Je n'avais pas vraiment remarqué lorsque j'écrivais des nouvelles, mais je e rends compte à présent que j'écris toujours selon le même rythme, qui est également le rythme auquel j'avale la distance lors des courses.
Premièrement, je pars en lion. Je jette les bases de l'histoire ou j'avale le premier kilomètre à fond de train. Rien ne peut m'arrêter! Lorsque je cours, c'est le moment où je dois me contrôler, conserver mon énergie. Lorsque j'écris, c'est la phase où je dois tenir la bride serrée à mes idées, établir mon plan et prendre des notes, histoire de ne pas m'embourber plus tard.
Si j'évite le point de côté ou la panne sèche créative, vient quand même ensuite un long moment de labeur. Ma vitesse décroît, je ralentis. Plusieurs fois, je viens tout prêt de m'arrêter. Je suis fatiguée. La distance à parcourir m'apparaît comme une montagne. C'est le moment où je dois me forcer à continuer : un tour de piste de plus, allez... encore un autre chapitre... C'est l'époque de l'écriture où m'asseoir devant mon ordinateur prend des airs de corvée. J'ai pas envie d'écrire. Je sais où l'histoire s'en va. Il y en a plein d'autres qui mijotent dans ma cervelle et, elles, je ne sais pas où elles veulent me mener. Pourquoi je dois encore travailler sur celle-ci? Pourquoi je dois encore faire un tour de piste? J'ai la cervelle en compote, les jambes en plomb...
Et puis, finalement, j'arrive en vue de la dernière ligne droite. Que je cours ou que j'écrive, le phénomène est le même. Mon corps, soudain, prends conscience qu'il a l'énergie pour faire ce dernier bout de chemin. Qu'il peut même le faire plus vite que prévu. Qu'il n'a qu'à tout donner et là, dans un instant, il pourra célébrer, se reposer, écrire le mot "fin"...
Bref, je commence toujours mes récits rapidement, puis je ralentis, lassée, prête à les abandonner... et quand je réussis à les pousser assez loin, soudain, j'ai un sursaut d'énergie et la fin s'écrit encore plus vite que le début.
C'est pour ça qu'après avoir écrit en moyenne 2 chapitres par semaine pendant 6 mois, je viens de boucler les 5 derniers chapitres du roman en 4 jours.
Est-ce que ça vous fait ça à vous aussi? Est-ce que vous avez remarqué un cycle dans votre façon d'écrire?
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mercredi 4 août 2010
lundi 5 avril 2010
Programme du jour : écrire
Je suis toute seule à la maison (Vincent travaille), j'ai une provision de café glacé, j'ai expédié presque toutes les tâches ménagères durant la fin de semaine... bref, l'ambiance est propice à faire une bonne journée d'écriture bien productive! :-)
Jusqu'à maintenant, cette longue fin de semaine n'a pas donné grand chose côté écriture (quoique j'ai quand même pondu quelque chose pour le concours de l'Ermite), mais j'ai coupé deux chapitres de mon plan qui, après relecture, m'ont semblé inutiles.
Donc, techniquement, j'ai avancé dans mon roman, puisqu'il est désormais moins long! hihihihi
Bon, j'arrête les folies et je me mets au boulot...
Sur un tout autre sujet, j'ai fait ma seconde sortie de jogging hier soir. Quatre kilomètres, soit le double de la fois d'avant. J'ai pas battu de record de vitesse, mais je suis quand même très fière de moi.
Jusqu'à maintenant, cette longue fin de semaine n'a pas donné grand chose côté écriture (quoique j'ai quand même pondu quelque chose pour le concours de l'Ermite), mais j'ai coupé deux chapitres de mon plan qui, après relecture, m'ont semblé inutiles.
Donc, techniquement, j'ai avancé dans mon roman, puisqu'il est désormais moins long! hihihihi
Bon, j'arrête les folies et je me mets au boulot...
Sur un tout autre sujet, j'ai fait ma seconde sortie de jogging hier soir. Quatre kilomètres, soit le double de la fois d'avant. J'ai pas battu de record de vitesse, mais je suis quand même très fière de moi.
mardi 30 mars 2010
Voile islamique et course à pied
J'ai entendu deux gars discuter dans le métro. Ils se moquaient un peu du débat autour du port de la burqa et du niqab. À les entendre, tout ça était une histoire de féministe faisant une tempête dans un verre d'eau. Si ces "femmes-là" veulent porter le voile, disaient-ils, même si c'est un symbole de soumission, de quoi on se mêle en voulant les en empêcher?
À la lumière de leur édifiante (hum) discussion, j'ai réalisé qu'une partie de la signification des voiles islamiques a été oubliée dans les discours présents. Certes, le voile islamique sert à identifier et à faire reconnaître les femmes musulmanes, car elles seules cachent au regard du monde les parties de leur corps qui offensent la pudeur (l'étendue de ces parties étant laissée à l'interprétation du lecteur du Coran). Mais, toujours selon les dogmes de l'Islam, le voile sert également à protéger ces femmes, grâce à une modestie vestimentaire plus ou moins extrême, contre les agressions extérieures.
Ça c'est la partie qui s'adresse aux gars, quels qu'il soit. Le message est clair : essentiellement, ce que vous dit une femme en foulard islamique, c'est qu'elle ne vous fait pas confiance, messieurs. Si elle se montrait à vous sans son voile, vous pourriez arrêter de contrôler vos vilaines pulsions masculines et l'agresser.
Moi ça ne me semble pas relever du seul débat féministe comme conception du monde...
- - -
Dans un tout autre registre, j'ai enfin fait ma première sortie de jogging hier soir. :) Mautadine que ça a été dur! J'avais la langue à terre après deux petits kilomètres, malgré le froid qui m'évitait de surchauffer. Quatre mois sans courir, ça tue mon cardio. Faudrait que je m'achète un tapis roulant pour courir en intérieur l'hiver, mais au prix de ces bébelles, c'est pas demain la veille...
À la lumière de leur édifiante (hum) discussion, j'ai réalisé qu'une partie de la signification des voiles islamiques a été oubliée dans les discours présents. Certes, le voile islamique sert à identifier et à faire reconnaître les femmes musulmanes, car elles seules cachent au regard du monde les parties de leur corps qui offensent la pudeur (l'étendue de ces parties étant laissée à l'interprétation du lecteur du Coran). Mais, toujours selon les dogmes de l'Islam, le voile sert également à protéger ces femmes, grâce à une modestie vestimentaire plus ou moins extrême, contre les agressions extérieures.
Ça c'est la partie qui s'adresse aux gars, quels qu'il soit. Le message est clair : essentiellement, ce que vous dit une femme en foulard islamique, c'est qu'elle ne vous fait pas confiance, messieurs. Si elle se montrait à vous sans son voile, vous pourriez arrêter de contrôler vos vilaines pulsions masculines et l'agresser.
Moi ça ne me semble pas relever du seul débat féministe comme conception du monde...
- - -
Dans un tout autre registre, j'ai enfin fait ma première sortie de jogging hier soir. :) Mautadine que ça a été dur! J'avais la langue à terre après deux petits kilomètres, malgré le froid qui m'évitait de surchauffer. Quatre mois sans courir, ça tue mon cardio. Faudrait que je m'achète un tapis roulant pour courir en intérieur l'hiver, mais au prix de ces bébelles, c'est pas demain la veille...
dimanche 4 octobre 2009
Course à la vie... ben moi chu morte!
Je reviens tout juste de ma fameuse course. Putain que c'est long 5 kilomètres!!!
J'ai couru le premier 3,5 km en 20 minutes, sans problème (l'entraînement de l'été a été payant). Et puis quelque part vers la 21e minute, plus moyen de continuer au même rythme. J'ai dit à l'amie-d'une-amie qui courrait avec moi de continuer toute seule, je me suis dirigée vers le côté droit de la piste (pour pas être dans le chemin de tout le monde) et j'ai marché pendant une bonne minute.
J'ai pu constater que je récupère très bien (bon, c'était pas une grosse surprise : aux arts martiaux, on fait toujours des efforts intenses entrecoupés de courtes pauses). Après cette minute de repos, j'ai pu repartir en flèche, au point de presque rattrapper l'amie-d'une-amie (qui, elle, n'avait pas arrêté). Malheureusement, j'ai voulu aller trop vite pour la rejoindre et j'ai refrappé un autre mur de fatigue. J'ai donc dû remarcher une autre minute avant de pouvoir repartir (plus raisonnablement cette fois).
Au final, j'ai fini mes 5 kilomètres en 32 minutes. Je suis pas trop mécontente de mon temps, mais j'avais espéré faire toute la course sans pause.
Avant qu'on me le demande, je spécifie que j'ai détesté cette première expérience de course organisée. Prendre le départ en même temps que quelques milliers de personnes fait qu'on se marche sur les pieds, qu'on est pris derrière quelqu'un de trop lent, qu'on se fatigue à le dépasser... et puis les groupes s'éparpillent, on voit pas où on va... Pas moyen de penser à autre chose (genre à l'intrigue de notre prochaine nouvelle), sous peine de pas voir que le gars juste devant nous devient vient de stopper net à cause d'une crampe...
Non, définitivement, je préfère courir toute seule ou avec une amie.
Vous me le rappellerez l'année prochaine :p
J'ai couru le premier 3,5 km en 20 minutes, sans problème (l'entraînement de l'été a été payant). Et puis quelque part vers la 21e minute, plus moyen de continuer au même rythme. J'ai dit à l'amie-d'une-amie qui courrait avec moi de continuer toute seule, je me suis dirigée vers le côté droit de la piste (pour pas être dans le chemin de tout le monde) et j'ai marché pendant une bonne minute.
J'ai pu constater que je récupère très bien (bon, c'était pas une grosse surprise : aux arts martiaux, on fait toujours des efforts intenses entrecoupés de courtes pauses). Après cette minute de repos, j'ai pu repartir en flèche, au point de presque rattrapper l'amie-d'une-amie (qui, elle, n'avait pas arrêté). Malheureusement, j'ai voulu aller trop vite pour la rejoindre et j'ai refrappé un autre mur de fatigue. J'ai donc dû remarcher une autre minute avant de pouvoir repartir (plus raisonnablement cette fois).
Au final, j'ai fini mes 5 kilomètres en 32 minutes. Je suis pas trop mécontente de mon temps, mais j'avais espéré faire toute la course sans pause.
Avant qu'on me le demande, je spécifie que j'ai détesté cette première expérience de course organisée. Prendre le départ en même temps que quelques milliers de personnes fait qu'on se marche sur les pieds, qu'on est pris derrière quelqu'un de trop lent, qu'on se fatigue à le dépasser... et puis les groupes s'éparpillent, on voit pas où on va... Pas moyen de penser à autre chose (genre à l'intrigue de notre prochaine nouvelle), sous peine de pas voir que le gars juste devant nous devient vient de stopper net à cause d'une crampe...
Non, définitivement, je préfère courir toute seule ou avec une amie.
Vous me le rappellerez l'année prochaine :p
samedi 3 octobre 2009
Backup et course
L'avantage de l'écriture sur les autres médiums artistiques, c'est que je peux me promener avec toute ma production des dernières années sauvegardées sur mon anté-diluvienne clef USB de 250 megs. :) (Ouais, je viens de faire un backup...)
En passant, c'est ma fameuse course de 5 kilomètres demain. Ma collègue qui courrait avec moi s'est fait une entorse à un genou, alors elle va marcher. Ça me démotive pas mal : c'est elle qui m'a embarqué là-dedans (elle voulait savoir en combien de temps elle pourrait faire cette distance) et là je vais courir toute seule. Bon, il y aura aussi quelques milliers d'inconnus, mais c'est pas pareil.
En plus, la course commence à 9h00, à Montréal, alors je vais être pognée pour me lever aux aurores pour me rendre (oui, dimanche matin, être debout avant 9h00 se qualifie comme "aux aurores" pour des gens sans enfant).
Enfin, plus de détails sur mon expérience demain. :)
En passant, c'est ma fameuse course de 5 kilomètres demain. Ma collègue qui courrait avec moi s'est fait une entorse à un genou, alors elle va marcher. Ça me démotive pas mal : c'est elle qui m'a embarqué là-dedans (elle voulait savoir en combien de temps elle pourrait faire cette distance) et là je vais courir toute seule. Bon, il y aura aussi quelques milliers d'inconnus, mais c'est pas pareil.
En plus, la course commence à 9h00, à Montréal, alors je vais être pognée pour me lever aux aurores pour me rendre (oui, dimanche matin, être debout avant 9h00 se qualifie comme "aux aurores" pour des gens sans enfant).
Enfin, plus de détails sur mon expérience demain. :)
mercredi 16 septembre 2009
Lu : L'Enfer de Dante
Vincent et moi aimons lire ces textes que tout le monde connaît, mais que la majorité ne liront jamais. Parfois, c'est pénible (comme avec "le catalogue des bateaux" de l'Illiade!!!), mais on finit par faire de belles découvertes.
Ma dernière trouvaille en date : L'Enfer, premier volet de la Divine Comédie de Dante Alighieri.
Jusqu'à maintenant, c'est le "texte fondateur" que j'ai dévoré le plus aisément. Il faut dire que j'ai mis la main sur une superbe édition bilingue (de Flammarion) qui permet (comme avec certaines éditions de textes grecs ou latins) d'avoir la version originale sur la page de gauche tandis qu'on lit le texte en français à droite. Avec L'Enfer, ça vaut vraiment la peine, une fois de temps à autre, de lire quelques passages italiens à haute voix. On remarque alors à quel point l'oeuvre est empreinte de musique. (Tiens, je disais justement récemment que j'étais pas tellement branchée musique... c'est faux on dirait... mais la mélodie des mots me touche plus que celle des notes).
Le périple du personnage de Dante, qui descend un à un les cercles infernaux, est fascinant tant d'un point de vue littéraire qu'historique. Difficile de ne pas se sentir interpelés par la façon qu'a Dante d'entremêler des mythes gréco-romains au fond culturel chrétien. Évidemment, ça manque d'action et le personnage de Lucifer est décevant, mais bon...
Une preuve que ce texte n'a pas perdu de son charme et de son attrait? Un jeu vidéo intitulé Dante's Inferno est en préparation. C'est d'ailleurs en voyant la bande annonce qu'on a eu envie de lire le livre... Ce sera peut-être pas le réflexe de tout le monde par contre... Et je me demande bien dans quelle mesure ils vont s'inspirer du livre... Probablement dans la mesure du résumé fait par Wikipédia! :p
(L'entraînement d'hier a été catastrophique : plus d'énergie au bout de 15 minutes. Pffff! C'est ça que ça donne après une semaine d'arrêt complet. Donc j'en suis à bitume 2, moi 2).
Ma dernière trouvaille en date : L'Enfer, premier volet de la Divine Comédie de Dante Alighieri.
Jusqu'à maintenant, c'est le "texte fondateur" que j'ai dévoré le plus aisément. Il faut dire que j'ai mis la main sur une superbe édition bilingue (de Flammarion) qui permet (comme avec certaines éditions de textes grecs ou latins) d'avoir la version originale sur la page de gauche tandis qu'on lit le texte en français à droite. Avec L'Enfer, ça vaut vraiment la peine, une fois de temps à autre, de lire quelques passages italiens à haute voix. On remarque alors à quel point l'oeuvre est empreinte de musique. (Tiens, je disais justement récemment que j'étais pas tellement branchée musique... c'est faux on dirait... mais la mélodie des mots me touche plus que celle des notes).
Le périple du personnage de Dante, qui descend un à un les cercles infernaux, est fascinant tant d'un point de vue littéraire qu'historique. Difficile de ne pas se sentir interpelés par la façon qu'a Dante d'entremêler des mythes gréco-romains au fond culturel chrétien. Évidemment, ça manque d'action et le personnage de Lucifer est décevant, mais bon...
Une preuve que ce texte n'a pas perdu de son charme et de son attrait? Un jeu vidéo intitulé Dante's Inferno est en préparation. C'est d'ailleurs en voyant la bande annonce qu'on a eu envie de lire le livre... Ce sera peut-être pas le réflexe de tout le monde par contre... Et je me demande bien dans quelle mesure ils vont s'inspirer du livre... Probablement dans la mesure du résumé fait par Wikipédia! :p
(L'entraînement d'hier a été catastrophique : plus d'énergie au bout de 15 minutes. Pffff! C'est ça que ça donne après une semaine d'arrêt complet. Donc j'en suis à bitume 2, moi 2).
jeudi 3 septembre 2009
La féminité et la sueur
L'autre jour, en revenant de ma course bi-hebdomadaire sur mon heure de lunch, je croise une collègue et sa fille de 19 ans dans le cadre de la porte du building. Ma collègue me salue et remarque que je reviens sans doute de mon jogging.
Observatrice la collègue : non seulement je portais des runnings, un hoodie et des shorts, mais en plus j'avais un teint tomate-tirant-sur-aubergine, j'étais ruisselante de sueur et j'aurais pu tordre mon linge.
Je lui réponds par l'affirmative et m'apprête à m'esquiver pour aller prendre ma douche lorsque je remarque le regard dégoûté que la fille de ma collègue pose sur moi. Vous savez, le genre de regard typique des grandes adolescentes, qu'elles acquièrent vers 14 ans et perdent le matin de leurs 20 ans...
Ayant été la cible de ce regard plus souvent qu'à mon tour pendant que j'enseignais, je lui demande s'il y a un problème. Elle ne prend même pas la peine d'avoir l'air gênée et me répond (sur le ton dédaigneux qui vient en prime avec le regard) :
- C'est juste que j'trouve ça tellement pas féminin une fille qui sue.
Qu'est-ce que j'aurais pu répondre à ça? Et un gars qui rougit, est-ce que c'est "trop pas masculin"? J'ai plutôt opté pour le "Ah bon" le plus neutre possible et je suis allée prendre ma douche. Je me sentais un peu blessée. Je veux dire : je sais que j'ai l'air du yâbe après avoir fait du sport (je fais pas partie des chanceuses qui suent sans rougir), mais bon, il faut ce qu'il faut et y'a bien des gars (mon chum le premier) qui apprécient le fait que mon soucis pour mon apparence ne m'empêche pas de faire quoique ce soit.
C'est sous le jet d'eau qu'une autre conversation avec ma collègue m'est revenue. Une conversation où elle me disait que sa fille unique venait d'entrer à l'université.
En enseignement de l'éducation physique.
Hum... le débat public/privé en éducation passe peut-être à côté du problème...
(Score de l'entraînement d'hier pour le 5 kilomètres : bitume 1, moi 1. J'ai fait mes deux intervales de dix minutes hier, avec une bonne séance de musculation entre les deux! :)
(Score après l'entraînement de ce midi : bitume 1, moi 2. Deux fois quinze minutes de course, coupé par 5 minutes de marche rapide)
Observatrice la collègue : non seulement je portais des runnings, un hoodie et des shorts, mais en plus j'avais un teint tomate-tirant-sur-aubergine, j'étais ruisselante de sueur et j'aurais pu tordre mon linge.
Je lui réponds par l'affirmative et m'apprête à m'esquiver pour aller prendre ma douche lorsque je remarque le regard dégoûté que la fille de ma collègue pose sur moi. Vous savez, le genre de regard typique des grandes adolescentes, qu'elles acquièrent vers 14 ans et perdent le matin de leurs 20 ans...
Ayant été la cible de ce regard plus souvent qu'à mon tour pendant que j'enseignais, je lui demande s'il y a un problème. Elle ne prend même pas la peine d'avoir l'air gênée et me répond (sur le ton dédaigneux qui vient en prime avec le regard) :
- C'est juste que j'trouve ça tellement pas féminin une fille qui sue.
Qu'est-ce que j'aurais pu répondre à ça? Et un gars qui rougit, est-ce que c'est "trop pas masculin"? J'ai plutôt opté pour le "Ah bon" le plus neutre possible et je suis allée prendre ma douche. Je me sentais un peu blessée. Je veux dire : je sais que j'ai l'air du yâbe après avoir fait du sport (je fais pas partie des chanceuses qui suent sans rougir), mais bon, il faut ce qu'il faut et y'a bien des gars (mon chum le premier) qui apprécient le fait que mon soucis pour mon apparence ne m'empêche pas de faire quoique ce soit.
C'est sous le jet d'eau qu'une autre conversation avec ma collègue m'est revenue. Une conversation où elle me disait que sa fille unique venait d'entrer à l'université.
En enseignement de l'éducation physique.
Hum... le débat public/privé en éducation passe peut-être à côté du problème...
(Score de l'entraînement d'hier pour le 5 kilomètres : bitume 1, moi 1. J'ai fait mes deux intervales de dix minutes hier, avec une bonne séance de musculation entre les deux! :)
(Score après l'entraînement de ce midi : bitume 1, moi 2. Deux fois quinze minutes de course, coupé par 5 minutes de marche rapide)
vendredi 28 août 2009
Course à la vie
Yé! Je viens de faire une BA. :)
La collègue de travail qui court avec moi deux fois par semaine m'a invitée à me joindre à elle lors de la prochaine "Course à la vie" patronnée par la CIBC et la Fondation canadienne du cancer du sein. L'idée : on paie 40$ et, le 4 octobre, on courra 5 kilomètres vêtues d'un chandail rose pour venir en aide à la recherche sur le cancer du sein (si ça vous intéresse, ça c'est le lien pour participer).
Normalement, je suis pas tellement le genre grande-cause-et-croisade, ni le style donnez-c'est-pour-notre-avenir-à-tous, mais là l'idée de combiner un don, somme toute minime, avec une occasion de faire de l'activité physique, ça m'a rejoint.
En plus, la femme de mon directeur de maîtrise est décédée du cancer du sein l'année dernière. Je ne l'ai pas tellement connue, mais il est lui-même une personne tellement généreuse que sa douce moitié ne pouvait faire autrement qu'être extraordinaire. Alors quand le questionnaire d'inscription m'a demandé pour qui j'allais courir, j'ai écrit son nom. Il n'est pas au courant, ce qui me plaît bien : me voilà en train de faire une BA parfaitement anonyme... je me transforme en super-héros quoi ;)
Bref, vous risquez d'entendre parler de mes déboires d'entraînement, parce que pour l'instant, je cours 3 kilomètres en 20-25 minutes et je suis crevée... Faut dire que je suis bâtie sur le modèle "québécoise de souche" : petites, épaules de bûcheron, hanches faites pour accoucher 14 fois et poitrine à l'avenant, os capables d'endurer bien des chutes sur la glace, graisse sous-cutanée prête à me faire survivre à -30 pas de manteau...
Être solide, ça m'aide beaucoup dans les sports de combat parce que j'endure des coups que bien des filles de ma taille pourraient pas prendre, mais disons qu'à la course, je sens que j'ai toute une masse à traîner sur mes petites pattes courtes.
5 kilomètres, ce sera pas de la tarte!
D'ailleurs, score de l'entraînement d'hier : bitume 1, moi 0 (me suis dégonflée avant la fin du deuxième intervale de 10 minutes)
La collègue de travail qui court avec moi deux fois par semaine m'a invitée à me joindre à elle lors de la prochaine "Course à la vie" patronnée par la CIBC et la Fondation canadienne du cancer du sein. L'idée : on paie 40$ et, le 4 octobre, on courra 5 kilomètres vêtues d'un chandail rose pour venir en aide à la recherche sur le cancer du sein (si ça vous intéresse, ça c'est le lien pour participer).
Normalement, je suis pas tellement le genre grande-cause-et-croisade, ni le style donnez-c'est-pour-notre-avenir-à-tous, mais là l'idée de combiner un don, somme toute minime, avec une occasion de faire de l'activité physique, ça m'a rejoint.
En plus, la femme de mon directeur de maîtrise est décédée du cancer du sein l'année dernière. Je ne l'ai pas tellement connue, mais il est lui-même une personne tellement généreuse que sa douce moitié ne pouvait faire autrement qu'être extraordinaire. Alors quand le questionnaire d'inscription m'a demandé pour qui j'allais courir, j'ai écrit son nom. Il n'est pas au courant, ce qui me plaît bien : me voilà en train de faire une BA parfaitement anonyme... je me transforme en super-héros quoi ;)
Bref, vous risquez d'entendre parler de mes déboires d'entraînement, parce que pour l'instant, je cours 3 kilomètres en 20-25 minutes et je suis crevée... Faut dire que je suis bâtie sur le modèle "québécoise de souche" : petites, épaules de bûcheron, hanches faites pour accoucher 14 fois et poitrine à l'avenant, os capables d'endurer bien des chutes sur la glace, graisse sous-cutanée prête à me faire survivre à -30 pas de manteau...
Être solide, ça m'aide beaucoup dans les sports de combat parce que j'endure des coups que bien des filles de ma taille pourraient pas prendre, mais disons qu'à la course, je sens que j'ai toute une masse à traîner sur mes petites pattes courtes.
5 kilomètres, ce sera pas de la tarte!
D'ailleurs, score de l'entraînement d'hier : bitume 1, moi 0 (me suis dégonflée avant la fin du deuxième intervale de 10 minutes)
mardi 14 juillet 2009
L'inspiration croît avec la distance
Ah ah! Là vous pensez que je vais vous parler de dépaysement générateur d'inspiration ou de mon dernier voyage à l'autre bout du monde, dans une tribu oubliée dont les usages mériteraient d'être immortalisés...
Ben non. :p Je pensais plutôt partager avec vous le fait que je fais de la course à pied une ou deux fois semaine (rien de bien extraordinaire : 20 à 30 minutes, ce qui se traduit par 3 à 5 kilomètres) et qu'il me semble que courir est bon pour mon inspiration. Je ne sais pas si c'est un effet secondaire de l'épuisement physique ou de l'espèce de transe qui naît du mouvement répétitif et du bruit régulier de mes pieds qui cognent sur le sol, mais je reviens toujours d'une course avec énormément d'idée et une envie irrépressible... bon, de manger, d'abord, mais écrire vient juste après.
Mes courses les plus inspirantes sont celles que j'effectue sous la pluie (par choix, oui oui je suis maniaque à ce point, ou parce que je me suis fait surprendre). Il y a un je-ne-sais-quoi de romantique à se faire fouetter par la pluie et le vent... ça donne l'impression de se battre contre les éléments.
Les entraînements d'art martiaux m'apportent aussi un grand bien-être physique, mais ils sont plus épuisants mentalement (parce qu'il est hors de question de ne penser à rien durant un combat!!!) et donc moins inspirants au bout du compte.
Y a-t-il quelqu'un d'autre qui a une activité déclencheuse d'inspiration et de créativité?
Ben non. :p Je pensais plutôt partager avec vous le fait que je fais de la course à pied une ou deux fois semaine (rien de bien extraordinaire : 20 à 30 minutes, ce qui se traduit par 3 à 5 kilomètres) et qu'il me semble que courir est bon pour mon inspiration. Je ne sais pas si c'est un effet secondaire de l'épuisement physique ou de l'espèce de transe qui naît du mouvement répétitif et du bruit régulier de mes pieds qui cognent sur le sol, mais je reviens toujours d'une course avec énormément d'idée et une envie irrépressible... bon, de manger, d'abord, mais écrire vient juste après.
Mes courses les plus inspirantes sont celles que j'effectue sous la pluie (par choix, oui oui je suis maniaque à ce point, ou parce que je me suis fait surprendre). Il y a un je-ne-sais-quoi de romantique à se faire fouetter par la pluie et le vent... ça donne l'impression de se battre contre les éléments.
Les entraînements d'art martiaux m'apportent aussi un grand bien-être physique, mais ils sont plus épuisants mentalement (parce qu'il est hors de question de ne penser à rien durant un combat!!!) et donc moins inspirants au bout du compte.
Y a-t-il quelqu'un d'autre qui a une activité déclencheuse d'inspiration et de créativité?
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