J'essaie de ne pas abuser des métaphores et figures de style dans mes textes. (J'ai dit "j'essaie", hein, c'est pas encore gagné, j'le sais, mais y'a une amélioration par rapport à l'époque où WordItOut me retournais un beau gros "COMME" au milieu de mon nuage de mots!)
Je suis donc désormais particulièrement prudente avec les métaphores qu'on annonce avec un "comme" impossible à manquer. (Ou avec un "tel/telle" est à peine plus discret).
Par contre, s'il y a un type de métaphore dont je ne peux me passer, sans doute parce que mon cerveau les conçoit à mon insu, c'est de la métaphore filée.
C'est quoi une métaphore filée? C'est en quelque sorte une comparaison longue, qui s'étale sur toute une phrase ou même un paragraphe. Elle existe sous plusieurs formes, mais ma préférée est celle qui s'appuie simplement sur un champ lexical. Par exemple :
La jeune fille avançait vent debout et son pas tanguait un peu tandis qu'elle fendait la mer d'herbes hautes, sa jupe de voilage gonflée derrière elle.
Bon, ici je force un peu la note, mais c'est pour que ce soit clair... Vent debout, tanguer, mer, voilage... Je sais pas pour vous, mais pour ma part, ça m'évoque un bateau. Si je lis un passage semblable, dans ma tête, je vais avoir tendance à compléter l'image, me figurant une jeune fille haute et frêle, comme un mât de navire et, quelque part au loin, un vaste horizon plat.
Une chose est sûre, l'impression laissée sera plus subtile que si je lis seulement :
La jeune fille fendait les herbes hautes, comme un voilier sur une mer verte.
Ce que j'apprécie particulièrement de la métaphore filée, c'est qu'elle crée une impression sur l'inconscient du lecteur et, si elle est bien conçue, elle plante l'ambiance sans même qu'il ne s'en rende compte. En plus, elle est très utile pour donner de la couleur à un personnage dont on emprunte le point de vue. Par exemple, la description présentée plus haut serait tout à fait à sa place si mon narrateur était un marin.
Évidemment, il faut y aller à petites touches (sinon ça peut devenir pénible ou sentir la recette), mais j'aime bien, quand je conçois un personnage un peu atypique (par son métier, son éducation, ses origines, etc.), préparer le terrain à quelques métaphores filées en me faisant des listes de mots qui lui sont propres.
Connaissiez-vous ce type de métaphore? Vous les appréciez ou pas?
vendredi 29 septembre 2017
mercredi 27 septembre 2017
Pas touche au montage!
Ça fait deux fois que ça m'arrive.
Deux fois qu'un éditeur, alors qu'on est à l'étape de mettre le texte en page pour l'impression (ça s'appelle "le montage"), me demande des changements.
Comme s'il le lisait pour la première fois.
Pourtant, l'éditeur, il a reçu le texte, il l'a accepté pour publication, il l'a envoyé à la directrice littéraire, il a reçu ma version modifiée, il l'a envoyé à la révision, il a reçu ma version révisée, il l'a envoyé au graphiste...
Et là, soudain, alors que le texte m'est retourné sous forme de PDF, que je suis occupée à m'assurer que le graphiste n'a pas sauté de ligne (ça arrive!) et qu'il ne reste plus de coquille, l'éditeur me sort un "Es-tu sûre que tu veux utiliser ce terme-là partout dans le texte? Je verrais plutôt celui-ci... " ou alors un "Tu commences avec un dialogue, ça fait bizarre. Tu pourrais pas faire autre chose à la place?".
ARRGGGGGGGGGGGG!
Je ne sais pas si l'éditeur se rend compte qu'il risque sa vie lorsqu'il passe des commentaires du genre à l'étape du montage? Parce que je soupçonne que je ne suis pas la seule à qui ça donne des envies de meurtre!
À toutes les autres étapes du processus, je suis accommodante et ça me fait plaisir de modifier le texte en fonction des commentaires de l'éditeur. Mais une fois qu'il a été envoyé au graphiste et que je ne peux plus travailler le texte par moi-même, ni savoir si mes changements seront correctement reflétés ou causeront d'autres problèmes, touchez-y pu!!! S'il est pas à votre goût, fallait le lire avant! Non, mais!
Allez, rassurez-moi. Dites-moi que je ne suis pas la seule à réagir comme ça.
(À la défense des éditeurs auxquels je fais référence, et que je ne nommerai sous aucun prétexte, ça ne semble pas être leur manière courante de fonctionner, mais... ben c'est fâchant pareil!)
Deux fois qu'un éditeur, alors qu'on est à l'étape de mettre le texte en page pour l'impression (ça s'appelle "le montage"), me demande des changements.
Comme s'il le lisait pour la première fois.
Pourtant, l'éditeur, il a reçu le texte, il l'a accepté pour publication, il l'a envoyé à la directrice littéraire, il a reçu ma version modifiée, il l'a envoyé à la révision, il a reçu ma version révisée, il l'a envoyé au graphiste...
Et là, soudain, alors que le texte m'est retourné sous forme de PDF, que je suis occupée à m'assurer que le graphiste n'a pas sauté de ligne (ça arrive!) et qu'il ne reste plus de coquille, l'éditeur me sort un "Es-tu sûre que tu veux utiliser ce terme-là partout dans le texte? Je verrais plutôt celui-ci... " ou alors un "Tu commences avec un dialogue, ça fait bizarre. Tu pourrais pas faire autre chose à la place?".
ARRGGGGGGGGGGGG!
Je ne sais pas si l'éditeur se rend compte qu'il risque sa vie lorsqu'il passe des commentaires du genre à l'étape du montage? Parce que je soupçonne que je ne suis pas la seule à qui ça donne des envies de meurtre!
À toutes les autres étapes du processus, je suis accommodante et ça me fait plaisir de modifier le texte en fonction des commentaires de l'éditeur. Mais une fois qu'il a été envoyé au graphiste et que je ne peux plus travailler le texte par moi-même, ni savoir si mes changements seront correctement reflétés ou causeront d'autres problèmes, touchez-y pu!!! S'il est pas à votre goût, fallait le lire avant! Non, mais!
Allez, rassurez-moi. Dites-moi que je ne suis pas la seule à réagir comme ça.
(À la défense des éditeurs auxquels je fais référence, et que je ne nommerai sous aucun prétexte, ça ne semble pas être leur manière courante de fonctionner, mais... ben c'est fâchant pareil!)
lundi 25 septembre 2017
Le Chasseur, récit socialement engagé?
La gang dynamique des Horizons Imaginaires a fait une très intéressante critique de ma novella Le Chasseur dans le cadre de leur spécial sur Montréal.
La lectrice y a notamment vu un récit engagé socialement, puisque je dépeins mon personnage aveugle non pas comme un handicapé démuni, mais comme un homme plein de ressources.
J'vais être honnête avec vous : j'ai jamais pensé en écrivant Le Chasseur que je dénonçais le "capacitisme". (Premièrement, en 2012, le mot n'était pas vraiment courant. Deuxièmement, si j'avais essayé consciemment, j'aurais sans doute appuyé un peu trop fort sur le crayon et forcé la note, en écrivant un insupportable roman "à message".)
Cela dit, j'essaie toujours de considérer mes personnages comme des êtres réels, avec leurs forces, leurs faiblesses, leurs qualités, leurs défauts... et leurs handicaps. Dans cette histoire, il était évident pour moi que Hugues, malgré sa propre impression de n'être plus bon à rien, avait encore plusieurs atouts dans sa manche. J'ai donc inventé un contexte où il se révèlerait à lui-même.
Tant mieux si ça peut ressembler à un engagement social de ma part, car c'est tout à fait vrai que je ne vois pas les handicaps comme des condamnations à l'inutilité! Tant mieux aussi si ma novella, en plus de divertir, peut servir à amoindrir certains préjugés ou à réconforter des gens atteint d'un handicap qui se sentent discriminés pour cette raison.
Après tout, toucher mes lecteurs à long terme, les aider à regarder la vie autrement, ça fait partie de mes motivations à écrire! :)
La lectrice y a notamment vu un récit engagé socialement, puisque je dépeins mon personnage aveugle non pas comme un handicapé démuni, mais comme un homme plein de ressources.
J'vais être honnête avec vous : j'ai jamais pensé en écrivant Le Chasseur que je dénonçais le "capacitisme". (Premièrement, en 2012, le mot n'était pas vraiment courant. Deuxièmement, si j'avais essayé consciemment, j'aurais sans doute appuyé un peu trop fort sur le crayon et forcé la note, en écrivant un insupportable roman "à message".)
Cela dit, j'essaie toujours de considérer mes personnages comme des êtres réels, avec leurs forces, leurs faiblesses, leurs qualités, leurs défauts... et leurs handicaps. Dans cette histoire, il était évident pour moi que Hugues, malgré sa propre impression de n'être plus bon à rien, avait encore plusieurs atouts dans sa manche. J'ai donc inventé un contexte où il se révèlerait à lui-même.
Tant mieux si ça peut ressembler à un engagement social de ma part, car c'est tout à fait vrai que je ne vois pas les handicaps comme des condamnations à l'inutilité! Tant mieux aussi si ma novella, en plus de divertir, peut servir à amoindrir certains préjugés ou à réconforter des gens atteint d'un handicap qui se sentent discriminés pour cette raison.
Après tout, toucher mes lecteurs à long terme, les aider à regarder la vie autrement, ça fait partie de mes motivations à écrire! :)
vendredi 22 septembre 2017
Biscuits Red Velvet particuliers
J'aime beaucoup les biscuits Red Velvet, mais la pensée de tout le colorant rouge qu'ils demandent m'écoeure un brin. L'autre jour, je cherchais quoi faire avec mon cinq livres de betteraves. J'ai découvert qu'on pouvait mettre des betteraves râpées dans des biscuits. Et que ça donnait des biscuits rouges. De là au Red Velvet, ma cervelle n'a fait qu'un tour. Quelques recherches et expériences plus tard, j'ai créé une douzaine de biscuits que mon chum a qualifiés de mes "meilleurs à ce jour". Quant à ma puce, elle a fait une méga crise pour en obtenir un deuxième!
Bon, ben, devant une réception pareille, j'me suis dit que puisque les betteraves sont encore en saison, j'allais vous partager la recette! (Pis si vous haïssez ça, vous pourrez vous dire que je dois vraiment cuisiner comme un pied le reste du temps... Mais dans cette recette, le goût un peu terreux et sucré des betteraves me semble se marier parfaitement avec celui du cacao... d'où la faible quantité de sucre suggérée, mais si vous aimez vos biscuits bien sucrés ou que les betteraves vous terrorisent, gênez-vous pas pour en ajouter!)
Biscuits Red Velvet... aux betteraves!
(pour 12 biscuits)
1/2 tasse de beurre ou de margarine végétalienne
(environ 1 moyenne)
1 c. à thé d'extrait de vanille
2 c. à soupe de lait
2 c. à soupe de cacao
1 tasse de farine avec ou sans gluten
(mélange sans gluten suggéré : 2/3 t. sorgho, 1/3 t. fécule de patate et ½ c. thé de xanthane)
¼ c. à thé de poudre à pâte
1/8 c. à thé de sel
½ tasse de chippites de chocolat blanc (facultatif, mais miam!)
Les biscuits sont très mous en sortant du four, mais se raffermissent ensuite.
Bon, ben, devant une réception pareille, j'me suis dit que puisque les betteraves sont encore en saison, j'allais vous partager la recette! (Pis si vous haïssez ça, vous pourrez vous dire que je dois vraiment cuisiner comme un pied le reste du temps... Mais dans cette recette, le goût un peu terreux et sucré des betteraves me semble se marier parfaitement avec celui du cacao... d'où la faible quantité de sucre suggérée, mais si vous aimez vos biscuits bien sucrés ou que les betteraves vous terrorisent, gênez-vous pas pour en ajouter!)
Biscuits Red Velvet... aux betteraves!
(pour 12 biscuits)
1/2 tasse de beurre ou de margarine végétalienne
1/3
tasse de cassonade
(ou 1/2 tasse si l'idée de biscuits à la betterave vous effraie)
1/2 tasse de betteraves crues, pelées, râpées fin ou broyées (ou 1/2 tasse si l'idée de biscuits à la betterave vous effraie)
(environ 1 moyenne)
1 c. à thé d'extrait de vanille
2 c. à soupe de lait
2 c. à soupe de cacao
1 tasse de farine avec ou sans gluten
(mélange sans gluten suggéré : 2/3 t. sorgho, 1/3 t. fécule de patate et ½ c. thé de xanthane)
¼ c. à thé de poudre à pâte
1/8 c. à thé de sel
½ tasse de chippites de chocolat blanc (facultatif, mais miam!)
Crémez
le beurre avec le sucre, ajoutez les betteraves râpées, puis les
autres ingrédients jusqu'au cacao et mélangez bien.
Ajoutez les ingrédients secs (sauf les chipittes) en un tas sur le dessus et mélangez-les un peu ensemble avant de les ajouter au reste du mélange. (Ça c'est ma méthode de paresseuse pour éviter de salir deux bols!)
Terminez en incorporant les chippites.
Déposez 12 cuillérées de pâte sur une plaque à biscuit recouverte de papier parchemin et aplatissez à la fourchette.
Cuire
12 à 14 minutes à 350 F.
Les biscuits sont très mous en sortant du four, mais se raffermissent ensuite.
| Et ils sont divins avec un latté! |
mercredi 20 septembre 2017
Gâtée pourrie, mais...
Ma fille étant enfant unique, elle commence à être, je dois l'admettre, gâtée pourrie. Pas parce qu'on lui laisse faire tout ce qu'elle veut (au contraire, je crois qu'on est assez stricts), mais parce qu'elle obtient pas mal tout ce qu'elle désire.
Elle veut des nouveaux livres? Ils apparaissent bientôt par la magie de "maman est allée au salon du livre". (Et si je dessinais pas comme un pied, je lui offrirais des œuvres originales. Avis aux illustrateurs en manque de projets! ;)
Elle veut une maison de poupée? Je me mets à l'œuvre avec les Duplo.
Des masques comme dans un film qu'elle a vu? Je sors le carton, la gouache et on bricole.
Des véhicules pour ses bonhommes de la Pat Patrouille? Encore une fois, les Duplo sont mis à profit.
Une couronne pour jouer à la princesse? (Coudonc, c'est-tu inévitable cette phase-là dans la vie d'une petite fille?!?) Encore du bricolage!
Bref, elle est gâtée, mais c'est presque toujours du fait maison, du bricolé et du temporaire. (Les Duplo sont pour ça la meilleure ressource qui soit. Le bateau pirate d'hier devient l'autobus d'aujourd'hui... pis j'ai du fun au passage! lol!)
Dernièrement, j'ai remarqué un phénomène qui m'a fait plaisir : désormais, au lieu de me dire "Maman, je veux tel jouet", ma puce s'est mise à me demander "Maman, fais-moi tel jouet".
Ouf! Elle est peut-être gâtée pourrie, mais au moins c'est du fait maison et du recyclé! Visiblement, elle apprécie mes bricolages et elle s'amuse autant avec mes œuvres semi-improvisées qu'avec ses jouets plus coûteux. J'espère que ça l'encouragera, plus tard dans sa vie, à réparer et recycler ses possessions.
Quelque chose me dit que ça lui sera utile!
Elle veut des nouveaux livres? Ils apparaissent bientôt par la magie de "maman est allée au salon du livre". (Et si je dessinais pas comme un pied, je lui offrirais des œuvres originales. Avis aux illustrateurs en manque de projets! ;)
Elle veut une maison de poupée? Je me mets à l'œuvre avec les Duplo.
Des masques comme dans un film qu'elle a vu? Je sors le carton, la gouache et on bricole.
Des véhicules pour ses bonhommes de la Pat Patrouille? Encore une fois, les Duplo sont mis à profit.
Une couronne pour jouer à la princesse? (Coudonc, c'est-tu inévitable cette phase-là dans la vie d'une petite fille?!?) Encore du bricolage!
Bref, elle est gâtée, mais c'est presque toujours du fait maison, du bricolé et du temporaire. (Les Duplo sont pour ça la meilleure ressource qui soit. Le bateau pirate d'hier devient l'autobus d'aujourd'hui... pis j'ai du fun au passage! lol!)
Dernièrement, j'ai remarqué un phénomène qui m'a fait plaisir : désormais, au lieu de me dire "Maman, je veux tel jouet", ma puce s'est mise à me demander "Maman, fais-moi tel jouet".
Ouf! Elle est peut-être gâtée pourrie, mais au moins c'est du fait maison et du recyclé! Visiblement, elle apprécie mes bricolages et elle s'amuse autant avec mes œuvres semi-improvisées qu'avec ses jouets plus coûteux. J'espère que ça l'encouragera, plus tard dans sa vie, à réparer et recycler ses possessions.
Quelque chose me dit que ça lui sera utile!
lundi 18 septembre 2017
Longueur naturelle des textes
Au dernier congrès Boréal, lors d'une table-ronde, Élisabeth Vonarburg a remarqué que la plupart des écrivains ont une longueur de texte qui leur est plus ou moins naturelle, avec laquelle ils sont confortables. La longueur qui leur vient par défaut, celle qui permet à leurs idées de ne pas s'essouffler.
J'étais un peu sceptique, puis j'ai examiné mes textes publiés et mes manuscrits en cours. Et j'ai observé que je travaille effectivement, par défaut, avec trois longueurs de texte :
1- la short-short : 1 000 mots
2- la nouvelle : 5 000 mots
3- le roman : 50 000 mots en moyenne
Ah ben, coudonc!
J'suis loin des 600 000 mots de moyenne d'Élisabeth, mais bon.. ;)
Et vous, avez-vous une longueur "naturelle"?
(Au moment où j'allais mettre ce billet en ligne, on vient de me commander une nouvelle de 3000 mots. Ouin, ça va demander du travail ça!)
J'étais un peu sceptique, puis j'ai examiné mes textes publiés et mes manuscrits en cours. Et j'ai observé que je travaille effectivement, par défaut, avec trois longueurs de texte :
1- la short-short : 1 000 mots
2- la nouvelle : 5 000 mots
3- le roman : 50 000 mots en moyenne
Ah ben, coudonc!
J'suis loin des 600 000 mots de moyenne d'Élisabeth, mais bon.. ;)
Et vous, avez-vous une longueur "naturelle"?
(Au moment où j'allais mettre ce billet en ligne, on vient de me commander une nouvelle de 3000 mots. Ouin, ça va demander du travail ça!)
vendredi 15 septembre 2017
Tu sais que (15)
Tu sais que tu t'assagis quand une soirée "bien arrosée", ça dure 5 heures, mais ça ne contient que deux pintes de bière, un verre de cidre et une lichette de vin. (Oui, c'est sage ça, bon!)
Tu sais que tu vieillis quand tu es toute contente, en mettant ton linge au lavage, de constater qu'il ne sent pas la vieille cigarette parce qu'on n'a plus le droit de fumer dans les bars "maintenant"... Puis tu te rends compte que "maintenant" est une période qui a commencé il y a onze ans (mais tu te souviens très clairement de "avant" et de l'odeur de cendrier qui te collait dans les cheveux jusqu'à la douche du lendemain matin!).
Tu sais que tu as acquis une certaine expérience dans les lendemains de veille quand tu te lèves après quatre heures et trois quart de sommeil, relativement dispose, et que ton premier réflexe est de vider deux grands verres d'eau et d'avaler une aspirine prophylactique en préparant le déjeuner de ton enfant (seule raison pour laquelle tu t'es levée aussi tôt!).
Finalement, tu sais que les nuits écourtées ne te font plus peur quand tu décides, après avoir envoyé ta progéniture à la garderie, de ne pas te recoucher et d'écrire à la place.
Bon, tu commences avec un billet de blogue, mais ça compte, hein? ;)
Tu sais que tu vieillis quand tu es toute contente, en mettant ton linge au lavage, de constater qu'il ne sent pas la vieille cigarette parce qu'on n'a plus le droit de fumer dans les bars "maintenant"... Puis tu te rends compte que "maintenant" est une période qui a commencé il y a onze ans (mais tu te souviens très clairement de "avant" et de l'odeur de cendrier qui te collait dans les cheveux jusqu'à la douche du lendemain matin!).
Tu sais que tu as acquis une certaine expérience dans les lendemains de veille quand tu te lèves après quatre heures et trois quart de sommeil, relativement dispose, et que ton premier réflexe est de vider deux grands verres d'eau et d'avaler une aspirine prophylactique en préparant le déjeuner de ton enfant (seule raison pour laquelle tu t'es levée aussi tôt!).
Finalement, tu sais que les nuits écourtées ne te font plus peur quand tu décides, après avoir envoyé ta progéniture à la garderie, de ne pas te recoucher et d'écrire à la place.
Bon, tu commences avec un billet de blogue, mais ça compte, hein? ;)
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