mardi 10 juin 2014

De salarié à écrivain

Être écrivain à temps plein, c'est, pour beaucoup de jeunes écrivains, un rêve.

Quitter le statut de salarié, écrire toute la journée, en pyjama si on le souhaite, arrêter de courir pour concilier boulot et création, vivre avec moins d'argent, certes, mais avec tellement plus de liberté.

Mais c'est aussi, quand un médecin nous alite, être forcé d'annuler les animations scolaires prévues depuis un an. Pas de collègue capable de ramasser nos dossiers au pied levé (il y a bien sûr les amis-écrivains qu'on peut référer en remplacement, mais ils ont pas écrit mes romans à moi...). Pas d'assurance qui fait qu'on sera payé de toute manière.

Un ennui de santé, ça fait mal aux finances, mal à la réputation parce qu'on a pas l'air super fiable, mal au réseau de contacts qui nous a référé... Bref, un gros pas en arrière pour la carrière naissante.

Enfin, espérons que c'est juste un cas de "reculer pour mieux sauter".

À part ça, ma glycémie va bien, mon bébé bouge, j'ai pas encore fait exploser mon tensiomètre... et la commande de 750 mots que je dois rendre bientôt est presque terminée. :) 

12 commentaires:

Prospéryne a dit…

Je crois que Petite Puce essaie de te donner des petites tapes d'encouragement depuis l'intérieur. :)

Gen a dit…

@Prospéryne : Elle veut vraiment être très encourageante alors! ;) (sentir un bébé bouger en soi est la sensation à la fois la plus bizarre et la plus exaltante qui soit!)

Prospéryne a dit…

Ou encore, connaissant ses parents, elle doit faire quelques katas pour se préparer à sa venue au monde! ;)

Gen a dit…

@Prospéryne : Avant d'être alitée, je faisais des séances de formes (les katas du taekwondo) avec Vincent. Et le lendemain de ces séances-là, elle bougeait que ça avait pas d'allure! lol! J'pense qu'en effet, on l'inspirait! ;)

Sébastien Chartrand a dit…

Allez ! C'est juste un moment à passer, c'est tout... recul dans ta carrière, peuh ! On reconnait avant tout un écrivain à son talent, non ? Alors ce petit recul ne devrait pas vraiment te nuire ;-)

Pour pousser l'exemple à l'extrême, tu imagines une école qui refuse d'inviter (disons...) Michel Tremblay une seconde fois parce qu'il fut alité la première ?

T'inquiète... les bons écrivains, qui plus est doublés de bons animateurs de classe en rencontre, sont denrée recherchée. :)

Prends soin de toi, c'est l'essentiel...

P-S: moi, mon 750 avance un peu plus lentement...

Nomadesse a dit…

En plus, tu te crées une banque de textes pour futures publications qui te serviront après, lorsque le bébé demandera davantage ton attention. Tout cela, malgré les tracas, est fort bien pensé! :)

Gen a dit…

@Sébas : Merci pour les encouragements (mais me comparer à Tremblay, tu beurres un tantinet épais! ;) Ce qui est triste dans ce cas-ci, c'est que je suis forcée d'annuler la première rencontre de ce qui devait être un partenariat à long terme avec une école de ma région. :( Pas sûre qu'ils vont vouloir procéder finalement.

@Nomadesse : Je ne me constitue pas vraiment une banque de texte pour le moment : celui-là est dû pour le 15 juillet! :p

Les tracas ont ralenti ma vitesse d'écriture. Mais je compte reprendre du collier là! ;)

Sébastien Chartrand a dit…

@Gen : non, quand même, je ne te compare pas à Tremblay... c'était juste, comme indiqué, un exemple extrême.

Sérieux, du côté de l'enseignant, si on a la chance d'avoir un écrivain de talent et qui a une bonne présence en classe, ça serait con de ne pas le réinviter...

Gen a dit…

@Sébas : C'est juste que je me retrouve à ne pas pouvoir faire mes preuves... et à annuler à la dernière minute.

Une femme libre a dit…

Je comprends que tu sois déçue de cette annulation forcée, normal que ça te fasse de la peine. Mais ta carrière n'est pas foutue pour autant! Me semble que si tu expliques les raisons plus que valables, les personnes concernées devraient comprendre, non?

Le bébé va bien, ta pression est bonne et le taux de sucre aussi, wow! Faut se réjouir. Le plus important en ce moment, c'est ça! ;o)

Pierre-Luc Lafrance a dit…

Pour les 750 mots, ça avance moi aussi. Il ne me reste qu'à choisir dans quel ordre les mettre ;)

Gen a dit…

@Femme libre : Bon retour!

Non, je sais que ma carrière n'est pas foutue pour autant, mais disons que ça tombe mal. D'un autre côté, ça m'apprendra à faire coïncider mon début de carrière à temps plein avec une fin de grossesse! ;) (Bon, toutes mes amies ont eu des grossesses sans problème, alors je me disais que ce serait pareil pour moi)

Et, euh... mon taux de sucre est sous contrôle et ma tension n'est pas plus haute qu'elle l'était quand les médecins ont paniqué un peu. C'est pas encore gagné dans aucun des deux cas mettons.

@Pierre-Luc : J'en ai 900 finalement. Faut que je choisisse lesquels couper!