vendredi 22 septembre 2017

Biscuits Red Velvet particuliers

J'aime beaucoup les biscuits Red Velvet, mais la pensée de tout le colorant rouge qu'ils demandent m'écoeure un brin. L'autre jour, je cherchais quoi faire avec mon cinq livres de betteraves. J'ai découvert qu'on pouvait mettre des betteraves râpées dans des biscuits. Et que ça donnait des biscuits rouges. De là au Red Velvet, ma cervelle n'a fait qu'un tour. Quelques recherches et expériences plus tard, j'ai créé une douzaine de biscuits que mon chum a qualifiés de mes "meilleurs à ce jour". Quant à ma puce, elle a fait une méga crise pour en obtenir un deuxième!

Bon, ben, devant une réception pareille, j'me suis dit que puisque les betteraves sont encore en saison, j'allais vous partager la recette! (Pis si vous haïssez ça, vous pourrez vous dire que je dois vraiment cuisiner comme un pied le reste du temps... Mais dans cette recette, le goût un peu terreux et sucré des betteraves me semble se marier parfaitement avec celui du caco... d'où la faible quantité de sucre suggérée, mais si vous aimez vos biscuits bien sucrés ou que les betteraves vous terrorisent, gênez-vous pas pour en ajouter!)

Biscuits Red Velvet... aux betteraves!
(pour 12 biscuits)

1/2 tasse de beurre ou de margarine végétalienne
1/3 tasse de cassonade
(ou 1/2 tasse si l'idée de biscuits à la betterave vous effraie)
1/2 tasse de betteraves crues, pelées, râpées fin ou broyées
(environ 1 moyenne)
1 c. à thé d'extrait de vanille
2 c. à soupe de lait
2 c. à soupe de cacao
1 tasse de farine avec ou sans gluten
(mélange sans gluten suggéré : 2/3 t. sorgho, 1/3 t. fécule de patate et ½ c. thé de xanthane)
¼ c. à thé de poudre à pâte
1/8 c. à thé de sel
½ tasse de chippites de chocolat blanc (facultatif, mais miam!)

Crémez le beurre avec le sucre, ajoutez les betteraves râpées, puis les autres ingrédients jusqu'au cacao et mélangez bien.

Ajoutez les ingrédients secs (sauf les chipittes) en un tas sur le dessus et mélangez-les un peu ensemble avant de les ajouter au reste du mélange. (Ça c'est ma méthode de paresseuse pour éviter de salir deux bols!)

Terminez en incorporant les chippites.

Déposez 12 cuillérées de pâte sur une plaque à biscuit recouverte de papier parchemin et aplatissez à la fourchette.  

Cuire 12 à 14 minutes à 350 F.

Les biscuits sont très mous en sortant du four, mais se raffermissent ensuite. 
Et ils sont divins avec un latté!

mercredi 20 septembre 2017

Gâtée pourrie, mais...

Ma fille étant enfant unique, elle commence à être, je dois l'admettre, gâtée pourrie. Pas parce qu'on lui laisse faire tout ce qu'elle veut (au contraire, je crois qu'on est assez stricts), mais parce qu'elle obtient pas mal tout ce qu'elle désire.

Elle veut des nouveaux livres? Ils apparaissent bientôt par la magie de "maman est allée au salon du livre". (Et si je dessinais pas comme un pied, je lui offrirais des œuvres originales. Avis aux illustrateurs en manque de projets! ;)

Elle veut une maison de poupée? Je me mets à l'œuvre avec les Duplo.

Des masques comme dans un film qu'elle a vu? Je sors le carton, la gouache et on bricole.

Des véhicules pour ses bonhommes de la Pat Patrouille? Encore une fois, les Duplo sont mis à profit.

Une couronne pour jouer à la princesse? (Coudonc, c'est-tu inévitable cette phase-là dans la vie d'une petite fille?!?) Encore du bricolage!

Bref, elle est gâtée, mais c'est presque toujours du fait maison, du bricolé et du temporaire. (Les Duplo sont pour ça la meilleure ressource qui soit. Le bateau pirate d'hier devient l'autobus d'aujourd'hui... pis j'ai du fun au passage! lol!)

Dernièrement, j'ai remarqué un phénomène qui m'a fait plaisir : désormais, au lieu de me dire "Maman, je veux tel jouet", ma puce s'est mise à me demander "Maman, fais-moi tel jouet".

Ouf! Elle est peut-être gâtée pourrie, mais au moins c'est du fait maison et du recyclé! Visiblement, elle apprécie mes bricolages et elle s'amuse autant avec mes œuvres semi-improvisées qu'avec ses jouets plus coûteux. J'espère que ça l'encouragera, plus tard dans sa vie, à réparer et recycler ses possessions.

Quelque chose me dit que ça lui sera utile!

lundi 18 septembre 2017

Longueur naturelle des textes

Au dernier congrès Boréal, lors d'une table-ronde, Élisabeth Vonarburg a remarqué que la plupart des écrivains ont une longueur de texte qui leur est plus ou moins naturelle, avec laquelle ils sont confortables. La longueur qui leur vient par défaut, celle qui permet à leurs idées de ne pas s'essouffler.

J'étais un peu sceptique, puis j'ai examiné mes textes publiés et mes manuscrits en cours. Et j'ai observé que je travaille effectivement, par défaut, avec trois longueurs de texte :

1- la short-short : 1 000 mots

2- la nouvelle : 5 000 mots

3- le roman : 50 000 mots en moyenne

Ah ben, coudonc!

J'suis loin des 600 000 mots de moyenne d'Élisabeth, mais bon.. ;)

Et vous, avez-vous une longueur "naturelle"?

(Au moment où j'allais mettre ce billet en ligne, on vient de me commander une nouvelle de 3000 mots. Ouin, ça va demander du travail ça!)

vendredi 15 septembre 2017

Tu sais que (15)

Tu sais que tu t'assagis quand une soirée "bien arrosée", ça dure 5 heures, mais ça ne contient que deux pintes de bière, un verre de cidre et une lichette de vin. (Oui, c'est sage ça, bon!)

Tu sais que tu vieillis quand tu es toute contente, en mettant ton linge au lavage, de constater qu'il ne sent pas la vieille cigarette parce qu'on n'a plus le droit de fumer dans les bars "maintenant"... Puis tu te rends compte que "maintenant" est une période qui a commencé il y a onze ans (mais tu te souviens très clairement de "avant" et de l'odeur de cendrier qui te collait dans les cheveux jusqu'à la douche du lendemain matin!).

Tu sais que tu as acquis une certaine expérience dans les lendemains de veille quand tu te lèves après quatre heures et trois quart de sommeil, relativement dispose, et que ton premier réflexe est de vider deux grands verres d'eau et d'avaler une aspirine prophylactique en préparant le déjeuner de ton enfant (seule raison pour laquelle tu t'es levée aussi tôt!).

Finalement, tu sais que les nuits écourtées ne te font plus peur quand tu décides, après avoir envoyé ta progéniture à la garderie, de ne pas te recoucher et d'écrire à la place.

Bon, tu commences avec un billet de blogue, mais ça compte, hein? ;)

mercredi 13 septembre 2017

Horizons imaginaires - deuxième édition

Vous vous en souvenez peut-être pas, mais en parallèle de ma participation comme jurée au prix Jacques-Brossard, je vous avais dit que je m'étais embarquée dans un autre jury littéraire.

C'était le jury chargé de déterminé les finalistes du prix Horizons imaginaires, un genre de prix des collégiens spécialisés en science-fiction, fantastique et fantasy. Le gagnant sera, quant à lui, déterminé par un vote des cégépiens.

Le prix en sera cette année à sa deuxième édition. L'initiative, démarrée par un dynamique prof de français (salut Mathieu!) du cégep anglophone Marianopolis, semble vouée à grandir. Déjà, quelques cégeps ont manifesté leur intérêt à participer.

Le dévoilement des finalistes aura lieu ce soir, à la Librairie de Verdun. J'y serai en compagnie de mes co-jurés et des auteurs sélectionnés... Évidemment, je ne peux pas vous dire de qui il s'agit! ;)

Mais si vous êtes curieux et que vous avez du temps ce soir, passez nous voir!

(Pour le communiqué officiel, c'est par ici)

lundi 11 septembre 2017

Ouate d'oeuf?

Depuis que notre puce est dans notre vie, mon chéri et moi essayons de ne plus trop sacrer. Ceux qui m'ont déjà entendue parler (surtout après une bière ou deux) savent que c'était pas gagné d'avance... Mais ce que vous ne savez pas, c'est que mon chum, s'il épargne sur le chapelet québécois, est parfois créatif avec ses jurons anglophones (je l'ai déjà entendu dire what the flying fuck?!? et c'était pas en joke).

Bref, on essaie de notre mieux d'épargner les oreilles de notre progéniture, surtout depuis qu'elle est entrée dans sa phase perroquet (vers 18 mois! O.o). Quand l'un de nous deux se lance dans une envolée verbale qui risque de mal finir, on se prévient mutuellement d'un "Chéri/e!" qui soit coupe l'autre dans son élan, soit couvre commodément la finale fatidique.

Des fois, on se dit qu'on s'en fait trop, mais l'autre jour, on a été contents de notre système.

J'étais en train de préparer le souper, tandis que notre fille jouait dans le salon et que mon chum, près de moi,  ouvrait le courrier. Dans une enveloppe, il a découvert... je ne sais plus quoi, sans doute une facture inattendue... et s'est exclamé un beau, clair et sonore :

Lui - WHAT THE F....

Moi - Chéri!

Il s'est interrompu juste à temps.

Lui - Oups. Tu penses qu'elle m'a entendu?

Il venait de finir de parler lorsque notre puce est entrée dans la cuisine et est venue tourner autour de nos jambes en répétant gaiment :

Puce - Ouate d'œuf! Ouate d'œuf! Ouate d'œuf!

Moi - D'après toi?

On a beaucoup ri. Parce qu'une petite cocotte qui sautille en répétant "ouate d'œuf", c'est cute. Si elle avait dit le truc au complet, ça aurait été plus gênant! Hihihihihi!

vendredi 8 septembre 2017

Le lien entre direction littéraire et atelier

Depuis que je me consacre à l'écriture, j'essaie aussi de me développer en tant que directrice littéraire.

Premièrement, parce que, d'un pur point de vue mercantile, des contrats de direction littéraire, c'est un complément logique et bienvenu à mes activités d'écrivaine.

Et deuxièmement, parce que j'aime ça! J'adore analyser un texte pour en trouver les faiblesses, réfléchir à des moyens de les régler, en discuter avec l'auteur, sentir sa créativité se ranimer, le voir plonger dans le texte et en découvrir bientôt une version plus achevée.

Cependant, récemment, alors que je tentais de me trouver de nouveaux contrats et que je mentionnais mes ateliers en tant qu'expérience de direction littéraire, je me suis rendue compte que plusieurs personnes ne voyaient par le lien entre "direction littéraire" et "atelier".

Pourtant, un atelier littéraire (à tout le moins ceux qu'Élisabeth Vonarburg m'a appris à donner), c'est sans doute l'expérience de direction littéraire la plus pure qu'on peut connaître. Vous écrivez un texte (sur place ou avant l'atelier), l'animateur le lit... et le commente en direct!

Ensuite, vous tentez d'appliquer ses commentaires, vous examinez le résultat ensemble et vous faites quelques ajustements. L'auteur voit quelles sont ses faiblesses et comment les contrer, tandis que l'animateur d'atelier apprend à mieux formuler ses commentaires, à les rendre concrets et même à les limiter (afin que l'auteur ne se sente pas découragé à l'idée de tout retravailler en même temps).

C'est étrange quand même... on dirait que la mécanique des ateliers est vraiment peu connue. Quelqu'un aurait-il une explication?