lundi 17 septembre 2018

Tranche de vie (32)

C'est dimanche après-midi. Je suis écrasée sur mon sofa et je relaxe un peu de notre fin de semaine occupée, tandis que ma puce fait semblant d'essayer de faire sa sieste.

Je tourne la tête vers ma salle à dîner et je remarque qu'un carré se découpe nettement dans le plafond, comme si les joints étaient soulevés, plus apparents. Surtout dans un coin, vers le milieu de la pièce.

Ma petite paranoïaque intérieure et ma contre-partie raisonnable se mettent alors à débattre. (Ouais, y'a des gens qui ont un ange et un démon sur leurs épaules. Moi j'ai une paranoïaque persuadée que sa maison est en train de pourrir autour d'elle et une fille raisonnable, créée de toute pièce après plusieurs visites chez le psychologue, qui s'efforce de la calmer).

Paranoïaque -- Hé! C'est quoi ça? C'était pas comme ça avant! On dirait des traces d'infiltration d'eau. Le papier des joints a l'air gondolé!

Raisonnable -- Mais non, ça doit toujours avoir été comme ça. Tu dois le remarquer à cause d'un jeu de lumière particulier, pis parce que tu es paranoïaque!

Paranoïaque -- On est souvent ici à cette heure-ci de la journée et on regarde le plafond exactement sous cet angle. Moi je te dis que c'était pas de même hier. Est-ce qu'on peut aller y toucher? Si c'est dur, ça voudra dire que c'est le joint qui est en relief et que ça a toujours été de même. Mais si c'est mou...

Raisonnable -- T'es pas sérieuse, là? Faudrait arrêter notre émission, aller dans la salle à dîner, monter sur une chaise, jouer les équilibristes, tout ça pour toucher à une bosse dans le plafond? Non.

Paranoïaque -- Envoye-donc!

Raisonnable -- Non!

Paranoïaque -- S'te plaît!

Raisonnable -- Non! J'écoute mon émission, bon!

Paranoïaque -- Ben non, tu l'écoutes pas : tu discutes avec moi. Pis t'as pas fini, j'te signale. J'te lâcherai pas. Tu pourras jamais te concentrer, pis si jamais ça coule vraiment dans le plafond et que ça empire, tu...

Raisonnable -- Arrrgggg!

Vaincue, je me levée et je suis allée dans la salle à dîner. J'ai positionné une chaise sous l'endroit suspect, j'ai grimpé, je me suis étirée (à la taille que j'ai, toucher le plafond, même juchée sur une chaise, c'est pas facile!) et... mon doigt s'est enfoncé dans un plafond spongieux. Gonflé d'eau.

FUCK!

Appel fut passé aux assurances. Verdict temporaire de l'expert venu hier : on dirait qu'il y a de l'eau qui coule dans les murs quand on prend nos douches.

Là j'attends la compagnie qui va venir trouer mes murs, peut-être arracher ma douche et tenter de comprendre d'où vient cette eau.

À vue de nez, ça veut dire que je vais me retrouver avec une salle à dîner, une salle de bain principale, une lingerie (adossée à la douche) et peut-être une autre pièce ou deux en travaux. (Je crains particulièrement pour le garde-robe de ma chambre, qui s'adosse lui aussi à la salle de bain.)

Ai-je besoin de spécifier que je suis découragée et mentalement épuisée rien que de penser au processus qui s'en vient? Et qui devra être géré en même temps que mes divers contrats et engagements?

Enfin, au moins on a une salle de bain avec douche au sous-sol. À défaut d'être de bonne humeur, au moins je resterai propre.

Soit dit en passant, 2018 nous ayant à date coûté un dégât d'eau dans le salon, un nouveau frigo et maintenant le dégât d'eau salle à dîner/salle de bain, j'aimerais que les tuiles arrêtent de nous tomber dessus là! Parce que j'ai beau avoir dépassé mes objectifs financiers de l'année, j'ai quand même dû piger dans mes fonds d'urgence, pis j'ai un peu l'impression d'avoir travaillé pour rien. :( J'ai hâte qu'elle finisse cette année-là!

vendredi 14 septembre 2018

J'aime boire!

Des fois, on se fait poser des questions en apparence très simples, dont la réponse est sans doute évidente pour la plupart des gens, mais qui nous plongent dans des abysses de perplexité.

Pour moi, ce sont celles-ci :

Es-tu plus thé ou café?

Café chaud ou glacé?

Thé aromatisé ou nature?

Bière ou vin?

Bière noire, rousse ou blonde?

Vin rouge ou blanc ou rosé? Ou champagne?

Cocktail compliqué ou simple alcool sur glace?

Eau pétillante ou boisson gazeuse?

Ça te dérange si j'ai mis de la menthe et/ou des concombres et/ou des oranges dans l'eau?

Il n'est pas rare que je commence ma journée avec un café au lait, chaud ou glacé, pour enchaîner avec un thé aromatisé sucré, chaud ou froid, puis un thé vert très herbeux et amer. Le midi, je bois de l'eau pétillante ou une boisson gazeuse sans sucre, avant de reprendre un café. Le soir, c'est encore de l'eau pétillante ou des boissons gazeuses sans sucre, puis je passe au thé sans caféine. La fin de semaine, il y a souvent du vin rouge avec mes soupers de pâtes, du rosé si c'est l'été, du saké avec mes plats asiatiques, du champagne si on a quelque chose à célébrer. On fait la fête chez des amis? Je peux très bien boire un drink rose et pétillant et ultra girly en début de party, continuer avec de la bière ou du vin, puis siroter plus tard un whisky sur glace avec mon chum et les autres boys. Je bois peu d'eau plate, parce que, ben, je la trouve plate, sauf après un entraînement, parce que là elle est divinement bonne.

Pour moi, cette diversité des breuvages, c'est normal. J'accorde mes diverses boissons à la saison, mes humeurs, mes envies et les plats que je mange. Avoir une tasse fumante ou un verre bien frais à la main, c'est un plaisir sensuel et souvent renouvelé.

Avec les années, j'ai compris que ce n'était pas comme ça pour tout le monde. Que la plupart des gens boivent par nécessité, sans trop y penser, et ont des goûts assez arrêtés en matière de breuvage. Alors que je n'ai pas encore rencontré un truc que je n'arrivais pas à boire! Hihihihihi! (Même si la bière IPA est une proche candidate.)

J'en suis arrivée à une conclusion : j'aime boire!

Je suppose que tant que cet amour ne se limite pas à l'alcool, ce n'est pas un trop gros problème! Hihihihihi! ;)

Et vous, êtes-vous plus thé ou café, vin ou bière, etc? ;)

mercredi 12 septembre 2018

En atelier, il est interdit de...

Je donne plus que ma part d'ateliers de création littéraires depuis deux ans. Pour des adultes, des ados, des retraités, des débutants, des plus-si-débutants, des assez-avancés-que-je-me-demande-ce-qu'ils-font-là, etc.

Et j'en arrive à la conclusion qu'il n'y a qu'un seul interdit dans un atelier de création littéraire :

Il est interdit de ne pas faire le travail. 

Vous pouvez le faire plus ou moins sérieusement, vite, à moitié, tout croche, sans respecter la consigne, en vous inspirant lointainement de la consigne ou en oubliant la consigne, mais vous ne pouvez pas éviter complètement de le faire. À la limite, si la consigne, l'exercice, etc, ne vous inspire pas, écrivez pourquoi.

La raison la plus évidente de cet interdit est la suivante : ne pas faire le travail d'atelier, c'est irrespectueux pour les autres participants qui, eux, se placent en position de vulnérabilité en présentant au groupe leur premier jet à peine relu.

La raison la moins connue découle de la nature du milieu littéraire : il est petit et incestueux. Les gens que vous allez rencontrer en atelier, surtout les animateurs et animatrices, ce sont peut-être les mêmes qui, dans un an ou deux, liront vos manuscrits. À tout le moins, ce sont ceux qui se feront demander par un éditeur, entre deux verres, un soir de lancement : "Heille, est-ce que tu as déjà eu X en atelier? J'ai reçu un bon manuscrit de lui, mais je me demande s'il travaille bien, s'il est fiable..."

Bref, vous ne voulez pas avoir l'air d'un lâcheux en atelier, parce qu'on s'en souviendra longtemps. Et on le fera probablement savoir.

J'aimerais dire que ce billet s'inspire d'un cas problématique que j'ai rencontré une fois, mais non, ça commence à être un problème fréquent, surtout avec les plus jeunes. Ils ont tellement peur d'échouer ou de ne pas avoir l'air assez brillant à leur goût qu'ils omettent de faire une partie des exercices (en se trouvant de plus ou moins bonnes excuses).

Et ça m'insulte, bon. C'est en travaillant qu'on devient écrivain.

lundi 10 septembre 2018

100 jours

À raison de 2 jours par semaine et 50 semaines d'ici la rentrée scolaire de septembre 2019, il me reste donc 100 jours à passer en tête-à-tête avec ma puce.

100 jours de liberté enfantine.

100 jours de câlins, de chatouilles et rires.

100 jours non planifiés, où l'horaire pourra varier selon ses besoins et ses envies.

Mais aussi...

100 jours à me demander quoi faire pour l'éveiller, l'amuser, la stimuler. (Pour éviter que ça devienne 100 jours de cris, crises et caprices).

Je veux tirer profit du fait que je peux lui offrir un environnement à la fois plus supervisé et plus souple que la garderie (et la future école). Je peux lui permettre d'explorer davantage, de risquer un peu plus, puisque j'ai seulement elle à surveiller. (Sans pour autant surcharger ses journées, bien sûr. L'ennui, c'est générateur de créativité.)

Alors... qu'est-ce que je fais?

Outre le coloriage, le découpage, la peinture, la pâte à modeler, les visites à la bibliothèque et la cuisine (elle adore m'aider à préparer des biscuits et des gâteaux), qu'est-ce qu'on pourrait faire ensemble?

Si vous avez des idées de bricolages, de recettes, de sorties et d'activités (préférablement déjà testées avec des enfants et pas trop coûteuses), c'est le moment de me faire des suggestions!

vendredi 7 septembre 2018

Tranche de vie (31)

On était au milieu de nos vacances, en route pour le camping, dans les Cantons de l'Est. Puce de quatre ans (et vessie minuscule) oblige, on s'était arrêtés dans une halte routière. Une de ces haltes qui semblent plantées au milieu de nulle part, un combiné Tim Hortons/station d'essence blotti au milieu de terres en friche.

Je me sentais vraiment en vacances. Notre première expédition de camping avec la puce avait un parfum d'aventure, même si le camping choisi ne s'annonçait pas tellement sauvage. Tout de même, on dormirait sous la tente, dans un petit coin de nature (même si on apercevrait sans doute les campeurs des terrains voisins), on ferait un feu, je cuisinerais sur mon réchaud tout neuf...

Je regardais les routes qui se croisaient autour de la halte et j'avais l'impression qu'en s'engageant sur l'une d'elles, on pourrait aller n'importe où, nulle part, Ailleurs... 

Mon chum s'est assis dans la voiture près de moi. Il a regardé autour de nous et poussé un soupir. 

-- Quand je me retrouve dans une place de même, a-t-il dit comme s'il faisait écho à mes réflexions, au milieu de nulle part, avec des mauvaises herbes qui ont poussé plus haut que ma tête, pis du monde bizarre...

Bizarre? Pourquoi trouvait-il les gens bizarres?

-- J'me dis, a-t-il poursuivi...

J'ai souri, pensant qu'il sentirait lui aussi le potentiel d'aventure, l'appel de l'Ailleurs.

-- ... maudit qu'on est ben en ville!

Ramenée sur terre et à la réalité, j'ai éclaté de rire. D'accord, mon chéri, allergique aux moisissures, aux animaux et au gluten, n'est pas un nomade, ni un homme de plein air. Moi non plus au fond. Je m'ennuie beaucoup dès que je perds ma connexion à Internet. 

On a quand même eu du plaisir en camping. ;)

mercredi 5 septembre 2018

Bientôt en librairie

L'an dernier, après que je me sois jurée d'arrêter de m'impliquer dans des projets collectifs (parce que c'est super le fun, mais ça prend du temps et ce n'est pas tellement payant), on m'a fait une proposition que je ne pouvais pas refuser : on m'a invitée à participer à la prochaine anthologie "Crimes à..." des éditions Druide.

Cette fois, cependant, les crimes seraient rebaptisés "mystères" et se dérouleraient dans une école. Quelle bonne idée! En tant qu'ancienne prof, des histoires toutes plus sanglantes et tordues les unes que les autres me sont venues en tête. Des étudiants dissipés mourraient dans d'atroces souff... Le public, a-t-on précisé, serait des adolescents. Et même des pré-ados.

Oh.

Ça c'est ma malédiction personnelle depuis quelques années. Je suis pas mal sûre que si on additionne tous mes mots publiés, j'ai écrit davantage pour les adultes que pour les ados, mais avec trois romans jeunesses à mon actif, ceux qui me connaissent moins m'identifient comme une écrivaine "jeunesse".

Enfin, c'est pas trop grave. Après tout, je suis aussi une écrivaine jeunesse. Pour ce projet, fallait juste que j'oublie mes idées les plus noires et que je me concentre sur le genre de mystère qui m'aurait intriguée lorsque j'étais à la fin du primaire.

L'actualité m'a fournie mon inspiration, mon personnage (une petite fille avec peu d'intérêt pour l'école mais beaucoup d'imagination) m'a donné le reste du texte. Et ainsi est né "Dans les entrailles du dragon de briques".

J'ai vraiment hâte de tenir le recueil en mains (le lancement aura lieu le 18 septembre à la librairie de Verdun) et de lire les nouvelles des autres participants. Quand on participe à ce genre de projet, il y a toujours un petit stress. Notre texte va-t-il se démarquer du lot? Ou, au contraire, sera-t-il éclipsé par les textes des autres? Dans le cas de ce recueil-ci, qu'on ait simplement imprimé mon texte est déjà un immense honneur, parce que... Wow! Quelle brochette d'auteurs reconnus!

J'en reviens pas. J'avais déjà du mal à croire que je serai publiée dans le même recueil que Simon Boulerice, Martine Latulippe et Suzanne Myre, mais quand j'ai vu le nom de Robert Soulières sur la maquette de couverture, j'ai cru que j'avais des hallucinations! J'ai grandi en lisant ses livres. Je ne peux pas publier avec lui, à ses côtés! Ce serait comme de publier dans la même revue que Joël Champetier, Daniel Sernine ou Élisabeth Vonarburg.... Euh, attendez un peu... ;)




Y'a pas à dire, mon parcours d'écrivain me permet de réaliser bien des rêves. Parmi mes idoles littéraires de jeunesse, il me reste juste Alexandre Dumas et JRR Tolkien et Stephen King avec lesquels je n'ai pas collaboré... Les chances sont nulles pour les deux premiers, mais je ne renoncerai pas tout de suite au troisième, sait-on jamais! hihihihihihihi! ;)

vendredi 31 août 2018

La naissance de l'épée idiote

Avant de lire ce billet, je vous suggère fortement d'aller lire mon texte "L'épée et le templier" si ce n'est pas déjà fait. Faites-vous en pas : c'est pas trop long et, contrairement à plusieurs de mes textes, ce n'est ni noir, ni déprimant.

Bon, c'est fait?

Alors, laissez-moi vous raconter comment m'est venue cette histoire d'épée pas-vraiment-intelligente.

Vous le savez peut-être (si vous avez déjà joué à Donjons et Dragons, vous le savez certainement), mais les armes intelligentes, plus particulièrement les épées, c'est un grand classique des histoires de fantasy. Elles sont dotées d'une personnalité (souvent féminine) et la plupart peuvent communiquer avec leur porteur (masculin) et contrôler au moins partiellement leurs actions. Les divergences d'opinion entre porteurs et épées donnent parfois lieu à des situations fort intéressantes. Mais si on regarde ça avec un regard moderne, les pauvres épées sont juste d'ultimes femmes-objets!

Cependant, je n'avais jamais lu d'histoire narrée du point de vue d'une de ces lames. Et vous savez comme j'aime jouer avec les narrateurs atypiques.

Donc, il y a deux ans, lorsque j'ai commencé à cogiter pour un texte à rédiger durant l'atelier que je donnais, je me suis dit que je pourrais essayer. J'ai rapidement patenté un plan autour d'une épée intelligente enfermée dans un temple en ruines, qui se désespère de trouver un porteur et qui se souvient de l'époque de sa gloire. Un voleur survient finalement et elle s'empare de son esprit, décidée à le transformer en héros et à regagner sa gloire perdue.

Bon, c'était pas génial comme idée, mais je devais aussi préparer des exercices pour l'atelier, alors ça ferait la job.

Puis arriva l'atelier. Et là, en écoutant mes participants décrire leurs idées, j'ai constaté que plusieurs avaient créé des personnages principaux qui leur ressemblait un peu, soit par l'âge, soit par le sexe, soit par la race, soit par l'éducation. Ça donnait des récits un peu convenus. Je leur ai donc donné le défi d'éloigner leur personnage d'eux-mêmes et de voir si cela avait des impacts intéressants sur leur histoire et leur narration.

Ils se sont mis à l'ouvrage et j'ai baissé les yeux sur mes propres notes :

Personnage principal : arme intelligente
Sexe : féminin
Race et âge : épée, ancienne

Ouille! Je n'avais pas là beaucoup de caractéristiques avec lesquelles jouer. Certes, je pouvais renverser le cliché et créer une épée avec une personnalité masculine, puis la mettre dans les mains d'un personnage féminin... Cependant, j'ai déjà écrit souvent des narrateurs masculins, alors ça ne me satisfaisait pas, ça ne me semblait pas assez différent de moi et de mon expérience (après tout, j'suis mariée depuis 18 ans, alors je ne vois pas les hommes comme une espèce étrange et mystérieuse).

Puis mes yeux sont tombés sur la première ligne. Arme intelligente. Je me considère comme une personne plutôt intelligente (comme tout le monde, sans doute, mais bon, laissez-moi mes illusions) et j'ai un assez haut niveau d'éducation, alors j'ai tendance à créer des personnages mentalement agiles. Mais peut-être que ça pourrait être intéressant de créer une arme dotée de conscience et de raisonnement, certes, mais pas particulièrement intelligente. Comment est-ce que je pourrais expliquer cela...

J'ai alors pensé à certaines camarades d'étude que j'ai eues, des filles qui se débrouillaient académiquement, mais qui étaient incroyablement distraites, maladroites (oui, oui, plus que moi) et naïves. J'ai imaginé une magicienne avec ce genre de personnalité, qui tenterait de créer une arme intelligente et s'y retrouverait piégée. L'épée idiote était née.

Pour bien mettre en valeur la sottise de mon épée, j'avais besoin d'un personnage qui ferait contraste... Mon imaginaire en contenait déjà un : Sakirel, un machiavélique roi des voleurs, un enjôleur et stratège hors pair... Et, accessoirement, un personnage créé jadis par mon chum pour une campagne de Donjons et Dragons dont j'étais le maître de jeu et qui s'est étirée sur plusieurs années. (Ledit personnage avait même fini par voler son trône au Dieu du Mal!). Mes sources d'inspiration se recoupaient soudain!

J'ai tiré quelques détails de mes souvenirs de ces parties (le Sakirel maniait une lame véritablement originale nommé Dania), remanié mon plan et écrit un premier jet de cette nouvelle.

Quelques mois plus tard, Alain Ducharme m'a demandé si je n'aurais pas un inédit à proposer à la République du Centaure. C'est tout ce que j'avais dans mes tiroirs, mais ça l'a fait bien rire. On a retravaillé le texte, ajouté l'allusion finale au Dieu Sanglant et à l'objectif ultime de Sakirel-le-Templier et voilà, l'épée idiote était bel et bien née.

J'espère avoir l'occasion d'écrire un jour la suite de ses aventures, parce qu'il est fort amusant de mettre en scène un personnage aussi naïf! Hihihihihi! Mais ça doit être dur de vivre quand on est affligé d'un tel handicap! O.o