Le téléphone sonne pendant la sieste de la puce. Je m'empresse de décrocher (parce que sonnerie + bébé qui dort = bébé qui risque de ne plus dormir!). C'est une amie. Qui me demande je ne sais plus quoi à propos de nos plans de la fin de semaine.
Moi - Attends, je vais demander à mon chum! Il est dans le bureau.
Elle - Ben non, dérange-le pas s'il travaille.
Moi - Il ne travaille pas, il joue à un jeu vidéo.
Elle - Ah ok! Et toi, tu faisais quoi?
Moi - Ben, je travaillais.
Elle - À côté de ton chum qui joue?
Moi (confuse) - Euh, non, ce serait trop déconcentrant, j'essaierais de suivre l'histoire du jeu...
Elle - Mais il est dans votre bureau, non?
Moi - Oui, oui.
Elle - Et toi tu travailles où?
Moi - Sur le sofa du salon. Pourquoi?
Elle (d'une voix amusée) - Oh, pour rien!
Ce n'est qu'après avoir posé la question de mon amie à mon chum, ramené la réponse et raccroché que j'ai compris pourquoi ça pouvait paraître illogique comme situation... :p
mercredi 22 juin 2016
lundi 20 juin 2016
Travail d'équipe
Je travaille présentement sur un projet à six mains (c'est-à-dire qu'on est trois écrivains, ayant deux mains chacun, sur le coup... je précise parce que je sais que certains me lisent avant de boire leur premier café...). Des fois, ce genre de projet, ça donne des flashbacks des travaux d'équipe de l'université...
-------------------
Cafétéria de l'UQAM. Quatre étudiants dans un coin, penché sur un portable. L'un (une version de moi-même qui a cinq... euh non, dix... euh, non quinze ans de moins) lit attentivement un document affiché à l'écran, tandis que les autres jettent des coups d'œil par-dessus son épaule et discutent entre eux.
Étudiant A - Hé, comment ça se fait que tu as écrit la partie sur la Grèce? C'est moi qui devait le faire!
Étudiant B - Ben non, toi tu faisais Rome, je l'ai noté!
Étudiant C - Quoi? Mais c'est moi qui ai fait Rome!
Étudiant B - Toi tu devais faire la Mésopotamie!
Étudiant A - Merde! Gen a fait l'Égypte, alors il nous manque la Méso pis...
Moi - Pis la Grèce.
Étudiant A - Ben non, on l'a deux fois.
Moi - Non, vous avez fait tous les deux la Grèce hellénistique, alors qu'il nous fallait la classique.
Étudiant B - Eh merde!
Étudiant C - Le travail est à remettre quand?
Moi - Dans deux heures.
Les trois autres - Ah fuck!
------------------
Confidence : à l'époque, j'haïssais faire des travaux d'équipe et, après cet épisode, les rares fois où c'est arrivé de nouveau, j'ai suivi mes coéquipiers à la trace, les gossants sur tous les détails jusqu'à ce que le travail soit terminé.
Dans mon projet actuel, les gens sont pas mal plus fiables! ;)
Mais je soupçonne que je suis toujours aussi gossante... :p
-------------------
Cafétéria de l'UQAM. Quatre étudiants dans un coin, penché sur un portable. L'un (une version de moi-même qui a cinq... euh non, dix... euh, non quinze ans de moins) lit attentivement un document affiché à l'écran, tandis que les autres jettent des coups d'œil par-dessus son épaule et discutent entre eux.
Étudiant A - Hé, comment ça se fait que tu as écrit la partie sur la Grèce? C'est moi qui devait le faire!
Étudiant B - Ben non, toi tu faisais Rome, je l'ai noté!
Étudiant C - Quoi? Mais c'est moi qui ai fait Rome!
Étudiant B - Toi tu devais faire la Mésopotamie!
Étudiant A - Merde! Gen a fait l'Égypte, alors il nous manque la Méso pis...
Moi - Pis la Grèce.
Étudiant A - Ben non, on l'a deux fois.
Moi - Non, vous avez fait tous les deux la Grèce hellénistique, alors qu'il nous fallait la classique.
Étudiant B - Eh merde!
Étudiant C - Le travail est à remettre quand?
Moi - Dans deux heures.
Les trois autres - Ah fuck!
------------------
Confidence : à l'époque, j'haïssais faire des travaux d'équipe et, après cet épisode, les rares fois où c'est arrivé de nouveau, j'ai suivi mes coéquipiers à la trace, les gossants sur tous les détails jusqu'à ce que le travail soit terminé.
Dans mon projet actuel, les gens sont pas mal plus fiables! ;)
Mais je soupçonne que je suis toujours aussi gossante... :p
mercredi 15 juin 2016
Tourbillon
J'suis emportée par un tourbillon ces temps-ci.
C'est le dernier rush d'animations scolaires.
Ma puce a été malade.
Les pissenlits menacent de déclarer leur indépendance et leur souveraineté sur ma cour arrière.
Les acariens s'inspirent de ces mouvements révolutionnaires et commencent une guérilla sournoise en se rassemblant derrière les meubles.
Les multiples projets remis dans les temps me reviennent pour direction littéraire, correction, révision. Et, évidemment, j'avais oublié de le prévoir.
Bref, je sais plus où donner de la tête, alors le blogue souffre.
En plus, les commentaires en nette diminution commencent à me décourager d'écrire. Est-ce que c'est moi qui est rendue plate ou vous êtes juste débordés vous aussi? Si vous prenez 5 minutes pour me rassurer aujourd'hui, j'vais continuer à déblatérer régulièrement, promis! ;)
C'est le dernier rush d'animations scolaires.
Ma puce a été malade.
Les pissenlits menacent de déclarer leur indépendance et leur souveraineté sur ma cour arrière.
Les acariens s'inspirent de ces mouvements révolutionnaires et commencent une guérilla sournoise en se rassemblant derrière les meubles.
Les multiples projets remis dans les temps me reviennent pour direction littéraire, correction, révision. Et, évidemment, j'avais oublié de le prévoir.
Bref, je sais plus où donner de la tête, alors le blogue souffre.
En plus, les commentaires en nette diminution commencent à me décourager d'écrire. Est-ce que c'est moi qui est rendue plate ou vous êtes juste débordés vous aussi? Si vous prenez 5 minutes pour me rassurer aujourd'hui, j'vais continuer à déblatérer régulièrement, promis! ;)
lundi 13 juin 2016
Plans et structure
J'ai toujours été plutôt du genre organisée (c'est pas pour rien que je gagnais ma vie comme secrétaire malgré mon absence de formation dans le domaine), à me faire des listes et des itinéraires, à prendre cinq minutes pour discuter avec mon chum de la planification d'une fin de semaine chargée.
Cependant, dans mes premiers essais d'écriture, j'y allais sans plan, au fil de la plume, me laissant guider par des récits dont je connaissais vaguement le début, mais jamais la fin.
À l'université, j'ai appris à organiser l'information, à écrire les plans de textes académiques de manière à être sûre que les arguments appuient la thèse. Cependant, cette manière d'écrire me semblait tellement rigide, jamais je n'ai même pensé à l'appliquer à des textes de fiction.
Par contre, lors de la préparation de mon cours de mythologie de deuxième cycle, j'ai eu une illumination. On devait lire l'Illiade et l'Odyssée. C'est long. Et toufu. Il y a plusieurs batailles, beaucoup de détails. Pour m'y retrouver, je me suis mise à noter le contenu de chaque chant/chapitre. Et c'est alors que j'ai vu apparaître, claire et nette, la structure des deux récits (linéaire pour l'Illiade, mais avec une alternance de deux personnages pour l'Odyssée). D'un coup, je venais de comprendre à quoi servait le plan d'un récit!
Je ne m'en suis jamais remise! hihihi! Depuis ce temps là, je fais des plans pour tout. Même pour les textes du concours d'écriture sur place du Boréal!!! (J'peux pas croire que je suis la seule à le faire, mais Julie Martel semble penser que oui...) Mon plan typique contient autant d'information que si j'entreprenais de vous raconter mon projet de vive voix. Et pour cause : c'est au moment d'écrire le plan que je me raconte à moi-même mon histoire.
Au début, mes plan me guidaient dans mon écriture, mais je me permettais d'en déroger en cours de retour si j'en ressentais le besoin (si une meilleure idée surgissait, si la psychologie d'un personnage l'exigeait, etc). Mes premiers jets pouvaient donc différer pas mal des plans initiaux.
Mais, peu à peu, j'ai pris l'habitude, quand je ressentais l'envie de dévier de la trajectoire prévue, de mettre mon plan à jour, histoire qu'il reflète le texte que j'étais effectivement en train d'écrire.
Et mes dieux que c'est pratique!
En travaillant avec un plan "évolutif", je vois tout de suite, dès la modification enclenchée, quels impacts elle aura sur l'histoire que j'avais prévue. Quels autres chapitres devront être modifiés. Je peux réfléchir à l'avance, ajuster la structure du texte, déplacer tel morceau, enlever tel autre, en rajouter un ici ou là.
En prime, à la lecture du plan, je peux déjà me rendre compte que tel moment du récit sera plus lent, tel autre plus actif. Si c'est un problème, je peux faire des corrections en conséquence! :)
Dans les récits reposant sur plusieurs points de vue, j'aime aussi établir dès le plan l'alternance de ces narrateurs. Ça me permet d'assurer un certain équilibre, de donner la parole à chaque personnage.
Bref, le plan, pour moi, est un outil de première importance, car il me permet de travailler la structure profonde du récit.
Et vous? Quel place le plan occupe-t-il dans votre démarche?
Cependant, dans mes premiers essais d'écriture, j'y allais sans plan, au fil de la plume, me laissant guider par des récits dont je connaissais vaguement le début, mais jamais la fin.
À l'université, j'ai appris à organiser l'information, à écrire les plans de textes académiques de manière à être sûre que les arguments appuient la thèse. Cependant, cette manière d'écrire me semblait tellement rigide, jamais je n'ai même pensé à l'appliquer à des textes de fiction.
Par contre, lors de la préparation de mon cours de mythologie de deuxième cycle, j'ai eu une illumination. On devait lire l'Illiade et l'Odyssée. C'est long. Et toufu. Il y a plusieurs batailles, beaucoup de détails. Pour m'y retrouver, je me suis mise à noter le contenu de chaque chant/chapitre. Et c'est alors que j'ai vu apparaître, claire et nette, la structure des deux récits (linéaire pour l'Illiade, mais avec une alternance de deux personnages pour l'Odyssée). D'un coup, je venais de comprendre à quoi servait le plan d'un récit!
Je ne m'en suis jamais remise! hihihi! Depuis ce temps là, je fais des plans pour tout. Même pour les textes du concours d'écriture sur place du Boréal!!! (J'peux pas croire que je suis la seule à le faire, mais Julie Martel semble penser que oui...) Mon plan typique contient autant d'information que si j'entreprenais de vous raconter mon projet de vive voix. Et pour cause : c'est au moment d'écrire le plan que je me raconte à moi-même mon histoire.
Au début, mes plan me guidaient dans mon écriture, mais je me permettais d'en déroger en cours de retour si j'en ressentais le besoin (si une meilleure idée surgissait, si la psychologie d'un personnage l'exigeait, etc). Mes premiers jets pouvaient donc différer pas mal des plans initiaux.
Mais, peu à peu, j'ai pris l'habitude, quand je ressentais l'envie de dévier de la trajectoire prévue, de mettre mon plan à jour, histoire qu'il reflète le texte que j'étais effectivement en train d'écrire.
Et mes dieux que c'est pratique!
En travaillant avec un plan "évolutif", je vois tout de suite, dès la modification enclenchée, quels impacts elle aura sur l'histoire que j'avais prévue. Quels autres chapitres devront être modifiés. Je peux réfléchir à l'avance, ajuster la structure du texte, déplacer tel morceau, enlever tel autre, en rajouter un ici ou là.
En prime, à la lecture du plan, je peux déjà me rendre compte que tel moment du récit sera plus lent, tel autre plus actif. Si c'est un problème, je peux faire des corrections en conséquence! :)
Dans les récits reposant sur plusieurs points de vue, j'aime aussi établir dès le plan l'alternance de ces narrateurs. Ça me permet d'assurer un certain équilibre, de donner la parole à chaque personnage.
Bref, le plan, pour moi, est un outil de première importance, car il me permet de travailler la structure profonde du récit.
Et vous? Quel place le plan occupe-t-il dans votre démarche?
mercredi 8 juin 2016
Les Murmures de la Mauricie
Des sorciers-écrivains de la Mauricie, sous l'égide des Six Brumes, préparent six récits qui mettent en scène leur région pétrie de mystères et de magie.
Ces sorciers sont divisés en duo qui se font compétition.
Certains blogueurs ont pris parti pour les uns ou les autres.
Eh bien, moi j'appuie les sorciers de la Haute-Mauricie.
Parce qu'Ariane Gélinas, c'est ma sorcière préférée! (Et François Martin, l'invocateur de La Tuque, a l'air sympatique, ce qui est une grande qualité pour les invocateurs s'ils veulent garder le contrôle de leurs créatures...)
En plus, c'est le duo le plus mystérieux : on ne connaît toujours pas leur plans! ;) (hihihihi...)
Mise à jour : Ah, ils viennent de les révéler! Qui part en camping à Clova avec moi?
Et vous, qui appuyez-vous?
Ces sorciers sont divisés en duo qui se font compétition.
Certains blogueurs ont pris parti pour les uns ou les autres.
Eh bien, moi j'appuie les sorciers de la Haute-Mauricie.
Parce qu'Ariane Gélinas, c'est ma sorcière préférée! (Et François Martin, l'invocateur de La Tuque, a l'air sympatique, ce qui est une grande qualité pour les invocateurs s'ils veulent garder le contrôle de leurs créatures...)
En plus, c'est le duo le plus mystérieux : on ne connaît toujours pas leur plans! ;) (hihihihi...)
Mise à jour : Ah, ils viennent de les révéler! Qui part en camping à Clova avec moi?
Et vous, qui appuyez-vous?
lundi 6 juin 2016
Se renouveler
Ça fait quelques fois que je lis sur Facebook des auteurs qui se plaignent qu'ils ont voulu "se renouveler" en s'essayant à tel ou tel genre, mais que, visiblement, ledit genre ne "pogne" pas.
À chaque fois, je me retiens à deux mains pour ne pas leur faire remarquer que...
"Se renouveler", ça ne veut pas dire "s'essayer à écrire dans un genre qu'on ne connaît à peu près pas, après avoir lu un bouquin et vu deux films s'en approchant".
Et rare sont les genres qui ne "pognent" pas, mais c'est vrai que les amateurs de genre remarquent vite quand l'auteur ne sait pas ce qu'il fait et abandonnent aussitôt la série de bouquins.
Ouf! Ça fait du bien d'en parler!
Qu'est-ce que vous en pensez?
À chaque fois, je me retiens à deux mains pour ne pas leur faire remarquer que...
"Se renouveler", ça ne veut pas dire "s'essayer à écrire dans un genre qu'on ne connaît à peu près pas, après avoir lu un bouquin et vu deux films s'en approchant".
Et rare sont les genres qui ne "pognent" pas, mais c'est vrai que les amateurs de genre remarquent vite quand l'auteur ne sait pas ce qu'il fait et abandonnent aussitôt la série de bouquins.
Ouf! Ça fait du bien d'en parler!
Qu'est-ce que vous en pensez?
mercredi 1 juin 2016
L'âge des héros
Je ne sais pas quand le phénomène a commencé...
Il me semble que dans les livres que je lisais lorsque j'étais adolescente, c'était moins prononcé. Aragorn était un homme mûr. Les héros de Stephen King étaient souvent trentenaires ou plus âgés (en fait, j'pense qu'ils suivaient un peu l'âge de l'auteur). Les Trois Mousquetaires avaient de 18 (D'Artagnan) à 30 (Athos) ans et ce n'était pas le plus jeune qui était le meilleur stratège...
Bon, faut dire qu'à l'époque, les ados lisaient beaucoup de romans destinés aux adultes.
De nos jours, les adultes lisent des romans conçus pour les ados. Et ça m'étonne. Ça ne les énerve pas que les héros aient toujours moins de 20 ans? (Des fois ça s'applique, on imagine pas un "coming of age story" avec des personnages de 40 ans, mais tous les romans ne peuvent pas être initiatiques...)Que les "vieux" qui ne comprennent rien aient 30, 35 ans? Qu'on décrive systématiquement un homme de plus de 30 ans comme ayant "une carrure ramollie"?
Excusez-moi, mais selon mes humbles observations, un jeune de 20 ans peut avoir un avantage côté forme physique et prouesses athlétique, mais dès qu'il s'agit de pensée stratégie et rationnelle, je préférerais un héros avec un peu d'expérience de la vie. Et du jugement. Et une certaine maturité émotionnelle. Ender's Game a déjà été fait et seul le contexte particulier justifiait l'âge du héros.
S'cusez-moi si vous me trouvez casseuse de party : j'ai 33 ans, donc, selon mes récentes lectures, je ne comprends plus rien à rien! :p Et c'est vrai que j'ai de la misère à utiliser les applications Ipad à trois pitons, parce que je cherche constamment les autres options. Cela dit, laissez-moi donc 10 minutes pour me familiariser avec la bête. Si j'ai été capable d'utiliser un traitement de texte à l'époque où il fallait entrer des commandes DOS pour récupérer ses fichiers, je devrais arriver à me débrouiller avec la nouvelle bébelle.
Oh et d'un point de vue biologique, les hommes continuent de prendre de la masse musculaire jusqu'à 35 ans. Alors d'habitude à 40 ans, ceux qui sont un poil sportif sont pas encore ramollis. Au contraire, il se sont étoffés avec les ans et, à côté d'eux, les jeunots dans la vingtaine ont l'air de gringalets. En tout cas, côté carrure, mon chum de 34 ans donnerait des complexes à son lui-même de 18 ans. Je le sais : j'ai vu tous les deux tout nus! ;)
Bref, est-ce qu'il y a juste moi que ça énerve ces héros systématiquement trop jeunes?
Et est-ce qu'il existe des pressions éditoriales pour rajeunir les héros ou est-ce que c'est juste un drôle de réflexe de certains auteurs d'écrire toutes leurs histoires avec des protagonistes de 20 ans et moins?
Il me semble que dans les livres que je lisais lorsque j'étais adolescente, c'était moins prononcé. Aragorn était un homme mûr. Les héros de Stephen King étaient souvent trentenaires ou plus âgés (en fait, j'pense qu'ils suivaient un peu l'âge de l'auteur). Les Trois Mousquetaires avaient de 18 (D'Artagnan) à 30 (Athos) ans et ce n'était pas le plus jeune qui était le meilleur stratège...
Bon, faut dire qu'à l'époque, les ados lisaient beaucoup de romans destinés aux adultes.
De nos jours, les adultes lisent des romans conçus pour les ados. Et ça m'étonne. Ça ne les énerve pas que les héros aient toujours moins de 20 ans? (Des fois ça s'applique, on imagine pas un "coming of age story" avec des personnages de 40 ans, mais tous les romans ne peuvent pas être initiatiques...)Que les "vieux" qui ne comprennent rien aient 30, 35 ans? Qu'on décrive systématiquement un homme de plus de 30 ans comme ayant "une carrure ramollie"?
Excusez-moi, mais selon mes humbles observations, un jeune de 20 ans peut avoir un avantage côté forme physique et prouesses athlétique, mais dès qu'il s'agit de pensée stratégie et rationnelle, je préférerais un héros avec un peu d'expérience de la vie. Et du jugement. Et une certaine maturité émotionnelle. Ender's Game a déjà été fait et seul le contexte particulier justifiait l'âge du héros.
S'cusez-moi si vous me trouvez casseuse de party : j'ai 33 ans, donc, selon mes récentes lectures, je ne comprends plus rien à rien! :p Et c'est vrai que j'ai de la misère à utiliser les applications Ipad à trois pitons, parce que je cherche constamment les autres options. Cela dit, laissez-moi donc 10 minutes pour me familiariser avec la bête. Si j'ai été capable d'utiliser un traitement de texte à l'époque où il fallait entrer des commandes DOS pour récupérer ses fichiers, je devrais arriver à me débrouiller avec la nouvelle bébelle.
Oh et d'un point de vue biologique, les hommes continuent de prendre de la masse musculaire jusqu'à 35 ans. Alors d'habitude à 40 ans, ceux qui sont un poil sportif sont pas encore ramollis. Au contraire, il se sont étoffés avec les ans et, à côté d'eux, les jeunots dans la vingtaine ont l'air de gringalets. En tout cas, côté carrure, mon chum de 34 ans donnerait des complexes à son lui-même de 18 ans. Je le sais : j'ai vu tous les deux tout nus! ;)
Bref, est-ce qu'il y a juste moi que ça énerve ces héros systématiquement trop jeunes?
Et est-ce qu'il existe des pressions éditoriales pour rajeunir les héros ou est-ce que c'est juste un drôle de réflexe de certains auteurs d'écrire toutes leurs histoires avec des protagonistes de 20 ans et moins?
Inscription à :
Articles (Atom)