vendredi 29 juin 2012

J'étais là

Bon, alors pour ceux qui n'ont pas deviné (ou pas lu le billet d'hier), j'ai donc passé la fin de semaine de la Saint-Jean au Vermont, en camping, à faire de la randonnée. Plus précisément, nous étions à Smuggler's Notch State Park (un parc créé autour d'une ancienne route utilisée par les contrebandiers à l'époque de la prohibition) dans les Green Mountains. Le parc était magnifique et, malgré ce que je laisse entendre dans mon billet d'hier, nous ne nous sommes pas perdus.

Par contre, nous avons découvert que, dans ce parc, quand on vous dit qu'un sentier est "Difficile", ça veut dire qu'il fait au moins le double de la longueur annoncée et que vous regretterez plusieurs fois votre décision de l'emprunter, même s'il est magnifique. En contrepartie, le sentier dit "Modéré", que vous choisirez prudemment le lendemain, peut être emprunté par une mémé en marchette tenant un chien en laisse et la longueur annoncée implique l'aller-retour!

Enfin, malgré ce petit désagrément, nous avons tout de même bien apprécié notre expérience. Si vous êtes des amateurs de randonnée, je vous recommande ce parc. J'avais oublié à quel point c'est grisant de s'élancer sur un sentier inconnu (après cinq ou six ans de randonnées au Mont St-Hilaire). Même le kit de secours qu'on ajoute par précaution au fond du sac d'expédition participe à l'impression de partir à l'aventure! :)
Dans le sentier "Difficile", au début, ça montait comme ça (le type en haut, c'est mon beau-frère)

Puis ça montait encore (là c'est moi qui est en haut)
Heureusement, la vue au sommet valait l'effort (vous voyez les bâtiments et le petit lac en bas sur la gauche de la photo? C'est de là qu'on était partis et on a grimpé le flanc de la montagne sur la droite, parallèlement aux pentes de ski qu'on voit bien... et qui sont cotées double diamant)
     
L'écrivaine à 4500 pieds d'altitude, en "position d'attente fléchie" de taekwondo, sac d'expédition sur les épaules, nuages à l'arrière-plan... J'ai toujours voulu avoir une photo de même! ;)


Mon beau-frère et sa copine dans la descente. L'angle quasiment vertical n'est pas un truc de photographe : c'était à pic en sivouplaît! Remarquez la jolie végétation alpine et le fait que tout le monde est en manches longues.
Vincent, qui évalue la marche à suivre pour la suite

Les chutes, sur le sentier "Modéré" du lendemain. Falaises blanches au milieu de la forêt verte. C'était magnifique!

jeudi 28 juin 2012

Où étais-je?

Durant la fin de semaine de la St-Jean, je ne suis pas restée chez moi. Je suis allée passer trois jours... Ah, tiens, voyons si vous pourrez deviner. La réponse est en trois partie.

J'étais dans un endroit où il est normal d'entendre :

- Oups, j'ai oublié de mettre des bas dans mes sandales.

- Bois une bière, faut garder l'eau pour faire la vaisselle.

- Tes vêtements propres, c'est ceux qui sentent la boucane.

- L'avantage du réchaud au propane, c'est qu'il allume même sous la pluie.

- Non, c'est pas tes ronflements qui m'ont réveillée, c'est les oiseaux.

Cet endroit était situé dans une région où on se demande :

- Comment ça se fait que l'asphalte est belle de même, mais que la route ferme en hiver?

- Un mile, ça donne combien en kilomètre déjà?

- Si nos oranges viennent d'ici, pourquoi on peut pas en amener?

Et j'ai profité de ces trois jours pour me livrer à une activité qui donne lieu à ce genre de commentaires :

- J'ai hâte qu'on mange, ça va alléger le sac.

- C'est un sentier, ça?

- Un mile, ça donne combien en kilomètre déjà?

- Toi tu mets la crème solaire avant ou après le muscol?

- T'es sûr que la carte dit deux miles? Parce que la pancarte, là, dit cinq.

- Si le nord est par là, nous on est perdus.

- Descendre, c'est pas supposé être moins crevant que monter?

- Ouaip, ça valait le trouble. Prends la pose ici, ça va faire une belle photo.

Alors, qui a deviné où j'étais et ce que je faisais?

mercredi 27 juin 2012

Une sur trois dans tous les cas

En l'honneur des trois ans du blogue, voici donc une petite nouvelle inédite. Le concept m'en était venu un matin que j'écoutais des collègues comparer leurs horoscopes du jour...
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Yves marchait sur le trottoir propret d'une banlieue tranquille. Il avançait de son pas mesuré, très exactement un mètre l'enjambée, de comptable sans histoire. Arrivé à dix-huit pas de sa demeure, le numéro 16-14, comme à son habitude il glissa la main dans sa poche et sortit son trousseau de clef.

Cependant, contrairement aux autres jours, son portefeuille, au lieu de rester gentiment en place, s'accrocha dans l'une des neuf clefs, fut tiré avec elles de sa poche et tomba sur le trottoir. Il fallut un moment, pendant lequel Yves fit quatre pas, avant que cette entorse aux conventions ne fasse son chemin dans son cerveau plus conçu pour l'addition que pour la gestion d'événements. Enfin, des signaux d'alarme s'y allumèrent. Il avait échappé son portefeuille!

Yves se retourna en fronçant les sourcils, pressé de récupérer l'objet fautif. Il découvrit alors qu’un inconnu s’était déjà chargé de ramasser le portefeuille. L’homme étant vêtu d'un complet fort correct, valant au bas mot onze cent dollars, Yves présuma qu’il s’agissait de l’un des discrets habitants du quartier et qu’il avait récupéré le portefeuille par serviable réflexe, dans l’intention de le rendre à son propriétaire.

— Merci, lança donc Yves en tendant la main vers son bien, je l’ai laissé tomber on dirait!

L’inconnu eu un geste de recul, ramenant le portefeuille dix centimètres en arrière, contre sa poitrine, comme pour le protéger. L’inquiétude gratta timidement à la porte de l’esprit du comptable. Qu’est-ce que c’était que ce comportement?

— Pardonnez-moi, répondit l’inconnu, mais vous n’auriez pas un emploi à m’offrir?

Yves fronça les sourcils. À d’autres, le demande aurait pu paraître naïve ou puérile. Son propre champ d’expertise consistant à assainir des budgets en réduisant la masse salariale, cette requête lui sembla tout simplement grossière. Il observa plus attentivement son vis-à-vis et, malgré ses vêtements de bon aloi, il remarqua chez lui une touche d’excentricité mystique, matérialisée par son épingle à cravate en or frappée des douze symboles du zodiaque. Voilà qui expliquait le comportement étrange de l’inconnu. On pouvait s’attendre à tout de la part de gens crédules orientant leur vie selon les diktats d'un système astronomique fautif et de prédictions volontairement vagues composées grâce au détournement d'algorithmes mathématiques!

— Non, je suis désolé, je suis comptable, pas recruteur, répondit Yves. Pourrais-je récupérer mon portefeuille?

L'inconnu baissa les yeux vers l'objet en question, qu'il tenait toujours d'une main et s'essuya le front, où avaient perlé six grosses gouttes de sueur, du revers de la manche de son autre bras. Ce comportement écoeura Yves. On ne maltraitait pas ainsi un costume de prix! Sous ses yeux, l'inconnu se tortilla sur place, sauta d'un pied sur l'autre huit fois, avançant puis reculant de quelques centimètres à chaque occurrence, comme s'il était tiraillé dans deux directions différentes par de quelconque pressions internes. Et l'une de ces directions semblaient être diamétralement opposée à Yves! L'inquiétude ouvrit la porte de l'esprit du comptable et envahit la place. Cet homme ne songeait tout de même pas à lui voler son portefeuille?

— Alors vous n'auriez pas une fille, une soeur ou une collègue à me présenter? repris l'inconnu d'une voix geignarde, presque suppliante.

Tandis que l'inquiétude s'installait à demeure dans la tête d'Yves, mettant ses pieds sur le bureau et bousculant sa calculatrice intérieure, le comptable pensa brièvement à sa fille de quinze ans, sa soeur de dix-sept, ses sept collègues de travail féminines... Il n'oserait infliger à aucune d'elle cet individu agité, aux questions désespérées, à l'épingle de cravate déplorable, aux manches imbibées de transpiration et qui présentait une fâcheuse tendance à garder les portefeuilles en otage.

— Non, non et non! rétorqua-t-il. Je ne suis pas une agence de rencontre! Rendez-moi mon portefeuille!

La réponse d'Yves parut calmer brusquement l'inconnu, qui cessa de se tortiller. Il leva un bref instant les yeux au ciel, haussa les épaules, lâcha un « Non » résolu et s'enfuit en courant, à une vitesse approximative de treize kilomètres heures, beaucoup trop rapide pour qu'Yves puisse espérer le rattraper.

Dans sa fuite, l'inconnu abandonna derrière lui un bout de papier, peut-être échappé de l'une des cinq poches de son veston. Espérant que celui-ci contiendrait quelque renseignements sur l'identité de son voleur, Yves le ramassa.

Le papier se révéla être le coin déchiré d'un journal, une partie de la section des horoscopes, où on lisait :

Sagittaires
Amour - Aujourd'hui, vous croiserez une personne significative
Travail - Aujourd'hui, vous croiserez une personne significative
Argent - Aujourd'hui, vous croiserez une personne significative

Cela n'apprit pas grand chose au comptable... Sinon que son voleur et lui avaient le même signe astrologique et que l'une des trois prédictions du jour, pourtant clairement le fruit d'une aberration statistique ou d'un hoquet du système de rédaction automatisé, venait de se réaliser.

mardi 26 juin 2012

Trois ans

Wow... Quand j'ai commencé, je pensais pas que je me rendrais là...

Mais voilà, on y est : ce blogue a trois ans aujourd'hui! :)

Trois ans à cinq billets par semaine (parfois plus), sauf en période de vacances. Trois ans à nouer des amitiés virtuelles avec un paquet de lecteurs fantastiques. Grâce à vous, les amis, la blogosphère est vraiment un endroit génial! :)

Cependant, je vous préviens tout de suite : le rythme du blogue risque de changer.

C'est pas que j'aime pas vous jaser tous les jours, au contraire. Sauf que je commence à ne plus savoir quoi dire. Alors je vais me permettre de ralentir le rythme. Vous en faites pas : ce sera pas instantané, mais je vais désormais m'autoriser à sauter une journée de temps en temps, au lieu de me coucher à minuit pour taper un billet les soirs où l'inspiration vient pas vite (histoire vécue et pas qu'une seule fois). Avec un peu de chance, ça me permettra d'avoir plus d'anecdotes comiques à vous raconter et moins de réflexions déprimantes sur l'actualité.

En plus, j'ai beaucoup de projets en cours : cours de traduction, romans et nouvelles à écrire, bébé à fabriquer (écrire des billets de blogue jusqu'à minuit est malheureusement un tantinet contraceptif), etc. Un moment donné, mes journées à moi aussi ont juste 24 heures (oui oui), alors faut que je fasse des choix.

Bref, à partir de maintenant, n'appelez pas la police même si vous découvrez, un matin, que le billet affiché est le même que la veille. Si ça se produit deux jours de suite, par contre... ;)

Allez, sur une note plus encourageante, je vous annonce que je vais sacrifier à la tradition (imposée à coup de chantage émotif par Pat, hihihihi! ;) et que demain vous aurez droit à une courte nouvelle! ;)

vendredi 22 juin 2012

Bonne Saint-Jean, créez pas trop fort - Ajout

Bonne fin de semaine de la Saint-Jean à tout le monde!

Célébrez bien, mais si vous écrivez ou créez autre chose, allez-y pas trop fort. Parce qu'il semblerait que la censure est de retour au Québec.

Si jamais vous l'avez manquée, je voudrais attirer votre attention sur cette affaire, celle du groupe de musique "Mise en demeure". Les titres des chansons du groupe disent clairement ses opinions politiques : "Matraque-moi", "L'anti-émeute arrive", etc. Les paroles, elles, sont parfois de mauvais goût selon ma sensibilité personnelle, mais elles me semblent permettre à ceux qui en ont besoin de gueuler leur colère de façon artistique (ce que je trouve parfaitement sain) au lieu d'aller l'exprimer physiquement (ce qui peut être sain aussi) aux détriments de personnes non consentantes ou de biens d'autrui (c'est là que le bât blesse).

Sauf qu'évidemment nos politiciens ne choisissent pas de voir dans ces chansons une catharsis, mais bien un incitatif à la violence. Ce qui a fait dire à certains (je cite ici l'article) :

(Charest) On dirait qu'il y a une habitude qui se prend et que c'est devenu acceptable de faire n'importe quoi et de dire n'importe quoi. [...] Il y a une minorité qui est en train d'imposer ce discours sous prétexte qu'il y a une liberté de parole.

(Christine St-Pierre, ministre de la Culture) L'ironie ne peut justifier les écarts dans les chansons du groupe.  Il n'y a rien de drôle quand on parle de tuer quelqu'un [comme] des policiers, des journalistes, des élus, quelque être humain que ce soit. Il n'y a rien de drôle là-dedans.

(Gérard Detell, CAQ) Il y a des limites à la liberté d'expression. Ce n'est pas vrai qu'on peut tout dire. On ne peut pas tolérer des actes de violence et des incitations à agir de la sorte.

Euh, s'cusez, c'est pas la liberté de parole ou l'ironie qui est en jeu ici. "Mise en demeure" n'a pas écrit des tracts politiques, des articles de journeaux ou des billets de blogue. Ils ont écrits des chansons, calvaire! On est dans le domaine artistique ici, le terrain de jeu de la fiction. Un domaine où la liberté d'expression est supposée être à son summun, bien plus que dans la sphère du sérieux et de l'opinion!

Si la ministre St-Pierre pense sérieusement ce qu'elle a dit, elle va devoir exclure les romans policiers des bourses du Conseil des arts. Et les romans d'horreur aussi.

Bonne fête nationale à tous! Entre deux bières, prions pour que Saint-Jean nous protège des politiciens apeurés qui ont perdu tout sens des réalités.

Le blogue sera en pause jusqu'à mardi, pour cause de long congé... et de blogueuse qui a grand besoin d'une cuite pour supporter l'actuel climat politique! ;)

AJOUT
Bon, pis là on a des membres de la CLASSE qui ne veulent pas de l'argent recueilli pour eux par des humoristes, sous prétexte que ceux-ci font des blagues qui entretiennent les préjugés racistes, homophobes et sexistes!?!?! Euh... Dites, ce sont des humoristes, leur job, elle repose essentiellement sur l'usage des clichés!

Ok, j'vais oublier la bière pour la cuite en fin de semaine. Pour avaler ce qui se passe ces jours-ci, ça va prendre du fort.

jeudi 21 juin 2012

Western montréalais

Il y a quelques mois, je me suis mise à la recherche d’un bon roman de style western. Je l’ai cherché, évidemment, du côté des auteurs américains. Et quand j’ai arrêté de chercher, je l’ai finalement trouvé mon western littéraire, mais c’est de Montréal qu’il m’est parvenu. Le roman s’intitule Griffintown, de l’auteure Marie Hélène Poitras. Et c'est tout un bouquin!

Le jour se lève sur Griffintown après le temps de survivance, les mois de neige et de dormance.

Hommes et chevaux reprennent le chemin de l’écurie. L’hiver a eu raison de quelques-uns. Certains, comme John, reprennent le collier comme on renoue avec une mauvaise habitude. Pour d’autres, qui traînent plusieurs vies derrière eux, il s’agit souvent du cabaret de la dernière chance. Marie, la Rose au cou cassé, cherche quant à elle un boulot qui la rapprochera des chevaux. Elle ignore ce que lui réserve l’été, le dernier de Griffintown. Car tandis qu’une procession de désespérés défile vers le Far Ouest à la recherche d’une maigre pitance, la Mouche ourdit sa vengeance.

Histoire de meurtre, d’amour et d’envie dans un décor où tous les coups sont permis, Griffintown expose au grand jour l’intimité des cochers du Vieux-Montréal, ces cow-boys dans la ville. Un détournement habile, porté par une langue sensible et rude, du western spaghetti sauce urbaine.

Griffintown n’est pas un polar, malgré le meurtre, ni un roman contemporain, malgré le décor, ni même un roman réaliste, malgré la présence de ces cochers qu’on peut croiser tous les jours d’été dans le Vieux Montréal. Avec ce texte, on est plongé dans un habile mélange du vrai et de l’imaginé. C'est une « légende urbaine » au sens propre, mise en mot par un poète qui aurait traîné un temps ses bottes dans la boue et le crottin. Certains passages sont très lyriques, mais ils demeurent courts et mettent brillamment en relief la rudesse du sujet.  

Bref, une belle réussite! J’aurais voulu avoir écrit ce bouquin, mais je sais pertinemment que j’en aurais été incapable… à tout le moins pour le moment! ;)

Publié aux éditions Alto, ce livre ne fait que renforcer la réputation d’excellence de cette petite maison, qui nous avait déjà offert le délicieux Maleficium.

mercredi 20 juin 2012

Dépenses somptuaires

En tant que secrétaire, il m'arrive souvent de devoir organiser des réunions. La routine, partout où j'ai travaillé, est toujours la même : réserver une salle, préparer les documents, m'assurer qu'il y aura de l'eau et du café, commander un lunch auprès d'un traiteur si on insiste pour que la réunion chevauche l'heure du midi. Mais seulement si on insiste : ça revient cher vite la bouffe de traiteur et les budgets sont toujours serrés.

Et puis, un jour, alors que je procède selon ma routine, mon patron se met à faire des caprices. Ah non, pas cette salle-ci, elle a pas de fenêtre. Le café, est-ce que ce serait possible d'en avoir du meilleur que l'acide qu'on boit à l'année longue? Oh et la réunion est le matin, alors un plateau de viennoiseries, ce serait bien...

Je ne comprends plus rien. Depuis quand le café du bureau n'est pas suffisant pour une réunion? Pourquoi dépenser pour des viennoiseries? Les invités sont pauvres et n'auront pas déjeuner?

Réponse du patron : on reçoit un ministre.

Ah... Alors, que je lui demande, est-ce que tu veux que je dise à la femme de ménage de mettre du papier de toilette parfumé triple épaisseur dans les salles de bain?

Le patron me regarde avec l'air complète perdu.

Tsé, t'as beau le traiter comme la huitième merveille du monde, il va aller pisser comme tout le monde ton ministre. Alors tant qu'à y être...

J'ai pas gardé cette job-là longtemps. Mais elle m'a appris bien des choses au sujet de la gestion de nos fonds publics!

Addendum
Découverte matinale. Wow, la récidive s'en vient! ;)