jeudi 2 avril 2020

Décompte : 43 jours

Il reste 43 jours.

Que va-t-il se passer dans 43 jours? La fin du confinement?

Ce serait bien. Mais honnêtement, ça m'étonnerait de plus en plus.

Cela dit, pandémie ou pas, dans 43 jours je change de domicile. Les déménageurs sont réservés. Le meuble manquant essentiel (un lit pour ma fille) est commandé. Les boîtes sont commencées. Restera à finaliser ça et à s'attaquer aux changements d'adresse.

Je m'imaginais changer de domicile au milieu d'une bande d'amis venus attaquer le ménage et le déplacement des meubles avec forces rires, bières et pizzas.

À la place, ça risque d'être en solo, avec masque et gants.

Je me voyais camper une semaine ou deux dans un appartement en travaux, mais attaquer juin dans une demeure fraîchement repeinte, tous ses petits bobos réglés, avec une décoration qui me ressemble.

Je m'enligne plutôt pour des mois de confort approximatif, au milieu de petites réparations que je ferai moi-même, de mon mieux, en attendant de pouvoir confier les gros bobos à des professionnels. Et le condo va être laitte pendant un moment.

J'essaie de ne pas me décourager. Mes économies fondent, mais je n'ai pas de problème financier immédiat. Je peux attendre l'aide du gouvernement. Je suis en santé, ma puce aussi. Elle commence à lire. Son premier mot découvert lettre par lettre fut "luciole".

Une bibitte qui met de la lumière un bref instant dans l'obscurité. C'est poétiquement approprié.

mercredi 25 mars 2020

Mon conseil : écrivez

On est pas tous égaux devant la pandémie.

Pour les gens sans enfant payés à rester à la maison avec leur amoureux, c'est la vie de chalet. 

Pour les gens avec enfants payés à rester à la maison, c'est un peu le chaos, mais c'est aussi du beau temps en famille.

Pour les gens avec enfants qui doivent télétravailler ou, pire, continuer à aller travailler, c'est un peu beaucoup le bordel.

Pour les employés des services de santé, la tâche est herculéenne et l'épuisement guette.

Pour ceux qui n'ont plus de revenu, l'angoisse financière est étouffante.

Pour les célibataires et les esseulés, le manque de contact humain est un vide souffrant.

Pour ceux qui sont loin de leurs êtres chers, l'inquiétude ronge le coeur.

Quand un proche est atteint, le monde semble trembler sur ses bases.

Peu importe notre situation, la situation est anormale.

Mon conseil d'auteure : prenez un carnet et écrivez. Faites un journal. Notez vos pensées. Les belles, les noires, les craintes, l'épuisement, les moments de pauses, les moments doux, les moments de drame, les heures esseulées... Mettez-vous à la poésie, aux chansons, à la philosophie... Peu importe que ce soit bon ou mauvais, pertinent ou pas.

Écrivez, ça servira plus tard à vous rappeler. 

Écrivez, ça vous tiendra lieu de thérapie.

Écrivez...

Mais de grâce, ne mettez pas tout ça en ligne en direct. On est tous dans la même galère, alors la marche à suivre c'est "ta gueule pis rame". :p

lundi 23 mars 2020

Tout va bien!

Ne paniquez pas : vous êtes bien sur mon blogue! Et oui, il a changé de look pour la première fois depuis sa création! :p

Écoutez, la pandémie et les annulations de contrats, ça libère du temps pour faire du ménage. J'espère que vous aimez le nouveau thème, il risque d'être là longtemps! hihihihihi! (Parce qu'on va espérer qu'on aura pas des pandémies trop souvent.)

Je sais pas comment vous survivez au confinement, mais chez nous... euh... on fait aller.

J'suis pas en train d'écrire le prochain Frankenstein, parce que je dois m'occuper de ma puce, mais je n'ai pas assassiné Vincent (et il ne semble pas planifier non plus ma disparition inexplicable), pis ma cocotte progresse dans son apprentissage de l'alphabet, donc tout va bien je suppose! :p

Je panique en pensant à comment je vais réussir à gagner ma vie si les mesures de distanciation sociale se poursuivent, mais comme je fais partie des rares artistes avec des économies de côté, ça va aller pour un bout de temps.

Ah pis anyway j'ai pas le temps de penser à ça : je dois commencer à planifier mon déménagement pour la mi-mai! O.o Déménager au milieu d'une pandémie... c'est drôle, on voit jamais ce genre de scénario dans les films et les livres. :p

lundi 16 mars 2020

Comment écrire un synopsis

Ni la quarantaine, ni la présence de ma puce, ni la cohabitation avec mon ex, ni les multiples dates de tombées, ni la frustration de ne pas pouvoir voir mon amoureux ne m'empêcheront de tenir ce blogue!

La preuve : voici un billet. :p

Son inspiration est née lorsque (pour une raison que je vous expliquerai plus tard) je me suis retrouvée à devoir lire plusieurs synopsis de roman.

Et que j'ai constaté que, mes dieux, l'art d'écrire un synopsis semble obscur! J'ai donc décidé de vous donner une méthode simple - partiellement piquée à nul autre que Neil Gaiman - qui a déjà fait ses preuves (notamment, depuis que j'écris mes synopsis ainsi, je me rends beaucoup plus souvent en deuxième lecture chez les éditeurs ;)

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Comment écrire un synopsis 

Premier paragraphe : présenter le ou les personnages principaux, leurs buts et conflits, ainsi que l'univers du roman et les thèmes.

Deuxième paragraphe : expliquer les retournements majeurs de l'intrigue (de manière générale, pas étape par étape) et parler des personnages secondaires.

Troisième paragraphe : dire comment les conflits majeurs seront résolus et révéler la fin (oui, oui,  même les punchs!).

Quatrième paragraphe : s'il y a lieu, dire un mot au sujet du style, de la narration et/ou du point de vue choisi.

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Voilà, c'est tout. Le résultat devrait tenir sur une page.

Pas de trucs qui s'étalent pendant des heures et disent que  A fils de B frère de C étranglera X fille de Y lorsque de la bataille de Z. C'est inintéressant pour le lecteur qui ne connaît pas encore les personnages. Vous voulez donner une idée générale du déroulement des événements, pas le détail.

Vous ne voulez pas non plus laisser planer le suspense : vous n'écrivez pas une C4. Donner le punch dès le synopsis, ça permet au lecteur de la maison d'édition de voir si c'était évident dès la page 4 ou s'il y a place au doute à mi-parcours.

Et, de grâce, le synopsis n'est surtout pas la place pour expliquer depuis combien d'années vous travailler ce texte et à quel point vous le trouvez achevé. Laissez l'éditeur penser que vous avez peut-être écrit votre manuscrit vite-vite sur un coin de table. Si c'est génial, il vous canonisera. Si ce l'est moins, il vous pardonnera! ;)

(Mais ne donnez pas volontairement l'impression que vous avez écrit à la va-vite sur un coin de table. Corrigez toutes les maladresses que vous pourrez et faites-vous confiance : il en restera! Hihihihi!)

Là-dessus, je souhaite bonne écriture (de manuscrit ou de synopsis) à tous ceux qui vivent leur quarantaine sans enfants dans les pattes! :p Profitez-en bien!

lundi 9 mars 2020

Passée et à venir

Alors, pour faire court, la semaine de relâche a eu l'air de ça :


Bricolage avec une amie, musée et écriture à la plume, beaucoup de jeux (et de dragons), pis une journée à faire, découper et décorer des biscuits.

Le verdict de la puce hier soir : les semaines de relâche, c'est trop génial! (Ouf! Au moins elle a eu du fun.)

Mon verdict : aïe, j'ai accompli zéro travail cette semaine! Ben trop crevée! L'été va être dur et non productif! O.o

Dans la semaine à venir, je m'en vais là :

Centre Culturel Pauline-Julien
Trois-Rivières 

On va discuter de l'écriture de nouvelles de genre et de nos parcours. Mathieu étant un gars fort sympathique qui ne manque pas de répartie, ça devrait être instructif et drôle!

À part ça...

Enfin!!!

Je vous laisse : je vais courir partout pour terminer des contrats et pour commencer à préparer un déménagement qui pourrait survenir... dans moins d'un mois! Bonne semaine!

vendredi 28 février 2020

Semaine de pyjamas

Aujourd'hui commence la première semaine de relâche de ma puce. (Oui ça commence aujourd'hui, parce que l'école y a accolé une journée pédagogique).

Ce qui veut dire que je ne serai pas très disponible pour la prochaine semaine. N'espérez pas de billet de blogue, ni de réponse à d'éventuels courriels! Hihihihihi!

Histoire de ne pas laisser ma puce végéter devant la télé pendant toute la semaine (malheureusement, elle en serait très capable : elle aime autant que moi qu'on lui raconte des histoires et elle ne serait pas encore lire!) je lui ai demandé quelles activités elle aimerait faire.

Sa demande : qu'on passe beaucoup de temps en pyjamas et qu'on décore des biscuits avec des guimauves et des bonbons. Et qu'on aille dans un musée.

Je sais pas ce que vous allez faire dans les prochains jours, mais les miens s'enlignent pas pire pantoute! hihihihi! Hormis l'absence de temps libres, ça devrait bien aller! ;)

mercredi 26 février 2020

Élément déclencheur et roman policier

Voilà plusieurs années que j'enseigne le schéma narratif en atelier. En martelant pas mal toujours la même chose : il faut qu'un élément déclencheur survienne dans le premier 10% du récit.

Bon, j'suis pas puriste, mettons qu'on peut se rendre à 15%, voire 20% si vous connaissez bien votre public et le savez patient. Mais reste que dans le premier quart du texte, il doit se passer quelque chose qui annonce la suite sinon, votre lecteur risque de perdre intérêt.

Récemment je me suis rendue compte qu'il y a une gigantesque exception à cette règle : le roman policier.

Dans un roman policier, on sait qu'il y aura, tôt ou tard, un mort ou un crime et l'enquête associée. Alors l'auteur peut prendre son temps au début du livre, donner l'occasion aux enquêteurs de vivre leur routine, amener le lecteur sur des fausses pistes, dans des enquêtes qui se révéleront secondaires...

Parce qu'il sait à quoi s'attendre, ou qu'il pense qu'il le sait, le lecteur va s'accrocher, dans l'attente du déclencheur qui surviendra... ou pas! ;)

Ça donne plein d'idées de tours à jouer au lecteur, vous ne trouvez pas? Hihihihihi!