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samedi 2 mai 2026

Changer une bonbonne de propane, théorie et pratique

Allez, ce blogue est rendu ben trop sérieux, ça fait longtemps que je vous avais fait le coup d'un billet "théorie et pratique" (sans doute parce que dans ma nouvelle vie, j'ai pas de maison à entretenir...). Pour ceux qui n'ont pas connu les classiques, je vous invite à aller lire mes aventures de sapin de Noël, de lave-vaisselle, de fenêtres et d'arbres à planter (notez que le chum de ces aventures était mon ex-mari, n'allez pas accuser Luc de ses tares :p ).  

Pour les autres, voici un nouvel épisode. 

Alors, cette semaine, Luc et moi avons constaté que la bonbonne de propane de notre barbecue était vide. Juste au moment où s'annonce - enfin - la saison des grillades. Malheur!

Qu'à cela ne tienne, c'est pas compliqué changer une bonbonne, on l'a fait souvent. Il suffit de : 

1- Avoir accès à une voiture;

2- Débrancher la bonbonne du barbecue;

3- Aller au Canac, Canadian Tire ou autre Rona le plus proche pour faire remplir la bonbonne;

4- La rapporter;

5- La rebrancher.

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Ça a l'air simple, hein? Mais bon, évidemment, pour nous, il faut ajouter de petites étapes : 

1- Avoir accès à une voiture implique...

1.1 - Décider si on va louer une Communauto pour ça ou soudoyer une connaissance avec une promesse d'un souper de grillades pour qu'elle nous donne un lift ; 

1.2 - Ayant opté pour le chantage gastronomique, choisir la victime, euh, pardon, le chauffeur; 

1.3 - Communiquer avec cette personne et la convaincre (vu les talents de Luc en cuisine, c'est pas trop dur); 

1.4 - Faire coïncider les horaires de tout le monde pour obtenir ledit lift (jusque là, tout va bien); 

2- Débrancher la bonbonne du barbecue... c'est ici que ça se gâte!

2.1 - Chercher la clé du cadenas qui empêche, vu notre terrasse en rez-de-chaussée, qu'on se fasse voler notre barbecue et/ou la bonbonne qui l'alimente; 

2.2 - Constater que la serrure du cadenas est recouverte de rouille, au point où on ne voit plus la fente pour la clef!;

2.3 - Après avoir gratté la serrure et abondamment arrosé le cadenas de Gig-a-loo, constater qu'on a retrouvé le trou de serrure, mais que quelque chose est pogné dans la serrure;

2.4 - Conclure que notre cadenas a rempli son office : quelqu'un a bien tenté de nous voler et n'y est pas parvenu, youhou!; 

2.5 - Constat corolaire : même après avoir retiré le morceau intrus et avec la bonne clef, la serrure est brisée et le cadenas n'ouvre plus, et on finit même par péter la clef dedans, ostie!;

2.6 - Sacrer pendant que la personne qui s'est portée volontaire pour donner le lift fait une sieste sur votre sofa; 

2.7 - Essayer 4-5 méthodes pour faire levier et briser le cadenas;

2.8 - Admettre que ça va prendre des cutters, des gros; 

2.9 - Réveiller votre lift et lui demander d'aller avec vous à la quincaillerie précédemment ciblée pour y remplir votre bonbonne, mais sans la bonbonne; 

2.10 - Acheter les plus gros cutters disponibles;

2.11 - Pis un nouveau cadenas et une nouvelle chaîne, parce que ceux actuellement en service ne survivront pas à la suite de la journée;

2.12 - Rentrer chez vous;

2.13 - Vous excuser à votre lift, lui assurer que ça sera pas long;

2.14 - Couper le cr**** de cadenas;

2.15 - Libérer la bonbonne;

2.16 - Attacher le barbecue avec le nouveau cadenas, histoire qu'il se sauve pas pendant votre absence; 

2.17 - Vous excuser à votre lift, le remercier de sa patience; 

3- Aller au Canac, Canadian Tire ou autre Rona le plus proche pour faire remplir la bonbonne et en profiter pour

3.1 - Apprendre à votre lift qu'on doit d'abord aller payer à l'intérieur;

3.2 - Puis trouver la zone de service à l'auto; 

3.3 - Au passage, faire découvrir à votre lift les méandres de la zone de service à l'auto où on est jamais trop sûr d'être à la bonne place entre les palettes de roche et les poches de terreau;

4- Rapporter la bonbonne sans problème (miracle!)

5- Rebrancher la bonbonne assez aisément aussi 

5.1 - Et la recadenasser

5.2 - Mais en prenant soin que le cadenas se retrouve sous la housse du barbecue cette fois et donc à l'abri des intempéries; 

5.3 - Ranger les nouveaux cutters, parce qu'on les garde au cas où;

5.4 - Mettre le lift à la porte parce qu'il est tard, mais promis, on se rappelle pour les grillades. 

6 - Écrire un billet de blogue sur la question et conclure avec : Merci Pascale! hihihih!

vendredi 19 mars 2021

Où trouvez-vous vos idées?

 Ah, cette question posée au moins une fois par mois à tous les écrivains du monde depuis la nuit des temps. Maudit que je l'ai haïs! Avec le temps, mes réponses ont varié : 

circa 2008 :  Partout!

vers 2012 : Nulle part!

en 2014 après mûre réflexion : Dans le choc inattendu d'éléments disparates.

au début de 2018 après trop d'animations scolaires : Je sais paaaaaaaaaas!

Rendue là, vous m'auriez dit que je m'ennuierais de me faire poser la question et je ne vous aurais pas crus. Mais nous voilà au début de 2021 et oui, j'aimerais bien qu'on me demande à nouveau où je trouve mes idées. Surtout parce que j'ai une nouvelle réponse : 

Ailleurs que chez nous!

Sans farce, je viens de passer presque une année complète sans noter de nouvelles idées d'histoire. J'ai complété des textes, mais toujours basés sur d'anciennes idées. Ça m'angoisse un peu. Si le confinement continue, je vais clairement manquer de matériel... 

Quelque part en 2040. 

Ok, bon, je vais retourner travailler! :p 

vendredi 13 décembre 2019

La lumière au bout du tunnel

Je travaille comme une folle depuis des semaines.

En partie parce que j'ai beaucoup de projets à terminer en même temps.

Et en partie parce que je ne suis pas aussi productive que d'habitude.

Cela étant dit, je vois enfin la lumière au bout du tunnel.

Ce qui signifie que je vais pouvoir souffler, mais aussi organiser mes dernières réflexions en billets de blogue.

Ah tiens, la lumière se rapproche, elle se fait plus distincte. Ce n'est pas une lumière, mais plusieurs, toutes petites et...

Ah ben oui, hein, ça vient d'un arbre de Noël ;) 

mercredi 27 novembre 2019

Se redéfinir

Ce qui se passe dans ma vie depuis quelques mois (si vous avez manqué le billet de lundi, allez lire, je vous attends) me force à me redéfinir. Qui suis-je exactement? Selon ma psy, c'est une question qu'on se pose moins souvent qu'on le devrait. Et on doit y répondre papier et crayon en main. Tant qu'à faire, pourquoi ne pas me livrer à l'exercice sur mon blogue. Alors, je suis...

Une écrivaine.

Une mère dévouée.

Une célibataire indépendante.

Adepte du yoga et de la méditation.

Habituée à traiter les petits bobos.

À se défendre seule.

Qui aime voir passer les cycles de la nature.

Marcher en forêt.

Qui accepte avec fatalisme et sérénité les changements amenés par le temps.

Qui applique de l'huile de lavande dans les cheveux de sa fille pour éloigner les poux.

Qui soigne son rhume avec des tisanes.

Allume des chandelles pour s'apaiser.

Plantera bientôt de la sauge sur son balcon.

S'amuse à broder des pentacles.

Possède deux jeux de tarot.

Et des bracelets de cristaux...

Euh... Attendez un peu... Ça y est, j'suis une sorcière!!! Hihihihi! :p

mercredi 30 octobre 2019

Retour à la vie

Pourquoi parle-t-on autant de morts vivants et de retour à la vie autour de l'Halloween? J'ai mon explication. C'est que voyez-vous...

On assassine...

Puis ça se réincarne!
J'vous laisse, j'ai des scones à la citrouille à déguster!

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Recette (à la demande de Valérie) inspirée de cette recette :

2 tasses farine
(version sans gluten : 1½ de sorgho, ½ fécule patate, 1 c. à thé xanthane)
1 cuillère à soupe (oui, oui, à soupe) de poudre à pâte
½ cuillère à thé de sel
½ cuillère à thé cannelle
¼ cuillère à thé clou de girofle moulu
¼ cuillère à thé de muscade
¼ tasse de cassonade
7 cuillères à soupe de beurre froid
½ tasse de purée de citrouille
1 oeuf
3 cuillères à soupe de sirop d'érable
3 cuillères à soupe de lait
½ cuillère à thé de jus de citron (ça active la poudre à pâte)

Chauffer le four à 350F
Mélanger tous les ingrédients secs
Y couper le beurre jusqu'à ce que ce soit granuleux
Ajouter le reste des ingrédients, bien mélanger
Verser dans un moule à tarte, inciser la pâte pour faire 6 ou 8 pointes
Cuire 20 à 25 minutes au four

Note : j'ai aucune idée de la texture de pâte que vous obtiendrez avec de la farine normale! En version sans gluten, on dirait que la pâte à modeler ben collante. Si vous essayez, vous m'en donnerez des nouvelles. (Et vous me direz si c'est aussi divinement bon!)

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Si vous voulez ma méthode pour la purée de citrouille : couper les citrouilles en deux, enlevez graines et filaments), mettez-les côté coupé vers le bas sur une plaque, puis enfournez à 350F pendant environ 1 heure ou jusqu'à ce que la citrouille devienne molle et que vous puissiez détacher la chair à la cuillère et l'écraser à la fourchette. Voilà, c'est de la purée. Je congèle en portions d'une demi-tasse.

lundi 30 septembre 2019

Une semaine sans billet

Lecteurs - Oh là là! Une semaine depuis le dernier billet! Que se passe-t-il? T'es malade, Gen?

Moi - Non, juste... vraiment occupée!

Lecteurs - Ben là, comment ça?

Moi - La semaine dernière, j'ai pratiquement pas touché à mon ordinateur! Je devais superviser des travaux chez moi, donner un coaching à Montréal, ce qui, avec le temps de déplacement, me bouffe ma trop courte journée, aller dîner avec un ami à Montréal le lendemain, alors autre journée disparue dans du transport et vendredi ma puce était en congé pédagogique.

Lecteurs - T'aurais dû nous raconter tout ça!

Moi - Euh... C'est pas un peu plate?

Lecteurs - Pas pire que bien d'autres billets, tsé.

Moi - Hum... Ouais... Ok. Bon, je vais prendre un peu plus de temps pour vous écrire à l'avenir, promis. Quitte à répéter des statuts Facebook.

Lecteurs - Parfait. Aujourd'hui, tu vas nous parler de quoi?

Moi - Heu... J'vous ai dit que je me suis mise à la boxe?

Lecteurs - Ben non, raconte-nous ça!

Moi - J'avais envie d'une activité sportive de soir. Vincent s'entraîne au bureau alors il avait pas l'énergie pour le faire avec moi. J'ai cherché un gym d'arts martiaux pas loin de chez moi avec un cours qui fittait dans mon horaire et... Le seul truc possible, c'était un cours de boxe pour femmes. J'étais pas super emballée sur le coup. Pas de coups de pied, pis juste des femmes dans le cours, j'étais un peu hors de mon élément.

Lecteurs - Pis, finalement, c'est comment?

Moi - Génial! J'apprends enfin la technique des mouvements de tête des boxeurs qui m'avait toujours impressionnée! Le cours est à moitié rempli d'ados qui ont visiblement besoin d'acquérir de la confiance en elles et à moitié de trentenaires qui veulent se mettre en forme. Pas de ptits coqs qui veulent se prouver. C'est... relaxant!

Lecteurs - Tu vas y retourner?

Moi - Oh yeah! Ça fait du bien de sentir que je retrouve mes réflexes de guerrière.

Lecteurs - Oh... Tsé, pour l'histoire de "c'est pas plus plate que d'autres de tes billets" là?

Moi - Oui?

Lecteurs - Ça se voulait pas une insulte. Pas du tout. T'es pas fâchée, hein?

:p

mercredi 31 juillet 2019

Avantage insoupçonné

J'ai donc découpé le premier jet de mon manuscrit en fragments, que je réarrange et réécrit tranquillement. (Y'a 4% du travail de fait environ... oui, c'est long, merci, je sais que j'écris à la vitesse d'une tortue rhumatisante, vous m'apprenez rien!).

Dès le début, je me disais que ça m'aiderait d'avoir les morceaux de papier en main, de pouvoir les réarranger physiquement.

En effet, c'est pas mal utile. Je peux les classer conceptuellement, mais aussi visuellement. Je vois tout de suite quand les piles de papier sont trop hautes ici par rapport à là-bas. Je peux prendre un bout de texte, le déplacer et regarder s'il s'insère bien, si les transitions vont couler...

Et, avantage insoupçonné, j'ai désormais le plaisir, quand je termine de réécrire une scène, de pouvoir froisser le bout de papier sur laquelle elle était inscrite et le jeter (au recyclage)!

Heille! C'est tellement gratifiant de froisser du papier non pas parce que ce qu'on vient d'écrire est mauvais, mais bien parce que c'est terminé!

J'pense que pour mes projets suivants, je vais me garder du papier brouillon à portée de la main et en froisser des feuilles quand j'aurai bien travaillé! hihihihi!

Et vous, avez-vous des manières encourageantes de souligner la progression de vos projets d'écriture? Quelque chose de plus gratifiant qu'un décompte des scènes sur votre blogue ou sur Facebook, là! :p

mardi 7 mai 2019

Extrait de maltraitement de texte

Alors je ne vous ferai pas un récapitulatif du Boréal, parce que j'en serais bien incapable, sauf pour dire que ce fut génial! Je n'ai pas assisté à assez de table-ronde (parce que j'étais occupée à jaser ou à lire des textes pour l'écriture sur place), mais j'ai eu beaucoup de plaisir à animer la mienne et à participer à deux autres. À part ça, j'en suis arrivée au stade où je peux repérer sans peine les nouveaux venus au congrès (parce que ce sont ceux qui ne me sautent pas dessus en criant "Gen!!!!!!" pour me faire la bise) et où me semble que j'ai des sujets de conversation avec tous les anciens, alors je me sens comme un poisson dans l'eau! Ok, ça me donne aussi l'impression de faire partie des meubles et de recevoir un petit coup de vieux, mais c'est pas grave, c'est juste réconfortant d'être parmi "les miens" pendant toute une fin de semaine.

Puisque j'ai touché un mot au sujet des tables-rondes... L'une de celles où je participais était le maltraitement de texte. Le principe de ce panel est que Yves Meynard, notre animateur, envoie à quatre participants, quelques jours avant le congrès, des extraits de très mauvais livres publiés. Il nous demande d'écrire des continuités crédibles à ces extraits. Durant la table-ronde, l'extrait original est lu, ainsi que les continuités proposées par les participants et la continuité originale. Le public doit ensuite deviner quel est le morceau original. Tâche à laquelle il échoue toujours! Cette année, le public a cru que les textes de Francine Pelletier étaient les vrais.

De mon côté, je suis vraiment nulle à ce jeu, finissant année après année bonne dernière. Je crois qu'Yves me réinvite surtout parce qu'il finit par y avoir un moment (très comique) où je suis trop pliée en deux de rire pour continuer à lire l'extrait que je dois présenter.

Cette année, je pensais que j'avais joué un bon tour à un autre participant, car j'ai écrit un texte très loufoque... Malheur à moi : le hasard a voulu que je doive rire de mon propre texte!!! Et oui, je suis le genre de personne qui rit de ses propres jokes! :p (Ça fait toujours au moins une personne!)

Puisque personne n'a donc pu entendre ce texte correctement, je vous le mets ci-dessous. Imaginez-vous essayer de lire ça à haute voix, avec intonations appropriées, devant une salle déjà hilare des textes précédents, alors que vous avez vous-mêmes les larmes au yeux tellement vous riez depuis une heure... Ben c'est ça. J'ai pas pu.

La consigne était d'écrire une texte d'environ 200 mots, où tous les noms de personnages finiraient en -ar, et qui se terminerait avec les mots suivants : "... une sorte de poche métallique tressée. Horrible filet! Un nid? Une gigantesque nacelle grise? Montgolfière insolite! Résille catastrophique!" Ça m'a décidément trop bien inspirée...

* * *
Lorrenar, déboussolé, contempla son environnement. Qu'est-ce que c'était que ce tube à section carrée? Une prison ouverte aux deux bouts? Une ruelle intérieure? Débauche de murs! Alternance de portes! Un couloir, voilà, c'était un couloir.

— Ton implant cérébral s'embrouille encore? lui demanda Michelar.

Il avait deviné, en voyant Lorrenar tâter les murs avec effroi, que les connexions neurales artificielles de ce dernier lui avaient livré des interprétations erronées des stimuli captés par ses sens. Cela lui arrivait de plus en plus souvent, pauvre Lorrenar. Éventuellement, les pannes de lexique seraient permanentes.

— Il faut vraiment que tu te payes cette mise à jour! ajouta Michelar.

— Si on réussit notre coup, c'est la première chose que je ferai, je te le serment solennel, vœux séculier, promets.

— Ça s'arrange pas, ton affaire, Lorrenar.

— Ouvre la porte, Michelar, sinon ça n'ira jamais en s'améliorant, s'amieutant… ah non, s'améliorant c'était bon. Tu sais que c'est pire quand je suis nerveux.

Répondant à l'invitation de son compère voleur, Michelar se pencha sur ses crochets métalliques, ses électro-aimants et ses cadrans numériques, le tout accroché à la porte qu'ils essayaient d'ouvrir, car derrière ils espéraient trouver une cargaison de puces mnémoniques vierges, une denrée rare et précieuse.

— Je l'ai! Arrgggggg!

Une manipulation de Michelar avait provoqué un déclic encourageant, vite suivit par un bruit d'électricité et une odeur de cochon brûlé. Michelar cria et s'écroula, tandis que la porte s'ouvrait. Lorrenar, paniqué, se retrouva face au contenu de la pièce, une sorte de poche métallique tressée. Horrible filet! Un nid? Une gigantesque nacelle grise? Montgolfière insolite! Résille catastrophique!

vendredi 3 mai 2019

Tranche de vie (38)

Je suis debout devant un miroir, en train d'inspecter les résultats de mon shampooing colorant fait la veille. Ma puce se plante à côté de moi.

Elle - Qu'est-ce que tu fais maman?

Moi - Je regarde si ma teinture a bien caché mes cheveux gris.

Elle, du haut de ses quatre ans - Pourquoi?

Moi - Parce que j'en ai beaucoup, mais ils sont pas très bien placés, alors c'est pas joli, donc je les cache. Quand j'en aurai plus, un peu partout, je les cacherai plus. J'aurai des belles mèches argentées!

Elle - Ah oui, ça va être beau. J'ai hâte que tu fasses ça!

Puis elle s'étire... et met sa main sur mon épaule.

Elle - Maman! Regarde, je suis tellement grande, je touche ton épaule!

Moi, qui n'en revient pas parce que je devais bien avoir six ans, si c'est pas sept, quand j'ai réussi à faire ça avec ma mère - Wow! C'est vrai!

D'accord, j'suis petite, mais tout de même! Elle ne peut pas pousser aussi vite!?!

Elle, jouant avec une de mes couettes  - Ça va être quand que tu vas avoir des cheveux en argent?

Moi, marmonnant entre mes dents - Si tu continues à grandir de même, ça risque d'être bientôt!

Elle - Quoi?

J'lui ai fait un câlin. C'était plus simple. ;)

mercredi 17 avril 2019

Question existentielle (1)

Question existentielle de fille qui prend vraiment souvent des autobus voyageurs :

Pourquoi, alors qu'il reste de la place ailleurs dans le bus, les bancs de chaque côté de la porte des toilettes sont-ils toujours entièrement occupés?

O.o

mercredi 30 janvier 2019

Le dit du Musè (25)

Musè : n.m., du grec ancien "mousai", source d'inspiration. 
(Ou masculinisation du mot muse inventée de toutes pièces)


Conversation de fin de journée avec mon chum

Lui - Gen, ça a été aujourd'hui?

Moi - Oui, pourquoi?

Lui - Parce que y'a pas eu de billet de blogue.

Moi - Arrggggggllllll!!!!

Lui - T'as un don avec les mots, tu devrais devenir écrivaine. 

Moi - ... 

lundi 28 janvier 2019

Tétrapilectomie

Tétrapilectomie.

L'art de couper les cheveux en quatre.

Voilà un mot, trouvé au hasard de mes errances sur le net, que je vais conserver précieusement dans mon lexique personnel, juste à côté de capilotracté et périssologue. :p

Si vous avez d'autres suggestions du même tonneau, je suis preneuse! hihihihihihi!


vendredi 19 octobre 2018

Périssologue!

Je préparais un document sur les figures de style pour un atelier d'écriture et je m'émerveillais devant leur nombre (mon document de référence répertoriait même les figures fautives, comme le pléonasme, ainsi que de nombreuses figures qui étaient fort difficiles à distinguer les unes des autres, malgré leur nom différent) quand je suis tombée sur ça :

Périssologie
Faute d'écriture par redondance, qui consiste à l'ajout d'un ou de plusieurs détails inutiles qui n'apportent rien à la compréhension d'une idée, ni à l'expression de cette idée, sinon pour l'alourdir. 

Oh oui, j'en connais beaucoup des textes écrits de même! lol!

Y'a pas de doute, périssologue va devenir ma nouvelle insulte favorite! :p

vendredi 14 septembre 2018

J'aime boire!

Des fois, on se fait poser des questions en apparence très simples, dont la réponse est sans doute évidente pour la plupart des gens, mais qui nous plongent dans des abysses de perplexité.

Pour moi, ce sont celles-ci :

Es-tu plus thé ou café?

Café chaud ou glacé?

Thé aromatisé ou nature?

Bière ou vin?

Bière noire, rousse ou blonde?

Vin rouge ou blanc ou rosé? Ou champagne?

Cocktail compliqué ou simple alcool sur glace?

Eau pétillante ou boisson gazeuse?

Ça te dérange si j'ai mis de la menthe et/ou des concombres et/ou des oranges dans l'eau?

Il n'est pas rare que je commence ma journée avec un café au lait, chaud ou glacé, pour enchaîner avec un thé aromatisé sucré, chaud ou froid, puis un thé vert très herbeux et amer. Le midi, je bois de l'eau pétillante ou une boisson gazeuse sans sucre, avant de reprendre un café. Le soir, c'est encore de l'eau pétillante ou des boissons gazeuses sans sucre, puis je passe au thé sans caféine. La fin de semaine, il y a souvent du vin rouge avec mes soupers de pâtes, du rosé si c'est l'été, du saké avec mes plats asiatiques, du champagne si on a quelque chose à célébrer. On fait la fête chez des amis? Je peux très bien boire un drink rose et pétillant et ultra girly en début de party, continuer avec de la bière ou du vin, puis siroter plus tard un whisky sur glace avec mon chum et les autres boys. Je bois peu d'eau plate, parce que, ben, je la trouve plate, sauf après un entraînement, parce que là elle est divinement bonne.

Pour moi, cette diversité des breuvages, c'est normal. J'accorde mes diverses boissons à la saison, mes humeurs, mes envies et les plats que je mange. Avoir une tasse fumante ou un verre bien frais à la main, c'est un plaisir sensuel et souvent renouvelé.

Avec les années, j'ai compris que ce n'était pas comme ça pour tout le monde. Que la plupart des gens boivent par nécessité, sans trop y penser, et ont des goûts assez arrêtés en matière de breuvage. Alors que je n'ai pas encore rencontré un truc que je n'arrivais pas à boire! Hihihihihi! (Même si la bière IPA est une proche candidate.)

J'en suis arrivée à une conclusion : j'aime boire!

Je suppose que tant que cet amour ne se limite pas à l'alcool, ce n'est pas un trop gros problème! Hihihihihi! ;)

Et vous, êtes-vous plus thé ou café, vin ou bière, etc? ;)

vendredi 3 août 2018

Notices pseudo-nécrologiques (2)

Ce mardi 31 juillet, à 8h du matin, est décédée Cafetière à Espresso, née Delonghi. Après 17 ans de loyaux services quotidiens, elle a refusé de s'allumer. Les efforts de réanimation furent vains. Cafetière laisse en deuil Geneviève, sa principale utilisatrice, Vincent, utilisateur occasionnel, plusieurs manuscrits, ainsi que les bouteilles de Jameson, de Baileys et les tasses à café irlandais. Le corps ne sera pas exposé et le deuil sera de courte durée, une remplaçante, donnée et d'occasion, résidant déjà dans le fond d'une armoire depuis des années.

* * *

Ce mardi 31 juillet, à 9h30 du matin, est décédé Espoir de Bon Café, lorsque Cafetière à Espresso Donnée et d'Occasion s'est révélée beaucoup moins aisée à utiliser que feue Cafetière à Espresso née Delonghi. Geneviève, principale utilisatrice, prévoit que le deuil durera au moins une semaine, le temps qu'elle s'habitue. La période d'affliction rituelle sera marquée par la recherche d'un manuel d'instruction approprié, du café brûlé, du café trop faible, des fuites de café sur le comptoir et quelques jurons. On prévoit également une diminution de la productivité littéraire et une fréquentation à la hausse des réseaux sociaux. Espoir de Bon Café devrait se réincarner quelque part au milieu de la semaine prochaine.

Photo de la défunte

Décidément, faut que j'envoie mon cv pour écrire des notices nécrologiques. ;)

Mais seulement après avoir réussi à me faire un café décent sans sacrer du marc de café pis de l'eau partout dans ma cuisine... Grrr....

mercredi 11 avril 2018

Si ma vie était une oeuvre littéraire...

Le prix littéraire des collégiens demande régulièrement aux auteurs en lice "Si votre vie était une oeuvre littéraire, quel en serait le titre?" ou autre variante de la même question.

J'aime lire ces questionnaires et m'imaginer les réponses que j'y ferais (s'cusez, ferai, hein, car j'ai bien l'intention que ce soit mon tour un moment donné ;) et parfois, comme ce matin, je me fais rire toute seule en répondant. 

Parce que si ma vie était une oeuvre littéraire, le titre serait : 

Faudra changer le titre

Entk, c'est ça que mes trois derniers éditeurs m'ont dit au sujet de mes manuscrits. Ouais, les titres, c'est pas ma force. Hihihihihi! ;) 

mercredi 13 décembre 2017

Relations distantes

Quand je commente les textes de mes amis, de mes participants d'atelier ou des jeunes écrivains que je coach, il m'arrive souvent d'écrire des trucs comme :

Pas d'élision ici. "Je hoche" et non "J'hoche"... Une histoire de h aspiré ou pas, je te laisse vérifier.

ou

Ce verbe-là exige un complément. Parce qu'il est... transitif ou intransitif, cherche si tu veux.

Avec les ans, je constate que j'ai désormais une relation assez distante avec la grammaire et l'orthographe. Il fut une époque où je les fréquentais beaucoup, alors je les connais très bien. Je sais pas mal tout le temps quand quelque chose est mal écrit ou mal accordé. (Cela dit, personne n'est à l'abri d'une inattention!)

Demandez-moi pas c'est quoi la règle par contre! J'm'en souviens plus et j'ai rarement envie d'aller la chercher. J'suis écrivaine, pas réviseure! :p (Vous remarquerez toutefois que j'encourage les autres à se livrer aux fouilles appropriées. C'est de même que j'ai appris à ne plus faire de faute : quand j'en faisais, on me forçait à chercher pourquoi. À la longue, j'ai décidé que ce serait plus simple d'écrire correctement du premier coup! Hihihihihi!)

Et vous, comment vont vos relations avec la grammaire et l'orthographe? ;)

vendredi 3 novembre 2017

Scène de salon du livre (9)

Je suis derrière la table de vente du kiosque des Six Brumes. J'ai encore de la brou dans le toupet, parce qu'Isa et moi venons d'arriver. J'ai d'ailleurs enfilé ma veste style kimono dans le stationnement, après l'avoir laissée dans la valise de la voiture pour qu'elle ne se chiffonne pas pendant le voyage.

Derrière moi, j'entends une lectrice s'adresser à Carl :

Elle - Euh... La fille là...

Carl - Ah, ça c'est Gen, vient je vais te présenter...

Elle - Oui, mais, euh, sa veste...

Carl - Ah, c'est un genre de kimono, parce qu'elle écrit des romans sur le Japon.

Elle - Oui, oui, mais... j'pense qu'elle l'a mis à l'envers.

Et Carl d'éclater de rire.

Carl - Ah, ça c'est ben possible. Elle est un peu lunatique.

Vérification faite, j'avais effectivement mis mon kimono à l'envers. Le pire là-dedans, c'est que ça n'a surpris personne. Même pas moi. Misère!

Je ris facilement de mes (nombreuses) gaffes, mais des fois j'aimerais qu'on me prenne un peu au sérieux...

D'habitude ça survient 10 secondes avant que je me renverse quelque chose dessus! :p

vendredi 13 octobre 2017

Notices pseudo-nécrologiques

Après avoir bravement terminé une brassée de couleurs, dans un grand hurlement de roulements brisés, Laveuse est décédée le 12 octobre 2017 à 11h45, juste avant le dernier rinçage et essorage d'une brassée de foncé. La blessure fatale est venue d'une cuve désalignée. Laveuse laisse dans le deuil sa propriétaire, Geneviève, qui n'a pas apprécié de devoir rincer sa brassée dans le bain puis de la tordre à la main comme au 19e siècle, ainsi que son propriétaire, Vincent, qui aurait aimé qu'elle dure encore un peu, ainsi qu'Éliane, sa principale fournisseuse d'ouvrage. L'exposition du corps de Laveuse est permanente au domicile des propriétaires... jusqu'à ce qu'ils trouvent le temps d'aller chercher une remplaçante.

* * *

Ce jour d'hui, vers 14h décèdera ma Patience, après avoir été soumise depuis le matin à une armée de bambins occupés à manger, lancer, écrabouiller et, accessoirement, cueillir des pommes. Patience laissera dans la peine Éliane, sa principale utilisatrice, qui s'en voudra beaucoup (pendant au moins cinq bonnes minutes) d'en avoir abusé. Patience étant connue pour ses vies courtes et ses résurrections fréquentes, Éliane ne portera pas le deuil.

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Samedi et dimanche, en la ville de Sherbrooke, Geneviève Blouin, Isabelle Lauzon et Carl Rocheleau vous inviteront à célébrer le décès des arbres qui se sont réincarnés en divers livres, notamment leur guide "Écrire et publier au Québec". Le service commémoratif aura lieu au kiosque des Six Brumes. Les auteurs vous y attendent en grand nombre.

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Mon chum fait dire que je devrais considérer l'écriture de notices nécrologiques comme boulot alimentaire. Qu'est-ce que vous en pensez? :p

vendredi 15 septembre 2017

Tu sais que (15)

Tu sais que tu t'assagis quand une soirée "bien arrosée", ça dure 5 heures, mais ça ne contient que deux pintes de bière, un verre de cidre et une lichette de vin. (Oui, c'est sage ça, bon!)

Tu sais que tu vieillis quand tu es toute contente, en mettant ton linge au lavage, de constater qu'il ne sent pas la vieille cigarette parce qu'on n'a plus le droit de fumer dans les bars "maintenant"... Puis tu te rends compte que "maintenant" est une période qui a commencé il y a onze ans (mais tu te souviens très clairement de "avant" et de l'odeur de cendrier qui te collait dans les cheveux jusqu'à la douche du lendemain matin!).

Tu sais que tu as acquis une certaine expérience dans les lendemains de veille quand tu te lèves après quatre heures et trois quart de sommeil, relativement dispose, et que ton premier réflexe est de vider deux grands verres d'eau et d'avaler une aspirine prophylactique en préparant le déjeuner de ton enfant (seule raison pour laquelle tu t'es levée aussi tôt!).

Finalement, tu sais que les nuits écourtées ne te font plus peur quand tu décides, après avoir envoyé ta progéniture à la garderie, de ne pas te recoucher et d'écrire à la place.

Bon, tu commences avec un billet de blogue, mais ça compte, hein? ;)