vendredi 22 juillet 2016

Divination littéraire

Depuis quelques temps, je parraine de jeunes auteurs, en plus de donner des ateliers.

Et je commence à me livrer à une nouvelle activité : la divination littéraire.

Ça consiste à pouvoir poser un diagnostic sur un texte sans même l'avoir lu, juste en écoutant ce qu'en dit leur auteur.

Par exemple : "J'écrivais un polar et je me suis peinturé dans le coin au milieu du texte" signifie généralement "J'ai essayé d'écrire une histoire policière sans en connaître la fin ou les coupables, alors je ne sais plus trop quoi raconter".

"J'aimerais qu'on m'aide avec le style" veut dire "Les idées sont clichées, la structure est bancale et les personnages en carton, mais j'pense qu'avec des beaux mots, ça ne paraîtra plus". Autre signification possible : "Je ne connais rien à l'écriture, mais au moins je le sais".

"Mon style est pauvre", s'il n'est pas l'équivalent du précédent, peut aussi vouloir dire : "Je pense qu'un texte bien écrit ressemble à un dictionnaire de synonymes, alors ce que j'ai produit à date est d'une lourdeur absolue". Dans ce texte, on a bien des chances de lire des "effectuer l'amour", "de taille élevée" et autres monstruosités destinées à éviter tous les mots "pauvres" (mais clairs!) comme petit, grand, gros, haut, bas, avoir, être, etc.

"Je ne suis pas sûr de bien connaître les codes du genre dans lequel j'écris" est l'aveu à peine voilé de "Je n'ai rien lu de récent dans le genre, je me contente de voir des films, j'en ai donc reproduit tous les clichés en pensant bien faire".

Pour le moment, la divination littéraire me semble (malheureusement) la méthode de prédiction la plus efficace que j'aie expérimenté! :p

Est-ce que vous vous y livrez vous aussi?

mercredi 20 juillet 2016

Une visite à Pompéi

Aujourd'hui, je m'en vais visiter Pompéi.

Ou tout comme : je me paies une sortie au musée, en compagnie d'Isa (qui ne sait pas encore, pauvre elle, que quand je visite un musée, je lis TOUS les textes de l'exposition).

Ce sera une expérience particulière, car je vais enfin voir "en vrai" certains artefacts dont j'ai beaucoup entendu parler, l'une de mes profs de l'université ayant fait partie d'un chantier de fouilles dans les vestiges de Pompéi. (Heureusement pour elle et pour d'autres archéologues et historiens modernes, les pilleurs de trésors du 18e siècle et les restaurateurs sauvages du 19e siècle n'avaient pas les moyens de fouiller le site en entier, ce qui a permis des découvertes et restaurations selon des méthodes scientifiques). 

En tout cas, j'ai bien hâte de voir l'exposition! J'vous raconterai! :)

lundi 18 juillet 2016

Reprendre un vieux projet

Ce matin, ayant (enfin) terminé tous mes textes commandés, je retombe finalement dans l'écriture de mon roman policier pour adulte.

Un projet entamé avant la naissance de ma puce!

Honnêtement, vendredi en fin de journée, alors que je mettais mes affaires en ordre pour la fin de semaine, je n'étais plus sûre du tout de mon affaire. Allais-je vraiment réussir à me replonger dans cette idée que je traîne avec moi depuis plus de deux ans? Est-ce que j'en avais le goût? Après tout, depuis, j'ai pensé à plusieurs autres concepts d'histoires policières. Des idées toutes belles, toutes neuves...

J'ai commencé à relire mon plan en me disant "dans mon souvenir, telle idée était faible et devrait être corrigée comme ci, telle autre mériterait d'être tournée comme ça...".

Quelle ne fut pas ma surprise de découvrir des notes datant de l'an dernier, notes par lesquelles je procédais justement à ces modifications. Le plan que j'avais sous les yeux me semblait tout d'un coup très solide. Et plutôt emballant.

Mais, bon, c'est bien beau le plan, mais j'avais aussi un bout de texte d'écrit. Un peu plus de 10 000 mots. Et, eux, j'étais sûre qu'ils seraient mal foutus, à jeter. Que je devrais tout reprendre du début. Ça me décourageait déjà.

J'ai ouvert le document. Parcouru un peu distraitement mes 10 000 premiers mots. Découvert que je m'étais arrêtée d'écrire au beau milieu d'une phrase. Posé les doigts sur le clavier. Complété la phrase. Commencé la suivante...

Mais il était 16h30, il fallait que j'aille chercher ma fille à la garderie.

J'ai terminé ma semaine en ayant hâte à ce matin. Hâte de me replonger dans mon vieux projet qui n'a pas pris une ride.

Je sais, je sais, vous êtes tannés de me l'entendre dire, mais... Vive les plans!!! :p

vendredi 15 juillet 2016

Scène de bureau (41)

Il y a une semaine

Je suis dans mon bureau (traduction : mon salon), sagement installée (traduction : bien évachée) devant mon ordinateur. Je prends une pause entre deux chapitres (traduction : ça fait 30 minutes que je surfe le Web en essayant de concevoir la bonne phrase pour commencer le chapitre suivant).

Ancienne-Collègue-de-Travail-via-Facebook-Chat
- Allo Gen! J'me suis cassé la jambe en ski nautique, alors j'suis à la maison pour un mois. Pis toi, comment va la vie d'écrivaine?

Moi-via-Facebook-Chat
- Oh, ça va, ça va...

Ancienne-Collègue-estropiée
- Pas plus que ça?

Moi
- Ben avec la poste qui menace de faire la grève, je sais pas si je vais recevoir mes chèques de droits d'auteur.

Ancienne-Collègue
- Ah, c'est sûr que c'est plate quand la paye retarde. Avec mon congé de maladie, là, la comptabilité était mêlée pis j'ai reçu ma paye juste le vendredi, t'imagine!

Moi
- Toujours aussi perdus eux autres, hein? Dans mon cas, j'suis payée une fois par an.

Ancienne-Collègue
- ??? QUOI???

Moi
- Ben oui, c'est de même que ça marche.

Ancienne-Collègue
- Ok, j'vais te souhaiter que la grève se fasse pas d'abord! Ou que tu reçoives tes chèques avant.

Moi
- C'est gentil!

-----

Début de cette semaine

Moi-via-Facebook-Chat
- Ancienne Collègue, pourrais-tu aussi souhaiter que ma fille arrête de faire des poussées de fièvre mystérieuses, histoire que je puisse aller la porter à la garderie, que mes participants d'atelier me paient à temps, que les commissions scolaires rattrapent le retard dans leur comptabilité, pis que j'aie assez de café pour finir la semaine.

Ancienne-Collègue-perplexe-via-Facebook-Chat
- Euh, pourquoi?

Moi
- Tes souhaits ont eu l'air efficaces la semaine passée! :p

-----

Quand on est payé une fois par an, "le chèque est dans' malle", des fois c'est une idée qui rend nerveux! Heureusement, tout est bien qui finit bien pour moi. J'espère que mes autres amis-auteurs auront la même chance!

mercredi 13 juillet 2016

Les résultats moyens sont parfois utiles

Une connaissance parlait, dans tous ses états, des résultats de la première année de cégep de son fils. Des résultats moyens. Très très moyens. Du genre juste sur la limite de la note de passage. Sauf en français. Là c'était un peu mieux. Pas extra, mais fiston écrit sans faute, disait-elle, alors ça l'aide.

J'ai essayé de la rassurer. Première année de cégep, ça veut dire bien des adaptations. On apprend à prendre des notes. C'est pas facile.

Mais la dame s'est entêtée dans sa catastrophisation de la situation. Le fiston est déjà "juste" en sciences humaines. Si même là (hum) il ne réussit pas, qu'est-ce qu'il va faire dans la vie? Il veut devenir prof. Il y arrivera jamais avec des notes pareilles.

J'ai arrêté d'argumenter, parce que pour se mettre dans un état pareil, la maman avait pas réalisé certains éléments :
1- J'ai étudié en histoire (donc en sciences humaines), alors son mépris trouvait difficilement écho chez moi.
2- Les programmes d'enseignement ne sont pas contingentés. Ou tellement peu que ça vaut pas la peine d'en parler.
3- Si fiston écrit sans faute, il va passer haut la main les tests obligatoires du programme d'enseignement.

Et 4- J'ai été ce que les anglophones appelle un "straight A student".  En français, on dit une bolle. Encore maintenant, je comprends souvent les concepts avant qu'on ait fini de me les expliquer (Surtout en sciences humaines. Pour les sciences pures, partez de la base, svp, je lisais Asimov pendant mes cours de physique et de maths). J'ai aucun mérite : j'suis faite de même, c'est tout.

J'ai essayé d'être enseignante. J'ai fait un an. J'avais du fun avec les ados. Ils m'aimaient bien. Mais soit dit entre nous, avec le recul, j'pense que j'étais une prof déplorable. Vivante oui, mais nulle quand même.

Parce que je ne sais pas comment expliquer quelque chose de deux (trois, quatre, douze) façons différentes. Je n'arrive pas à comprendre qu'après trois répétitions d'un concept, il y a vraiment des gens qui, sincèrement, n'y pige toujours rien. Je veux dire : je le sais, intellectuellement, que certaines personnes apprennent moins vite que d'autres, mais pratiquement, émotionnellement? Niet, désolée. Mon premier réflexe est souvent de penser que la personne devrait se concentrer un peu plus.

D'un autre côté, mettez-moi une balle ou un ballon (ou un volant de voiture) dans les mains et demandez-moi d'exécuter des manoeuvres complexes et là, je comprends soudain toutes les difficultés qu'on peut éprouver. J'étais une nullité totale dans mes cours d'éducation physique. Et même maintenant, dans mes arts martiaux que j'adore, j'suis pas très bonne. J'assimile les nouveaux concepts très lentement. Et je les oublie à une vitesse effarante. Mais plusieurs personnes me disent que de m'entendre parler, de voir mon énergie, leur donne envie de se mettre au sport.

Bref, je pense qu'un élève moyen qui veut s'améliorer et qui travaille fort pour y arriver fera, plus tard, un bien meilleur enseignant que l'élève qui maîtrise les contenus sans effort.

Dans la vie, avoir des résultats moyens, j'pense que c'est parfois utile. (Et dans les romans, un personnage moyen, c'est plus sympathique qu'un expert international... et plus facile à mettre en scène de manière crédible!).

Suivant cette logique, j'ai manqué ma carrière comme prof d'éducation physique! :p

lundi 11 juillet 2016

Des livres à la caisse!!!

En tant qu'auteur, on est habitués de recevoir une caisse de livres quand notre nouveau roman est imprimé.

Par contre, malgré mon statut de lectrice boulimique, il ne m'était jamais arrivé de recevoir mes livres de lecture à la caisse.

Je parle au passé, parce que maintenant, c'est chose faite! O.o

Comme j'avais peu de publications prévues en 2016, j'ai décidé d'en profiter pour participer à des jurys de concours littéraires. (Lorsqu'on est juré, nos oeuvres ne sont pas admissibles aux concours que l'on juge).

Ouaip, j'ai bien dit "DES jurys". (Je sais, j'suis folle, mais sur le coup ça avait l'air d'une bonne idée : plusieurs oeuvres à lire étaient les memes... Et non, pour des raisons de confidentialité, je ne vous dirai pas quels sont ces concours.)

Depuis ce temps, je reçois fréquemment des caisses de livres. Gratuitement!

Party!!!! :D

(Ah, si seulement c'était tous des chefs-d'oeuvre... ;)

vendredi 8 juillet 2016

Visite au ComicCon

Cet après-midi, je serai à Geek Central, pardon, au ComicCon de Montréal, pour vendre les livres des Six Brumes.

C'est ma première expérience des vastes rassemblements de geeks (traduction : rôlistes, gamers, cosplayers, et autres nerds assumés) depuis une brève visite aux CanGames en compagnie de mon cousin ontarien (oui, je sais, y'a du monde pas fréquentable dans ma famille! lol!) il y a de ça... ouille, vingt ans tout rond! O.o Et comme je ne parlais pas vraiment anglais à l'époque, ce ne fut pas mémorable! :p

J'y vais donc autant pour observer l'événement lui-même que pour vendre des bouquins! :p

J'espère très fort vous ramener des anecdotes croustillantes (qui démontreront que malgré mon compte ouvert chez Teefury, ma connaissance encyclopédique du Seigneur des Anneaux et mon attachement envers la seconde édition du World of Darkness classique, il y a plus geek que moi)... mais je risque plus probablement de vous raconter comment des amis perdus de vue depuis le cégep n'ont pas été surpris de découvrir mon choix de carrière! :p

Si vous êtes dans le coin (et avez envie de dépenser beaucoup d'argent pour vous faire prendre en photo à côté de la voiture de Ghostbuster ou de celle des frères Winchester), passez me faire un coucou!