lundi 29 septembre 2014

Parler des projets en cours

J'ai commencé à travailler sur mon roman policier. Le plan est fait, le scène à scène avance... J'ai même entamé l'écriture des premières pages! :)

Hier soir, à la faveur d'un souper avec un ami, celui-ci s'est efforcé de me tirer les vers du nez à propos de mon intrigue. Bon, normalement je ne parle pas de mes projets en cours (de peur qu'une critique de mon idée me décourage de continuer), mais l'ami ne faisant pas partie du milieu littéraire, je ne risquais pas grand chose, pensais-je...

Eh ben, j'ai bien fait de parler. Parce qu'à la faveur d'une de ces questions, de toutes nouvelles perspectives se sont ouvertes pour mon roman.

Perspectives qui impliquent de revoir le plan et le scène à scène de fond en comble!

Zut!

mercredi 24 septembre 2014

La question des devoirs et des leçons

Il semblerait que ça discute ferme dans les milieux de l'éducation de la pertinence de donner encore des devoirs et des leçons aux enfants.

Faut dire que si je me fie à ce que j'entends de la part de mes amis qui ont des enfants d'âge scolaire et ce que j'ai vécu durant mon expérience d'enseignante, les devoirs et les leçons, c'est plus ce que j'ai connu quand j'allais à l'école.

Je me souviens qu'au primaire, les professeurs nous donnaient, le lundi, les devoirs et leçons pour toute la semaine. Il y avait peu de devoirs (quelques pages d'exercices de révision) et un peu plus de leçons (des mots de vocabulaire, des verbes à accorder, des tables de multiplication). En une petite demi-heure par soir, habituellement pendant que ma mère préparait le souper, tout était expédié.

Au secondaire, j'avais un peu plus de devoirs et de leçon, mais pas de quoi ruiner une soirée. J'en faisais une partie durant mon heure de dîner, d'autre dans l'autobus au retour et il me restait à peu près rien une fois arrivée chez moi.

Mais maintenant, oh, c'est une autre paire de manche. Premièrement, la mode des devoirs donnés au début de la semaine semble s'être passée. Deuxièmement, il paraît que maintenant les enfants du primaire doivent régulièrement faire des présentations Powerpoint et des recherches sur Internet! Troisièmement, quand j'enseignais au secondaire, je me suis fait dire que je devais donner à mes élèves l'équivalent d'une heure de devoir par cours. Euh... Les jeunes ayant 5 périodes de cours dans la journée, on s'attendait vraiment à ce qu'ils fassent 5 heures de devoir TOUS LES SOIRS?!? Quand j'ai posé la question, on m'a répondu que oui. Que si leurs parents payaient l'école privée, c'était pour les voir travailler fort.

Je me retrouvais donc, comme enseignante, à passer la moitié de la période à corriger des devoirs, l'autre moitié à enseigner une nouvelle notion et au lieu de la leur faire pratiquer en classer, à leur donner un devoir la mettant en application. Et la recette se répétait le lendemain. Les élèves s'emmerdaient, je devais gérer une quantité incroyable de devoirs non faits ou mal faits et j'avais l'impression qu'ils n'apprenaient rien.

Après quelques mois, je me suis tannée. J'ai arrêté de donner des devoirs. Je donnais des lectures à faire dans le manuel, pour les préparer au cours suivant, et de temps à autre je faisais un quizz surprise pour voir s'ils avaient bien fait leurs lectures. Ainsi, ceux qui avaient lu arrivaient avec des questions pertinentes et engrangeaient des points avec les quizz. Ceux qui n'avaient pas lu obtenaient quand même la matière et ont fini l'année avec des notes respectables.

Bref, dans cette histoire de "doit-on éliminer les devoirs et leçons ou pas", je me situe dans un camp milieu. Ptêt qu'on pourrait juste recommencer à en donner en quantité raisonnable et, surtout, à donner des devoirs et des leçons que les élèves peuvent faire eux-mêmes!

Qu'en pensent ceux qui ont étudié en éducation?

lundi 22 septembre 2014

Un vide

Pendant ma grossesse, j'ai souvent ressenti durement l'absence de ma mère.

Mais depuis que ma fille est née, c'est plus difficile que jamais de ne plus avoir de maman.

Le pire, c'est que si ma mère était encore là, ma mère des dernières années, elle ne serait d'aucune aide. Et même ma mère d'avant son ACV, elle était tellement amère et aigrie, je ne sais pas si elle m'aurait été d'un quelconque secours.

Mais peu importe, par moment, ces temps-ci, ça me manque d'avoir une maman.

J'espère qu'Éliane ne connaîtra jamais ce vide-là.

Qu'elle pourra toujours pleurer son mon épaule. Y déverser ses doutes, ses craintes. Que je serai toujours là pour la serrer contre moi et lui dire "Ça va aller, chérie. Tu fais de ton mieux et je suis fière de toi."

Bon, je vais aller dormir avant de tomber davantage dans le mélodrame! ;p

(Bonne nouvelle : depuis quelques jours, la puce laisse passer 4 ou 5 heures entre ses boires nocturnes. Dormir 4 heures d'affilée, quand on était rendus habitués à des plages de 2 heures, ça fait un bien fou! Bon, la première fois on a cru que notre fille était morte dans son sommeil, mais on se calme la paranoïa là... ;)

mercredi 17 septembre 2014

Des samouraïs aux policiers

Pour ceux qui jettent un coup d'œil de temps en temps dans la section "projet" à la droite du blogue, non, vous n'avez pas la berlue : Hanaken III n'est plus listé dans les projets en cours.

La réécriture est terminé et le roman est donc dans les mains de mon éditrice!!! :)  :)  :)

Sortie malheureusement prévue seulement en 2015.

Pas grave, entretemps je vais travailler sur mon roman policier.

Le plan est fait, le scène-à-scène est ébauché, reste juste à l'écrire.

Pis faut que je me dépêche : Vincent vient de me donner de super idées pour une série d'histoires policières qui me tentent en maudit. Mais bon, un projet à la fois... ;)

J'arrive à trouver un peu de temps chaque jour pour écrire (vive le porte-bébé), mais les journées me semblent s'enchaîner à un rythme fou. Le matin, le temps qu'on se lève, qu'on nourrisse bébé, qu'on la change, que je tire mon lait, que je déjeune, que Vincent déjeune, qu'on prenne nos douches et qu'on s'habille, il est temps de nourrir bébé à nouveau et de dîner! Faut dire qu'Éliane ne supporte pas d'être déposée quelque part, alors une chance qu'on est deux, parce qu'elle nous occupe les mains! Heureusement, les après-midi sont plus relax (encore merci au porte-bébé!).

Allez, je vous laisse sur une photo (fais longtemps que j'en ai pas mise ;)

Moment de douceur mère-fille

lundi 15 septembre 2014

De la valeur d'un texte et de son concept

Des fois, tu lis un texte d'un écrivain et tu le trouves puissant, parce que très noir.

En lisant tu te dis : "Oh boy, c'est misogyne en maudit comme histoire et la vision de la justice est assez œil pour œil, dent pour dent. L'écrivain a dû remuer ben des trucs sombres en lui pour se plonger dans un tel pessimiste et pondre un concept pareil."

Puis tu rencontres l'écrivain. Tu jases avec.

Et tu en arrives à conclusion que non, finalement, l'écrivain n'a pas remué grand chose de sombre en lui pour inventer son concept. Il n'était pas pessimiste dans son texte.

Il EST un redneck misogyne qui croit que les femmes devraient porter des enfants en silence, qu'elles les veuillent ou non, et que tous les criminels devraient être pendus, sans procès de préférence.

Du coup, la valeur du texte et de son concept se retrouve, à mes yeux, plutôt diminuée. Et je n'arrive plus à relire l'œuvre que j'avais appréciée tant que je la pensais pure fiction, parce que là tout ce que j'entends c'est le programme politique de cet écrivain.

Est-ce que je suis la seule à réagir de même? Ou j'ai juste l'esprit de contradiction?

(Non, je ne vais pas nommer l'écrivain... Pas ici en tout cas. On en jasera de vive voix un moment donné! ;)

jeudi 11 septembre 2014

Le dit du Musè (21)

La puce nous réveille. Alors que je commence à lui retirer son pyjama, mon chéri, les yeux encore collés de sommeil, me lance :

Lui - J'ai rêvé qu'il ne fallait pas mettre les maisons au micro-onde, sinon ça faisait pop pop pop pis on obtenait des condos.

L'image m'a fait rire. Je voyais le gigantesque micro-onde où on enfournait des bungalows qui éclataient en petits condos comme du popcorn...

Ouaip, à trois heures du matin, après avoir dormi un maximum de deux heures d'affilées, un rien nous amuse! ;)

mercredi 10 septembre 2014

Les 10, ou plutôt 11, bouquins qui m'ont définie

C'est la rage présente sur Facebook : demander aux gens d'énumérer les 10 livres qui les ont le plus marqués. Mais personne ne m'a tagguée pour que je fasse ma propre liste. Soit tous mes contacts Facebook respectent mon statut de nouvelle maman, soit personne ne voulait savoir quels livres m'ont marquée.

Ben tant pis, je vous les énumère pareil! ;) En passant, toutes ces lectures peuvent avoir l'air de lectures d'adulte, mais j'ai lu la majorité de ces bouquins entre la fin de mon primaire et ma deuxième année du secondaire. À la même époque, je lisais aussi les livres québécois publiés chez Médiaspaul, mais à la vitesse à laquelle je les dévorais, ils n'avaient pas tellement le temps de me marquer.

1- Le Seigneur des anneaux de JRR Tolkien

Il me faut rendre à César ce qui lui revient et placer Tolkien au premier rang. Durant mon adolescence, je lisais le Seigneur des Anneaux au moins une fois par an. C'est le livre qui m'a fait tomber en amour avec la fantasy... avant que les innombrables copies et histoires dérivées ne finissent par m'en dégoûter.

2- Les Trois mousquetaires d'Alexandre Dumas

Avant de lire Dumas, je ne savais pas qu'on pouvait faire d'aussi longues phrases. Je ne savais pas non plus qu'on pouvait écrire un roman "historique" avec des personnages qui n'ont jamais existé. Les Trois mousquetaires ont donc été à l'origine de mes objectifs de carrière : devenir écrivaine et publier des romans historiques. (Et pour ceux qui se rappellent que ma vocation m'est venue très tôt, je ne suis pas embrouillée dans ma chronologie : lors de ma première lecture de Dumas, je devais avoir neuf ans).

3- Yoko Tsuno, série de bandes dessinées, par Roger Leloup

Mon amour pour le Japon et les arts martiaux s'est développé grâce à ces bandes dessinées. Je ne sais pas si mon père, en me les offrant, espérait que je devienne une "scientifique" comme Yoko (qui est électronicienne). Le personnage de Miuri, ma policière nippo-québécoise, a sans doute été fortement inspirée de Yoko, même si ce n'était pas conscient au moment où je l'ai créée.

4- La Nuit du renard de Mary Higgins Clark

Ce fut mon premier contact avec le roman policier pour adulte, le roman à suspense, ainsi que mon premier "page turner". Je crois que c'est la première fois que la mécanique d'un roman et de son intrigue m'a fascinée. J'm'en suis jamais complètement remise, même si je préfère maintenant mes romans policiers en version plus noire.

5- Les Dames du lac et Les Brumes d'Avalon de Marion Zimmer Bradley.

En commençant ces livres, je croyais lire un truc de fantasy médiévale comme un autre. Or, tout m'a marquée dans ces bouquins. La légende arthurienne, le celtisme, le paganisme, les éléments fantastiques, les personnages féminins mis au premier plan... Suite à cette lecture, j'ai eu une passe wicca-druidique-girl power. Puis j'ai réalisé que c'était une œuvre de fiction, que je n'avais pas la Double Vue, et je me suis calmée! ;) Mais ces deux romans ont été à l'origine de mon intérêt pour le Haut Moyen Âge, l'Antiquité tardive, les religions pré-chrétiennes, ainsi que l'histoire et la culture Celte en général.

6- Les Rois Maudits de Maurice Druon

Contrairement à mes autres lectures du genre, ce roman n'était pas seulement "à saveur historique", mais il s'agissait d'un monument de recherche et de documentation, où tous les personnages avaient réellement existé... et pourtant le récit ne manquait ni d'action, ni de rebondissement, ni de protagonistes hauts en couleur. Un jour, j'en écrirai un comme ça moi aussi! ;)

7- L'affaire Charles Dexter Ward de HP Lovecraft

Comme beaucoup de gens, c'est par ce récit que j'ai fait la rencontre avec Lovecraft, l'horreur, le mythe de Cthulhu... Difficile de ne pas en être marquée quand on le lit à un jeune âge. Adulte, on réalise que Lovecraft écrivait à une époque pré-atomique, où l'horreur ultime viendrait de l'extérieur du monde connu. Depuis, l'humain a découvert plein de façon de s'annihiler lui-même.

8- Entretien avec un vampire d'Anne Rice

En s'inspirant du parfum sulfureux qui entourait le mythe victorien du vampire, Anne Rice a recréé le genre... et m'a appris le pouvoir des descriptions sensuelles et des ambiances bien campées. J'ai fini par me lasser de son univers, mais ça a été long. ;)

9- Cyrano de Bergerac d'Edmond Rostand

Cette pièce marque ma rencontre tout à la fois avec la poésie et le théâtre. Plus j'apprends à jouer avec les mots, plus je suis impressionnée par le tour de force que constituent ces alexandrins morcelés, au rythme rapide et précis. Contrairement à d'autres livres de cette liste (auxquels mes yeux de lectrice exercée trouvent désormais des défauts), je peux encore relire celui-ci et y trouver le même plaisir qu'avant.

10- Les robots d'Isaac Asimov

J'ai rencontré la science-fiction grâce à Asimov. Et je crois qu'avec le petit côté ludique et léger qu'il insufflait souvent à ses récits, il m'a donné des mauvais plis. Depuis, j'ai du mal avec la SF qui se prend trop au sérieux.

Je triche et je rajoute un dernier livre :

11- La série La Tour Sombre de Stephen King

Je place volontairement King en dernier. Je l'ai lu assez tôt dans ma vie, mais même si je trouvais ses bouquins divertissants (ou délicieusement effrayants), rien de ce qu'il a écrit ne m'a particulièrement marquée avant que mon chum ne me fasse découvrir la série de la Tour Sombre. Après, j'ai repris les récits de King et j'y ai vu une nouvelle dimension. King a non seulement créé sa mythologie personnelle (notamment avec le sorcier Flagg qu'on rencontre dans "Les yeux du dragon"), mais il sait aussi créer comme personne des personnages véritables "plébéiens".