vendredi 28 avril 2017

Le masculin ne doit plus l'emporter? Ok, mais...

Dernièrement, je lisais un article d'une journaliste féministe qui s'insurgeait devant le fait que, en français, en 2017, le masculin l'emporte toujours sur le féminin.

Par exemple, si je parle de Luc, Isa et moi, je dois dire "des auteurs québécois", au masculin.

Y'en a que ça gène. Qui trouvent que, dans cette situation, on devrait soit représenter tout le monde : "des auteur(e)s québécois(e)s" ou "des auteur.e.s québécois.e.s", soit représenter le groupe majoritaire : "des auteures québécoises".

Personnellement, j'ai toujours vu cette règle de grammaire comme une simple convention et non comme une attaque machiste. D'accord, la convention a été décidée par des hommes à une époque où le patriarcat régnait en maître et oui, le français porte des traces de cette époque, mais bon... (Je ne dirai pas "ça fait partie de son charme", mais je vais le penser, parce que, hé, je suis historienne ;)

Un moment donné, la langue est un ensemble de conventions ayant pour but de communiquer des idées entre personnes. En l'absence de genre réellement neutre en français, on a décidé que le masculin en jouerait le rôle et depuis, on fait avec. (Soit dit en passant, la plupart des langues anciennes avaient un genre neutre, mais à peu près tous les peuples l'ont éliminé avec le temps, parce que franchement apprendre trois accords possibles pour tout, c'est chiant!)

Cela dit, un mouvement féministe revendique l'abandon de cette règle voulant que le masculin l'emporte. Le masculin, dit-on, n'est pas neutre (et je ne m'en rends pas compte parce que je suis une pauvre victime du machisme, paternalisme et autres-ismes qui imprègnent notre société).

Bon, à la limite, si c'est le consensus actuel, je veux bien l'adopter et, même, en faire la promotion dans mes romans.

Sauf que... si le masculin ne l'emporte plus, on fait quoi? On met des syntaxes pointées partout? (styles auteur.e.s) Ça va pas être le fun à lire! (Ni à écrire!) On fait l'exercice mathématique de découvrir le genre dominant à chaque fois qu'on parle d'un groupe? Et si jamais y'a deux gars, deux filles? Ou, problème encore plus épineux, deux gars, deux filles et une "personne ne s'identifiant pas au système binaire de représentation des genres"?

Parce que oui, ça existe ça aussi, mais on ne semble pas avoir encore prévu de nom pour les représenter (queer ne fait pas consensus). Parce que c'est réducteur, paraît-il, de donner un nom pratique à un groupe, de réduire les personnes qui le composent à une seule de leur caractéristique. C'est ainsi que, en 2017, on ne doit plus parler d'aveugle, de sourds, d'autiste, d'handicapé, d'homosexuels, mais bien de personne non voyante, de personne malentendante, de personne autiste, de personne vivant avec un handicap, de personne homosexuelle...

Et l'auteure (pardon, paraît que je devrais dire "autrice" pour me détacher du machisme linguistique ci-haut mentionné, mais je trouve le mot laite à mort, en plus d'avoir l'impression qu'il insiste beaucoup trop sur le fait que je suis une femme qui écrit et non pas un écrivain qui s'adonne à être une femme) arrivée à ce point-ci de ses réflexions linguistiques, a un peu envie d'arrêter d'écrire, de peur d'offenser mortellement une personne ou une autre.

Je ne sais honnêtement pas où on s'en va comme société avec ce langage si inclusifs et précis qu'il en devient inutilisable (sans parler de la redondance du mot "personne" qu'on sous-entendait, me semble, dans les termes "réducteurs"), mais j'ai hâte que l'usage des générations futures tranche la question. (Parce qu'on peut réformer une langue tant qu'on veut, c'est à l'usage qu'on voit ce qui fonctionne).

En attendant, si vous cherchez des personnes vivant au Québec et qui pratiquent la littérature de genre peu importe leur genre, vous les trouverez en fin de semaine prochaine au Congrès Boréal. Probablement en train de boire pour oublier cette discussion! ;)

mercredi 26 avril 2017

Écrire et publier... en équipe!

Il y a quatre ans, Isa m'a dit "J'ai une idée de fou". J'ai répondu "Raconte-moi ça!"

Il y a trois ans, elle a dit "Je rassemble le matériel, là, t'embarque?" J'ai répondu : "Bien sûr!"

Il y a deux ans, elle m'a annoncé "Ok, on commence à écrire". J'ai dit "Pas de problème, dans six mois, ce sera fini."

S'en est suivi deux ans de travail d'équipe assez intense, que j'ai mentionné ici et .

Ce travail vient de livrer ses fruits : le manuel "Écrire et publier au Québec, les littératures de l'imaginaire" qui sera publié à l'automne aux Éditions des Six Brumes.

Le résumé officiel est sur le site des Six Brumes. La prévente, quant à elle, commencera lundi.

Mais laissez-moi vous dire une chose : ce manuel est un monstre de densité, que ses modestes 55 000 mots ne laissent pas présager.

Là vous pensez "encore un manuel sur l'écriture écrit par des auteurs obscurs et qui donne la supposée recette du succès qu'ils ne connaissent pas". (J'suis pas télépathe : j'ai souvent pensé la même affaire! :p ) Mais vous vous trompez, c'est pas ça du tout!

Notre manuel contient très peu de conseils techniques sur l'écriture proprement dite (on laisse ça à Élisabeth Vonarburg et à son excellent "Comment écrire des histoires") et aucune prescription à suivre absolument pour connaître la gloire et la fortune (lol!).

Nous discutons plutôt de tout ce qui précède l'écriture (la lecture, les plans, les recherches, les réseaux sociaux, les études...) et de tout ce qui suit (la réécriture, les premiers lecteurs, la recherche d'un éditeur, les refus, les acceptations, la direction littéraire, la révision linguistique, l'illustration, le contrat, les lancements, le DPP, les doutes, les motivations à écrire...). Notre but était de démystifier le travail d'auteur et de répondre une fois pour toute aux questions des jeunes (et moins jeunes) auteurs qui nous contactent tous à un moment ou un autre, par courriel ou en personne.

Les textes s'appuient sur nos propres recherches et expériences, ainsi que sur les réponses à un sondage qu'Isa (instigatrice du projet) a envoyé à une cinquantaine d'auteurs, illustrateurs, lecteurs et éditeurs issus du milieu de la SFFQ. (C'était ça qu'elle voulait dire par "rassembler le matériel". C'est à cause de ça aussi qu'on a mis deux ans à écrire le bouquin. Pouvez-vous imaginer la quantité de texte que ça donne lorsque cinquante auteurs répondent à une centaine de questions à développement?!? O.o)

Soit dit en passant, malgré le sous-titre du bouquin, je crois que les réponses obtenues des collaborateurs n'auraient pas été très différentes même s'ils avaient été issus du milieu du polar, de la littérature blanche ou de la littérature jeunesse... probablement parce que certains d'entre eux œuvrent aussi dans ces autres genres! Le manuel est donc intéressant, je crois, pour les écrivains ou futurs écrivains de tous les horizons.

Bref, c'est du solide notre affaire. Un vrai "guide de l'écrivain québécois".

Cela dit, la prochaine fois que mon adorée Isa va me dire "J'ai une idée de fou", je me sauve! :p

(Farce à part, Isa, j'suis super contente d'avoir réalisé ce projet en ta compagnie, chère plume-soeur. Mais... pas trop souvent des comme ça, ok? ;)

lundi 24 avril 2017

Chère puce

Chère puce,

Tu commences à comprendre le monde.

Tu sais que les amoureux s'embrassent sur la bouche.

Tu sais que papi et mamie sont les parents de papa.

Tu sais qu'avec une maman et un papa, on fait des bébés et que ça donne une grosse bedaine à la maman pendant que le bébé pousse.

Tu sais que grand-papa, c'est le papa de maman.

Dans ta tête, tout le monde a un papa et une maman, même tes gobelets. Ton gobelet de lait étant plus gros que ton gobelet d'eau, tu as décrété que l'un était le bébé et que l'autre est, selon les jours, son papa ou sa maman.

Bientôt, je vais devoir t'expliquer que...

Que matante Julie aime les femmes, pis que "des amoureux", ça veut pas toujours dire un monsieur pis une madame.

Que celle que tu appelles grand-maman est en fait l'ex-blonde de grand-papa.

Que ta vraie grand-maman est décédée avant ta naissance. (Pis qu'elle portait le même prénom que l'autre grand-maman, tsé d'un coup que la situation ait été pas été assez délicate...)

Que ça arrive que les gens meurent.

Pis je vais devoir faire tout ça en essayant de te traumatiser le moins possible et en te transmettant mes valeurs d'amour pis d'ouverture d'esprit, en évitant de t'imposer un moule hétérosexuel, d'un coup que toi, ça soit pas ça ta voie.

Ouf, chère puce, j'ai comme qui dirait une petite angoisse maternelle ce matin.

La preuve : je t'écris sur mon blogue alors que tu ne sais pas lire, ni utiliser Internet! :p

PS: Je prends les suggestions d'albums jeunesse abordant ces sujets, si vous en avez.

vendredi 21 avril 2017

Horizons Imaginaires - lancement ce soir

Horizons Imaginaires, c'est l'idée un peu (beaucoup) folle d'un prof de français langue seconde au cégep de Marianopolis, Mathieu Lauzon-Dicso (l'un de mes collègues jurés du prix Jacques-Brossard).

Pour motiver ses étudiants, et parce qu'il est lui-même friand des genres de l'imaginaire, il a imaginé une version "SFFQ" du prix des collégiens, un webzine contenant des critiques composées par les élèves, des rencontres avec des auteurs, des ateliers d'écriture... et que sais-je encore?

(L'énergie et le dynamisme de ce gars-là me fascine! Imaginez : il a même réussi à me convaincre de participer au jury qui fait la pré-sélection des livres pour la prochaine édition de son prix littéraire!)

Son ambition est d'amener d'autres cégep (francophones ou anglophones dotés d'un bon programme de langue seconde) à embarquer avec lui dans le projet et de créer une vague de fond, un renouvellement du milieu SFFQ (ce sera pas de refus : les "jeunes", dont je suis, commencent à avoir des cheveux gris...). À ce que j'ai compris, c'est bien parti.

Et ce soir, à 18h, au collège Marianopolis, le projet sera officiellement lancé.

J'y serai, en compagnie de Luc, Pascale et Guillaume Voisine (et plusieurs autres je suppose!)

L'invité d'honneur de la soirée sera Norbert Spehner et il nous parlera d'une autre initiative qu'un prof de cégep lança, jadis, au cégep Édouard-Montpetit. Ça s'appelait d'abord Requiem, puis ça devint Solaris...

J'espère qu'un jour on parlera d'Horizons Imaginaires en disant "Ça a commencé au collège Marianopolis..." ;)

(À part ça, je serai en animation scolaire toute la journée, alors ne vous étonnez pas des délais de réponse et à lundi! ;)

mercredi 19 avril 2017

C'était en 2010

C'était en 2010.

On venait d'écouter Supernatural et Vincent m'a lancé, à moitié à la blague "Les gens possédés par des démons sont tellement pas tuables, avec leur force surhumaine, leur régénération, pis le fait qu'ils ont jamais mal... La possession devrait être utilisée en médecine!"

L'idée m'a séduite. Je l'ai notée.

Elle m'habitait. Ses répercussions étaient multiples. Je l'ai retournée dans tous les sens. Vincent et moi en avons reparlé plusieurs fois. Il aime toujours beaucoup les histoires de démons.

Quelque part en 2011, j'ai imaginé le contexte socio-politique dans lequel une telle médecine serait possible. Ça m'a donné assez de matière pour un roman. Un genre de religious-punk.

Que je n'ai jamais eu le temps d'écrire.

En 2015, j'ai décidé de condenser l'essentiel de mes idées dans une nouvelle. Et de la soumettre au prix Solaris 2016 (ce qui m'a forcée à couper quelques trucs, dont une idée horriblement géniale de Vincent... ce n'est que partie remise : le roman s'écrira peut-être un jour!). Je n'ai pas gagné le prix, mais le texte a retenu l'attention, alors...

Dans quelques mois, soit 7 ans après l'embryon d'idée qui lui a donné le jour, vous pourrez lire "Démonothérapie" dans Solaris.

Ouaip, la médecine assistée par des démons. Avouez, vous voyez pas ce qui pourrait mal tourner... :p

(Je crois que c'est mon texte qui est resté en gestation le plus longtemps, mais je ne suis pas sûre... La réponse est probablement quelque part sur le blogue, mais où? Mystère! J'ai cherché pourtant! lol! Je crée donc une nouvelle rubrique "Notes sur les textes" pour me retrouver à l'avenir, surtout que je sais que ce genre de notes intéresse plusieurs lecteurs.)

lundi 17 avril 2017

Retour sur mon expérience de jurée littéraire

Maintenant que les finalistes du prix Jacques-Brossard sont connus (il s'agit de Dave Côté pour les nouvelles "Angle mort" et "Je ne voterai pas", Martine Desjardin pour "La maison verte" et Renaud Jean pour "Rénovation), je peux avouer officiellement que j'étais membre de ce jury pour l'année 2016.

Et je peux également effectuer un bilan de mon expérience, pour ceux qui seraient tentés de participer.

Points positifs :
- J'ai pu lire gratuitement toute la production SFF (science-fiction, fantastique et fantasy) publiée au Québec dans l'année.
- J'ai découvert des auteurs et des maisons d'édition que je ne connaissais pas.
- J'ai dû aiguiser mon esprit critique.
- J'ai été inspirée pour mes prochaines créations, car une part de moi souhaitait répondre, contredire ou réagir à ce que certains ont écrit.

Points négatifs :
- Je me suis rendue compte qu'il se publie vraiment beaucoup de SFF au Québec dans une année et j'ai donc passé 12 mois à ne lire quasiment que ça (moi qui aime varier les genres d'habitude!).
- Il m'a fallu poursuivre la lecture de bouquins que j'aurais normalement abandonnés après 30 pages, d'un coup que ça deviendrait bon et que les autres membres du jury, eux, aient persévéré (on veut pas être le seul à passer à côté d'un chef-d'oeuvre!).
- J'ai constaté que quand c'est mauvais après 30 pages, c'est rarement meilleur au bout de 300.
- J'ai découvert que les écrivains non spécialisés en SFF écrivent merveilleusement bien... mais remâchent souvent les mêmes clichés!!! (J'ai lu 6 livres où le personnage est mort, mais où il ne s'en aperçoit pas avant la seconde moitié du récit. À chaque fois, je le savais au bout de 10 pages!)
- J'ai appris qu'il se publie vraiment beaucoup de SFF en hiver lorsque la plus grosse caisse de livres de l'année est apparu dans ma boîte aux lettres vers la fin du délai imparti pour tout lire! Y'a fallu mettre les bouchées doubles vers la fin!
- Je me suis rendue compte que résumer mes impressions d'un an de lectures intensives lors d'une séance de délibération de 3 heures, puis de m'entendre avec 4 autres personnes pour déterminer 3 finalistes (alors qu'on a lu une quarantaine d'auteurs différents et que chacun les a perçu à sa manière), c'est vraiment crève-coeur. Surtout quand il y a plusieurs personnes chères à ton cœur parmi les auteurs en lice et que tu dois départager tes sentiments envers les gens et tes impressions de leur production de l'année. :( On ne prend aucune décision seul, le résultat est un compromis, mais la moindre décision reste lourde à porter. Mettons que je suis sortie des délibérations avec le cerveau en bouillie et le cœur amoché.

Cela étant dit, est-ce que je retenterais l'expérience?

Oui, mais pas avant quelques années. Premièrement, parce que j'ai besoin de m'en remettre émotionnellement et de me calmer le jugement critique mettons (lire ressemble un peu trop à du travail depuis quelques semaines). Deuxièmement, parce que ma pile de livres à lire (qui a continué d'engraisser pendant je me consacrais à la SFFQ) a vraiment besoin que je m'occupe d'elle de toute urgence! (Avant qu'elle ne s'effondre et écrase ma puce!)

Est-ce que je recommande à d'autres de s'y risquer?

Tout à fait, mais soyez prévenus : c'est un défi! On n'en sort pas tout à fait indemne!

(En passant, le gagnant du Jacques-Brossard sera dévoilé au congrès Boréal! :)

vendredi 14 avril 2017

Joyeuse Pâques, version païenne

De nombreuses fêtes chrétiennes ou judéo-chrétiennes ont des origines païennes, comme j'en ai déjà parlé avec Noël et l'Halloween.

Dans le cas de Pâques, mettons que le jupon païen dépasse encore plus que pour les autres fêtes!

Premièrement, c'est la seule grande fête chrétienne dont on fixe la date à l'aide de la lune. (C'est pour ça qu'elle se balade d'un bout à l'autre du calendrier). Or, le calendrier lunaire a toujours été lié aux déesses-mères, aux femmes (au cas où vous le sauriez pas, un cycle menstruel, ça a souvent la duré d'une lunaison), aux religions antiques, bref à des trucs non-chrétiens.

Deuxièmement, les œufs sont un des plus anciens symboles de fertilité. Et les lapins aussi, étant donné leur vitesse de reproduction! (Saviez-vous que la hase peut concevoir sa prochaine portée alors qu'elle est encore enceinte de la précédente? ça c'est de la productivité!!!)

Troisièmement, la raison pour laquelle c'est un lapin qui distribue des œufs à Pâques (association qui m'a longtemps intriguée) découlerait soit d'un mouvement d'humeur de la déesse anglo-saxonne Éostre (qui aurait transformé son oiseau favori en lapin pour le punir), soit d'une ancienne légende allemande où une femme pauvre, ne pouvant offrir de friandises à ses enfants, cache des œufs peints dans son jardin pour les amuser, mais un lapin passe durant la chasse et les enfants se mettent à croire que c'est lui qui a amené les œufs.

Les Chrétiens ont bien essayé de se réapproprier ces symboles, par exemple en interdisant les œufs durant le Carême (et en encourageant à peindre ceux qui sont ainsi gaspillés) ou en tentant de remplacer le lapin par les cloches des Églises (qui sont supposées revenir de Rome pour Pâques et ramener les œufs avec elles), mais je n'ai pas l'impression qu'ils ont très bien réussi! (Ironique quand on considère que c'est la fête la plus importante pour la religion catholique, puisqu'elle célèbre la résurrection de Jésus et que sans résurrection le dogme en entier s'écroule!)

Alors, peu importe votre opinion de la religion, ne vous gênez pas pour souhaiter Joyeuse Pâques autour de vous : c'est probablement une des fêtes les plus anciennes et païennes de notre calendrier, une excuse pour célébrer l'arrivée (tant espérée) du beau temps, se bourrer la face de chocolat et bricoler en famille! :)

(Pis si vous avez pas d'enfants, ayez une bonne pensée pour les pauvres parents qui passeront ce "congé" à gérer de la marmaille en surdose de sucre...)