lundi 20 novembre 2017

Podcast Horrificorama

Carl Rocheleau, l'un de mes complices pour "Écrire et publier au Québec", a décidé de faire une série de podcast avec des auteurs du recueil de nouvelles d'horreur Horrificorama.

À la fin de la semaine dernière, c'était mon tour et celui de Pascal Raud. (Je vous en ai pas parlé avant parce que j'étais au salon du livre de Montréal!)

Voici le résultat : https://www.youtube.com/watch?v=2liHAuUOG8Y&feature=youtu.be

C'est à voir si vous voulez constater que je mets autant de points d'exclamation à l'oral qu'à l'écrit! :p

Et que je fais des drôles de face.

Et que j'avais un restant d'extinction de voix (qui est revenue en force après le salon!).

Et que j'ai une dent croche.

Mais c'est surtout à voir pour découvrir davantage les différents styles d'horreur que vous offre Horrificorama avec ses 15 auteurs (et sa préface de Patrick Sénécal, parce que, hé, même le grand maître de l'horreur au Québec a aimé notre projet!).

Pis si on vous séduit, le lien pour acheter le bouquin c'est par ici : http://www.sixbrumes.com/catalogue/

mercredi 15 novembre 2017

Salon du livre de Montréal 2017

Le Salon du livre de Montréal commence!

Voici mon horaire pour le reste de la semaine :

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Salon du livre de Montréal - Kiosque des Six Brumes (316)

Jeudi 16 novembre - 10h à 15h

Vendredi 17 novembre - 10h à 15h

Samedi 18 novembre - 11h à 17h 
et après vous me trouvez chez Alire à fêter avec les copains de la revue Solaris)


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Et voici mon horaire pour le reste de la journée :

8h à 10h : lavage et pliage (minimum 4 brassées)

11h à 12h : dîner et vaisselle

12h à 13h : geler en me rendant à pieds à ma bibliothèque municipale

13h à 16h : donner un atelier d'écriture

Bon, ben, j'suis mieux de m'y mettre! Au plaisir de vous voir au SLM, que ce soit pour Hanaken, Écrire et publier au Québec ou Horrificorama (un recueil de nouvelles d'horreur auquel j'ai participé et qui vient tout juste de sortir!).

(Sans surprise, y'aura pas de billet vendredi. J'vous promets de me reprendre la semaine prochaine! ;)

lundi 13 novembre 2017

Où je jase de yoga

J'ai découvert le yoga au cégep, dans un cours d'introduction que j'avais pris parce qu'il fallait que je choisisse un cours d'éducation physique et que je voulais à tout prix éviter les sports de ballon et de balle (où je n'ai absolument aucun talent et encore moins de motivation). J'y suis allée sans enthousiasme, pour m'en débarrasser... et j'ai découvert une gymnastique douce qui m'a franchement séduite.

Je ne suis jamais tombée vraiment en amour avec le yoga. Même en suivant quelques cours avancés ici et là et en apprenant d'autres postures grâce à des livres, c'est toujours resté une discipline un peu trop pépère pour moi. C'était l'exercice que je faisais quand j'étais trop paresseuse pour me livrer à quelque chose de plus sérieux et/ou (selon les époques) la routine matinale qui me servait à me remettre des courbatures récoltées pendant les séances d'arts martiaux.

Par contre, mine de rien, la pratique du yoga est toujours restée dans ma vie. Même quand j'avais l'impression de ne plus être active physiquement, je continuais à faire quelques postures par-ci par-là dans ma semaine. Une petite salutation au soleil pour me réveiller le matin, une autre pendant que ma fille jouait...

Donc quand une amie m'a invitée à m'inscrire avec elle dans un centre de yoga près de chez moi, j'ai accepté sans trop d'hésitation. Ça allait me faire une activité en sa compagnie... même si l'endroit avait l'air vraiment trop new age pour moi, que les gens y étaient tous archi minces et portaient des costumes de yoga hors de prix, pis que la prof parlait beaucoup trop de prana et de chakra à mon goût, en plus de nommer uniquement les postures en sanskrit! J'ai assisté à quelques cours sans trop avoir d'attente, en réprimant parfois des fous rires. Ça me donnait une occasion de sortir de la maison. On pratiquait un yoga de type "flow", c'est-à-dire où les postures s'enchaînent les unes aux autres au rythme de la respiration. Ça me plaisait bien : c'était un peu cardio. Et puis...

Et puis, la prof m'a remarquée. Je sais pas ce que j'ai pu faire pour attirer son attention, mais elle s'est soudain mise à me proposer des variantes de plus en plus complexes aux postures que je connaissais déjà et que je pratiquais depuis des années. On soulève une main par ici, garde un seul pied au sol par là, on attrappe son gros orteil et on étire la jambe tout en gardant l'équilibre... Bref, des variantes devant lesquelles je pensais souvent : "Mais elle est malade? Je vais me péter la gueule!!!" Surtout que lesdites variantes, je devais les enchaîner à une vitesse qui me semblait soudain fort élevée!

Sauf que l'esprit du yoga, c'est de se laisser aller, d'essayer, quitte à frapper un mur. De rire si on tombe. (Avouez que vous me voyez bien là-dedans, hein?) Alors je me suis mise à ces postures de fous, une respiration à la fois, une variante à la fois...

Des affaires de même, genre!
Laissez-moi vous dire que mes cours de yoga n'ont plus rien de pépère! J'en sors épuisée et trempée de sueur, les muscles à la fois tonifiés et étirés. Wow! Ok, ma prof est ptêt un peu trop space à mon goût, mais elle vient de me faire redécouvrir le yoga. :)

vendredi 10 novembre 2017

Bouger

J'apprécie beaucoup les activités calmes, voir immobiles, comme la lecture, l'écriture et l'écoute de séries télévisées. Mais j'aime également bouger (à condition que ça n'implique pas une balle, un ballon, une raquette ou une quelconque équipe!) et je l'ai toujours fait.

Petite fille, c'était les cours de danse. Adolescente, la danse, le yoga et le conditionnement physique. Jeune adulte, le taekwondo et la course à pied, puis plus tard le jiu-jitsu, le MMA et l'entraînement physique à intervalles de hautes intensités (HIIT).

Le tout, à raison de deux à huit fois semaines (oui, oui, huit), selon les époques de ma vie.

Depuis que je suis maman, ça a bien diminué, mais je n'ai pas abandonné pour autant. Les bonnes semaines, je fais deux séances d'elliptique, une de yoga et une d'art martiaux. Les moins bonnes semaines... Ben c'est ça, c'est une moins bonne semaine! :p Dans le pire des cas, je finis toujours par marcher une dizaine de kilomètres dans ma semaine, parce que je vis sans voiture dans une banlieue prévue pour les chars.

Je ne me verrais pas arrêter de bouger. L'exercice physique, c'est tellement le remède à tous les maux, même quand ça semble contre-intuitif! T'es déprimé? Bouge! T'aime pas ton corps? Bouge! T'as mal partout? Bouge! T'as pas faim? Bouge, ça va t'ouvrir l'appétit! T'as faim pis tu devrais pas manger? Bouge, ça va te couper l'appétit! (L'exercice est un merveilleux régulateur métabolique) T'es heureux au point d'en être fébrile? Bouge! T'as d'la misère à te concentrer? Bouge, ça ira mieux après! T'es pas inspiré? Bouge!

Évidemment, depuis que j'ai franchi le cap de la trentaine, bouger n'a plus exactement les mêmes effets sur mon corps. Avant, au bout d'une semaine à répéter un exercice, je voyais déjà une amélioration nette de ma masse musculaire ou de ma condition cardio-vasculaire. À présent, au bout d'une semaine, j'ai surtout des courbatures bien spécifiques! Hihihi! Il faut dire que je pars avec un "bon fond" de forme physique : j'ai beau m'entraîner moins que dans ma vingtaine, les acquis que j'y ai faits n'ont pas tous disparu, alors il faut que les exercices présentent un assez haut coefficient de difficulté pour me faire sortir de ma zone de confort.

Et savez-vous c'est quoi le problème avec les exercices à haut coefficient de difficulté? Ils présentent aussi un haut risque de blessure. À vingt ans, me claquer un muscle dans l'épaule, ça me dérangeait pas trop. Je travaillais à l'ordinateur avec une seule main et, deux semaines plus tard, c'était réglé. À trente ans, la même blessure reste douloureuse pendant un mois ou deux, en plus de m'occasionner ben des misères quand c'est le temps de convaincre ma puce de prendre son bain!

Alors j'ai tranquillement glissé vers des séances d'entraînement plus prudentes, plus de marche, moins de course (mes genoux m'en remercient), plus de yoga que de musculation...

Et c'est pas grave, parce que, savez-vous quoi? Pour être en forme et en santé, c'est pas nécessaire de se pousser à bout quand on s'entraîne ou d'améliorer constamment ses performances. Si ça vous tente de le faire, tant mieux. Mais si ça vous tente pas, faut pas que ça vous empêche de bouger. L'important, surtout si vous avez plus de trente ans et que vous avez déjà été en bonne forme, c'est de maintenir votre corps en mouvement pour entretenir votre capital de bonne santé déjà présent!

Alors laissez-vous pas décourager par l'exemple des gens qui perdent 70 livres et se lancent à la conquête de marathon! ;) (J'avoue qu'il m'a donné des complexes! Hihihihi!) J'vous rappelle que les recommandations des professionnels de la santé en ce qui a trait à l'exercice physique, c'est d'en faire 30 minutes par jour, cinq fois par semaine, à une intensité modérée, c'est-à-dire qui vous permet de ressentir un léger essoufflement, tout en étant capable de continuer à tenir une conversation. C'est pas la mer à boire, ça!

Là-dessus, je vous laisse, j'm'en vais faire du yoga! :)

Pis d'ailleurs, je vais vous en reparler du yoga...

lundi 6 novembre 2017

Le poing, puis la plume, puis le SLM

J'vous parle moins d'arts martiaux depuis quelques années parce que j'en fais moins et que la UFC a démultiplié les catégories de poids et les événements au point où essayer de suivre tout ça, ce serait une job à temps plein!

Mais ce blogue continue quand même à s'appeller "La plume et le poing", parce que les arts martiaux continuent à faire partie de mes semaines, sinon de mon quotidien. Et on garde quand même "nos" combattants préférés à l'oeil.

D'ailleurs, en fin de semaine, on s'est gâtés en regardant le retour de Georges St-Pierre et, dans le même gala, un combattant chez les femmes opposant Rose Namajunes et Joanna Jędrzejczyk (oui, j'ai googlé son nom, parce que ça s'écrit pas comme ça se prononce). 

Wow! Quelle belle soirée! Rose Namajunes, qui a gagné le titre, me donne l'impression d'être la première vraie combattante de MMA qu'il m'est donné de voir. Elle a une diversité de techniques (au sol et debout) qu'on ne retrouvait pas jusqu'à maintenant chez les femmes. En effet, comme les combattantes arrivent de diverses disclines traditionnelles (judo, karaté ou boxe), elles ont tendance à être un peu unidimensionnelles... mais pas Rose! En plus, elle a seulement 25 ans, alors elle risque de s'améliorer encore. C'est définitivement ma nouvelle idole! 

Quand au retour de St-Pierre, j'ai beau l'adorer et savoir qu'il est super intelligent, un retour après quatre ans d'absence, dans une catégorie de poids supérieure à son ancienne catégorie et contre le champion en plus, ça me semblait un peu exagéré comme entreprise. Sauf que St-Pierre, pour la première fois depuis longtemps, avait l'air de s'amuser pendant la promotion d'avant combat. Et pendant le combat... ben il a pas eu l'air d'avoir du fun et il s'en est mangé toute une, mais il a utilisé son expérience et son sens de la stratégie pour arracher une superbe victoire! Des fois, on oublie que ce gars-là est aussi un joueur d'échecs de haut niveau... pis qu'un combat, c'est juste une partie d'échecs plutôt souffrantes, en trois dimensions. 

* * *

Ok, ok, assez avec la partie "poing". Du côté de la "plume", j'en avais glissé un mot brièvement, mais je participe cette année à la tournée "Lire à tout vent" de Communication-Jeunesse.

En gros, ça veut dire qu'on m'a prévenue il y a six mois de leur réserver cette semaine et que j'ai appris seulement le mois passé où est-ce que j'irais balader mes animations! Sachant qu'ils auraient très bien pu m'envoyer en Alberta ou en Colombie-Britannique, j'avoue que ça m'a stressée un brin.

Heureusement, pour cette année je reste "dans mes pantoufles", sur la Rive-Sud de Montréal. (J'avoue que ça ne m'aurait pas dérangée de m'éloigner davantage, mais côté logistique, ce sera plus facile de dormir chez moi et d'être là pour ma puce le matin... surtout que là elle passe des journées de plus que d'habitude à la garderie).

Alors ne vous étonnez pas si c'est tranquille sur le blogue pour quelques jours : j'suis partie expliquer à des jeunes du secondaire, qu'un écrivain, dans le fond, c'est juste un très bon menteur!

Si jamais vous vous ennuyez de ma présence, vous pourrez toujours venir me voir "en vrai" la semaine prochaine, au salon du livre de Montréal, où je tiendrai souvent le fort pour les Éditions des Six Brumes. Voici mon horaire :

Salon du livre de Montréal - Kiosque des Six Brumes (316)

Jeudi 16 novembre - 10h à 15h

Vendredi 17 novembre - 10h à 15h

Samedi 18 novembre - 11h à 17h 
(et après vous me trouvez chez Alire à fêter avec les copains de la revue Solaris)

Au plaisir de vous y croiser! :)

vendredi 3 novembre 2017

Scène de salon du livre (9)

Je suis derrière la table de vente du kiosque des Six Brumes. J'ai encore de la brou dans le toupet, parce qu'Isa et moi venons d'arriver. J'ai d'ailleurs enfilé ma veste style kimono dans le stationnement, après l'avoir laissée dans la valise de la voiture pour qu'elle ne se chiffonne pas pendant le voyage.

Derrière moi, j'entends une lectrice s'adresser à Carl :

Elle - Euh... La fille là...

Carl - Ah, ça c'est Gen, vient je vais te présenter...

Elle - Oui, mais, euh, sa veste...

Carl - Ah, c'est un genre de kimono, parce qu'elle écrit des romans sur le Japon.

Elle - Oui, oui, mais... j'pense qu'elle l'a mis à l'envers.

Et Carl d'éclater de rire.

Carl - Ah, ça c'est ben possible. Elle est un peu lunatique.

Vérification faite, j'avais effectivement mis mon kimono à l'envers. Le pire là-dedans, c'est que ça n'a surpris personne. Même pas moi. Misère!

Je ris facilement de mes (nombreuses) gaffes, mais des fois j'aimerais qu'on me prenne un peu au sérieux...

D'habitude ça survient 10 secondes avant que je me renverse quelque chose dessus! :p

mercredi 1 novembre 2017

Tranche de vie (23) de travailleuse autonome

Je sers le déjeuner de la puce tandis que mon chum avale son bol de céréales.

Chum - As-tu ben des contrats à finir cette semaine ou alors tu vas surtout écrire?

Moi - En fait, j'suis pas mal dans un rush là.

Chum - Ah oui? C'est quoi ton rush?

Moi - Faut que je finisse de lire le dernier Kay, pis que je rende ma critique avant vendredi.

Chum - Ouin... Facque ton gros rush, c'est de finir de lire un bouquin d'un auteur que t'aime, en buvant du café?

Moi, toute heureuse parce que ma job est extraordinaire - Ouais!

Chum - Pis ça paye combien déjà?

Moi - À peu près dix piasses! Pis le bouquin était fourni!

Chum - C'est quand même pas beaucoup...

Moi - Pis entre deux chapitres, je vais faire le lavage et cuire des citrouilles pour faire des tartes.

Chum - Ok, ta job est cool!

Tout est dans la manière de présenter les choses! ;)