mardi 28 juillet 2026

L'Odyssée : grand déploiement, petite déception

J'ai finalement vu l'Odyssée. Et bon, c'était bien, on s'ennuie pas (pour un film de cette longueur, ça passe même très vite), mais en tant qu'historienne antiquisante, j'ai été déçue. (Avertissement: y'a ptêt des trucs qui seront vus comme des spoilers dans ce qui suit.)

Par le visuel? Non, rien à dire! Y'a même plusieurs éléments matériels (la grande salle avec la rigole d'eau courante au centre, les braseros avec réflecteurs de bronze, etc) que j'avais rarement vus représentés. Et certaines scènes sont juste époustouflantes! (Les géants, notamment, ou les transformations par Circée, mais je déconseille de manger en les regardant.) L'équipe a fait une bonne job pour mélanger la matérialité grandiose des palais de la civilisation mycénienne (époque où l'histoire est supposée se dérouler) avec les coutumes beaucoup plus modestes des siècles obscurs (époque où les épisodes ont été composés et qui les a influencés, notamment avec l'idée qu'un étranger pouvait se retrouver à la table du roi de Sparte).

Par le casting "woke"? Ben non! Les Grecs avaient des liens commerciaux avec tout le pourtour méditerranéen, donc les teints de peau diversifiés, c'est pas dérangeant. Et au milieu de femmes pâlottes, est-ce vraiment dur de croire qu'une beauté plus exotique soit celle remarquée? (Oh et Elliot Page joue mieux que la majorité des rôles secondaires qui sont un peu plats.)

Par le rôle donné à Pénéloppe? Non plus. C'est probablement même là où Nolan est resté le plus près de l'esprit du texte quoiqu'il la fasse parler davantage: Pénéloppe, c'était une femme forte et rusée. 

Ce qui m'a décue, c'est la relecture du personnage d'Ulysse. L'Odyssée, voyez-vous, c'est un mythe fondateur de la culture grecque parce que son héros représente tout ce que cette civilisation admirait : la ruse, l'intelligence, le mensonge brillant, la compétition remportée... bref la capacité de gagner contre plus gros et plus fort que soit tout en respectant la lettre des règles, notamment celles de l'hospitalité, mais en profitant des failles. L'Odyssée, c'est, traditionnellement, l'histoire d'un homme qui s'est mis le dieu Poséidon à dos, mais qui réussit quand même, à force de machinations, charmes et admirables tromperies (dont des histoires de monstres qui ne sont peut-être pas vraies puisqu'il en est le narrateur, potentiellement non fiable), à revenir chez lui. Et reprendre son trône.

Le projet de Nolan a plutôt été de nous montrer un Ulysse détruit par les horreurs de la guerre et qui craint de rentrer chez lui, parce qu'avec la ruse du cheval, il considère avoir brisé les règles entourant les offrandes de paix (c'est pas le cas dans le texte original) et encouragé d'autres hommes à briser d'autres règles sacrées et à provoquer la fin de la civilisation (la destruction des palais mycéniens étant parfois attribuée à de mystérieux Peuples de la Mer, c'est assez ingénieux de faire passer des Grecs revenant de Troie et se livrant au pillage pour ces fameux Peuples). Bref, Ulysse avait peur que son royaume ait été détruit en son absence et/ou d'y ramener avec lui la destruction et/ou de ne plus savoir y vivre, donc il a facilement été détourné de son objectif (et ne proteste pas quand ses hommes ne l'écoutent pas, même s'il est le roi). Dans le cadre du film, l'idée se tient. Le projet est accompli.

Mais un gars hanté et traumatisé et qui réagit au lieu d'anticiper et planifier, ça fait un héros assez drabe. Et quand on aurait pu avoir un charmant roublard à la place, ça laisse une historienne sur sa faim. 

En plus, comme Luc a très justement remarqué, cette relecture moderne laisse planer l'idée que faut surtout pas défier les dieux parce que la civilisation va s'effondrer, pis y'a juste les héros qui s'en sortiront. (On parle des dieux ou des GAFAM?)

(PS : Tout en saluant avec soulagement l'absence de viol montré, je peux pas m'empêcher de noter que le visuel du film est très puritain.) 

lundi 20 juillet 2026

Ma fille a poussé dans les dunes

De retour d'une semaine de repos à Tadoussac avec lecture, déconnexion, baleines, dunes et bruit des vagues, je constate que... ma fille est désormais moins petite que moi! (J'allais écrire "plus grande" mais j'vais être réaliste.)









vendredi 5 juin 2026

La fin des liens échouera

Les algorithmes nous ont poussé à nous polariser. 

L'IA veut nous pousser à consommer du contenu générique, sans humanité. 

En gros, on recherche la fin des liens humains. Pourquoi? Parce qu'isolés, malheureux, préoccupés seulement par notre survie jusqu'au lendemain, on est plus faciles à exploiter, à manipuler...

Mais l'humain, c'est un être social, qui recherche les connexions, soit en personne, soit via l'art. Parce que créer, c'est communiquer, c'est inviter l'autre dans notre tête. 

Le jour où tous les romans vendus seront écrits par IA, où toute la musique sera générée par IA et où toutes les images et films seront faits par IA, eh bien ce jour-là...

L'industrie du divertissement va s'effondrer. Les gens vont préférer sortir dehors, se réunir sur un coin de rue avec des tambours improvisés, chanter un peu faux, raconter des histoires maladroites, peindre de leurs mains des fresques naïves... bref, créer. D'eux-mêmes. 

De la même façon que de plus en plus de gens réapprennent le tricot ou la broderie, même si des productions industrielles peuvent faire pareil plus vite et "mieux". 

Les machines n'aiment pas créer. Nous, si.

Quand même, c'est rassurant. Un peu. 

samedi 2 mai 2026

Changer une bonbonne de propane, théorie et pratique

Allez, ce blogue est rendu ben trop sérieux, ça fait longtemps que je vous avais fait le coup d'un billet "théorie et pratique" (sans doute parce que dans ma nouvelle vie, j'ai pas de maison à entretenir...). Pour ceux qui n'ont pas connu les classiques, je vous invite à aller lire mes aventures de sapin de Noël, de lave-vaisselle, de fenêtres et d'arbres à planter (notez que le chum de ces aventures était mon ex-mari, n'allez pas accuser Luc de ses tares :p ).  

Pour les autres, voici un nouvel épisode. 

Alors, cette semaine, Luc et moi avons constaté que la bonbonne de propane de notre barbecue était vide. Juste au moment où s'annonce - enfin - la saison des grillades. Malheur!

Qu'à cela ne tienne, c'est pas compliqué changer une bonbonne, on l'a fait souvent. Il suffit de : 

1- Avoir accès à une voiture;

2- Débrancher la bonbonne du barbecue;

3- Aller au Canac, Canadian Tire ou autre Rona le plus proche pour faire remplir la bonbonne;

4- La rapporter;

5- La rebrancher.

----------------------------------------------------------------

Ça a l'air simple, hein? Mais bon, évidemment, pour nous, il faut ajouter de petites étapes : 

1- Avoir accès à une voiture implique...

1.1 - Décider si on va louer une Communauto pour ça ou soudoyer une connaissance avec une promesse d'un souper de grillades pour qu'elle nous donne un lift ; 

1.2 - Ayant opté pour le chantage gastronomique, choisir la victime, euh, pardon, le chauffeur; 

1.3 - Communiquer avec cette personne et la convaincre (vu les talents de Luc en cuisine, c'est pas trop dur); 

1.4 - Faire coïncider les horaires de tout le monde pour obtenir ledit lift (jusque là, tout va bien); 

2- Débrancher la bonbonne du barbecue... c'est ici que ça se gâte!

2.1 - Chercher la clé du cadenas qui empêche, vu notre terrasse en rez-de-chaussée, qu'on se fasse voler notre barbecue et/ou la bonbonne qui l'alimente; 

2.2 - Constater que la serrure du cadenas est recouverte de rouille, au point où on ne voit plus la fente pour la clef!;

2.3 - Après avoir gratté la serrure et abondamment arrosé le cadenas de Gig-a-loo, constater qu'on a retrouvé le trou de serrure, mais que quelque chose est pogné dans la serrure;

2.4 - Conclure que notre cadenas a rempli son office : quelqu'un a bien tenté de nous voler et n'y est pas parvenu, youhou!; 

2.5 - Constat corolaire : même après avoir retiré le morceau intrus et avec la bonne clef, la serrure est brisée et le cadenas n'ouvre plus, et on finit même par péter la clef dedans, ostie!;

2.6 - Sacrer pendant que la personne qui s'est portée volontaire pour donner le lift fait une sieste sur votre sofa; 

2.7 - Essayer 4-5 méthodes pour faire levier et briser le cadenas;

2.8 - Admettre que ça va prendre des cutters, des gros; 

2.9 - Réveiller votre lift et lui demander d'aller avec vous à la quincaillerie précédemment ciblée pour y remplir votre bonbonne, mais sans la bonbonne; 

2.10 - Acheter les plus gros cutters disponibles;

2.11 - Pis un nouveau cadenas et une nouvelle chaîne, parce que ceux actuellement en service ne survivront pas à la suite de la journée;

2.12 - Rentrer chez vous;

2.13 - Vous excuser à votre lift, lui assurer que ça sera pas long;

2.14 - Couper le cr**** de cadenas;

2.15 - Libérer la bonbonne;

2.16 - Attacher le barbecue avec le nouveau cadenas, histoire qu'il se sauve pas pendant votre absence; 

2.17 - Vous excuser à votre lift, le remercier de sa patience; 

3- Aller au Canac, Canadian Tire ou autre Rona le plus proche pour faire remplir la bonbonne et en profiter pour

3.1 - Apprendre à votre lift qu'on doit d'abord aller payer à l'intérieur;

3.2 - Puis trouver la zone de service à l'auto; 

3.3 - Au passage, faire découvrir à votre lift les méandres de la zone de service à l'auto où on est jamais trop sûr d'être à la bonne place entre les palettes de roche et les poches de terreau;

4- Rapporter la bonbonne sans problème (miracle!)

5- Rebrancher la bonbonne assez aisément aussi 

5.1 - Et la recadenasser

5.2 - Mais en prenant soin que le cadenas se retrouve sous la housse du barbecue cette fois et donc à l'abri des intempéries; 

5.3 - Ranger les nouveaux cutters, parce qu'on les garde au cas où;

5.4 - Mettre le lift à la porte parce qu'il est tard, mais promis, on se rappelle pour les grillades. 

6 - Écrire un billet de blogue sur la question et conclure avec : Merci Pascale! hihihih!

samedi 7 mars 2026

Toujours l'écriture

On m'a demandé récemment si j'avais toujours voulu écrire. J'ai répondu que oui. Que je rêve d'écrire depuis que j'ai découvert la lecture, depuis que j'ai compris que les livres qui me faisaient rêver était l'oeuvre de quelqu'un, que je pouvais, moi aussi, coucher sur papier les histoires qui m'habitaient...

Mais si ça a commencé comme ça, c'est devenu beaucoup plus. Peut-être parce que c'est arrivé si tôt dans ma vie.

L'écriture, plus les années passent et plus je constate que ce n'est pas quelque chose que je fais, c'est ce que je suis. 

Il n'y a jamais eu un moment de ma vie où je n'écrivais pas. Je n'ai pas toujours montré ce que j'écrivais, mais j'ai toujours couché des histoires sur la page. 

Parce que j'en ai besoin. Parce que c'est de cette manière que j'arrive à comprendre le monde, à lui donner un sens. Je projette sur des personnages mes joies, mes peines, mes questionnements, mes rages, mes rêves, mes cauchemars et je les regarde prendre forme. Plus jeune, c'étaient les notions scolaires que je réinvestissais dans mes écrits, m'assurant ainsi de bien les enregistrer... 

En fait, c'est le même processus qui se poursuit : je réutilise ce que j'ai appris, mais je suis passées des savoirs scolaires aux expériences vécues. 

Parfois, aussi, en relisant ce que je viens d'écrire, en regardant mes personnages interagir, je comprends des éléments du réel que j'avais sous les yeux, que je sentais sans pouvoir articuler. Dans le texte, ces éléments jouant avec la vie de quelqu'un d'autre, je les discerne enfin. 

Il y a bien des éléments de ma personnalité qui ont changé avec les années. C'est normal et sain... Dans la mesure où les changements sont venus de moi, de la maturité. Mais il y a des aspects de moi que des personnes - ou seulement "la société" dans son ensemble anonymement violent - m'ont forcée à abandonner, en dénigrant mes goûts, mes réflexes, en me gaslightant jusqu'à ce que ne sache plus trop quelles étaient mes émotions, mes idées propres, en me poussant à intérioriser patriarcat et misogynie et grossophobie et capacitisme et sans doute d'autres trucs que je ne vois pas encore... Le processus pour m'appartenir de nouveau n'est pas terminé, même si j'ai atteint un certain équilibre. 

Cependant, chaque fois qu'on a voulu toucher à l'écriture, m'empêcher d'écrire, me dire de faire autre chose, d'abandonner, ou simplement contrôler ce que j'écrivais, je me suis rebellée. Ça, ça m'appartenait. Ça, personne n'y toucherait. J'écrirais. Mes histoires à moi. Peut-être pour mes yeux seuls, mais j'écrirais. 

Il y a eu des moments dans ma vie où j'ai eu l'impression que le fait d'écrire était le seul élément qui faisait encore de moi une personne distincte, pas juste une mère-épouse générique. Le seul élément qui me permettait à moi-même de me reconnaître. La chose seule qui me motivait à continuer.

Je vivais pour écrire. 

Et je le fais encore, même si c'est moins un acte désespéré, davantage un plaisir cultivé. 

Plaisir qui s'était fait rare ces temps-ci (même le blogue était plus silencieux que jamais), mais qui revient avec le printemps. Alors avant de me plonger dans mes manuscrits, je souhaite à tout le monde un bon printemps! ;) 

vendredi 16 janvier 2026

Constats divers de janvier

Constats divers de janvier : 

1. Il suffit de publier un peu tôt en décembre un "bilan d'une année difficile" marquée par "des petits bobos, mais rien de grave" pour que la vie se venge en cassant le bras de ton chum le 26 décembre. Tsé, histoire que 2026 commence avec un vrai gros bobo à gérer. 

2. C'est quand ton chum se retrouve incapable participer aux tâches ménagères que tu mesures à quel point, d'habitude, il prend des trucs en charge! Et que, décidément, faire la vaisselle ne te manquait pas.

3. Avoir ton chum comme collègue de travail, c'est merveilleux la majorité du temps... mais lorsqu'il se pète un bras et ne peut plus travailler, ça ajoute une petite pression. (J'entends la slush pile s'élever d'heure en heure...)

4. La planète entière est en train d'apprendre ce que beaucoup de femmes savent : lorsqu'un narcissique toxique décide d'en faire à sa tête, les lois, les ententes et les paroles données ne comptent plus.

5. Tu trouves adorablement naïve la toi de vingt ans qui a décidé de peu étudier la Deuxième Guerre Mondiale, parce que "on sera quand même pas assez épais pour remettre ça". (J'avoue que c'était aussi parce que l'Antiquité me semblait beaucoup plus intéressante.)   

6. Quoi, le yoga? (Dites, j'en ai fait quatre fois depuis Noël, vu la situation, c'est un exploit.)

vendredi 19 décembre 2025

Bilan d'une année difficile

L'an dernier, à pareille date, j'étais fatiguée, mais sereine. Je venais de compléter ma première année comme éditrice, j'avais publié et écrit et je me disais que pour l'année à venir, je me consacrerais à mes projets longs, que j'avancerais enfin mes romans, malgré la crainte que j'avais à me relancer dans une entreprise de longue haleine...

Évidemment, c'était sans compter la vie qui s'ingénie parfois (souvent) à nous faire des jambettes inattendues. Au lieu d'avancer mes romans, j'ai passé la première moitié de l'année à écrire frénétiquement des nouvelles pour des collectifs : une histoire de fantasy pour Territoires enchantés et royaumes ensorcellés, les aventures d'une sorcière-psychologue pour Au bûcher (tous deux publiés aux Six Brumes), une traduction fortement remaniée d'une de mes nouvelles pour l'anthologie Unréal des éditions Flame Arrow, et puis un texte (ou deux selon comme vous verrez ça) pour un projet secret qui sera annoncé bientôt. 

Ah et à travers tout ça, il m'a bien fallu veiller sur mes Magies des temps brodés! Il m'aura demandé bien des efforts pour voir le jour ce recueil-là. Les astres n'étaient pas tellement alignés. Mais bon, il existe enfin, c'est l'essentiel. En espérant qu'il trouve ses lecteurices! Mais je suis encouragée : après la table-ronde à laquelle j'ai participé au Salon de Montréal, j'ai eu une file devant ma table : cinq personnes! D'un seul coup!! Devant une table de distributeur reléguée dans un coin perdu du salon!!! (Si vous connaissez la rareté du phénomène, vous comprenez les points d'exclamation hihihihi!) 

Ma frénésie d'écriture s'est terminée à la fin août et depuis ce temps-là... rien. Oh, pas que je n'aie pas envie d'écrire ou que je manque d'idées, absolument pas! Mais c'est le temps qui a fait défaut. 

Voyez-vous, sur le plan personnel, ça a été une année difficile. Rien de grave, rassurez-vous : mon amoureux est toujours un partenaire extraordinaire et mon boulot me comble! Cependant, lorsqu'on est une famille à faibles revenus qui dépend du transport en commun et des systèmes de santé et d'éducation publics (et qu'un des membres de la famille doit littéralement sa survie à la RAMQ), et qu'on compte plusieurs personnes queer ou racisées dans son entourage, la montée générale de l'extrême-droite, les programmes des Conservateurs et les histoires de 51e état, ça n'aide pas à bien dormir la nuit. 

Après avoir eu autant de plaisir à New York l'an dernier, sentir que nos convictions de gauchistes féministes pro-choix et inclusifs nous en exile pour les années à venir, ça nous a aussi donné un coup dur au moral. On avait planifié y retourner avec la puce. Mais il est hors de question de placer notre sécurité dans les mains de cette administration. 

Ajoutez à ça un été de feux de forêt qui nous a gardés cloîtrés, puis le stress des examens d'entrée au secondaire pour ma cocotte, des petits bobos pour mon chum ou moi (des maux de dos ou d'épaule, des rhumes, etc) qui ne sont jamais tombés en même temps (ce qui faisait que l'un de nous était toujours un peu à plat), beaucoup d'anxiété devant les changements à venir pour ma puce, quelques événements littéraires, puis une abondance de travail dans laquelle je me suis garrochée parce que j'aime parfois trop ma job pour mon propre bien... 

En novembre, une rencontre de hasard a ouvert, dans ma mémoire, des portes qui étaient closes depuis si longtemps que je les avais oubliées... et des souvenirs douloureux ont déboulé. C'est pas plus mal : je n'avais jamais pris le temps de reconsidérer cette époque de ma vie avec mes capacités émotionnelles "d'adulte écrivaine informée sur la psychologie et qui a fait une thérapie". J'en ressors plus zen, en me comprenant mieux... mais le processus n'a pas été des plus reposant!  

Et là, début décembre, la grippe m'est tombée dessus, malgré tous les vaccins et précautions pour l'éviter. 

Bref, l'année a usé mes nerfs, qui sont restés fragiles depuis la pandémie. Malgré une semaine de vacances passée au bord d'un lac à lire les pieds dans l'eau (meilleure manière de recharger les batteries à plat), toutes les routines et les bonnes habitudes ont foutu le camp dès la rentrée : j'ai voulu compenser le temps perdu en rendez-vous divers et en réassurances de ma puce en éliminant les séances de yoga, en mettant l'écriture sur pause et en prenant un p'tit verre de plus de temps en temps pour me gâter et relaxer... 

Je savais en faisant ça que c'était une mauvaise idée. Hier, ma super-infirmière m'a chicanée. Rien de grave, m'a-t-elle rassurée, mais rien de trop bon non plus.  

Ma résolution 2026 est donc simple : reprendre le yoga quotidien. Parce que ça me sert à la fois d'exercice et de méditation, que ça m'ouvre l'esprit pour écrire et que sans l'écriture, je ne suis jamais tout à fait calme et centrée. 

C'est fou comme notre équilibre tient parfois à peu de chose. Pour 2026, j'vous souhaite de trouver le vôtre... et de le conserver! ;)