lundi 22 novembre 2021

Tranche de vie (49) Nouvelles en vrac

Novembre m'étant rentrée dedans avec toute sa grisaille et ses occupations, le blogue s'est empoussiéré! Mais je vais prendre quelques minutes pour vous donner des nouvelles en vrac... 

Alors premièrement : mon roman policier a un titre! Il s'appellera "Le Mouroir des anges" et devrait paraître à l'automne prochain! Héhéhé! 

... Ça veut par contre dire que là je devrais travailler activement au projet suivant (oh oh...)

Ce travail sera complexifié par le fait que j'ai désormais la garde de ma fille presque à temps plein. (Ouais, bon, je ne vais pas m'étendre sur le sujet, mais disons que c'était pas le plan au départ...)

Et par le fait que je ne semble jamais arriver à passer à travers la slush pile de VLB Imaginaire. Je découvre une vérité méconnue de l'édition : recevoir et refuser des manuscrits inadéquats, c'est plus rapide qu'en recevoir des moyens-pas-pire ou des très bons, parce que ceux-là faut les lire au complet! lol! Heureusement, c'est fort agréable. 

J'ai repris les ateliers en présentiel et les animations scolaires. Ça aussi, ça m'occupe.

Oh, j'ai pris le temps de me faire tirer le portrait, mes réseaux sociaux (et le blogue) ont donc changé de face! lol!

En parallèle de tout le reste, mon adorable traductrice et moi nous employons à trouver une maison pour un autre de mes textes en version anglaise. 

Et c'est le Salon du Livre de Montréal en fin de semaine! Je ne serai pas en signature, évidemment, mais je vais certainement y passer faire un tour. Avec ma puce. Ça s'annonce épique! Si vous me croisez, n'hésitez pas à nous dire bonjour! 

mardi 26 octobre 2021

Fractales citrouilles 2021


Mais mais mais... sont-ce là des citrouilles?!?

Eh oui, elles sont de retour. Fidèle à mon poste (quoiqu'un peu en retard, ce qui est en passe de devenir traditionnel aussi), je garde vivante les traditions

Alors, à vos marques, prêts, citrouillez-moi ça!

Je rappelle les règles : y'en a pas! ... Ah non, attendez, c'est vrai, y'en a une : Vous avez 31 mots, pas un de plus, pas un de moins pour nous faire rire, frissonner, grimacer, sur le thème de la peur, de l'étrange, de l'horreur... bref, c'est l'Halloween, amusez-vous! 

(Les commentaires de ce billet resteront ouverts jusqu'au 1er novembre.)

lundi 25 octobre 2021

Alternatives au capitalisme

Par moment on dirait que le capitalisme est impossible à éviter. Que c'est plus facile d'imaginer la fin du monde que la fin du capitalisme. Pourquoi? Probablement parce que le capitalisme est pernicieux. Il nous a habitués à l'idée que des biens et des services doivent s'échanger contre une valeur équivalente en biens ou en services, représentée par de l'argent. 

Mais qui a fixé cette valeur? Qui a décidé qu'une heure du temps d'un plombier valait dix romans? L'offre et la demande, direz-vous... mais dans ce cas, ces temps-ci, rien ne devrait valoir plus cher qu'une heure de temps d'une infirmière ou qu'une place dans une garderie. Et pourtant! Voilà bien qui illustre que les "lois du marché" ne sont pas du tout des obligations. Elles sont manipulées. Et à d'autres époques de l'histoire, on a accordé des valeurs différentes à d'autres éléments de la société...

Révisons donc la théorie et les principes de base (très très de base, voire caricaturés) des principaux systèmes économiques... 

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Capitalisme

Les moyens de production (terres, usines, forces de travail, ressources naturelles) sont détenus par des individus. Les biens produits ou les services rendus sont échangés contre d’autres biens ou services, par le biais d'une monnaie représentant leurs diverses valeurs, selon les lois de l’offre et de la demande et du libre marché. 

En théorie, quelque chose de disponible en grande quantité ou peu populaire ne vaut pas cher, contrairement à quelque chose de produit en petite quantité et qui vaut cher. On produit plus qu’on consomme (alors on pousse à la surconsommation.)

Les riches et puissants possèdent beaucoup de moyens de production ou beaucoup d’argent.

Exemple : Vous voulez du pain, vous travaillez une heure dans une quincaillerie, on vous paie une somme d’argent qui vous permet d’acheter quatre pains, vous la dépensez comme vous voulez.

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Communisme

Les moyens de productions (terres, usines, forces de travail, ressources naturelles) appartiennent au groupe. Les biens produits ou les services rendus sont distribués selon des rations fixées pour le bien commun. 

Quelque chose d’essentiel à la vie et facile à produire est peu rationné, tandis que quelque chose de peu essentiel et de difficile à produire vaudra beaucoup. On essaie de produire juste ce qu’on consomme (mais des fois on se plante et on a des pénuries). 

Les riches et les puissants n’existent théoriquement pas ou alors ce sont ceux qui possèdent des savoirs ou des talents rares et utiles. 

Exemple : Vous voulez du pain, vous allez à la boulangerie et on vous remet votre ration de pain, à laquelle vous avez droit en tant qu’individu participant à la société. 

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Si on mélange le capitalisme et le communisme, on obtient le socialisme, soit le système québécois actuel. Certains moyens de production appartiennent au groupe (le système de santé, Hydro-Québec, le système scolaire, les garderies) et ils sont distribués gratuitement ou à faible coût, selon le principe du rationnement (on n'y pense pas, mais on ne peut pas aller voir un médecin si on n’est pas malade ou faire éduquer un enfant qui n’est pas le nôtre). D’autres moyens de production sont détenus par des individus et soumis aux lois du marché. 

Jusqu’ici, on parlait de systèmes modernes. Maintenant, allons visiter les systèmes du passé… 

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Économie de subsistance 

Il n’y a presque pas de moyens de production, à part la force de travail individuelle. Chacun produit un peu de tout, afin d’essayer d’être autosuffisant et de survivre. Quand on a des surplus de quelque chose d’essentiel, on troque avec les voisins. Quand le voisin meurt de faim, on l’aide afin que le groupe survive. 

La valeur d’un bien fluctue selon sa disponibilité et sa capacité à soutenir la survie. On consomme tout ce qu’on produit. (De toute façon, on n'a pas vraiment de moyen de stocker.)

Les riches et puissants sont ceux qui ont réussi à produire des surplus (peut-être parce qu'ils sont bons dans toutes leurs productions ou parce qu'ils sont excellents dans l'une d'elle) et qui peuvent les distribuer à ceux qui vivent des coups durs. 

Exemple : Vous voulez du pain, j’espère que votre récolte de grains a été bonne. Si non, vous pouvez toujours demander au voisin de vous en échanger contre un bol en terre cuite, mais ça se pourrait qu’il préfère des carottes.

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Palatial (ex : Mésopotamie, Égypte antique)

Les moyens de production (terres, forces de travail, ressources naturelles, etc) appartiennent à tout le monde (ou au roi/dieu/dictateur), mais il faut organiser le travail si on veut survivre et spécialiser les tâches de chacun. Comme tout le monde ne peut pas produire de tout, on amène toute la production au palais (ou au temple) et l’administration se charge de la redistribution. 

Les biens n’ont pas de valeur relative, seulement une disponibilité plus ou moins grandes. On consomme à peu près tout ce qu’on produit, mais les bonnes années on arrive à stocker un peu en prévision des coups durs.

Les riches et puissants sont ceux qui administrent, parce qu’ils ont tendance à se servir en premier dans les biens rares. 

Exemple : Vous avez coupé du bois toute la journée, vous l’apportez au palais, en échange on vous redonne du pain pour votre souper, un peu de bois pour votre feu et des sandales neuves.  

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Clientèlisme (ex : Rome antique)

Les moyens de production (terres, forces de travail, ressources naturelles) sont détenus par certains individus, les patrons. D’autres individus ne possèdent que leur force de travail et leur influence socio-politique (vote), ce sont les clients. Les clients promettent aux patrons de leur rendre service au besoin, de voter selon leurs demandes et, en échange, ils reçoivent des biens. 

Les biens ont une valeur qui fluctue en fonction des besoins des patrons. On consomme presque tout ce qu’on produit, mais on peut stocker en prévision d'augmentations de clientèles. 

Les riches et puissants sont les patrons, puisqu’ils peuvent accumuler des clients et donc de l’influence politiques. 

Exemple : Vous voulez du pain. Vous allez chez votre patron. Un jour, il vous donne simplement le pain. Le lendemain, il vous donne le pain et vous demande d’aller porter un message à l’autre bout de la ville. À votre voisin doté d’un physique impressionnant, il demande plutôt d’aller se joindre à une manifestation devant le bureau du juge qui s’apprête à condamner un de ses amis. 

Et c'est ici que le capitalisme peut pernicieusement vous envahir l'esprit : vous vous dites qu'un pain vaut un demi travail de messagerie ou une journée de manifestation. Mais non. Votre patron vous fait vivre au cas où il aurait besoin de vous. Un pain vaut votre fidélité et votre disponibilité. Ce n'est pas un échange de valeurs égales selon notre oeil moderne. 

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Féodalisme (ex : Europe du Moyen Âge, Japon impérial)

La terre est le principal moyen de production, elle n’appartient à personne (sauf peut-être au roi) et ne peut être vendue. Mais un seigneur possède le droit d’administrer la terre. Il délègue ce droit, sur une parcelle nommée fief, à un vassal, contre promesse de loyauté et service. Si le vassal est puissant, ce service sera militaire et le vassal pourra à son tour déléguer des droits d’administration de parties de sa terre. Si le vassal est un paysan, le service sera de cultiver la terre et de remettre une partie de sa récolte. Certains biens (fours, moulins, ponts, terres non cultivées) sont communs à tous les vassaux d’un même seigneur.

La terre a une valeur à la fois nulle et infinie, les biens les plus précieux ont une utilité militaire (nourrir ou équiper les troupes). Un capitalisme naissant s’organise autour des surplus agricoles et artisanaux, mais on consomme pas mal tout ce qu’on produit. 

Exemple : Vous voulez du pain. Si vous êtes paysan, tout va bien : sauf sécheresse ou autre cataclysme, vous en avez produit. Si vous êtes un seigneur, vous avez du grain donné par vos paysans en échange de l’usage de vos terres, de la farine donnée en échange de l’usage du moulin et peut-être même une miche fraîchement sortie du four et remise en échange de l’usage dudit four. Tout va bien, sauf si votre propre seigneur a besoin de partir en guerre, auquel cas vous mangerez votre pain si vous survivez. Si vous vivez en ville et que vous voulez du pain, j'espère que avez produit quelque chose d'utile que vous pouvez vendre afin de vous en acheter, sinon vous pouvez aller voir votre guilde ou votre paroisse, ils auront peut-être du pain pour vous.  

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Mercantilisme

Hybride bizarre du féodalisme et du capitalisme. Les moyens de production appartiennent en majorité au roi. On consomme la majorité des biens de subsistance qu’on produit, mais on tente de générer des surplus de biens de luxe qu’on va vendre dans d’autres royaumes. Le but est d’avoir constamment une balance commerciale positive (mais comme tout le monde veut faire ça, c’est sûr que ça va se planter!) On crée des colonies destinées à produire des biens exportables et à consommer les biens de subsistance.  

Les biens de subsistance sont vendus beaucoup trop chers, alors que les biens de luxe sont achetés à rabais pour pouvoir les revendre à profit. 

Exemple : Vous êtes un coureur des bois. Vous voulez du pain. On vous échange un pain contre huit fourrures de castor. Ces fourrures seront transformées en chapeau de feutre, qui vaudra trente pain lorsqu’on le vendra à l’Espagne. 

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Anarchie/ Communautarisme

Les moyens de production n’appartiennent à personne, mais sont gérés par qui veut bien/ sait bien s’en occuper. Les gens produisent ce que ça leur tente de produire et de consommer. Les surplus sont laissés à la disposition des autres. On considère que la contribution de tous est valable et que tout le monde mérite d’avoir ce qu’il faut pour survivre. On considère aussi que personne ne mérite d’avoir plus que ce qui lui est utile. 

On rejette les systèmes de gouvernement. La liberté des uns s’arrête à celle des autres. 

Au besoin, une démocratie directe à l’intérieure d’une petite communauté sert à orienter les productions pour éviter les pénuries et/ou planifier des réserves en cas de coups durs. 

Exemple : Vous voulez du pain. Quelqu’un en a cuit ce matin et vous vous servez. Vous allez cueillir des pommes. Vous en mangez une et laissez le reste à la disposition des autres. 

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Vous voyez? Il existe des alternatives au capitalisme. ;) 

lundi 18 octobre 2021

Atelier court - seconde édition virtuelle

Ouais, ben, on s'habitue à tout, hein?

Il y a deux fin de semaine, j'ai donné la seconde édition virtuelle de mon atelier court et... ça a mieux été que la première fois. 

Bon, c'était pas parfait. (La preuve : j'ai fini tellement épuisée que j'ai mis plus d'une semaine avant d'écrire un billet de blogue!) Mais tout de même, c'était mieux que la première fois. Déjà, j'ai amélioré mes outils technologiques (me suis acheté un nouvel ordinateur) donc je pouvais être plus dynamique, partager des écrans ici et là, faire une recherche d'image rapide tout en parlant et afficher le résultat... c'était chouette. Mes participants aussi sont rendus plus habiles avec les Zoom et Slack de ce monde, alors c'est plus fluide. On a repris l'habitude de lever la main pour parler. 

On a eu de belles discussions. Notamment au sujet des différents systèmes économiques... faudra que je fasse un billet de blogue sur le sujet. C'est tellement dur de sortir du cadre mental du capitalisme, du donnant-donnant-à-valeur-équivalente. Mais il faut le faire! C'est plus nécessaire que jamais. 

D'ailleurs, dès qu'on s'est mis à s'y risquer, ça a donné des textes géniaux, des univers beaucoup plus riches. 

Je vous en parle la semaine prochaine. D'un coup que ça vous inspirerait aussi! ;) 

En attendant, je vais rêver du jour où on va retourner aux ateliers en présentiel. Même si se trouver un local et/ou un moyen de transport était toujours un casse-tête. :p (Y'a jamais rien de simple, hein? ;) 



mercredi 29 septembre 2021

Tranche de vie (48)

C'est officiel, mon roman policier paraîtra en 2022 aux éditions Alire!!! Dire que je suis folle de joie, c'est un euphémisme! Je traîne cette histoire et ses personnages (que certains d'entre vous auront rencontré dans la défunte revue Alibis) depuis presque 10 ans. Mettons qu'elle a connu de nombreuses réécritures. 

Et là, il en reste une à terminer.

Durant ce retravail, la direction littéraire me fait remarquer que j'utilise "clef" et "clé" dans mon roman et me demande de choisir une graphie. Je cherche pour être sûre que "clef" (que je préfère) est toujours utilisé et accepté. Ok, c'est bon. Search and Replace dans tout le texte. Dernière occurence : "clé USB". Je remplace par "clef USB". 

Ouache! Ah non, quelle horreur! Re-search re-replace. On va mettre "clé" partout.

Ouin, ça c'est un niveau de productivité digne de la virgule d'Oscar Wilde. :p 

lundi 13 septembre 2021

Comment écrire un synopsis (2)

Bon, j'ai déjà fait un billet il y a quelques mois sur "Comment écrire un synopsis". À voir ce que je reçois comme synopsis (et les questions qu'on me pose en privé) faut croire que c'était pas suffisant. Alors aujourd'hui, je vais vous donner un exemple concret. 

Prenons une histoire que tout le monde connaît : ce bon vieux Star Wars épisode IV (aussi connu comme "le premier" pour les vieux croûtons dans mon genre). 

La mauvaise méthode pour me présenter ce Star Wars serait : 

Les Forces Impériales, sous les ordres du cruel Darth Vader, tiennent la princesse Leia en otage, dans l'espoir d'écraser la rébellion contre l'Empire Galactique. La princesse envoie un appel au secours à Obi-Wan Kenobi, le dernier des Chevaliers Jedi capable de manipuler la Force. Le jeune Luke Skywalker intercepte cet appel au secours et l'amène à son destinataire. Luke et Obi-Wan, avec l'aventurier Han Solo, capitaine du Faucon Millénium, vont travailler ensemble pour sauver la princesse, aider l'Alliance Rebelle et restaurer la liberté et la justice dans la Galaxie. 

Pourquoi c'est mauvais? Parce que ce n'est PAS un synopsis, c'est un résumé, qui serait à sa place en quatrième de couverture! Ça donne le goût de le voir, c'est vrai. Mais en me basant là-dessus, il y a plein d'éléments que j'ignore. 

Un bon synopsis, ça devrait me permettre, sans même avoir lu le document (ou vu le film) d'en parler COMME SI je l'avais vu. Pourquoi? Parce que, comme éditrice, je veux savoir, pendant que je lis votre manuscrit, si vous avez réussi à accomplir votre but. Je ne veux pas lire 400 pages pour me rendre compte que "oups, votre punch je l'avais deviné à la page 4 et il n'y en a pas d'autre" ou "ah ouin, facque votre fin c'est un genre de propagande pro-arme, j'ai pas envie d'éditer ça!" ou encore "le personnage principal est donc celui, fort intéressant, qui apparaît à la page 75, pas le twit qu'on suivait depuis le début du roman et qui m'a donné envie d'abandonner ma lecture". 

Un bon synopsis va non seulement intéresser l'éditeur, mais, surtout, il va le mettre dans le bon état d'esprit : l'éditeur va déjà lire votre texte avec non pas un oeil de lecteur qui découvre une histoire - et qui pourrait perdre intérêt à la première longueur ou maladresse - mais un oeil de directeur littéraire, qui sait dans quelle histoire il s'embarque et qui observe la différence entre ce que vous avez essayé de faire et ce que vous avez réussi à faire. 

Donc, reprenons Star Wars. Un synopsis approprié ressemblerait à : 

Il y a fort longtemps, dans une galaxie fort lointaine, un Empire Galactique étend son hégémonie. Cependant, une Alliance Rebelle, dirigée par la princesse Leia se dresse contre lui. Loin des conflits politiques, sur une planète désertique, le jeune Luke Skywalker mène une vie paysanne, non loin de l'endroit où Obi-Wan Kenobi, secrètement le dernier des Chevaliers Jedi, vit en ermite. 

Lorsque Leia est faite prisonnière par Darth Vader et l'Empire Galactique sur une base sidérale, elle lance, via un robot, un appel à l'aide à Obi-Wan Kenobi... appel qui tombe entre les mains de Luke. Luke et Obi-Wan recrutent Han Solo, un aventurier possédant son propre vaisseau spatial, afin d'aller sauver la princesse. 

Le sauvetage est mouvementé, mais il réussit. Obi-Wan est tué par Darth Vader (qui est une version noire d'un Jedi) durant l'évasion, mais la princesse prend les choses en main et les pouvoirs de Jedi de Luke sont révélés. Lorsque les évadés rejoignent l'Alliance Rebelle, ils montent une attaque contre la base sidérale. À la dernière seconde, grâce à un retour inespéré de Han Solo, qui avait abandonné l'Alliance, et à une inspiration Jedi, la base Impériale est détruite avant qu'elle ne puisse détruire elle-même les forces Rebelles. 

Une histoire au rythme rapide qui parle d'alliances improbables, de résistance à l'oppression et des forces, magiques ou réelles, qui se révèlent dans l'adversité. 

Voilà, tout Star Wars est dans ce synopsis. Est-ce que la différence entre les deux types de texte (résumé vs synopsis) est plus claire à présent?

Signé : une éditrice pas mal tannée de lire des résumés. :p 

lundi 16 août 2021

Ma première traduction!!!

J'en ai parlé ailleurs, mais c'est désormais officiel (contrat signé, argent encaissé et tout) : ma première traduction paraîtra bientôt dans OnSpec, un magazine canadien anglais de science-fiction!

Je. Vais. Publier. En. Anglais. Whoa!!!

Après des années à lire des traductions de l'anglais, puis directement les publications anglophones, j'ai de la misère à croire que c'est au tour d'un de mes textes de faire le chemin inverse. C'était même pas sur la liste des trucs que j'espérais faire un jour. O.o 

Tout ça grâce à Margaret Sankey, une jeune traductrice qui a lu "Oikos cherche cuisinière" et a décidé que ce texte méritait d'être traduit. 

Je sais que c'est sans doute une histoire d'une seule fois, que ça débouchera pas sur une carrière internationale, mais... quand même. J'suis excitée comme un enfant de 4 ans la veille de Noël! J'ai hâte de tenir le magazine dans mes mains! Je vous mettrai une photo ici quand je l'aurai!


mardi 27 juillet 2021

De la slush en été

Mes mois de juillet et août seront officiellement dédié à la slush. 

Pas la neige à moitié fondue qui nous détrempe les bottes pendant une partie de l'hiver, évidemment. 

Mais pas non plus la variété colorée et sucrée vendue dans les dépanneurs. 

Non, cet été, je vais explorer la "slush pile", soit la gigantesque pile de manuscrits qu'on a reçus chez VLB Imaginaire depuis un an. Contrairement à de la vraie slush, on a eu beau attendre que ça fonde, la pile a pas diminué de volume. Semblerait que pour trouver les trésors qu'elle contient (du petit change, des clefs mystérieuses et la mitaine perdue de ma fille), va falloir y plonger pour vrai. 

(Oui, il y a, dans cette pile, des manuscrits qui patientent depuis un an. On a honte, mais on est juste deux!)

... Hum, si je lis tout ça en sirotant une slush sucrée ça devrait me motiver et m'aider à finir avant que la vraie slush revienne nous envahir! :p 


mardi 20 juillet 2021

J'oublie quelque chose...

C'est bizarre, on dirait que j'ai oublié de faire quelque chose d'important dans le dernier mois... 

Voyons... Passer deux semaines de vacances avec ma puce tout en travaillant de soir pour faire avancer les trucs de VLB Imaginaire... Oui, ça c'est fait. Crème glacée, biodôme, musée, mini-golf, assez d'heures de piscine pour me changer en poisson, journées complètes en pyjama, expériences scientifico-magiques avec des colorants, des acides et des bases... C'est bon, tous les éléments sont cochés... Réviser un manuscrit jusqu'à deux heures du matin... Coché aussi. 

Alors, hum... Avoir ensuite deux semaines de vacances avec mon amoureux, sans la puce... Oui... Sans travailler... Hum, non, pas tout à fait, mais bon, c'était prévu... Farniente, lecture, bonnes bouffes, yoga, déambulations à Montréal, écriture... Jamais assez, évidemment, mais on s'en est tirés... Fêter mes 39 ans... Ouch! Oui, oui, on va pas le refaire tout de suite, hein? M'ennuyer un peu de la puce... Ah non, ça c'est un échec : je me suis ennuyée à mort, surtout après une semaine d'absence. 

Revoir la puce, avoir l'impression que mon coeur recommence à battre normalement, m'émerveiller de son énergie, reprendre la vie normale, l'alternance des jours de garde, la regarder repartir chez son père, m'installer pour une journée de travail intensive... C'est fait, c'est tout fait, voyons, qu'est-ce que j'oublie?

Ah zut! Le blogue!

:p 

mardi 22 juin 2021

Bouquins et confidences

Cette semaine, j'ai eu la chance de jaser avec Julie-lit-au-lit pour son émission "Bouquins et confidences". C'est spécial quand même d'avoir quelqu'un qui pose un regard extérieur sur ma carrière. Ça me fait prendre conscience du chemin parcouru. 

Pour m'écouter (et là j'espère que j'ai pas dit trop de niaiserie, parce qu'on a enregistré tôt et j'avais pas bu mon deuxième café), c'est ici

Cette discussion m'a permis de me rends compte que je ne suis plus une débutante qui cherche sa voie (et sa voix) dans les méandres du monde littéraire. Même si ça ne me rajeunit pas, je crois que je peux dire que je suis désormais une écrivaine confirmée, les deux pieds sur le sentier qui me mènera... bon, je sais pas où exactement, mais je vois que la route sera longue encore. 

Heureusement, c'est le fun de l'emprunter! :)

La semaine dernière, j'ai fait quelques animations scolaires virtuelles et une ado m'a demandé si je pensais un jour prendre ma retraite de l'écriture. J'ai eu un sursaut d'horreur (qui a bien fait rire les ados) et je me suis exclamée "Ah non, jamais!" 

Et j'ai réalisé en le disant que la question ne m'avait même jamais effleuré l'esprit. Arrêter de donner des animations, de faire les salons, de travailler comme directrice littéraire, d'animer des ateliers, oui, d'accord, je peux envisager qu'un jour je n'en aurai plus l'envie ou l'énergie. Mais écrire? Autant arrêter de respirer. 

D'ailleurs, je vous laisse, j'ai une bouffée d'air à prendre! ;) 

vendredi 18 juin 2021

L'imperfection d'un café matinal

J'ai toujours aimé faire du camping et de la randonnée. 

Surtout à cause d'un moment typique de ces activités de plein air : le café du matin, préparé sur le réchaud de camping et bu dans l'air encore froid, en pyjama, une veste sur les épaules, les mains frileuses serrées autour de la tasse. 

C'est jamais un moment parfait, le café est souvent bouillant ou pas assez chaud, j'suis sale, y'a des moustiques, on entend les gens du terrain d'à côté qui font du bruit, j'ai mal partout parce que dormir sous la tente, ça reste toujours inconfortable ou alors parce que j'ai un peu exagéré la durée de la randonnée de la veille... mais peu importe, ce sont mes meilleurs souvenirs de camping. Le café goûte bon au grand air, dans le matin qui s'éveille. 

Eh bien, depuis un mois maintenant, je renoue régulièrement avec ce plaisir... sans pourtant bouger de chez moi. 

Il me suffit de faire comme mon lève-tôt d'amoureux et de sortir sur ma terrasse en pyjama avec ma tasse de café, à l'heure où ma banlieue est pas encore tout à fait réveillée. L'air est froid, ma veste est douce, le café est, contrairement à celui préparé sur le réchaud, toujours excellent. Les oiseaux chantent. Les voitures dorment encore. Mes palmiers dansent, la lavande embaume, les boîtes à fleurs me dissimulent aux regards. 

J'suis encore embrumée de sommeil, parce que je ne serai jamais une lève-tôt, y'a parfois des moustiques ou un énervé à moto qui dérange tout le monde, mais c'est pas grave. Je savoure l'imperfection de ce moment parfait, de cet instant volé à la société qui dit qu'on devrait être productif dès le réveil, sauf en vacances, et s'habiller dès le saut du lit. 

J'ai l'impression de réapprendre à respirer. 

Je me demande un peu (beaucoup) pourquoi je n'ai jamais pensé à faire ça quand j'avais une maison et une cour arrière bien privée! O.o

(PS : Pour ceux qui auraient pas su, dans le dernier mois, j'ai développé un zona. O.o Probablement à cause de tout le stress des deux dernières années, qui retombe enfin. Les antiviraux et les antidouleurs et beaucoup de repos m'ont remise sur pieds, juste à temps pour mes "vacances" d'été avec la puce. Ouf!)

lundi 17 mai 2021

Histoire de terrasse

Quand je me suis retrouvée à devoir me magasiner un condo, je me suis mise à fantasmer sur mon futur balcon, un joli jardin urbain, une retraite intime où prendre le café le matin et peut-être un verre le soir... 

Je ne voulais pas acheter au rez-de-chaussée, me disant que je ne me sentirais pas en sécurité... sans réaliser que, dans le fond, je venais d'habiter 12 ans dans une maison avec rez-de-chaussée ET que j'habite dans une banlieue plus que tranquille. 

Enfin, bref, les hasards de l'immobilier étant ce qu'ils sont, j'ai fini par acheter un rez-de-chaussé avec une gigantesque terrasse sans garde-corps, qui donne sur le trottoir et un abri-bus et qui est même surélevée par rapport à la rue. 

Tout le contraire d'intime!

Elle a quand même été mauditement pratique cette terrasse. Profitant de son aspect semi-public, on y a fait des 5 à 7 distanciés et des pique-niques quand c'était permis, des échanges de cadeaux masqués les deux pieds dans la neige cet hiver, on a célébré le printemps hâtif avec des cafés pris en plein air... 

Mais tout ce temps-là, je rêvais d'un peu plus d'intimité et, surtout, de verdure. Je caressais l'idée d'un potager, mais j'ai pas le pouce vert pour deux cennes... 

C'est alors que Luc m'a glissée l'idée de palmiers. De grands arbres exotiques qui amèneraient un petit air de vacances sur la terrasse et qu'on pourrait rentrer dans notre salon (exposé plein sud) cet hiver. 

Les palmiers ont donné le thème pour le reste. On a acheté des meubles de patio, des bacs à fleurs et des vivaces (histoire de se simplifier la vie un brin). Et nous voilà avec notre petit coin de jungle urbaine. Il est pas encore très luxuriant, mais d'ici quelques semaines les buissons de lavande vont se déployer et formeront un écran avec la rue. 

J'ai hâte à nos prochains pique-nique et 5 à 7. En attendant, on en profite en amoureux! ;) Je ne pensais pas être un jour aussi heureuse d'avoir une terrasse aménagée, mais les deux jours d'efforts valaient la peine!

Aperçu de l'ensemble

Je travaille désormais sous les palmiers

En attendant d'avoir de la visite, on en profite... ;)

Ce qui est drôle : depuis samedi (quand on a eu fini de tout mettre en place), il y a des gens qui passent sur le trottoir, s'arrêtent et se pointent mutuellement nos palmiers et notre arrangement avec l'air surpris et/ou admiratifs. Faut dire que je suis dans un coin où l'aménagement des balcons s'est longtemps résumés à "une chaise pis un barbecue dans sa housse". Depuis la pandémie, les gens font un peu plus d'effort (on voit plus de boîtes à fleurs et de coquets ensembles bistro), mais disons qu'on est allés un peu au-delà de la norme. ;) 

... et ça me plaît! 

lundi 26 avril 2021

L'épée et la relique

Bon, ben, coudonc, on dirait que je suis partie pour enfiler les billets! Hihihihi!

Il y a quelques années, j'avais créé une histoire (L'épée et le templier) mettant en vedette une épée magique douée de raison. Dans les histoires de fantasy classiques, on appelle ce genre de lame des "épées intelligentes"... mais, bon, mon épée à moi, Dania, est un peu nouille. 

Je ne pensais pas nécessairement en faire un personnage récurrent, mais ce fut très drôle d'écrire sa première aventure et j'ai donc décidé de récidiver, avec les encouragements de la République du Centaure. Pour lire ce second épisode (L'épée et la relique), c'est ici

Et pour vous rafraîchir la mémoire (ou découvrir Dania), la première histoire est là


mercredi 21 avril 2021

Congrès Boréal 2021 (et prix Aurora-Boréal)

C'est toujours pareil : je trouve matière à faire un billet de blogue, pour la première fois depuis quelques semaines, et puis, boum, le jour même ou le lendemain, voilà que je reçois des nouvelles nécessitant un second billet. Je trouve ça plate, parce qu'à chaque fois il me semble que j'ai l'air d'avoir repris un rythme de publication soutenu... mais c'est juste une illusion! Et j'aime pas décevoir mon public! hihihihihi!

Cela dit, bon, je viens de battre un record personnel cette année, alors je ne peux pas laisser passer ça. Voyez-vous, les finalistes des Prix Aurora-Boréal sont connus et me voilà en nomination dans TROIS catégories : meilleure nouvelle (Parler aux murs, Solaris #213), meilleur ouvrage connexe (Le Chasseur et aux noirceurs, éditions des Six Brumes) et meilleure fanédition (pour ce blogue!). Dans chaque catégorie, je suis en belle et bonne compagnie, mais ça ne m'empêche pas d'espérer. ;) 

Si vous voulez voter (pour moi... ou d'autres, hein ;) il vous faut d'abord payer ici votre cotisation de 10$ à la corporation SFSF Boréal (la gang qui organisent le prix et le congrès), voire dépenser 350$ pour devenir un personnage dans le prochain livre de Patrick Senécal ou de Chrystine Brouillet, puis aller là pour voter. (Oui, les Prix Boréal sont désormais en mode Star Académie : faut payer pour voter. Je vous promets de ne pas chanter la chanson-thème pour autant si je gagne! lololol!)

Les prix seront remis pendant le congrès Boréal, les 1er et 2 mai prochain, qui est en mode virtuel cette année, mais concentré sur une seule fin de semaine, comme un congrès traditionnel. Au programme : cinq tables rondes gratuites et une remise de prix, ainsi, probablement, qu'un paquet de conférences Zoom parallèles pour les gens qui se sont ennuyés les uns des autres et qui veulent reproduire l'effet "lemming" des sorties pour dîner pendant le congrès, la peur d'être refusés dans un resto en moins. 


Luc Dagenais, aka "l'amoureux", est l'un des invités d'honneur du congrès et participera à une table-ronde le dimanche à 14h sur le thème "Explorer les corps pour penser le futur" avec Chris Bergeron, Karoline Georges et François Vigneault. 

Pour ma part, c'est le samedi à 15h30 que vous pourrez m'entendre, en compagnie d'Élisabeth Vonarburg, J.D. Kurtness et Su Sokol, discuter de la manière de "Penser l'Après en science-fiction" afin de sortir de la dystopie pour aller vers des textes plus lumineux. J'ai hâte d'entendre ce que les autres auront à dire à ce sujet!

Bref, ça bouge dans le milieu de l'imaginaire à l'approche de notre rendez-vous annuel! Joignez-vous à nous si ça vous dit! 

lundi 19 avril 2021

De l'acceptation des manuscrits

Quand on rêve de devenir écrivain, on s'imagine recevoir un jour, par la poste ou par courriel (ou même par téléphone), un message disant "Nous avons lu votre texte avec intérêt et voulons le publier". Ça arrive. En tant que collaboratrice de revue et maintenant co-éditrice, j'en ai envoyé des courriels comme ça. 

Sauf que, personnellement, je n'en ai jamais reçu! 

J'ai deviné que ma première publication serait acceptée quand on m'a écrit "Ce texte est-il encore disponible?". 

Par la suite, mes nouvelles étaient souvent reçues avec un "Ton texte a été envoyé à la direction littéraire, t'étonne pas si on te contacte" ou "J'ai juste une copie papier, est-ce que je pourrais avoir la version word?". (C'est le désavantage de bien connaître les équipes éditoriales des endroits où vous publier : on laisse tomber vite les formalités.) Mon premier roman, pas encore terminé, a quant à lui été accepté d'un "Tu l'écris, je le publie."

Mais, au cours des ans et des publications, ce qui m'a tenu le plus souvent lieu de message d'acceptation, c'est un courriel m'annonçant "Faudra changer le titre".

J'en ai ri, j'en ai grogné. Et puis, à la longue, j'ai accepté ma nullité titrale. J'éprouve même une certaine joie à entendre ces mots désormais. Surtout quand ils sont prononcés par un éditeur que j'admire et qu'ils couronnent cinq, ah non six maintenant, années de travail et d'attente!

Eh oui, mon roman policier devrait être (enfin) publié en 2022!!! (J'peux pas être plus précise pour le moment : le travail n'est pas terminé, rien n'est signé, tout peut changer, mais je voulais vous faire partager ma joie.)

Reste que bon... Faudra changer le titre. :p 

vendredi 19 mars 2021

Où trouvez-vous vos idées?

 Ah, cette question posée au moins une fois par mois à tous les écrivains du monde depuis la nuit des temps. Maudit que je l'ai haïs! Avec le temps, mes réponses ont varié : 

circa 2008 :  Partout!

vers 2012 : Nulle part!

en 2014 après mûre réflexion : Dans le choc inattendu d'éléments disparates.

au début de 2018 après trop d'animations scolaires : Je sais paaaaaaaaaas!

Rendue là, vous m'auriez dit que je m'ennuierais de me faire poser la question et je ne vous aurais pas crus. Mais nous voilà au début de 2021 et oui, j'aimerais bien qu'on me demande à nouveau où je trouve mes idées. Surtout parce que j'ai une nouvelle réponse : 

Ailleurs que chez nous!

Sans farce, je viens de passer presque une année complète sans noter de nouvelles idées d'histoire. J'ai complété des textes, mais toujours basés sur d'anciennes idées. Ça m'angoisse un peu. Si le confinement continue, je vais clairement manquer de matériel... 

Quelque part en 2040. 

Ok, bon, je vais retourner travailler! :p 

jeudi 11 mars 2021

Tranche de vie (47)

Devoir me lever pour fermer les toiles qui entourent ma table de travail parce que le soleil tape trop dur. 

Remarquer que le printemps se pointe le nez dehors. Il est hâtif cette année, mais on s'en plaindra pas. 

Stresser parce que la direction littéraire que je voulais terminer avant la semaine de relâche n'est pas finie. 

Me féliciter quand même : j'ai bien travaillé aujourd'hui. Avancé la direction littéraire, mis de l'ordre dans mes paperasses, donné un atelier virtuel. 

Aller demander à l'amoureux s'il aurait envie de prendre l'air quelques minutes avant le retour de la puce. 

Ne pas trouver l'amoureux. Avoir un moment d'incrédulité : comment ai-je pu perdre mon chum dans notre 4 et demi?

Consulter mes messages "Parti à l'épicerie". 

Ressentir une grosse bouffée d'amour et de gratitude. J'suis en couple avec un homme qui réalise tout seul que le frigo est vide, que j'aurai pas le temps de faire les courses entre mon atelier et le retour de ma fille et qui prend l'initiave de s'en occuper. 

M'asseoir dix minutes dans une flaque de soleil pis reprendre mon souffle en ayant l'impression de tricher. 

Me rappeler que faudrait bien que je fasse un billet de blogue un moment donné. :p 

vendredi 12 février 2021

40 jours

J'ai toujours entendu dire qu'il fallait faire quelque chose pendant 21 jours pour se créer une habitude. 

Ben là, j'en suis à 40 jours de suite de yoga quotidien. 

Pis j'suis fière de moi! Je ne crois pas avoir jamais réussi à entretenir une telle constance. J'ai même réussi à habituer ma fille au fait qu'elle doit me laisser cette pause-là dans ma journée. Elle fait une ou deux postures avec moi, puis s'en va jouer et me laisse mon "temps avec moi-même". (Pis après quand je lui demande de faire une tâche ménagère je me fais répondre "Dans 10 minutes, là je prends un moment pour moi-même" mais, bon, ça c'est un autre dossier.)

Prochain objectif : 40 jours consécutifs de billets de blogue. 

Euh... ptêt pas! :p Avec le confinement, qui me prive d'anecdote sociale et m'engourdit la cervelle, je crois que je manquerais de matériel. 

40 jours consécutifs d'écriture quotidienne, ce serait sans doute plus réaliste. Je vois pas où je vais caser ça dans mes journées (mes tâches d'édition me bouffant l'essentiel de mon temps productif), mais je vais essayer de trouver un moyen. 

Je vous en donnerai des nouvelles! ;) 



jeudi 21 janvier 2021

L'arrière-monde, de la nouvelle au roman

Voilà quelques fois qu'on me demande, en atelier, à quel point l'arrière-monde d'une nouvelle peut être simplifié par rapport à celui d'un roman. À chaque fois, ma réponse surprend : il ne peut pas vraiment l'être. 

Nouvelle ou roman, vous devez situer une histoire et des personnages dans un univers. Cet univers doit donc être, pour vous, parfaitement clair et détaillé. 

Évidemment, contrairement à ce qui pourrait se passer durant un roman, la nouvelle ne vous donnera sans doute pas le temps de visiter tous les recoins de votre monde. Vous n'avez donc pas à en placer déjà toutes les villes et les sous-cultures au niveau micro. Mais il faut que les grandes lignes sociales, historiques, psychologiques, philosophiques, culturelles, religieuses, politiques, économiques, magiques (et/ou scientifiques) soient établies. Bref qu'au niveau global, macro, vous ayez créé votre univers. 

C'est uniquement de cette manière que vous pourrez donner, dans votre nouvelle, une impression de réalité cohérente et invitante.

Qu'est-ce que je veux dire par là? Évidemment, en 5000 mots, vous n'allez pas nous expliquer votre arrière-monde. Mais il suffit que votre personnage crache au sol en entendant le nom du roi d'Ebba, ce royaume rival situé derrière les montagnes, pour que le lecteur comprenne beaucoup. 

Si vous ne faites pas cet exercice (qui vaut autant pour la nouvelle que pour le roman), si vous ne prenez pas le temps de réfléchir à la globalité de votre monde, vous risquez d'écrire, au fil de la plume, des éléments qui ne s'articulent pas les uns aux autres. Comme des lois interdisant l'héritage des titres et des fortunes, mais un traité mariant la fille aînée du roi au chef du royaume voisin. Or, quelle valeur les mariages arrangés auraient-ils dans un monde où on n'hérite rien de ses parents?

Plus les années passent, plus j'en suis venue à penser que cette obligation de développer suffisamment l'arrière-monde explique pourquoi il s'écrit si peu de nouvelles de fantasy. En fantastique, vous partez de notre monde et vous ajoutez du surnaturel, dont vous établissez les règles. En science-fiction, vous partez de notre monde, vous avancez dans le temps et vous ajoutez une super-science dont vous établissez les règles. En fantasy, vous établissez un nouveau présent, vous le dotez d'un passé ET vous ajoutez du surnaturel, avec les règles associées. La somme de travail est phénoménale. Une fois que vous l'avez abattue, se contenter d'écrire une nouvelle dans cette univers-là peut sembler un gaspillage d'effort (sans compter la frustration de ne pas pouvoir expliquer tout votre univers en une seule histoire). 

Ma solution personnelle est d'écrire plusieurs histoires dotées du même arrière-monde, mais bon, j'avoue que c'est un peu de la triche! ;) (Et c'est pas payant, je devrais me mettre au roman! lol!)

Une fois votre arrière-monde bien détaillé, comment pourrez-vous l'évoquer dans vos histoires sans noyer le lecteur sous les info-dumps? J'ai déjà donné mes trucs pour vous aider à ce sujet-là. ;) 

... Dites, je me casse trop la tête ou ça se tient ce que je raconte?

dimanche 10 janvier 2021

Retour à la normale, disais-je...

 Dans mon idée d'une nouvelle normalité, j'avais présupposé, sans oser le dire, que je me remettrais à faire des billets de blogue plus réguliers. 

... 

Hum, ouais, bon, ma fille est même pas encore de retour à l'école, j'vais me donner une chance :p 

Déjà, j'ai donné un genre de structure à mes semaines. 

Notamment, j'ai arrêté de penser en terme de "semaine" et plutôt en cycle de 14 jours, puisque c'est sur ce rythme-là qu'on a basé la garde de la puce. L'an dernier, je prenais congé, comme tout le monde, les fins de semaine, que ma fille soit avec moi ou pas. Le problème? J'avais aussi tendance à prendre congé les mercredis, soit la journée où je n'avais pas à me lever pour m'occuper d'elle. Six jours de congé sur 14, c'était bien côté repos, mais pas très productif pour le boulot. (Avantage de travailleuse autonome : y'a juste mon compte de banque qui s'en plaignait).  

Là j'essaie une nouvelle formule : je me donne congé les mercredis, MAIS la fin de semaine où j'ai pas ma fille, je travaille. 

D'où ce billet de blogue un dimanche. 

Étape suivante : effectuer du travail payé. :p 

***

Parlant de travail payé : si vous êtes auteur.es aller lire le mémoire d'Annie Bacon sur les tarifs (misérables) de Culture à l'école, puis écrivez-lui pour le signer aussi!