lundi 16 août 2021

Ma première traduction!!!

J'en ai parlé ailleurs, mais c'est désormais officiel (contrat signé, argent encaissé et tout) : ma première traduction paraîtra bientôt dans OnSpec, un magazine canadien anglais de science-fiction!

Je. Vais. Publier. En. Anglais. Whoa!!!

Après des années à lire des traductions de l'anglais, puis directement les publications anglophones, j'ai de la misère à croire que c'est au tour d'un de mes textes de faire le chemin inverse. C'était même pas sur la liste des trucs que j'espérais faire un jour. O.o 

Tout ça grâce à Margaret Sankey, une jeune traductrice qui a lu "Oikos cherche cuisinière" et a décidé que ce texte méritait d'être traduit. 

Je sais que c'est sans doute une histoire d'une seule fois, que ça débouchera pas sur une carrière internationale, mais... quand même. J'suis excitée comme un enfant de 4 ans la veille de Noël! J'ai hâte de tenir le magazine dans mes mains! Je vous mettrai une photo ici quand je l'aurai!


mardi 27 juillet 2021

De la slush en été

Mes mois de juillet et août seront officiellement dédié à la slush. 

Pas la neige à moitié fondue qui nous détrempe les bottes pendant une partie de l'hiver, évidemment. 

Mais pas non plus la variété colorée et sucrée vendue dans les dépanneurs. 

Non, cet été, je vais explorer la "slush pile", soit la gigantesque pile de manuscrits qu'on a reçus chez VLB Imaginaire depuis un an. Contrairement à de la vraie slush, on a eu beau attendre que ça fonde, la pile a pas diminué de volume. Semblerait que pour trouver les trésors qu'elle contient (du petit change, des clefs mystérieuses et la mitaine perdue de ma fille), va falloir y plonger pour vrai. 

(Oui, il y a, dans cette pile, des manuscrits qui patientent depuis un an. On a honte, mais on est juste deux!)

... Hum, si je lis tout ça en sirotant une slush sucrée ça devrait me motiver et m'aider à finir avant que la vraie slush revienne nous envahir! :p 


mardi 20 juillet 2021

J'oublie quelque chose...

C'est bizarre, on dirait que j'ai oublié de faire quelque chose d'important dans le dernier mois... 

Voyons... Passer deux semaines de vacances avec ma puce tout en travaillant de soir pour faire avancer les trucs de VLB Imaginaire... Oui, ça c'est fait. Crème glacée, biodôme, musée, mini-golf, assez d'heures de piscine pour me changer en poisson, journées complètes en pyjama, expériences scientifico-magiques avec des colorants, des acides et des bases... C'est bon, tous les éléments sont cochés... Réviser un manuscrit jusqu'à deux heures du matin... Coché aussi. 

Alors, hum... Avoir ensuite deux semaines de vacances avec mon amoureux, sans la puce... Oui... Sans travailler... Hum, non, pas tout à fait, mais bon, c'était prévu... Farniente, lecture, bonnes bouffes, yoga, déambulations à Montréal, écriture... Jamais assez, évidemment, mais on s'en est tirés... Fêter mes 39 ans... Ouch! Oui, oui, on va pas le refaire tout de suite, hein? M'ennuyer un peu de la puce... Ah non, ça c'est un échec : je me suis ennuyée à mort, surtout après une semaine d'absence. 

Revoir la puce, avoir l'impression que mon coeur recommence à battre normalement, m'émerveiller de son énergie, reprendre la vie normale, l'alternance des jours de garde, la regarder repartir chez son père, m'installer pour une journée de travail intensive... C'est fait, c'est tout fait, voyons, qu'est-ce que j'oublie?

Ah zut! Le blogue!

:p 

mardi 22 juin 2021

Bouquins et confidences

Cette semaine, j'ai eu la chance de jaser avec Julie-lit-au-lit pour son émission "Bouquins et confidences". C'est spécial quand même d'avoir quelqu'un qui pose un regard extérieur sur ma carrière. Ça me fait prendre conscience du chemin parcouru. 

Pour m'écouter (et là j'espère que j'ai pas dit trop de niaiserie, parce qu'on a enregistré tôt et j'avais pas bu mon deuxième café), c'est ici. 

Cette discussion m'a permis de me rends compte que je ne suis plus une débutante qui cherche sa voie (et sa voix) dans les méandres du monde littéraire. Même si ça ne me rajeunit pas, je crois que je peux dire que je suis désormais une écrivaine confirmée, les deux pieds sur le sentier qui me mènera... bon, je sais pas où exactement, mais je vois que la route sera longue encore. 

Heureusement, c'est le fun de l'emprunter! :)

La semaine dernière, j'ai fait quelques animations scolaires virtuelles et une ado m'a demandé si je pensais un jour prendre ma retraite de l'écriture. J'ai eu un sursaut d'horreur (qui a bien fait rire les ados) et je me suis exclamée "Ah non, jamais!" 

Et j'ai réalisé en le disant que la question ne m'avait même jamais effleuré l'esprit. Arrêter de donner des animations, de faire les salons, de travailler comme directrice littéraire, d'animer des ateliers, oui, d'accord, je peux envisager qu'un jour je n'en aurai plus l'envie ou l'énergie. Mais écrire? Autant arrêter de respirer. 

D'ailleurs, je vous laisse, j'ai une bouffée d'air à prendre! ;) 

vendredi 18 juin 2021

L'imperfection d'un café matinal

J'ai toujours aimé faire du camping et de la randonnée. 

Surtout à cause d'un moment typique de ces activités de plein air : le café du matin, préparé sur le réchaud de camping et bu dans l'air encore froid, en pyjama, une veste sur les épaules, les mains frileuses serrées autour de la tasse. 

C'est jamais un moment parfait, le café est souvent bouillant ou pas assez chaud, j'suis sale, y'a des moustiques, on entend les gens du terrain d'à côté qui font du bruit, j'ai mal partout parce que dormir sous la tente, ça reste toujours inconfortable ou alors parce que j'ai un peu exagéré la durée de la randonnée de la veille... mais peu importe, ce sont mes meilleurs souvenirs de camping. Le café goûte bon au grand air, dans le matin qui s'éveille. 

Eh bien, depuis un mois maintenant, je renoue régulièrement avec ce plaisir... sans pourtant bouger de chez moi. 

Il me suffit de faire comme mon lève-tôt d'amoureux et de sortir sur ma terrasse en pyjama avec ma tasse de café, à l'heure où ma banlieue est pas encore tout à fait réveillée. L'air est froid, ma veste est douce, le café est, contrairement à celui préparé sur le réchaud, toujours excellent. Les oiseaux chantent. Les voitures dorment encore. Mes palmiers dansent, la lavande embaume, les boîtes à fleurs me dissimulent aux regards. 

J'suis encore embrumée de sommeil, parce que je ne serai jamais une lève-tôt, y'a parfois des moustiques ou un énervé à moto qui dérange tout le monde, mais c'est pas grave. Je savoure l'imperfection de ce moment parfait, de cet instant volé à la société qui dit qu'on devrait être productif dès le réveil, sauf en vacances, et s'habiller dès le saut du lit. 

J'ai l'impression de réapprendre à respirer. 

Je me demande un peu (beaucoup) pourquoi je n'ai jamais pensé à faire ça quand j'avais une maison et une cour arrière bien privée! O.o

(PS : Pour ceux qui auraient pas su, dans le dernier mois, j'ai développé un zona. O.o Probablement à cause de tout le stress des deux dernières années, qui retombe enfin. Les antiviraux et les antidouleurs et beaucoup de repos m'ont remise sur pieds, juste à temps pour mes "vacances" d'été avec la puce. Ouf!)

lundi 17 mai 2021

Histoire de terrasse

Quand je me suis retrouvée à devoir me magasiner un condo, je me suis mise à fantasmer sur mon futur balcon, un joli jardin urbain, une retraite intime où prendre le café le matin et peut-être un verre le soir... 

Je ne voulais pas acheter au rez-de-chaussée, me disant que je ne me sentirais pas en sécurité... sans réaliser que, dans le fond, je venais d'habiter 12 ans dans une maison avec rez-de-chaussée ET que j'habite dans une banlieue plus que tranquille. 

Enfin, bref, les hasards de l'immobilier étant ce qu'ils sont, j'ai fini par acheter un rez-de-chaussé avec une gigantesque terrasse sans garde-corps, qui donne sur le trottoir et un abri-bus et qui est même surélevée par rapport à la rue. 

Tout le contraire d'intime!

Elle a quand même été mauditement pratique cette terrasse. Profitant de son aspect semi-public, on y a fait des 5 à 7 distanciés et des pique-niques quand c'était permis, des échanges de cadeaux masqués les deux pieds dans la neige cet hiver, on a célébré le printemps hâtif avec des cafés pris en plein air... 

Mais tout ce temps-là, je rêvais d'un peu plus d'intimité et, surtout, de verdure. Je caressais l'idée d'un potager, mais j'ai pas le pouce vert pour deux cennes... 

C'est alors que Luc m'a glissée l'idée de palmiers. De grands arbres exotiques qui amèneraient un petit air de vacances sur la terrasse et qu'on pourrait rentrer dans notre salon (exposé plein sud) cet hiver. 

Les palmiers ont donné le thème pour le reste. On a acheté des meubles de patio, des bacs à fleurs et des vivaces (histoire de se simplifier la vie un brin). Et nous voilà avec notre petit coin de jungle urbaine. Il est pas encore très luxuriant, mais d'ici quelques semaines les buissons de lavande vont se déployer et formeront un écran avec la rue. 

J'ai hâte à nos prochains pique-nique et 5 à 7. En attendant, on en profite en amoureux! ;) Je ne pensais pas être un jour aussi heureuse d'avoir une terrasse aménagée, mais les deux jours d'efforts valaient la peine!

Aperçu de l'ensemble

Je travaille désormais sous les palmiers

En attendant d'avoir de la visite, on en profite... ;)

Ce qui est drôle : depuis samedi (quand on a eu fini de tout mettre en place), il y a des gens qui passent sur le trottoir, s'arrêtent et se pointent mutuellement nos palmiers et notre arrangement avec l'air surpris et/ou admiratifs. Faut dire que je suis dans un coin où l'aménagement des balcons s'est longtemps résumés à "une chaise pis un barbecue dans sa housse". Depuis la pandémie, les gens font un peu plus d'effort (on voit plus de boîtes à fleurs et de coquets ensembles bistro), mais disons qu'on est allés un peu au-delà de la norme. ;) 

... et ça me plaît! 

lundi 26 avril 2021

L'épée et la relique

Bon, ben, coudonc, on dirait que je suis partie pour enfiler les billets! Hihihihi!

Il y a quelques années, j'avais créé une histoire (L'épée et le templier) mettant en vedette une épée magique douée de raison. Dans les histoires de fantasy classiques, on appelle ce genre de lame des "épées intelligentes"... mais, bon, mon épée à moi, Dania, est un peu nouille. 

Je ne pensais pas nécessairement en faire un personnage récurrent, mais ce fut très drôle d'écrire sa première aventure et j'ai donc décidé de récidiver, avec les encouragements de la République du Centaure. Pour lire ce second épisode (L'épée et la relique), c'est ici. 

Et pour vous rafraîchir la mémoire (ou découvrir Dania), la première histoire est là.