vendredi 19 octobre 2018

Périssologue!

Je préparais un document sur les figures de style pour un atelier d'écriture et je m'émerveillais devant leur nombre (mon document de référence répertoriait même les figures fautives, comme le pléonasme, ainsi que de nombreuses figures qui étaient fort difficiles à distinguer les unes des autres, malgré leur nom différent) quand je suis tombée sur ça :

Périssologie
Faute d'écriture par redondance, qui consiste à l'ajout d'un ou de plusieurs détails inutiles qui n'apportent rien à la compréhension d'une idée, ni à l'expression de cette idée, sinon pour l'alourdir. 

Oh oui, j'en connais beaucoup des textes écrits de même! lol!

Y'a pas de doute, périssologue va devenir ma nouvelle insulte favorite! :p

mercredi 17 octobre 2018

Soupe aux bibittes

(Désolée pour l'absence de billet lundi, mais j'suis revenue crevée du Salon de l'Estrie. Et comme c'est le lancement de Brins d'Éternité ce samedi, fallait bien que je me repose un peu!)

Avant même d'avoir ma puce, j'avais lu un livre de recette pour enfant, écrit par une nutritionniste, qui donnait ce conseil simple : "Passé un an, la job des parents, c'est d'amener la bouffe à l'enfant, pas de la mettre dans l'enfant."

Ça m'a pas mal évité de transformer les repas en guerres de tranchées à date. Chez nous, pour ma puce, les règles sont simples :
- Les repas et collations sont à heures fixes. 
- Tout le monde vient s'asseoir à table quand c'est l'heure de manger. 
- Elle mange ou pas, c'est son problème, mais on lui rappelle qu'il n'y aura rien avant le repas suivant et qu'elle aura sans doute mal au ventre si elle ne mange pas. 
- Si elle veut un dessert ou simplement davantage de ce qu'elle aime dans le souper (comme du pain), elle doit goûter au reste : une bouchée par année d'âge.

Récemment, on a eu une passe assez difficile, où mon coeur de maman poule a dérogé aux règles, argumentant avec ma puce pour qu'elle mange davantage, parce que je ne voulais pas qu'elle aille se coucher sans souper. Cela dit, dès que j'ai arrêté d'argumenter, tout est rentré dans l'ordre : elle a sauté complètement un souper, puis le lendemain, elle a mangé comme un ogre. Ouf!

Peu de temps après, ma cocotte s'est mise à "jouer à la maman" avec moi. Inversion totale des rôles : elle m'appelait "ma chérie", me flattait les cheveux et me préparait des repas dans sa cuisinette jouet. Au menu : de la soupe aux bibittes. Dont je devais prendre mes cinq bouchées réglementaires pour avoir le droit à un dessert (ma puce a calculé que, comme je suis plus vieille qu'elle, je dois avoir au moins cinq ans!). Et pour dessert, j'ai eu droit à... des biscuits au bibittes!

Le jeu s'étant répété pendant quelques jours, avec un menu invariable, j'ai comme eu l'impression qu'elle me passait un message! Hihihihihi!

vendredi 12 octobre 2018

Ils ont survécu!

Malgré quelques moments difficiles...

Simon en était rendu à tourner son écran pour voir plus clair dans son texte...
Gabriel se demandait si le ciel ne pouvait pas lui venir en aide un ptit peu...
 Ils ont survécu à l'atelier court, édition 2018!

Pis j'ai décidé de prendre la photo, histoire de pas montrer que j'étais la plus cernée du groupe! :p
Ouf! Ce fut vraiment un bel atelier, très intense.

Avec les années, j'ai essayé plusieurs formules (surtout des exercices courts, un peu d'écriture sur place, juste de l'écriture sur place, plus ou moins de travail en groupe sur les textes et les plans, etc..) et là je crois que je suis arrivée à un résultat vraiment satisfaisant. Tout le monde est arrivé avec son plan et le début (500 mots) de son texte. On a révisé un peu de théorie, en faisant des exercices, puis on a discuté des plans, regardé l'écriture, essayé d'arrimer style et propos... On a ensuite écrit chacun de notre côté, puis j'ai révisé les textes de tout le monde lors d'une looooongue soirée de travail et, le lendemain, on était à pied d'oeuvre pour commenter le tout, corriger et écrire encore.

J'suis crevée, mais j'pense que ça valait la peine.

Là, reste juste à espérer ne pas m'effondrer de fatigue pendant le salon du livre de Sherbrooke. J'y serai aujourd'hui et demain, dans le kiosque des Six Brumes et à l'animation d'une table-ronde sur l'inclusivité en science-fiction québécoise. Ouaip, on va passer des auteurs au "Test Dagenais"! Puis discuter des résultats. Parce que comme tout bon instrument de mesure, ce test a ses avantages et ses limitations! :)


Si vous êtes dans le coin, venez faire un tour!

mercredi 10 octobre 2018

Créer des fictions de gauche?

Voilà des années qu'Élisabeth Vonarburg nous répète, découragée, qu'à force d'écrire et de montrer (sous forme de films et séries télés) des dystopies de droite, hyper inégalitaires, ces idées vont faire leur chemin dans l'esprit des gens et on va se ramasser dans l'une de ces dystopies.

Chaque fois, je lui opposais que non, voyons, ces dystopies avaient une valeur d'exemple à ne pas suivre.

Et pourtant... plus le temps passe, plus les dérives politiques semblent lui donner raison. En plus, j'arrête pas de tomber sur des articles qui illustrent à quel point beaucoup de gens ne font pas la différence entre la réalité et la fiction.

Coudonc, peut-être qu'ils s'imaginent que le futur inégalitaire est inévitable, mais que c'est pas grave, on aura une Katniss Evergreen ou un Takeshi Kovacs pour nous en sortir? (Ils devraient pourtant réaliser que Takeshi est pas fort sur l'aide désintéressée...) C'est peut-être pour ça qu'ils votent à droite? Pour susciter ce point de bascule après lequel les choses s'arrangeront?

Ou peut-être qu'ils ne comprennent juste pas qu'un futur plus à gauche, plus égalitaire, plus communautaire, est possible? Ils ne l'ont jamais vu, jamais lu, alors ils n'arrivent pas à le concevoir?

Je commence à penser qu'il va falloir se mettre à créer des fictions basées sur des utopies de gauche (c'était un peu l'idée derrière le mouvement "solarpunk").

Le problème avec ça, c'est qu'une fois qu'on aura créé un monde qui va bien, va falloir être créatif pour que l'histoire ne soit pas trop plate! :p

Ou alors ptêt que je devrais y aller pour une dystopie de gauche? Tsé une histoire horrifiante où toutes les entreprises d'importance sont nationalisées, où les soins de santé sont gratuits et efficaces, où l'éducation est mise au centre des priorités, où les arts sont appréciés, où les gens ont tout ce qu'il leur faut pour vivre, mais où un pauvre chef d'entreprise dont le salaire a été plafonné se voit interdire de s'acheter une troisième télé...

Mouin... En attendant que je trouve une bonne intrigue, qu'est-ce que vous pensez du concept?

vendredi 5 octobre 2018

Tranche de vie (34)

Hier, c'était la première journée de travailleur autonome de mon chum. (Qui travaillera désormais seulement quatre jours par semaines à son boulot de salarié.)

Il est donc allé porter notre puce à la garderie, notre auto au garage, puis il est revenu, il a joué de la guitare, on a discuté des travaux à faire dans notre salle de bain, on s'est entraînés, on a dîné et là, soudain, il m'a dit :

-- Ouais, ben, j'ai pas arrêté depuis le début de la journée, même si j'ai fait fuck all!

Bienvenu dans le monde du travail autonome, mon amour. On accomplit beaucoup de choses, mais rarement celles espérées! hihihihihi!

Farce à part, c'est le fun de l'avoir à la maison avec moi... Même si, une fois hyper concentrée, je peux mettre trente minutes pour répondre à ses questions et/ou me rendre compte qu'il m'a parlé! :p

mercredi 3 octobre 2018

Le bidou idéal

J'ai pas trop parlé de politique pendant la campagne. Pas que je ne sois pas intéressée, pis impliquée, mais quand ton papa fait campagne pour Québec Solidaire, ben t'as l'air un peu biaisée, peu importe ce que tu diras. (Pis oui, j'ai voté pour mon papa, même si l'ado rebelle en moi trouvait ça vraiment bizarre! lol!)

Cela dit, maintenant que la poussière est retombée et qu'on ("on" exclut ici définitivement la personne qui parle) a élu un gouvernement caquiste majoritaire, puis-je remarquer un truc?

On vit vraiment dans une idéologie du tout-à-l'argent, où le bidou idéal, c'est celui qu'on ne dépense pas et qui reste dans nos poches. 

On ne pense pas au long terme, on ne pense pas à ceux qui n'ont pas les mêmes moyens que nous. On pense au contenu immédiat de nos poches. Pas au coup dur qui risque de venir les vider demain. 

Un exemple de cette pensée à court terme?

Présentement, de plus en plus de gens, découragés de l'état des écoles publiques, envoient leurs enfants à l'école privée, où ils obtiennent plus de service. Ça représente une dépense moyenne de 5000$ par an, par enfant. Plus tard, ces mêmes enfants iront à l'université, ce qui coûtera, au minimum, un autre 5000$ par année.

Chaque fois qu'on parle de réinvestir en éducation et peut-être même de mettre en place la gratuité complète, les gens montent aux barricades : Ça va coûter trop cher. Et ce qui m'étonne, c'est que ceux qui crient le plus fort, ce sont souvent ceux qui paient déjà pour de l'école privée. Est-ce qu'ils préfèrent vraiment flamber 50000$ pour que leur enfant ait une bonne éducation, mais que le système reste brisé et que leurs petits-enfants aient besoin de la même somme pour s'éduquer? Est-ce qu'ils n'aimeraient pas mieux payer un peu plus d'impôt par an, mais pouvoir envoyer leur enfant finir sa scolarité au public, pis choisir ensuite son université sans se soucier de son prix? Est-ce qu'ils n'aimeraient pas savoir que leurs petits-enfants pourront faire la même chose? Pis que les enfants de la rue d'en arrière, dont la mère travaille au salaire minimum, auront une chance d'être bien éduqués eux aussi, pis ptêt de gagner plus cher qu'elle et donc payer plus d'impôt et participer à l'effort commun?

Réponse : non. Tout ce qu'ils voient, c'est que, pendant deux ou trois ans, le temps que le système se redresse, ils paieront probablement en double : la scolarité au privé ET l'augmentation d'impôt. 

C'est la même chose dans tous les domaines, transport, santé, environnement, etc. À un point où je me demande... Ces gens-là, est-ce qu'ils font des rénovations chez eux?

Parce que la dernière fois que j'ai changé les fenêtres de ma maison, j'ai pas pris le produit le plus cheap et ça m'a coûté une beurrée. Sur le coup, ça a été dur à avaler. Par contre, mes coûts de chauffage ont baissé depuis. J'économise. Et la valeur de revente de ma maison sera meilleure. 

En contrepartie, quand j'ai fait refaire mon toit, mon budget était plus serré et j'ai cru faire une bonne affaire en y allant avec le plus bas soumissionnaire. Après tout, le bidou idéal est celui qui reste dans mes poches... Un méga dégât d'eau, quatre mois de bordel, une facture salée et des primes d'assurance doublées plus tard, j'ai appris ma leçon. 

Ah, attendez, est-ce que c'est ça qu'il nous faut, collectivement, pour se défaire de cette vision du bidou idéal? L'équivalent social d'un dégât d'eau?

Est-ce qu'on parie sur ce que ça sera?  

(Pour le fun, allez voir la définition de kakistocratie... non, c'est pas une farce, j'ai eu des doutes moi aussi, mais les racines grecques sont légitimes, un très sérieux dictionnaire anglais et un plus long article anglophone le confirment!)

lundi 1 octobre 2018

Tartes aux pommes

Dimanche, profitant d'une journée agréablement fraîche, mais un peu grise, nous sommes donc allés aux pommes. 

Éliane, qui fait un câlin à un pommier
C'est sans doute mon activité d'automne préférée. On marche lentement dans la nature, en admirant les écureuils et, comme cette année, les deux chevreuils venus se sucrer le bec dans les pommiers, puis on cueille nos fruits et on en déguste un ou deux au passage. On y va de bonne heure le matin et le temps de remplir les sacs, on a eu juste assez froid pour apprécier de revenir chez nous, se préparer une bonne crème de légumes et une omelette aux pommes.

Pis ensuite, c'est le moment de la corvée de tartes!

Moins de douze heures du pommier à la tarte... Miam! :)
Pis oui, bon, y'a une intruse aux cerises, mais tant qu'à rouler de la pâte à tarte...
Voilà, l'automne est lancée. La prochaine entreprise culinaire sera l'opération citrouilles! :)