blogue s'est empoussiéré! Mais je vais prendre quelques minutes pour vous donner des nouvelles en vrac... 

Alors premièrement : mon roman policier a un titre! Il s'appellera "Le Mouroir des anges" et devrait paraître à l'automne prochain! Héhéhé! 

... Ça veut par contre dire que là je devrais travailler activement au projet suivant (oh oh...)

Ce travail sera complexifié par le fait que j'ai désormais la garde de ma fille presque à temps plein. (Ouais, bon, je ne vais pas m'étendre sur le sujet, mais disons que c'était pas le plan au départ...)

Et par le fait que je ne semble jamais arriver à passer à travers la slush pile de VLB Imaginaire. Je découvre une vérité méconnue de l'édition : recevoir et refuser des manuscrits inadéquats, c'est plus rapide qu'en recevoir des moyens-pas-pire ou des très bons, parce que ceux-là faut les lire au complet! lol! Heureusement, c'est fort agréable. 

J'ai repris les ateliers en présentiel et les animations scolaires. Ça aussi, ça m'occupe.

Oh, j'ai pris le temps de me faire tirer le portrait, mes réseaux sociaux (et le blogue) ont donc changé de face! lol!

En parallèle de tout le reste, mon adorable traductrice et moi nous employons à trouver une maison pour un autre de mes textes en version anglaise. 

Et c'est le Salon du Livre de Montréal en fin de semaine! Je ne serai pas en signature, évidemment, mais je vais certainement y passer faire un tour. Avec ma puce. Ça s'annonce épique! Si vous me croisez, n'hésitez pas à nous dire bonjour! 

mardi 26 octobre 2021

Fractales citrouilles 2021


Mais mais mais... sont-ce là des citrouilles?!?

Eh oui, elles sont de retour. Fidèle à mon poste (quoiqu'un peu en retard, ce qui est en passe de devenir traditionnel aussi), je garde vivante les traditions

Alors, à vos marques, prêts, citrouillez-moi ça!

Je rappelle les règles : y'en a pas! ... Ah non, attendez, c'est vrai, y'en a une : Vous avez 31 mots, pas un de plus, pas un de moins pour nous faire rire, frissonner, grimacer, sur le thème de la peur, de l'étrange, de l'horreur... bref, c'est l'Halloween, amusez-vous! 

(Les commentaires de ce billet resteront ouverts jusqu'au 1er novembre.)

lundi 25 octobre 2021

Alternatives au capitalisme

Par moment on dirait que le capitalisme est impossible à éviter. Que c'est plus facile d'imaginer la fin du monde que la fin du capitalisme. Pourquoi? Probablement parce que le capitalisme est pernicieux. Il nous a habitués à l'idée que des biens et des services doivent s'échanger contre une valeur équivalente en biens ou en services, représentée par de l'argent. 

Mais qui a fixé cette valeur? Qui a décidé qu'une heure du temps d'un plombier valait dix romans? L'offre et la demande, direz-vous... mais dans ce cas, ces temps-ci, rien ne devrait valoir plus cher qu'une heure de temps d'une infirmière ou qu'une place dans une garderie. Et pourtant! Voilà bien qui illustre que les "lois du marché" ne sont pas du tout des obligations. Elles sont manipulées. Et à d'autres époques de l'histoire, on a accordé des valeurs différentes à d'autres éléments de la société...

Révisons donc la théorie et les principes de base (très très de base, voire caricaturés) des principaux systèmes économiques... 

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Capitalisme

Les moyens de production (terres, usines, forces de travail, ressources naturelles) sont détenus par des individus. Les biens produits ou les services rendus sont échangés contre d’autres biens ou services, par le biais d'une monnaie représentant leurs diverses valeurs, selon les lois de l’offre et de la demande et du libre marché. 

En théorie, quelque chose de disponible en grande quantité ou peu populaire ne vaut pas cher, contrairement à quelque chose de produit en petite quantité et qui vaut cher. On produit plus qu’on consomme (alors on pousse à la surconsommation.)

Les riches et puissants possèdent beaucoup de moyens de production ou beaucoup d’argent.

Exemple : Vous voulez du pain, vous travaillez une heure dans une quincaillerie, on vous paie une somme d’argent qui vous permet d’acheter quatre pains, vous la dépensez comme vous voulez.

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Communisme

Les moyens de productions (terres, usines, forces de travail, ressources naturelles) appartiennent au groupe. Les biens produits ou les services rendus sont distribués selon des rations fixées pour le bien commun. 

Quelque chose d’essentiel à la vie et facile à produire est peu rationné, tandis que quelque chose de peu essentiel et de difficile à produire vaudra beaucoup. On essaie de produire juste ce qu’on consomme (mais des fois on se plante et on a des pénuries). 

Les riches et les puissants n’existent théoriquement pas ou alors ce sont ceux qui possèdent des savoirs ou des talents rares et utiles. 

Exemple : Vous voulez du pain, vous allez à la boulangerie et on vous remet votre ration de pain, à laquelle vous avez droit en tant qu’individu participant à la société. 

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Si on mélange le capitalisme et le communisme, on obtient le socialisme, soit le système québécois actuel. Certains moyens de production appartiennent au groupe (le système de santé, Hydro-Québec, le système scolaire, les garderies) et ils sont distribués gratuitement ou à faible coût, selon le principe du rationnement (on n'y pense pas, mais on ne peut pas aller voir un médecin si on n’est pas malade ou faire éduquer un enfant qui n’est pas le nôtre). D’autres moyens de production sont détenus par des individus et soumis aux lois du marché. 

Jusqu’ici, on parlait de systèmes modernes. Maintenant, allons visiter les systèmes du passé… 

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Économie de subsistance 

Il n’y a presque pas de moyens de production, à part la force de travail individuelle. Chacun produit un peu de tout, afin d’essayer d’être autosuffisant et de survivre. Quand on a des surplus de quelque chose d’essentiel, on troque avec les voisins. Quand le voisin meurt de faim, on l’aide afin que le groupe survive. 

La valeur d’un bien fluctue selon sa disponibilité et sa capacité à soutenir la survie. On consomme tout ce qu’on produit. (De toute façon, on n'a pas vraiment de moyen de stocker.)

Les riches et puissants sont ceux qui ont réussi à produire des surplus (peut-être parce qu'ils sont bons dans toutes leurs productions ou parce qu'ils sont excellents dans l'une d'elle) et qui peuvent les distribuer à ceux qui vivent des coups durs. 

Exemple : Vous voulez du pain, j’espère que votre récolte de grains a été bonne. Si non, vous pouvez toujours demander au voisin de vous en échanger contre un bol en terre cuite, mais ça se pourrait qu’il préfère des carottes.

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Palatial (ex : Mésopotamie, Égypte antique)

Les moyens de production (terres, forces de travail, ressources naturelles, etc) appartiennent à tout le monde (ou au roi/dieu/dictateur), mais il faut organiser le travail si on veut survivre et spécialiser les tâches de chacun. Comme tout le monde ne peut pas produire de tout, on amène toute la production au palais (ou au temple) et l’administration se charge de la redistribution. 

Les biens n’ont pas de valeur relative, seulement une disponibilité plus ou moins grandes. On consomme à peu près tout ce qu’on produit, mais les bonnes années on arrive à stocker un peu en prévision des coups durs.

Les riches et puissants sont ceux qui administrent, parce qu’ils ont tendance à se servir en premier dans les biens rares. 

Exemple : Vous avez coupé du bois toute la journée, vous l’apportez au palais, en échange on vous redonne du pain pour votre souper, un peu de bois pour votre feu et des sandales neuves.  

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Clientèlisme (ex : Rome antique)

Les moyens de production (terres, forces de travail, ressources naturelles) sont détenus par certains individus, les patrons. D’autres individus ne possèdent que leur force de travail et leur influence socio-politique (vote), ce sont les clients. Les clients promettent aux patrons de leur rendre service au besoin, de voter selon leurs demandes et, en échange, ils reçoivent des biens. 

Les biens ont une valeur qui fluctue en fonction des besoins des patrons. On consomme presque tout ce qu’on produit, mais on peut stocker en prévision d'augmentations de clientèles. 

Les riches et puissants sont les patrons, puisqu’ils peuvent accumuler des clients et donc de l’influence politiques. 

Exemple : Vous voulez du pain. Vous allez chez votre patron. Un jour, il vous donne simplement le pain. Le lendemain, il vous donne le pain et vous demande d’aller porter un message à l’autre bout de la ville. À votre voisin doté d’un physique impressionnant, il demande plutôt d’aller se joindre à une manifestation devant le bureau du juge qui s’apprête à condamner un de ses amis. 

Et c'est ici que le capitalisme peut pernicieusement vous envahir l'esprit : vous vous dites qu'un pain vaut un demi travail de messagerie ou une journée de manifestation. Mais non. Votre patron vous fait vivre au cas où il aurait besoin de vous. Un pain vaut votre fidélité et votre disponibilité. Ce n'est pas un échange de valeurs égales selon notre oeil moderne. 

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Féodalisme (ex : Europe du Moyen Âge, Japon impérial)

La terre est le principal moyen de production, elle n’appartient à personne (sauf peut-être au roi) et ne peut être vendue. Mais un seigneur possède le droit d’administrer la terre. Il délègue ce droit, sur une parcelle nommée fief, à un vassal, contre promesse de loyauté et service. Si le vassal est puissant, ce service sera militaire et le vassal pourra à son tour déléguer des droits d’administration de parties de sa terre. Si le vassal est un paysan, le service sera de cultiver la terre et de remettre une partie de sa récolte. Certains biens (fours, moulins, ponts, terres non cultivées) sont communs à tous les vassaux d’un même seigneur.

La terre a une valeur à la fois nulle et infinie, les biens les plus précieux ont une utilité militaire (nourrir ou équiper les troupes). Un capitalisme naissant s’organise autour des surplus agricoles et artisanaux, mais on consomme pas mal tout ce qu’on produit. 

Exemple : Vous voulez du pain. Si vous êtes paysan, tout va bien : sauf sécheresse ou autre cataclysme, vous en avez produit. Si vous êtes un seigneur, vous avez du grain donné par vos paysans en échange de l’usage de vos terres, de la farine donnée en échange de l’usage du moulin et peut-être même une miche fraîchement sortie du four et remise en échange de l’usage dudit four. Tout va bien, sauf si votre propre seigneur a besoin de partir en guerre, auquel cas vous mangerez votre pain si vous survivez. Si vous vivez en ville et que vous voulez du pain, j'espère que avez produit quelque chose d'utile que vous pouvez vendre afin de vous en acheter, sinon vous pouvez aller voir votre guilde ou votre paroisse, ils auront peut-être du pain pour vous.  

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Mercantilisme

Hybride bizarre du féodalisme et du capitalisme. Les moyens de production appartiennent en majorité au roi. On consomme la majorité des biens de subsistance qu’on produit, mais on tente de générer des surplus de biens de luxe qu’on va vendre dans d’autres royaumes. Le but est d’avoir constamment une balance commerciale positive (mais comme tout le monde veut faire ça, c’est sûr que ça va se planter!) On crée des colonies destinées à produire des biens exportables et à consommer les biens de subsistance.  

Les biens de subsistance sont vendus beaucoup trop chers, alors que les biens de luxe sont achetés à rabais pour pouvoir les revendre à profit. 

Exemple : Vous êtes un coureur des bois. Vous voulez du pain. On vous échange un pain contre huit fourrures de castor. Ces fourrures seront transformées en chapeau de feutre, qui vaudra trente pain lorsqu’on le vendra à l’Espagne. 

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Anarchie/ Communautarisme

Les moyens de production n’appartiennent à personne, mais sont gérés par qui veut bien/ sait bien s’en occuper. Les gens produisent ce que ça leur tente de produire et de consommer. Les surplus sont laissés à la disposition des autres. On considère que la contribution de tous est valable et que tout le monde mérite d’avoir ce qu’il faut pour survivre. On considère aussi que personne ne mérite d’avoir plus que ce qui lui est utile. 

On rejette les systèmes de gouvernement. La liberté des uns s’arrête à celle des autres. 

Au besoin, une démocratie directe à l’intérieure d’une petite communauté sert à orienter les productions pour éviter les pénuries et/ou planifier des réserves en cas de coups durs. 

Exemple : Vous voulez du pain. Quelqu’un en a cuit ce matin et vous vous servez. Vous allez cueillir des pommes. Vous en mangez une et laissez le reste à la disposition des autres. 

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Vous voyez? Il existe des alternatives au capitalisme. ;) 

lundi 18 octobre 2021

Atelier court - seconde édition virtuelle

Ouais, ben, on s'habitue à tout, hein?

Il y a deux fin de semaine, j'ai donné la seconde édition virtuelle de mon atelier court et... ça a mieux été que la première fois. 

Bon, c'était pas parfait. (La preuve : j'ai fini tellement épuisée que j'ai mis plus d'une semaine avant d'écrire un billet de blogue!) Mais tout de même, c'était mieux que la première fois. Déjà, j'ai amélioré mes outils technologiques (me suis acheté un nouvel ordinateur) donc je pouvais être plus dynamique, partager des écrans ici et là, faire une recherche d'image rapide tout en parlant et afficher le résultat... c'était chouette. Mes participants aussi sont rendus plus habiles avec les Zoom et Slack de ce monde, alors c'est plus fluide. On a repris l'habitude de lever la main pour parler. 

On a eu de belles discussions. Notamment au sujet des différents systèmes économiques... faudra que je fasse un billet de blogue sur le sujet. C'est tellement dur de sortir du cadre mental du capitalisme, du donnant-donnant-à-valeur-équivalente. Mais il faut le faire! C'est plus nécessaire que jamais. 

D'ailleurs, dès qu'on s'est mis à s'y risquer, ça a donné des textes géniaux, des univers beaucoup plus riches. 

Je vous en parle la semaine prochaine. D'un coup que ça vous inspirerait aussi! ;) 

En attendant, je vais rêver du jour où on va retourner aux ateliers en présentiel. Même si se trouver un local et/ou un moyen de transport était toujours un casse-tête. :p (Y'a jamais rien de simple, hein? ;) 



mercredi 29 septembre 2021

Tranche de vie (48)

C'est officiel, mon roman policier paraîtra en 2022 aux éditions Alire!!! Dire que je suis folle de joie, c'est un euphémisme! Je traîne cette histoire et ses personnages (que certains d'entre vous auront rencontré dans la défunte revue Alibis) depuis presque 10 ans. Mettons qu'elle a connu de nombreuses réécritures. 

Et là, il en reste une à terminer.

Durant ce retravail, la direction littéraire me fait remarquer que j'utilise "clef" et "clé" dans mon roman et me demande de choisir une graphie. Je cherche pour être sûre que "clef" (que je préfère) est toujours utilisé et accepté. Ok, c'est bon. Search and Replace dans tout le texte. Dernière occurence : "clé USB". Je remplace par "clef USB". 

Ouache! Ah non, quelle horreur! Re-search re-replace. On va mettre "clé" partout.

Ouin, ça c'est un niveau de productivité digne de la virgule d'Oscar Wilde. :p 

lundi 13 septembre 2021

Comment écrire un synopsis (2)

Bon, j'ai déjà fait un billet il y a quelques mois sur "Comment écrire un synopsis". À voir ce que je reçois comme synopsis (et les questions qu'on me pose en privé) faut croire que c'était pas suffisant. Alors aujourd'hui, je vais vous donner un exemple concret. 

Prenons une histoire que tout le monde connaît : ce bon vieux Star Wars épisode IV (aussi connu comme "le premier" pour les vieux croûtons dans mon genre). 

La mauvaise méthode pour me présenter ce Star Wars serait : 

Les Forces Impériales, sous les ordres du cruel Darth Vader, tiennent la princesse Leia en otage, dans l'espoir d'écraser la rébellion contre l'Empire Galactique. La princesse envoie un appel au secours à Obi-Wan Kenobi, le dernier des Chevaliers Jedi capable de manipuler la Force. Le jeune Luke Skywalker intercepte cet appel au secours et l'amène à son destinataire. Luke et Obi-Wan, avec l'aventurier Han Solo, capitaine du Faucon Millénium, vont travailler ensemble pour sauver la princesse, aider l'Alliance Rebelle et restaurer la liberté et la justice dans la Galaxie. 

Pourquoi c'est mauvais? Parce que ce n'est PAS un synopsis, c'est un résumé, qui serait à sa place en quatrième de couverture! Ça donne le goût de le voir, c'est vrai. Mais en me basant là-dessus, il y a plein d'éléments que j'ignore. 

Un bon synopsis, ça devrait me permettre, sans même avoir lu le document (ou vu le film) d'en parler COMME SI je l'avais vu. Pourquoi? Parce que, comme éditrice, je veux savoir, pendant que je lis votre manuscrit, si vous avez réussi à accomplir votre but. Je ne veux pas lire 400 pages pour me rendre compte que "oups, votre punch je l'avais deviné à la page 4 et il n'y en a pas d'autre" ou "ah ouin, facque votre fin c'est un genre de propagande pro-arme, j'ai pas envie d'éditer ça!" ou encore "le personnage principal est donc celui, fort intéressant, qui apparaît à la page 75, pas le twit qu'on suivait depuis le début du roman et qui m'a donné envie d'abandonner ma lecture". 

Un bon synopsis va non seulement intéresser l'éditeur, mais, surtout, il va le mettre dans le bon état d'esprit : l'éditeur va déjà lire votre texte avec non pas un oeil de lecteur qui découvre une histoire - et qui pourrait perdre intérêt à la première longueur ou maladresse - mais un oeil de directeur littéraire, qui sait dans quelle histoire il s'embarque et qui observe la différence entre ce que vous avez essayé de faire et ce que vous avez réussi à faire. 

Donc, reprenons Star Wars. Un synopsis approprié ressemblerait à : 

Il y a fort longtemps, dans une galaxie fort lointaine, un Empire Galactique étend son hégémonie. Cependant, une Alliance Rebelle, dirigée par la princesse Leia se dresse contre lui. Loin des conflits politiques, sur une planète désertique, le jeune Luke Skywalker mène une vie paysanne, non loin de l'endroit où Obi-Wan Kenobi, secrètement le dernier des Chevaliers Jedi, vit en ermite. 

Lorsque Leia est faite prisonnière par Darth Vader et l'Empire Galactique sur une base sidérale, elle lance, via un robot, un appel à l'aide à Obi-Wan Kenobi... appel qui tombe entre les mains de Luke. Luke et Obi-Wan recrutent Han Solo, un aventurier possédant son propre vaisseau spatial, afin d'aller sauver la princesse. 

Le sauvetage est mouvementé, mais il réussit. Obi-Wan est tué par Darth Vader (qui est une version noire d'un Jedi) durant l'évasion, mais la princesse prend les choses en main et les pouvoirs de Jedi de Luke sont révélés. Lorsque les évadés rejoignent l'Alliance Rebelle, ils montent une attaque contre la base sidérale. À la dernière seconde, grâce à un retour inespéré de Han Solo, qui avait abandonné l'Alliance, et à une inspiration Jedi, la base Impériale est détruite avant qu'elle ne puisse détruire elle-même les forces Rebelles. 

Une histoire au rythme rapide qui parle d'alliances improbables, de résistance à l'oppression et des forces, magiques ou réelles, qui se révèlent dans l'adversité. 

Voilà, tout Star Wars est dans ce synopsis. Est-ce que la différence entre les deux types de texte (résumé vs synopsis) est plus claire à présent?

Signé : une éditrice pas mal tannée de lire des résumés. :p 

lundi 16 août 2021

Ma première traduction!!!

J'en ai parlé ailleurs, mais c'est désormais officiel (contrat signé, argent encaissé et tout) : ma première traduction paraîtra bientôt dans OnSpec, un magazine canadien anglais de science-fiction!

Je. Vais. Publier. En. Anglais. Whoa!!!

Après des années à lire des traductions de l'anglais, puis directement les publications anglophones, j'ai de la misère à croire que c'est au tour d'un de mes textes de faire le chemin inverse. C'était même pas sur la liste des trucs que j'espérais faire un jour. O.o 

Tout ça grâce à Margaret Sankey, une jeune traductrice qui a lu "Oikos cherche cuisinière" et a décidé que ce texte méritait d'être traduit. 

Je sais que c'est sans doute une histoire d'une seule fois, que ça débouchera pas sur une carrière internationale, mais... quand même. J'suis excitée comme un enfant de 4 ans la veille de Noël! J'ai hâte de tenir le magazine dans mes mains! Je vous mettrai une photo ici quand je l'aurai!