mardi 22 juin 2021
Bouquins et confidences
vendredi 18 juin 2021
L'imperfection d'un café matinal
J'ai toujours aimé faire du camping et de la randonnée.
Surtout à cause d'un moment typique de ces activités de plein air : le café du matin, préparé sur le réchaud de camping et bu dans l'air encore froid, en pyjama, une veste sur les épaules, les mains frileuses serrées autour de la tasse.
C'est jamais un moment parfait, le café est souvent bouillant ou pas assez chaud, j'suis sale, y'a des moustiques, on entend les gens du terrain d'à côté qui font du bruit, j'ai mal partout parce que dormir sous la tente, ça reste toujours inconfortable ou alors parce que j'ai un peu exagéré la durée de la randonnée de la veille... mais peu importe, ce sont mes meilleurs souvenirs de camping. Le café goûte bon au grand air, dans le matin qui s'éveille.
Eh bien, depuis un mois maintenant, je renoue régulièrement avec ce plaisir... sans pourtant bouger de chez moi.
Il me suffit de faire comme mon lève-tôt d'amoureux et de sortir sur ma terrasse en pyjama avec ma tasse de café, à l'heure où ma banlieue est pas encore tout à fait réveillée. L'air est froid, ma veste est douce, le café est, contrairement à celui préparé sur le réchaud, toujours excellent. Les oiseaux chantent. Les voitures dorment encore. Mes palmiers dansent, la lavande embaume, les boîtes à fleurs me dissimulent aux regards.
J'suis encore embrumée de sommeil, parce que je ne serai jamais une lève-tôt, y'a parfois des moustiques ou un énervé à moto qui dérange tout le monde, mais c'est pas grave. Je savoure l'imperfection de ce moment parfait, de cet instant volé à la société qui dit qu'on devrait être productif dès le réveil, sauf en vacances, et s'habiller dès le saut du lit.
J'ai l'impression de réapprendre à respirer.
Je me demande un peu (beaucoup) pourquoi je n'ai jamais pensé à faire ça quand j'avais une maison et une cour arrière bien privée! O.o
(PS : Pour ceux qui auraient pas su, dans le dernier mois, j'ai développé un zona. O.o Probablement à cause de tout le stress des deux dernières années, qui retombe enfin. Les antiviraux et les antidouleurs et beaucoup de repos m'ont remise sur pieds, juste à temps pour mes "vacances" d'été avec la puce. Ouf!)
lundi 17 mai 2021
Histoire de terrasse
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| En attendant d'avoir de la visite, on en profite... ;) |
lundi 26 avril 2021
L'épée et la relique
Bon, ben, coudonc, on dirait que je suis partie pour enfiler les billets! Hihihihi!
Il y a quelques années, j'avais créé une histoire (L'épée et le templier) mettant en vedette une épée magique douée de raison. Dans les histoires de fantasy classiques, on appelle ce genre de lame des "épées intelligentes"... mais, bon, mon épée à moi, Dania, est un peu nouille.
Je ne pensais pas nécessairement en faire un personnage récurrent, mais ce fut très drôle d'écrire sa première aventure et j'ai donc décidé de récidiver, avec les encouragements de la République du Centaure. Pour lire ce second épisode (L'épée et la relique), c'est ici.
Et pour vous rafraîchir la mémoire (ou découvrir Dania), la première histoire est là.
mercredi 21 avril 2021
Congrès Boréal 2021 (et prix Aurora-Boréal)
lundi 19 avril 2021
De l'acceptation des manuscrits
Quand on rêve de devenir écrivain, on s'imagine recevoir un jour, par la poste ou par courriel (ou même par téléphone), un message disant "Nous avons lu votre texte avec intérêt et voulons le publier". Ça arrive. En tant que collaboratrice de revue et maintenant co-éditrice, j'en ai envoyé des courriels comme ça.
Sauf que, personnellement, je n'en ai jamais reçu!
J'ai deviné que ma première publication serait acceptée quand on m'a écrit "Ce texte est-il encore disponible?".
Par la suite, mes nouvelles étaient souvent reçues avec un "Ton texte a été envoyé à la direction littéraire, t'étonne pas si on te contacte" ou "J'ai juste une copie papier, est-ce que je pourrais avoir la version word?". (C'est le désavantage de bien connaître les équipes éditoriales des endroits où vous publier : on laisse tomber vite les formalités.) Mon premier roman, pas encore terminé, a quant à lui été accepté d'un "Tu l'écris, je le publie."
Mais, au cours des ans et des publications, ce qui m'a tenu le plus souvent lieu de message d'acceptation, c'est un courriel m'annonçant "Faudra changer le titre".
J'en ai ri, j'en ai grogné. Et puis, à la longue, j'ai accepté ma nullité titrale. J'éprouve même une certaine joie à entendre ces mots désormais. Surtout quand ils sont prononcés par un éditeur que j'admire et qu'ils couronnent cinq, ah non six maintenant, années de travail et d'attente!
Eh oui, mon roman policier devrait être (enfin) publié en 2022!!! (J'peux pas être plus précise pour le moment : le travail n'est pas terminé, rien n'est signé, tout peut changer, mais je voulais vous faire partager ma joie.)
Reste que bon... Faudra changer le titre. :p
vendredi 19 mars 2021
Où trouvez-vous vos idées?
Ah, cette question posée au moins une fois par mois à tous les écrivains du monde depuis la nuit des temps. Maudit que je l'ai haïs! Avec le temps, mes réponses ont varié :
circa 2008 : Partout!
vers 2012 : Nulle part!
en 2014 après mûre réflexion : Dans le choc inattendu d'éléments disparates.
au début de 2018 après trop d'animations scolaires : Je sais paaaaaaaaaas!
Rendue là, vous m'auriez dit que je m'ennuierais de me faire poser la question et je ne vous aurais pas crus. Mais nous voilà au début de 2021 et oui, j'aimerais bien qu'on me demande à nouveau où je trouve mes idées. Surtout parce que j'ai une nouvelle réponse :
Ailleurs que chez nous!
Sans farce, je viens de passer presque une année complète sans noter de nouvelles idées d'histoire. J'ai complété des textes, mais toujours basés sur d'anciennes idées. Ça m'angoisse un peu. Si le confinement continue, je vais clairement manquer de matériel...
Quelque part en 2040.
Ok, bon, je vais retourner travailler! :p


