mardi 28 décembre 2021

Bilan et objectif

Par les années passées, je commençais par faire un billet de bilan en décembre, puis un billet d'objectifs/résolutions en janvier...

Cette année, je vais faire ça plus court. 

De toute manière, en fait de bilan, y'a pas grand chose à signaler. J'ai survécu. Par moment, ça a été un exploit.

Côté professionnel, j'ai rarement publié aussi peu en quinze années d'écriture. Une seule nouvelle, parue à la République du Centaure. Rien d'étonnant : j'ai presque rien écrit en 2020. Et j'ai terminé juste une nouvelle en 2021. Donc l'année qui vient s'annonce désertique aussi. Normalement ça m'angoisserait beaucoup, mais 2022 verra mon roman policier atterrir sur les tablettes. Ainsi que ma première traduction en anglais. Alors je ne serai pas complètement absente de la scène littéraire. Et puis, j'ai quand même édité mes deux premiers romans en 2021, pour VLB Imaginaire. Le travail va se poursuivre en 2022 (et après). Ce n'est pas parce que je publie moins que je disparais. ;) 

Côté santé, j'ai découvert que mon corps abritait le virus du zona et que la première dose de vaccin anti-Covid l'a réveillé. Sur une échelle de douleur absolue, l'accouchement pas d'épidurale était moins pénible que le zona. J'espère ne plus jamais avoir cette cochonnerie. Mais je vais quand même recevoir ma troisième dose de vaccin bientôt. Parce qu'on ne meurt pas du zona.   

Côté financier, je suis arrivée à boucler mon budget, malgré la baisse des publications, grâce au retour des animations et ateliers. J'arrive à conjuguer "maman monoparentale" et "écrivaine". Ok, ça passe par l'auxiliaire "minimaliste en crisse", mais c'est pas grave! J'y arrive!!!

Côté personnel, je suis toujours aussi heureuse de mon condo (même si une construction dans le terrain adjacent va diminuer la luminosité dans la chambre et nuire un peu à la vue). C'est toujours un lieu propice à la lecture, à l'écriture, aux câlins, aux cafés sirotés et aux bonnes bouffes bien arrosées. Bref, on sait comment s'y créer du bonheur tranquille. 

Côté amoureux, je découvre qu'une relation de couple ça peut être une entraide, une équipe, une douceur où je reçois autant que je donne. J'aurais aimé le savoir avant, mais ça rend chaque moment de partage et de soutien encore plus précieux!

Côté familial, la puce et l'amoureux se sont apprivoisés et notre routine à trois est mieux rôdée que jamais. Une chance, parce que je sens qu'on va avoir droit à l'école virtuelle une bonne partie de janvier.

Bon, d'accord, finalement, le bilan était plus long que je pensais. ;) 

C'est plutôt du côté des objectifs que ça accroche. Je voulais, disais-je, me créer une nouvelle normalité, reprendre une certaine routine, manger mieux, boire moins, faire de l'exercice et être un peu plus productive au travail... 

Ouais, bon, c'était sans compter mon ex et les multiples - on est rendus à trois en un an là - changements de régime de garde qu'il a demandé. Normalement je ne parle pas de nos relations ici, mais là j'en ai marre, Luc aussi. Et la puce fait de l'anxiété de séparation comme un bébé de dix-huit mois. Un de mes objectifs de 2022 est donc de stabiliser la situation. 

Le pire, c'est que malgré ces multiples changements, souvent à la dernière minute, j'ai quand même réussi à être plus productive et à améliorer globalement mes habitudes de vie. Il reste du chemin à faire, mais j'avais résolu de m'y mettre sans culpabilité, alors je vais célébrer mes succès et continuer d'avancer. 

Je vous souhaite à tous une année 2022 plus facile que la 2021. Et triple dose de santé pour tout le monde! ;) 

lundi 20 décembre 2021

Tranche de vie (50)

Les Fêtes arrivent. 

On a eu juste le temps de les envisager avec excitation. 

D'aller dans notre premier salon du livre en deux ans (moi qui jadis en avait cinq ou six par année), de donner quelques ateliers et animations en présentiel, de manger un repas au restaurant entre deux séances de magasinage, de planifier un dîner avec ma famille, peut-être un road trip pour aller voir celle de Luc, du temps en amoureux quand ma puce serait chez son père, la perspective de voir quelques amis en janvier...

Et puis, bang, la tuile omicron qui nous tombe dessus. 

Cas positif détecté dans la classe de ma fille, l'école ne nous demandait pas de l'isoler, mais rendez-vous pris pour la faire dépister.  À date, les masques et les fenêtres ouvertes semblaient avoir rempli leur fonction. Mais l'école vient de fermer. 

On espère encore pour notre dîner du 24. Si la puce est négative, on le fera comme prévu. Si on a toujours le droit. On serait six autour de la table. Pour la première fois depuis deux ans.

Mon ex est en voyage. Il doit revenir le 23. Venir chercher la puce le 25. Je vis avec le stress de recevoir un texto m'annonçant qu'il est positif et que je devrai expliquer à la puce qu'elle ne pourra pas voir son père à Noël. 

Si c'est le cas, je devrai gérer ses larmes, son coeur brisé de petite fille, mais ma peine à moi aussi. Pas de pause de charge mentale. Pas de temps en amoureux.

On annule déjà le reste. Le road trip, les amis. Probablement mon contrat d'ateliers qui commençait en février. Je ne sais pas où je trouverai l'énergie de compléter mes mandats prévus pour janvier. 

On se croise les doigts pour que l'école ouvre rapidement en janvier. Parce qu'être à la fois la mère, la prof et la compagne de jeu de ma fille, c'est épuisant. J'ai peur de manquer d'énergie. De la laisser abuser de la télé. J'ai peur pour elle, pour son développement à long terme. Depuis ses 5 ans, elle a peu de contacts sociaux. Il y a l'école, quand elle est ouverte, dans sa bulle-classe, masquée. Parfois, des enfants au parc. Encore plus rarement, quand la pandémie a une accalmie, une amie à la maison pour jouer. Ce ne sera pas pour un bout de temps là. 

Les Fêtes arrivent. 

Et, encore une fois, on ne sait pas de quoi notre quotidien aura l'air lorsqu'elles repartiront.

Douces Fêtes à tous. Prenez soin de vous!

vendredi 10 décembre 2021

Les oeillères de la science(fiction) pure

Je suis historienne de formation. C'est-à-dire que j'ai été formée à ces sciences - sociologie, sexologie, psychologie, anthropologie, sciences politiques - qu'on dit humaines, voire "molles". Pour bien les différencier des sciences "pures" (et dures) - mathématiques, chimies, physiques, astronomie, etc - qui ont le grand mérite, aux yeux de leurs disciples en tout cas, d'être mesurables, quantifiables. Trompeusement objectives. Les sciences pures sont depuis longtemps considérées comme un domaine d'intérêt masculin et comptent une majorité d'homme dans les rangs de leurs pratiquants.

La science-fiction découlant de la science et le temps de loisir consacré à l'écriture étant plus disponible pour les hommes, on a longtemps eu de la SF (majoritairement le fruit de plumes masculines) et basée sur des concepts de science pure. Lorsque ces concepts sont suffisamment crédibles et bien intégrés à l'histoire, ça a donné ce qu'on appelle de la "hard science fiction" (amicalement rebaptisée la "science puréedure" par Élisabeth Vonarburg). 

Au début, il y avait peu de femmes en hard SF. Puis il y en a eu de plus en plus. Puis, surtout sous des plumes féminines, est apparu un autre genre de SF :

Une science fiction où la science impliquée est une science humaine. 

On les a nommées uchronies ou anticipations, parfois on veut les classer dans la fantasy sous prétexte que leur concept ne tiennent pas la route d'un point de vue scientifique (on ne parlera pas du cerveau positronique, hein?), mais reste que ce sont des histoires de science-fiction (n'en déplaise à ceux qui portent les oeillères de la science pure). De plus en plus, dans le monde anglophone, on parle de "warm SF" pour définir ces histoires qui s'appuient sur des concepts de sociologie, de politique ou de psychologie.

Reste que dans tous les cas, ce sont des récits où un concept, explicable scientifiquement pour les personnages, crée un monde différent de celui où nous vivons. 

Et c'est ça qui reste intéressant à lire! D'autant plus si ça ouvre la porte à des plumes provenant d'un autre horizon que les murs gris d'un laboratoire de chimie... 

lundi 22 novembre 2021

Tranche de vie (49) Nouvelles en vrac

Novembre m'étant rentrée dedans avec toute sa grisaille et ses occupations, le blogue s'est empoussiéré! Mais je vais prendre quelques minutes pour vous donner des nouvelles en vrac... 

Alors premièrement : mon roman policier a un titre! Il s'appellera "Le Mouroir des anges" et devrait paraître à l'automne prochain! Héhéhé! 

... Ça veut par contre dire que là je devrais travailler activement au projet suivant (oh oh...)

Ce travail sera complexifié par le fait que j'ai désormais la garde de ma fille presque à temps plein. (Ouais, bon, je ne vais pas m'étendre sur le sujet, mais disons que c'était pas le plan au départ...)

Et par le fait que je ne semble jamais arriver à passer à travers la slush pile de VLB Imaginaire. Je découvre une vérité méconnue de l'édition : recevoir et refuser des manuscrits inadéquats, c'est plus rapide qu'en recevoir des moyens-pas-pire ou des très bons, parce que ceux-là faut les lire au complet! lol! Heureusement, c'est fort agréable. 

J'ai repris les ateliers en présentiel et les animations scolaires. Ça aussi, ça m'occupe.

Oh, j'ai pris le temps de me faire tirer le portrait, mes réseaux sociaux (et le blogue) ont donc changé de face! lol!

En parallèle de tout le reste, mon adorable traductrice et moi nous employons à trouver une maison pour un autre de mes textes en version anglaise. 

Et c'est le Salon du Livre de Montréal en fin de semaine! Je ne serai pas en signature, évidemment, mais je vais certainement y passer faire un tour. Avec ma puce. Ça s'annonce épique! Si vous me croisez, n'hésitez pas à nous dire bonjour! 

mardi 26 octobre 2021

Fractales citrouilles 2021


Mais mais mais... sont-ce là des citrouilles?!?

Eh oui, elles sont de retour. Fidèle à mon poste (quoiqu'un peu en retard, ce qui est en passe de devenir traditionnel aussi), je garde vivante les traditions. 

Alors, à vos marques, prêts, citrouillez-moi ça!

Je rappelle les règles : y'en a pas! ... Ah non, attendez, c'est vrai, y'en a une : Vous avez 31 mots, pas un de plus, pas un de moins pour nous faire rire, frissonner, grimacer, sur le thème de la peur, de l'étrange, de l'horreur... bref, c'est l'Halloween, amusez-vous! 

(Les commentaires de ce billet resteront ouverts jusqu'au 1er novembre.)

lundi 25 octobre 2021

Alternatives au capitalisme

Par moment on dirait que le capitalisme est impossible à éviter. Que c'est plus facile d'imaginer la fin du monde que la fin du capitalisme. Pourquoi? Probablement parce que le capitalisme est pernicieux. Il nous a habitués à l'idée que des biens et des services doivent s'échanger contre une valeur équivalente en biens ou en services, représentée par de l'argent. 

Mais qui a fixé cette valeur? Qui a décidé qu'une heure du temps d'un plombier valait dix romans? L'offre et la demande, direz-vous... mais dans ce cas, ces temps-ci, rien ne devrait valoir plus cher qu'une heure de temps d'une infirmière ou qu'une place dans une garderie. Et pourtant! Voilà bien qui illustre que les "lois du marché" ne sont pas du tout des obligations. Elles sont manipulées. Et à d'autres époques de l'histoire, on a accordé des valeurs différentes à d'autres éléments de la société...

Révisons donc la théorie et les principes de base (très très de base, voire caricaturés) des principaux systèmes économiques... 

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Capitalisme

Les moyens de production (terres, usines, forces de travail, ressources naturelles) sont détenus par des individus. Les biens produits ou les services rendus sont échangés contre d’autres biens ou services, par le biais d'une monnaie représentant leurs diverses valeurs, selon les lois de l’offre et de la demande et du libre marché. 

En théorie, quelque chose de disponible en grande quantité ou peu populaire ne vaut pas cher, contrairement à quelque chose de produit en petite quantité et qui vaut cher. On produit plus qu’on consomme (alors on pousse à la surconsommation.) 

Les riches et puissants possèdent beaucoup de moyens de production ou beaucoup d’argent. Le but est d'en accumuler davantage. 

Exemple : Vous voulez du pain, vous travaillez une heure dans une quincaillerie, on vous paie une somme d’argent qui vous permet d’acheter quatre pains, vous la dépensez comme vous voulez.

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Communisme

Les moyens de productions (terres, usines, forces de travail, ressources naturelles) appartiennent au groupe. Les biens produits ou les services rendus sont distribués selon des rations fixées pour le bien commun. 

Quelque chose d’essentiel à la vie et facile à produire est peu rationné, tandis que quelque chose de peu essentiel et de difficile à produire vaudra beaucoup. On essaie de produire juste ce qu’on consomme (mais des fois on se plante et on a des pénuries). 

Les riches et les puissants n’existent théoriquement pas ou alors ce sont ceux qui possèdent des savoirs ou des talents rares et utiles. 

Exemple : Vous voulez du pain, vous allez à la boulangerie et on vous remet votre ration de pain, à laquelle vous avez droit en tant qu’individu participant à la société. 

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Si on mélange le capitalisme et le communisme, on obtient le socialisme, soit le système québécois actuel. Certains moyens de production appartiennent au groupe (le système de santé, Hydro-Québec, le système scolaire, les garderies) et ils sont distribués gratuitement ou à faible coût, selon le principe du rationnement (on n'y pense pas, mais on ne peut pas aller voir un médecin si on n’est pas malade ou faire éduquer un enfant qui n’est pas le nôtre). D’autres moyens de production sont détenus par des individus et soumis aux lois du marché. 

Jusqu’ici, on parlait de systèmes modernes. Maintenant, allons visiter les systèmes du passé… 

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Économie de subsistance 

Il n’y a presque pas de moyens de production, à part la force de travail individuelle. Chacun produit un peu de tout, afin d’essayer d’être autosuffisant et de survivre. Quand on a des surplus de quelque chose d’essentiel, on troque avec les voisins. Quand le voisin meurt de faim, on l’aide afin que le groupe survive. 

La valeur d’un bien fluctue selon sa disponibilité et sa capacité à soutenir la survie. On consomme tout ce qu’on produit. (De toute façon, on n'a pas vraiment de moyen de stocker.)

Les riches et puissants sont ceux qui ont réussi à produire des surplus (peut-être parce qu'ils sont bons dans toutes leurs productions ou parce qu'ils sont excellents dans l'une d'elle) et qui peuvent les distribuer à ceux qui vivent des coups durs. 

Exemple : Vous voulez du pain, j’espère que votre récolte de grains a été bonne. Si non, vous pouvez toujours demander au voisin de vous en échanger contre un bol en terre cuite, mais ça se pourrait qu’il préfère des carottes.

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Palatial (ex : Mésopotamie, Égypte antique)

Les moyens de production (terres, forces de travail, ressources naturelles, etc) appartiennent à tout le monde (ou au roi/dieu/dictateur), mais il faut organiser le travail si on veut survivre et spécialiser les tâches de chacun. Comme tout le monde ne peut pas produire de tout, on amène toute la production au palais (ou au temple) et l’administration se charge de la redistribution. 

Les biens n’ont pas de valeur relative, seulement une disponibilité plus ou moins grandes. On consomme à peu près tout ce qu’on produit, mais les bonnes années on arrive à stocker un peu en prévision des coups durs.

Les riches et puissants sont ceux qui administrent, parce qu’ils ont tendance à se servir en premier dans les biens rares. 

Exemple : Vous avez coupé du bois toute la journée, vous l’apportez au palais, en échange on vous redonne du pain pour votre souper, un peu de bois pour votre feu et des sandales neuves.  

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Clientèlisme (ex : Rome antique)

Les moyens de production (terres, forces de travail, ressources naturelles) sont détenus par certains individus, les patrons. D’autres individus ne possèdent que leur force de travail et leur influence socio-politique (vote), ce sont les clients. Les clients promettent aux patrons de leur rendre service au besoin, de voter selon leurs demandes et, en échange, ils reçoivent des biens. 

Les biens ont une valeur qui fluctue en fonction des besoins des patrons. On consomme presque tout ce qu’on produit, mais on peut stocker en prévision d'augmentations de clientèles. 

Les riches et puissants sont les patrons, puisqu’ils peuvent accumuler des clients et donc de l’influence politiques. 

Exemple : Vous voulez du pain. Vous allez chez votre patron. Un jour, il vous donne simplement le pain. Le lendemain, il vous donne le pain et vous demande d’aller porter un message à l’autre bout de la ville. À votre voisin doté d’un physique impressionnant, il demande plutôt d’aller se joindre à une manifestation devant le bureau du juge qui s’apprête à condamner un de ses amis. 

Et c'est ici que le capitalisme peut pernicieusement vous envahir l'esprit : vous vous dites qu'un pain vaut un demi travail de messagerie ou une journée de manifestation. Mais non. Votre patron vous fait vivre au cas où il aurait besoin de vous. Un pain vaut votre fidélité et votre disponibilité. Ce n'est pas un échange de valeurs égales selon notre oeil moderne. 

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Féodalisme (ex : Europe du Moyen Âge, Japon impérial)

La terre est le principal moyen de production, elle n’appartient à personne (sauf peut-être au roi) et ne peut être vendue. Mais un seigneur possède le droit d’administrer la terre. Il délègue ce droit, sur une parcelle nommée fief, à un vassal, contre promesse de loyauté et service. Si le vassal est puissant, ce service sera militaire et le vassal pourra à son tour déléguer des droits d’administration de parties de sa terre. Si le vassal est un paysan, le service sera de cultiver la terre et de remettre une partie de sa récolte. Certains biens (fours, moulins, ponts, terres non cultivées) sont communs à tous les vassaux d’un même seigneur.

La terre a une valeur à la fois nulle et infinie, les biens les plus précieux ont une utilité militaire (nourrir ou équiper les troupes). Un capitalisme naissant s’organise autour des surplus agricoles et artisanaux, mais on consomme pas mal tout ce qu’on produit. 

Exemple : Vous voulez du pain. Si vous êtes paysan, tout va bien : sauf sécheresse ou autre cataclysme, vous en avez produit. Si vous êtes un seigneur, vous avez du grain donné par vos paysans en échange de l’usage de vos terres, de la farine donnée en échange de l’usage du moulin et peut-être même une miche fraîchement sortie du four et remise en échange de l’usage dudit four. Tout va bien, sauf si votre propre seigneur a besoin de partir en guerre, auquel cas vous mangerez votre pain si vous survivez. Si vous vivez en ville et que vous voulez du pain, j'espère que avez produit quelque chose d'utile que vous pouvez vendre afin de vous en acheter, sinon vous pouvez aller voir votre guilde ou votre paroisse, ils auront peut-être du pain pour vous.  

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Mercantilisme

Hybride bizarre du féodalisme et du capitalisme. Les moyens de production appartiennent en majorité au roi. On consomme la majorité des biens de subsistance qu’on produit, mais on tente de générer des surplus de biens de luxe qu’on va vendre dans d’autres royaumes. Le but est d’avoir constamment une balance commerciale positive (mais comme tout le monde veut faire ça, c’est sûr que ça va se planter!) On crée des colonies destinées à produire des biens exportables et à consommer les biens de subsistance.  

Les biens de subsistance sont vendus beaucoup trop chers, alors que les biens de luxe sont achetés à rabais pour pouvoir les revendre à profit. 

Exemple : Vous êtes un coureur des bois. Vous voulez du pain. On vous échange un pain contre huit fourrures de castor. Ces fourrures seront transformées en chapeau de feutre, qui vaudra trente pain lorsqu’on le vendra à l’Espagne. 

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Anarchie/ Communautarisme

Les moyens de production n’appartiennent à personne, mais sont gérés par qui veut bien/ sait bien s’en occuper. Les gens produisent ce que ça leur tente de produire et de consommer. Les surplus sont laissés à la disposition des autres. On considère que la contribution de tous est valable et que tout le monde mérite d’avoir ce qu’il faut pour survivre. On considère aussi que personne ne mérite d’avoir plus que ce qui lui est utile. 

On rejette les systèmes de gouvernement. La liberté des uns s’arrête à celle des autres. 

Au besoin, une démocratie directe à l’intérieure d’une petite communauté sert à orienter les productions pour éviter les pénuries et/ou planifier des réserves en cas de coups durs. 

Exemple : Vous voulez du pain. Quelqu’un en a cuit ce matin et vous vous servez. Vous allez cueillir des pommes. Vous en mangez une et laissez le reste à la disposition des autres. 

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Vous voyez? Il existe des alternatives au capitalisme. ;) 

lundi 18 octobre 2021

Atelier court - seconde édition virtuelle

Ouais, ben, on s'habitue à tout, hein?

Il y a deux fin de semaine, j'ai donné la seconde édition virtuelle de mon atelier court et... ça a mieux été que la première fois. 

Bon, c'était pas parfait. (La preuve : j'ai fini tellement épuisée que j'ai mis plus d'une semaine avant d'écrire un billet de blogue!) Mais tout de même, c'était mieux que la première fois. Déjà, j'ai amélioré mes outils technologiques (me suis acheté un nouvel ordinateur) donc je pouvais être plus dynamique, partager des écrans ici et là, faire une recherche d'image rapide tout en parlant et afficher le résultat... c'était chouette. Mes participants aussi sont rendus plus habiles avec les Zoom et Slack de ce monde, alors c'est plus fluide. On a repris l'habitude de lever la main pour parler. 

On a eu de belles discussions. Notamment au sujet des différents systèmes économiques... faudra que je fasse un billet de blogue sur le sujet. C'est tellement dur de sortir du cadre mental du capitalisme, du donnant-donnant-à-valeur-équivalente. Mais il faut le faire! C'est plus nécessaire que jamais. 

D'ailleurs, dès qu'on s'est mis à s'y risquer, ça a donné des textes géniaux, des univers beaucoup plus riches. 

Je vous en parle la semaine prochaine. D'un coup que ça vous inspirerait aussi! ;) 

En attendant, je vais rêver du jour où on va retourner aux ateliers en présentiel. Même si se trouver un local et/ou un moyen de transport était toujours un casse-tête. :p (Y'a jamais rien de simple, hein? ;)