lundi 24 juillet 2017

Lectrice au paradis

J'ai aidé mon chum à monter son nouvel ordinateur.

Puis, tant qu'à faire, on lui a acheté une nouvelle table de travail, plus grande, qui a remplacé les deux anciennes tables peu pratiques que nous avions. L'une d'elle était théoriquement la mienne, mais bon, voilà belle lurette que j'écris sur mon sofa ou à ma table de cuisine ou n'importe où ailleurs que dans le bureau. (Qu'est-ce que vous voulez, mes muses ont l'esprit de contradiction!)

La nouvelle table a libéré un peu d'espace dans le bureau. 

Juste assez pour ajouter... deux bibliothèques! :) 

Alors devinez qu'est-ce que j'ai fait en fin de semaine? Eh oui : j'ai monté deux bibliothèques et commencé à reclasser mes livres. Fini les bouquins rangés sur deux rangs de profond!

J'suis au paradis! :D

(Que ceux qui comprennent cette dernière affirmation l'expliquent aux autres, moi j'ai des livres à classer! Vais-je y aller par genre? Par auteur? Par sujet?)

vendredi 21 juillet 2017

Partager sur Facebook ou pas?

Ceux qui suivent à la fois mon blogue et mon profil Facebook ont peut-être remarqué un phénomène : je ne parle de rien d'important sur Facebook. Je mets des anecdotes à propos de ma puce ou des livreurs de UPS qui ne sonnent pas à la porte.

Ici, je me permets d'aborder des sujets qui pourraient prêter à controverse (genre les vaccins), je jase de choses et d'autres, je me plains de mes amis Facebook...

Sauf que... Sauf que les blogues, je dois l'admettre, c'est un média en train de mourir. Je le vois avec Google Statistic : j'ai encore mes lecteurs fidèles (j'vous adore!), mais leur nombre n'augmente plus depuis longtemps.

Je n'ai pas envie d'abandonner le blogue (rassurez-vous si ça vous inquiétait), mais je me demande... est-ce que je devrais faire comme beaucoup d'autres et partager mes nouveaux billets de blogue sur Facebook? Est-ce que ça m'attirerait de nouveaux lecteurs ou est-ce que j'obtiendrais seulement un paquet de "like" inutiles de la part de gens qui n'auront même pas lu mon billet?

Qu'est-ce que vous en pensez? Y en a-t-il parmi vous qui ont tâté de la méthode "en partageant sur Facebook" vs "sans partager sur Facebook"? Si oui, quelles observations avez-vous faites? C'est une bonne idée ou pas?

mercredi 19 juillet 2017

Contrevenir aux attentes des lecteurs (3)

Je continue ma série de billets que quasiment personne ne commente (les deux premiers sont ici et ici), parce que ça me fait du bien de placer tous ces éléments dans ma tête.

J'ai lu énormément dans la dernière année (un peu plus de 110 romans, revues et recueils, ce qui est un record à vie je crois, ma moyenne annuelle de bouquins se situant plutôt autour de 60) et j'ai rencontré plusieurs livres qui prenaient, délibérément, certaines attentes de lecteur à contre-pied.

Parfois, ça fonctionnait. D'autres fois, pas du tout. Enfin, selon moi. Parce qu'on peut supposer que des lecteurs ayant des attentes différentes auraient réagi autrement.

Jusqu'ici, j'ai identifié deux attentes qui me semblent communes à la plupart des lecteurs :
1- établir un lien émotionnel (positif ou négatif) avec les personnages
2- vivre l'histoire

La troisième qui me vient à l'esprit est la suivante : comprendre l'histoire, ce qui inclut l'anticiper et en être surpris.

Comme j'ai dit dans le dernier billet, lire n'est pas un acte passif. En lisant, le lecteur a le temps de penser. Il rassemble des indices éparpillés dans le texte pour comprendre l'arrière-monde, l'intrigue et les personnages. Consciemment ou non, il échafaude des théories et il tente de prédire la suite du récit.

Je crois que le travail le plus difficile de l'écrivain, c'est de donner au lecteur assez d'éléments pour qu'il comprenne le récit, mais ni trop peu (pour éviter de l'embrouiller ou de le mélanger inutilement), ni trop (pour ne pas le noyer sous un déluge d'informations inutiles ou redondantes).

Je ne pense pas qu'on puisse contrevenir à l'envie du lecteur de comprendre ce qu'il lit. Je crois qu'un texte doit contenir ses propres clefs de déchiffrement, qu'il doit "se suffire en lui-même". La clef de l'énigme peut être à la fin du texte, éparpillée tout au long, etc, mais il doit y avoir un moment où le lecteur comprend ce qui se passe.

Parce qu'une partie du plaisir, pour le lecteur, c'est d'anticiper ce qui s'en vient, parce qu'il a résolu un mystère, mis deux indices bout à bout ou reconnu une convention (trope, cliché ou code). Si cette anticipation lui a demandé un certain effort mental, le lecteur en ressentira une grande satisfaction, une espèce de complicité avec l'auteur dont il a deviné les plans. Évidemment, si la conclusion s'impose d'elle-même dès la deuxième page du roman, là peut-être que l'auteur a manqué de subtilité et que les lecteurs seront déçus.

Ou peut-être pas. Car il y a des situations où le lecteur tire profit du fait qu'il en sait, ou croit en savoir, un peu plus que les personnages. Il peut ainsi compatir à leurs malheurs, s'inquiéter pour eux, anticiper leurs réactions. Et partager leur surprise lorsqu'un retournement de situation survient.

Mais attention, car si le lecteur aime être surpris, il apprécie rarement que ce soit parce que l'auteur a "triché", qu'il lui a caché des éléments qu'il aurait dû, selon la logique interne du texte, lui révéler. (L'exemple classique de cette tricherie, c'est l'inspecteur de police qui ouvre un tiroir et qui, soudain, comprend qui a tué Trucmuche... mais l'auteur termine le chapitre sans nous dire ce qu'il y a dans le cr**** de tiroir!). Entre vous et moi, une petite tricherie du genre de temps en temps, ça passe (et même, ça pousse le lecteur à tourner les pages plus vite), mais lorsqu'elles s'accumulent, le lecteur risque d'assumer un rôle passif (voyant qu'il n'a pas toutes les cartes en main, il n'essaiera même plus d'anticiper le récit) et de se désintéresser de sa lecture. (Tant qu'à être passif, autant regarder un film!)

Je crois que, de la même manière que l'auteur doit doser les informations qu'il présente, il doit également soigner sa présentation de ses éléments surprenants. Les revirements sortis d'un chapeau sont rarement bienvenus, mais les retournements préparés à l'avance, annoncés par de petits indices subtils qu'on comprend seulement à rebours, ceux-là, les lecteurs les adorent!

... Ou pas? Suis-je complètement partie dans les nuages? Pensez-vous que le lecteur s'attend à comprendre ce qu'il lit? Qu'il veut, au fil des pages, être capable de l'anticiper, d'en être surpris? Ou alors croyez-vous que la plupart des lecteurs n'ont pas d'objection à se laisser ballotter par les mots comme ils se feraient porter par les images d'un film?

lundi 17 juillet 2017

Biodiversité

Mon gazon est tellement biodiversifié (euphémisme pour : c'est un champ de mauvaises herbes) qu'on y trouve des fraises sauvages.

Les marmottes et les lapins m'aiment.

Mes voisins jardiniers préparent sans doute mon assassinat à coup d'arrache-pissenlits! :p

vendredi 14 juillet 2017

Contrevenir aux attentes des lecteurs (2)

Je continue mes réflexions amorcées dans le billet de lundi.

Tous les lecteurs ont des attentes. Mais les écrivains, pour se renouveler, veulent parfois explorer des nouvelles avenues et contrecarrer ces attentes.

Dans quelle mesure est-ce qu'on peut se le permettre?

Surtout quand les attentes des lecteurs touchent à leur motivation première, c'est-à-dire leur envie de vivre une histoire.

Lire n'est pas un acte passif. En tout cas, pas autant que regarder la télévision. Quand il lit, le lecteur imagine les personnages, les ambiances et les lieux, il projette son vécu sur les personnages pour partager leurs émotions.

L'auteur peut garder un peu de flou sur certains éléments d'un récit, par exemple le passé des personnages ou des scènes traumatisantes, car le lecteur remplira de lui-même les "trous". Cependant, j'ai souvent entendu dire qu'il existait des scènes essentielles dans un roman, des moments clefs qui expliquent la psychologie d'un personnage et qui doivent, tôt ou tard, être montrés au lecteur, pour qu'il puisse les vivre. Je suis plutôt d'accord avec cette théorie.

Je crois qu'on peut difficilement contrevenir à l'envie qu'à le lecteur de vivre l'histoire. C'est pour ça qu'il lit après tout! Oui, on peut délibérément lui cacher une scène, la lui raconter par mille témoignages de seconde main et lui laisser résoudre le casse-tête, mais il ne faut pas, idéalement, que tous les moments clefs d'un roman lui soient racontés ainsi. Car les témoignages de seconde main ne sont jamais aussi clair que les événements eux-mêmes...

Ou alors c'est juste moi qui suis voyeuse et qui adore qu'on la mette au cœur de l'action?

Qu'est-ce que vous en pensez? Est-ce qu'on peut contrevenir à cette attente des lecteurs? S'abstenir délibérément de leur présenter des moments marquants d'un récit? Pas juste en retarder la présentation, non, mais l'escamoter totalement?

Comme lecteur, êtes-vous frustrés lorsque ça arrive?

mercredi 12 juillet 2017

Il y a eu avant et après

Il y a des événements dans la vie qui vous marque. Une fois qu'ils se sont produits, il y aura pour toujours un "avant" et un "après" dans vos souvenirs.

Les deuils font partie de ce genre d'événements. Chez nous, le diagnostic de maladie céliaque de mon chum et la naissance de ma puce sont deux étapes importantes de nos vies.

Mais des fois, un événement en apparence banal acquiert ce même genre de statut, parce qu'il marque votre esprit.

En fin de semaine dernière, j'ai aidé mon chum à monter un ordinateur.

On est parti de zéro, de pièces détachées étalées partout, puis à l'aide de trois manuels d'instruction qui ne s'entendaient pas toujours et de tutoriels Youtube, dont un en allemand, on a assemblé le tout.

J'ai commencé en ne sachant même pas différencier un motherboard d'un hard drive. J'ai fini en signalant à mon chum que, selon le tutoriel que je venais de voir et la note de bas de page du manuel d'instruction, la fan qu'on ajoutait devait être branchée sur une prise "SysFan" de la carte-mère, et non "Fan", sinon elle serait en mode PWR et tournerait à fond en permanence.

Au bout de cinq heures d'effort, quand on a pesé sur le bouton "on", la machine s'est mise à fonctionner.

S'cusez, mais j'ai l'impression d'avoir joué une scène d'un bouquin de science-fiction. J'ai fabriqué un ordinateur avec des pièces détachées!!! O.o

J'pense que y'a un niveau de geekness dont on ne revient pas. Et je l'ai atteint!

Il y a eu avant et là on est après...

Pis je me demande s'il y aurait moyen de réaliser le même genre d'exploit avec un ordinateur portable... ;)

(Réponse : possiblement, mais on a assez sacré parce qu'on avait pas de place pour travailler dans la tour de taille moyenne de l'ordinateur de mon chum, pas question de se battre avec un boîtier de laptop!)

lundi 10 juillet 2017

Contrevenir aux attentes des lecteurs (1)

Soyons honnêtes : les écrivains (moi y comprise) sont des êtres égoïstes qui écrivent parce qu'ils aiment ça. Et une chance qu'ils aiment ça, parce que c'est long (surtout pour moi), c'est dur (plus ou moins selon le sujet) et ça paie pas (sauf pour les deux ou trois que vous connaissez déjà).

Cela dit, même s'ils écrivent d'abord pour eux-mêmes, ils aiment bien avoir des lecteurs.

Toutefois, ces lecteurs ont des attentes. Certaines peuvent être contrecarrées sans problème (et même, les lecteurs en seront parfois heureux), mais d'autres doivent être respectées.

Sauf que... comment est-ce qu'on fait la différence?

Par exemple, je sais que plusieurs lecteurs ont besoin d'apprécier le personnage principal, soit en le trouvant sympathique, soit en vivant à travers lui une expérience cathartique (par exemple en aimant l'haïr, parce que c'est une franche fripouille).

Mais est-ce qu'on peut imaginer mettre en scène un personnage principal antipathique, qui laisserait les lecteurs froids? Ou alors un personnage au comportement erratique, incompréhensible?

Dans quelles circonstances est-ce que ça fonctionnerait?

Personnellement, j'ai l'impression que ce serait possible uniquement sur une courte durée, parce que, pour moi, le pont entre le récit et le lecteur, le point de contact qui permet la "magie" du récit, ce sont les émotions humaines partagées entre les personnages et le lecteur. Et donc, si le lecteur reste froid ou qu'il ne comprend tout simplement pas le personnage, la magie n'opérera pas.

Qu'est-ce que vous en pensez vous?