vendredi 27 novembre 2009

Tu sais que t'as trop...

Tu sais que t'as trop écouté de UFC quand tu vois une photo de Jim Carey et que tu te demandes comment ça se fait que Rich "Ace" Franklin s'est mis au cinéma. (Suivez les liens et regardez les photos, vous allez comprendre).

Tu sais que t'as trop souvent pris le même café à la même heure au même Starbuck quand le gars derrière le comptoir te demande si t'as manqué ton bus ce matin... le matin où tu es effectivement en retard pour cause de bus manqué.

Tu sais que t'as trop mis de matériel d'arts martiaux sur ta liste de cadeaux de Noël quand les collègues de ton chum lui demandent s'il est sûr que t'es pas un gars. (Sauf que je vois toujours pas ce que des gants de la UFC et une barre à chin-up ont de masculin...)

Tu sais que t'as trop passé de temps à répondre au téléphone quand, pour le faire patienter, tu demandes "Gardez la ligne s'il-vous-plaît" à un visiteur debout devant toi.

Tu sais que t'as trop écrit pour le Nanowrimo quand la fonction "Statistique" devient la plus utilisée de l'onglet "Outil" dans Word. (Ça va très bien en passant le Nanowrimo. Comme vous pouvez le voir, j'ai bon espoir de finir dans les temps. La réorganisation de mon plan, qui s'est effectuée un peu d'elle-même, fait que j'aurai peut-être un autre 25 000 mots à écrire pour terminer mon premier jet, une fois le Nano finit. C'est mieux que les 200 000 mots totaux qui semblaient nécessaires au début!)

Tu sais que t'as trop... (des idées pour continuer?)

Addendum

L'existence du numéro 39 de L'Inconvénient n'est pas un mythe : j'ai mes exemplaires entre les mains. Alors le site n'est pas à jour, mais vous pouvez commander quand même. :)

jeudi 26 novembre 2009

Trajet d'autobus pénible

C'est rare que je me plains des transports en commun. J'aime les transports en commun. De un, parce qu'ils m'évitent de conduire. De deux, parce qu'ils polluent moins. De trois, parce qu'ils me permettent de lire.

Si personne n'avait inventé l'autobus, je serais pognée pour vivre sur l'Île, parce que c'est pas vrai que je me taperais 1h30 d'auto par jour pour aller bosser (ce serait même plus long, parce qu'en voiture, je pognerais le traffic). Comme l'autobus existe, je peux vivre en banlieue et profiter d'un parc, d'une maison dont un jour l'hypothèque sera finie de payer, d'une rue boisée et d'un terrain où batifolent les marmottes. (Bon, une marmotte jusqu'à maintenant, mais j'espère voir des marmottons au printemps).

Par contre, des fois, les trajets d'autobus sont pénibles. Quand y'a des ados qui hurlent par-dessus leur musique de Ipod, ça m'agresse. Le gars qui raconte sa vie au cellulaire, j'ai toujours envie de lui dire à haute voix ce que j'en pense de ses histoires. Les voisins de siège qui puent, ça m'écoeure.

Mais le pire de tout, c'est quand le gars du siège d'en arrière renifle sans arrêt. Ça, c'est dégueulasse. Surtout quand c'est pas deux ou trois fois durant le trajet, mais bien une affaire constante, systématique, comme un robinet qui dégoute. Ça arrive jamais exactement au moment où vous l'attendez, mais quand vous pensez que c'est fini, il s'y remet. Un reniflement fait avec coeur. Le genre où vous l'entendez qui prend son souffle pour ensuite mieux aspirer tout ce qu'il a dans les narines... et l'avaler!!! Parce que vous l'entendez également déglutir. Et vous avez le coeur qui se lève. Votre déjeuner se rebelle. Il veut pas rester dans un lieu qui, le découvre-t-il, peut aussi accueillir potentiellement des chargements de morve.

J'suis pas capable!

Alors ce matin je me retourne, toute gentille, et je propose, à celui que je supposais être un monsieur et qui se révèle un jeune homme, le kleenex que j'ai à la main. Et le gars de me dire, avec une voix toute congestionnée : "Ben, ça donne rien de me moucher. Cinq minutes après, c'est revenu".

J'étais supposée répondre quoi? "Heille, le cave, ta mère t'a pas dit que l'idée avec le rhume, c'est justement qu'il faut se moucher souvent et éviter de renifler!?!?!"

Si au moins c'était la première fois que j'entendais ce genre d'excuse. C'est quoi ce phénomène? Le retour à la nature par l'abandon du kleenex?

mercredi 25 novembre 2009

Petite note sur les UFC

Au cas où il y en aurait parmi vous qui ont entendu parler des UFC 105 et 106 et qui se demandent comment ça se fait que votre maniaque de MMA préférée les a pas commentés...

Ben, de un, les cartes de ces deux galas étaient très très moyennes. Pour le UFC 106, je ne vois pas comment on peut mettre Ortiz et Baroni sur des cartes de gala et penser que ça intéressera quelqu'un (Ortiz est un has been, tant par son attitude que par ses combats récents, tandis que Baroni never was... Qui reconnaîtra l'origine de cette expression? ;). Pour le 105, on a eu un beau duel entre Swick et Hardy pour savoir qui aurait la chance d'aller affronter St-Pierre pour le titre, mais le combat principal, entre Randy Couture et Brendon Vera a été une déception.

Ce qui m'amène à mon point deux : non seulement le combat Couture-Vera a été plate, car Couture a juste pressé Vera contre la clôture pour éviter de se faire frapper ou amener au sol, mais en plus les juges ont donné la victoire à Couture. Donné est le seul terme applicable. Vera avait le bras à demi levé quand l'annonceur a dit le nom de Couture. Randy a eu l'air le plus surpris de tous. Évidemment, comme toujours, les deux combattants ont évité de trop médire des juges, mais on voyait que ça les démangeait. De la même façon, Griffin a gagné contre Ortiz, mais seulement par décision partagée. Y'a un juge sur trois qui a donné la victoire à Ortiz. Le combat n'était pourtant pas assez plate pour justifier qu'il s'endorme...

Ça commence à arriver de plus en plus souvent ce genre de décision en faveur du "gros nom" en cas de combat serré. En plus, les galas se multiplient (de un par mois en moyenne, on est passés à trois en novembre), ce qui affaibli les cartes.

J'espère que l'organisation va se réveiller, parce que le public du MMA a pas envie de décision cheesy qui favorisent les vedettes et déçoient pas les matantes. On veut voir des combats et des beaux. On est prêts à accepter que ça finisse pas comme prévu.

D'ailleurs, j'adore Couture, mais là peut-être qu'il serait temps de le mettre à la retraite... ou alors de lui faire affronter des adversaires de son âge. C'est triste de le voir servir de patate (terme plus ou moins technique désignant un gars qu'on donne comme adversaire à un combattant nettement supérieur afin "d'engraisser" le palmarès de la vedette montante)... surtout quand les juges poussent ensuite le ridicule jusqu'à le faire gagner.

Le nivellement par le bas a-t-il atteint les juges de la UFC?

mardi 24 novembre 2009

On m'a décerné un prix...


Oh oh! Isa Lauzon vient de me décerner cette récompense honorifique.
Comme tout bon prix, celui-ci vient avec des conditions d'acceptation.
Il faut premièrement remercier l'amie blogueuse qui nous juge digne de cette récompense. Alors merci Isa! :) (Je vais croire que tu prends goût à te faire dire merci! lol)
Ensuite, il faut afficher l'image, mettre un lien vers la personne qui nous a donné le prix (jusqu'ici, ça va bien), puis raconter 7 choses inconnues sur soi-même. Ouille, ça se corse. Bon, allons-y.
1. (Je triche déjà, parce que y'au moins Guillaume qui la connaît celle-là) J'ai déjà présenté un manuscrit à Daniel Sernine, pendant un Salon du Livre, quand j'avais quatorze ans. Il m'avait ensuite écrit une lettre de critiques qui m'avait fait pleurer pendant une semaine et je lui en ai voulu pendant des années. (Il faut dire à sa décharge qu'à quatorze ans, je passais facilement pour vingt... et maintenant que j'en ai vingt-sept, je passe toujours pour vingt...) Je lui ai raconté ça lors du lancement de Brins d'éternité et il a semblé trouvé la situation très comique.
2. Je déteste conduire. J'aime mieux marcher une heure que prendre le volant. J'ai pourtant un permis, mais conduire me stresse tellement (parce que j'ai aucun sens spatial) que je n'utilise la voiture qu'en cas d'urgence extrême.
3. J'aime monter des meubles IKEA. (Ça semble être rare...)
4. J'ai peur des échelles. Pas des hauteurs, pas des ponts suspendus, pas des tyroliennes ou des toiles d'escalades genre Arbre en Arbre. Seulement des échelles. Ben oui. Je peux marcher toute seule la nuit sur Ste-Catherine sans même penser à m'inquiéter, mais monter plus de cinq mètres dans une échelle provoque étourdissements et des tremblements. On dirait que ma tête n'accepte pas l'idée que deux longs travers munis de petits montants peuvent supporter mon poids.
5. J'avais peur des araignées, jusqu'au jour où je me suis fait une amie qui hurlait quand elle en voyait une. Depuis, j'ai appris à les tuer calmement et discrètement... parce que j'ai bien plus peur de me faire vriller les oreilles par les cris de mon amie! :p
6. Avant de goûter aux arts martiaux, j'ai fait de la danse, jusqu'à un niveau semi-professionnel. J'ai de la misère à me reconnaître maintenant quand je regarde les photos : à l'époque, j'acceptais de porter des costumes en lycra et de me tartiner la face de fond de teint!
7. Finalement, je suis une meurtrière multi-récidiviste de tout ce qui ressemble à des chaînes de lettre, alors comme la dernière condition pour accepter ce prix était de l'envoyer ensuite à 7 autres blogueurs, je crois qu'Isa va devoir révoquer ma nomination :p

lundi 23 novembre 2009

Mes déboires au SLM

Qu'est-ce qui m'est arrivé de plate (mais que vous risquez de trouver drôle) au Salon du Livre?

1- J'ai contrevenu à ma routine habituelle et je ne suis pas allée lire les mises à jour des blogs. Résultat : j'ai manqué l'aventure de Richard, qui a été le sujet du jour.

2- Je suis arrivée à 12h00, pensant que Mathieu n'était en séance de signature que jusqu'à 13h00 et ne voulant pas le manquer. Je ne ferai plus jamais ça. Il y avait tellement de monde que j'arrivais à peine à respirer. Moi qui n'aime pas les bains de foule! (parce que je suis trop petite pour voir au-delà du dos de la personne devant moi) Surtout que Mathieu, qui publié dans toutes les maisons d'édition québécoise cette année (lol!), était finalement en séance de signature presque toute la journée!

3- Je me suis perdue. À répétition. Je suis le genre de personne qui tourne à gauche en sortant d'une pièce, même si elle a tourné à gauche pour y entrer (et qui doit se lever et mimer le mouvement avant d'écrire ceci, sous peine que ce soit illogique), alors imaginez-moi dans un Salon du Livre, surtout un Salon tellement plein de monde qu'il vaut mieux traverser les kiosques des grandes maisons que les contourner! Chaque fois que je quittais un kiosque, j'étais mûre pour un tour complet du Salon avant de trouver mon objectif suivant.

4- J'avais mis des talons (très) haut. (Ben quoi? Les conseils aux écrivains nous disaient d'être bien habillés et ma maman m'a toujours dit que des talons, ça rend une femme élégante) Quand je suis arrivée chez moi (à 22h00), j'ai hésité avant d'enlever mes souliers : je pensais que mes pieds étaient sans doute rendus réduits à l'état de poches de sang et de liquides organiques tenus en place par le cuir de mes chaussures. Mais non, finalement. Ils étaient juste tellement endoloris que j'en ai pour une semaine avant de pouvoir remettre des talons.

5- Je ne m'étais pas prévu de lunch. Vers 14h30, quand j'ai consulté les menus des différents cafés, j'ai découvert qu'un sandwich coûtait 12$ et un coke 3$. J'ai pris un petit jus de fruit pour dîner (2,50$). Faudrait que quelqu'un rappelle aux organisateurs du Salon que les écrivains, lecteurs boulimiques et autres littéraires sont habituellement pauvres... ou, s'ils ne l'étaient pas en arrivant, ils le deviennent très vite après avoir erré dans cette gigantesque librairie!

6- J'ai marché sur le pied de Marie Laberge en passant à côté de sa table. Quand j'ai vu celle de Danny Laferrière, j'ai pas pris de chance : j'ai fait un grand détour.

7- J'ai prononcé le nom de Nelly Arcand en présence de Michel Vézina. Si j'avais su qu'ils étaient d'aussi proches amis, j'aurais évité.

8- Le seul rendez-vous qui avait été formellement fixé était avec Isabelle, à 17h30, au kiosque de Alire. Évidemment, c'est la seule personne que j'ai pas vu (pour cause d'accident d'auto, pauvre Isabelle!).

9- J'ai perdu mon tiquet de vestiaire. Heureusement, parce que je perds régulièrement mes tiquets de vestiaire, j'apprends toujours mon numéro par coeur avant de le ranger dans ma poche. (Et à chaque fois, je me dis que la prochaine fois je vais le mettre dans mon porte-monnaie).

10- Rendue au Saint-Bock, pour le lancement, il me restait juste assez d'argent pour m'acheter une pinte de cidre, huit ailes de poulet et le dernier Brins d'éternité. Avis aux intéressés : ne commandez jamais d'ailes de poulet quand vous avez déjà entâmé votre boisson : le temps qu'elles arrivent, vous n'aurez plus rien à boire pour étancher le feu des épices!

11- J'ai pris un autobus plus tardif que prévu... ce qui aurait sans doute inquiété mon chum à une époque de ma vie où il ne savait pas encore que c'est très bon signe chez moi quand mes activités sociales s'étirent. Quand elles finissent à l'heure, ça veut dire que je suis pas arrivée à briser la glace et que je suis restée dans mon coin sans parler à personne... Ça peut sembler étrange aux gens qui m'ont jasé (et qui ont dû me croire borderline hyperactive), mais je ne suis extravertie qu'une fois la conversation engagée. J'ai aucune difficulté à entretenir un dialogue. Mais le démarrer, c'est une autre paire de manches!

Voilà, c'est tout. Au final, je pense pas m'être fait d'ennemis. En tout cas, pas trop. J'ai même fait rire quelques personnes et distribué toutes mes cartes sauf une... Quoiqu'elles sont plus souvent allées à d'autres auteurs qu'à des éditeurs, mais bon, faut commencer quelque part!

dimanche 22 novembre 2009

Ah, le SLM! (attention name dropping)

Je suis partie pour le Salon du Livre de Montréal hier à 11h30. J'avais relu deux cents fois les conseils de Dominique Bellavance et du blog des Six Brumes à propos de "comment un écrivain doit-il se comporter dans un événement littéraire".

J'étais donc propre, bien habillée (j'avais même déterré un eye-liner qui devait dater de mes années de cégep, histoire de me faire belle), je m'étais fait une vingtaine de cartes d'affaires et j'avais préparé soigneusement mon programme de la journée.

J'étais également très nerveuse parce que, pour la première fois, je ne me présentais pas au Salon seulement en tant que lectrice ou, comme l'an dernier, en tant que "fille qui a publié un texte dans une revue et qui n'arrive pas à y croire", mais bien comme "écrivaine qui a un projet à vendre".

Ah, j'étais aussi nouvellement la "blogueuse qui a eu l'honneur d'engueuler virtuellement un gars qui se faisait appeler JC, puis de penser que le gars était Joël Champetier et d'en parler sur son blog... jusqu'à ce que Joël vienne rectifier lui-même les faits". J'ai entendu parler de cet épisode là plus souvent que j'aurais voulu mettons! :p Mais j'ai aussi découvert que j'avais plus de lecteur que je ne le pensais. Je dis donc bonjour à tout le monde! :)

En tant que blogueuse, j'espérais avoir la chance de croiser Mathieu, Isa, Pierre, Élisabeth et Émilie, qui devaient être au SLM eux aussi. Malheureusement, on ne s'était pas donné de point fixe de rendez-vous et personne ne ressemble à sa photo de blog (bon, sauf Pierre). Peu de temps après mon arrivée, j'ai d'ailleurs demandé à une jeune femme, près du stand d'Alire, si elle était Isabelle. Au regard que je me suis attirée, j'ai décidé de ne plus recommencer!!! (lol! j'ai encore eu l'air folle!)

Heureusement, pour Mathieu Fortin, ça n'a pas été dur : il avait son nom accroché dans le cou et ses livres étalés sur une petite table devant lui ;) En plus, placé comme il l'était à l'entrée du Salon, s'il avait un ours, il m'aurait sauté dans la face. J'ai aussi pu saluer Élisabeth Tremblay pour les mêmes raisons.

Par contre, si je n'étais pas retournée à la table de Mathieu et qu'il n'avait pas eu la bonne idée de me présenter Isa, jamais on ne se serait reconnues. Merci encore Mathieu! :)

Ensuite, Isa m'a présentée à Jonathan Reynolds et Dominique Bellavance, ce qui m'a enlevée un grand poids, parce que, jusque là, j'étais un peu gênée de m'approcher d'eux : ils étaient en permanence entourés d'auteurs fort sympathiques, mais très intimidants (Christian Sauvé, Éric Gauthier... Joël Champetier :S ). Elle m'a aussi présentée à Pierre. Et Émilie m'a trouvée... je sais pas encore comment! ;)

Une fois le premier contact établit par contre, je crois que j'ai réussi à pas trop me mettre le pied dans la bouche. J'ai même vendu mon projet à Guillaume Houle... En tout cas, assez pour qu'il veuille que je lui envoie. Je me croise les doigts. Et j'envoie un gros, gros, gros merci à Isa! :)

J'ai aussi, au hasard de mes errances, réussi à parler un peu avec Michel Vézina, l'éditeur des Coups de tête (j'ai ramassé le dernier Nelly Arcand au passage et lui a pris une de mes cartes) et puis au 5 à 7 organisé pour Alibis et Solaris, j'ai discuté un peu avec Jean Pettigrew. Il a dit qu'il se souvenait m'avoir vu l'an dernier et qu'on se soit jasé... Pourquoi je doute? :p Syndrôme de l'imposteur ou simple réalisme? Combien de personnes est-ce qu'il peut voir dans un seul salon?

En tout cas, Pascale Raud, elle, se souvenait de moi (faut dire qu'on s'apprête à souffrir ensemble aux mains d'Élisabeth Vonarburg). D'ailleurs, Pascale fait toujours un boulot extraordinaire pour mettre à l'aise les apprentis auteurs qui auraient tendance, sans ses bons soins, à essayer de se dissimuler sous le tapis ou dans les placards. Elle m'a prise en photo avec Philiphe-Aubert Côté, présentée à Sébastien Aubry. Par moi-même, j'ai jasé avec Luc Dagenais.

J'ai fini la soirée au lancement de Brins d'éternité, en compagnie, entre autre, de Benoît Simard (qui s'occupe du Congrès Boréal), Dave Côté, Guillaume Voisine, Daniel Sernine, Jean-Louis Trudel, Valérie-conjointe-de-Joël et la gang des Six Brumes. Hormis l'attente pour les ailes, ça a été très agréable.

Maintenant que j'ai fait un billet positif pour saluer tout le monde (si j'ai oublié quelqu'un vous me le signalerez et je m'excuse déjà de la plus obséquieuse façon), demain je vais vous raconter les déboires de ma journée (parce qu'étant celle que je suis, il y en a eu plusieurs!)

(Dont un rendez-vous manqué...)

Addendum
Pour répondre à une demande, je viens de faire l'effort de mettre les liens vers les blogs que je connais... Ça en fait un tas!!!

vendredi 20 novembre 2009

L'ONU met ses culottes... et des gants blancs

L'ONU vient de se décider à mettre ses culottes et à dire tout haut ce qu'on sait depuis longtemps : la surpopulation et les changements climatiques sont liés. Il faudrait donc réduire mondialement le nombre des naissances pour sauver le climat (et là on parle pas des autres ressources).

Ok, j'avoue, l'ONU dit plutôt :
"Hum... s'cusez, mais... sans vouloir avoir l'air méchant ou dictatorial... sans vouloir imposer de contrainte non plus... ni même de suggestions fixes... Faudrait peut-être penser à... je dis bien penser, hein?... Donc faudrait penser à réduire les naissances. Sans contrainte, hein? Dans le respect du choix de chacun... et des différences culturelles... sans tuer des bébés, évidemment... mais peut-être qu'avec un peu plus de planification... parce que la contraception, c'est pas si mal quand on y pense... Peut-être qu'on pourrait garder les populations, disons, à la même taille?"

Pourquoi est-ce que l'ONU s'est mis des gants blancs tellement longs qu'on lui voit plus les bras? Parce que sa proposition va à l'encontre de trois siècles de théories économiques, qui veulent qu'on doivent toujours prendre de l'expansion sous peine de "ne plus être dans la course". Et parce que les grands de ce monde ont besoin d'un apport constant de nouveaux individus pour pouvoir, d'une main, les exploiter en leur versant des salaires ridicules crevés d'impôts toujours plus grands et, de l'autre, leur vendre des bébelles trop chères pour faire monter leurs profits.

À preuve, l'enthousiasme avec lequel le gouvernement québécois salue le mini-baby-boom actuel et la présence des femmes sur le marché du travail. En oubliant le fait que plus de bébés veut dire plus de futurs producteurs de déchets et que plus de femmes travaillant signifie plus de déplacements polluants. Mais c'est pas grave. Allez, faut faire des enfants! Après tout, comme je l'ai lu partout, c'est terrible : dans les pays riches, on fait même pas assez d'enfant pour renouveler la population... Et alors? C'est pas comme si l'humanité allait s'éteindre pour autant!!!

À l'heure où je songe à fonder une famille, tout cela m'interpelle et je m'interroge... Le constat de l'ONU n'est-il pas trop peu, trop tard?