mercredi 21 avril 2021

Congrès Boréal 2021 (et prix Aurora-Boréal)

C'est toujours pareil : je trouve matière à faire un billet de blogue, pour la première fois depuis quelques semaines, et puis, boum, le jour même ou le lendemain, voilà que je reçois des nouvelles nécessitant un second billet. Je trouve ça plate, parce qu'à chaque fois il me semble que j'ai l'air d'avoir repris un rythme de publication soutenu... mais c'est juste une illusion! Et j'aime pas décevoir mon public! hihihihihi!

Cela dit, bon, je viens de battre un record personnel cette année, alors je ne peux pas laisser passer ça. Voyez-vous, les finalistes des Prix Aurora-Boréal sont connus et me voilà en nomination dans TROIS catégories : meilleure nouvelle (Parler aux murs, Solaris #213), meilleur ouvrage connexe (Le Chasseur et aux noirceurs, éditions des Six Brumes) et meilleure fanédition (pour ce blogue!). Dans chaque catégorie, je suis en belle et bonne compagnie, mais ça ne m'empêche pas d'espérer. ;) 

Si vous voulez voter (pour moi... ou d'autres, hein ;) il vous faut d'abord payer ici votre cotisation de 10$ à la corporation SFSF Boréal (la gang qui organisent le prix et le congrès), voire dépenser 350$ pour devenir un personnage dans le prochain livre de Patrick Senécal ou de Chrystine Brouillet, puis aller là pour voter. (Oui, les Prix Boréal sont désormais en mode Star Académie : faut payer pour voter. Je vous promets de ne pas chanter la chanson-thème pour autant si je gagne! lololol!)

Les prix seront remis pendant le congrès Boréal, les 1er et 2 mai prochain, qui est en mode virtuel cette année, mais concentré sur une seule fin de semaine, comme un congrès traditionnel. Au programme : cinq tables rondes gratuites et une remise de prix, ainsi, probablement, qu'un paquet de conférences Zoom parallèles pour les gens qui se sont ennuyés les uns des autres et qui veulent reproduire l'effet "lemming" des sorties pour dîner pendant le congrès, la peur d'être refusés dans un resto en moins. 


Luc Dagenais, aka "l'amoureux", est l'un des invités d'honneur du congrès et participera à une table-ronde le dimanche à 14h sur le thème "Explorer les corps pour penser le futur" avec Chris Bergeron, Karoline Georges et François Vigneault. 

Pour ma part, c'est le samedi à 15h30 que vous pourrez m'entendre, en compagnie d'Élisabeth Vonarburg, J.D. Kurtness et Su Sokol, discuter de la manière de "Penser l'Après en science-fiction" afin de sortir de la dystopie pour aller vers des textes plus lumineux. J'ai hâte d'entendre ce que les autres auront à dire à ce sujet!

Bref, ça bouge dans le milieu de l'imaginaire à l'approche de notre rendez-vous annuel! Joignez-vous à nous si ça vous dit! 

lundi 19 avril 2021

De l'acceptation des manuscrits

Quand on rêve de devenir écrivain, on s'imagine recevoir un jour, par la poste ou par courriel (ou même par téléphone), un message disant "Nous avons lu votre texte avec intérêt et voulons le publier". Ça arrive. En tant que collaboratrice de revue et maintenant co-éditrice, j'en ai envoyé des courriels comme ça. 

Sauf que, personnellement, je n'en ai jamais reçu! 

J'ai deviné que ma première publication serait acceptée quand on m'a écrit "Ce texte est-il encore disponible?". 

Par la suite, mes nouvelles étaient souvent reçues avec un "Ton texte a été envoyé à la direction littéraire, t'étonne pas si on te contacte" ou "J'ai juste une copie papier, est-ce que je pourrais avoir la version word?". (C'est le désavantage de bien connaître les équipes éditoriales des endroits où vous publier : on laisse tomber vite les formalités.) Mon premier roman, pas encore terminé, a quant à lui été accepté d'un "Tu l'écris, je le publie."

Mais, au cours des ans et des publications, ce qui m'a tenu le plus souvent lieu de message d'acceptation, c'est un courriel m'annonçant "Faudra changer le titre".

J'en ai ri, j'en ai grogné. Et puis, à la longue, j'ai accepté ma nullité titrale. J'éprouve même une certaine joie à entendre ces mots désormais. Surtout quand ils sont prononcés par un éditeur que j'admire et qu'ils couronnent cinq, ah non six maintenant, années de travail et d'attente!

Eh oui, mon roman policier devrait être (enfin) publié en 2022!!! (J'peux pas être plus précise pour le moment : le travail n'est pas terminé, rien n'est signé, tout peut changer, mais je voulais vous faire partager ma joie.)

Reste que bon... Faudra changer le titre. :p 

vendredi 19 mars 2021

Où trouvez-vous vos idées?

 Ah, cette question posée au moins une fois par mois à tous les écrivains du monde depuis la nuit des temps. Maudit que je l'ai haïs! Avec le temps, mes réponses ont varié : 

circa 2008 :  Partout!

vers 2012 : Nulle part!

en 2014 après mûre réflexion : Dans le choc inattendu d'éléments disparates.

au début de 2018 après trop d'animations scolaires : Je sais paaaaaaaaaas!

Rendue là, vous m'auriez dit que je m'ennuierais de me faire poser la question et je ne vous aurais pas crus. Mais nous voilà au début de 2021 et oui, j'aimerais bien qu'on me demande à nouveau où je trouve mes idées. Surtout parce que j'ai une nouvelle réponse : 

Ailleurs que chez nous!

Sans farce, je viens de passer presque une année complète sans noter de nouvelles idées d'histoire. J'ai complété des textes, mais toujours basés sur d'anciennes idées. Ça m'angoisse un peu. Si le confinement continue, je vais clairement manquer de matériel... 

Quelque part en 2040. 

Ok, bon, je vais retourner travailler! :p 

jeudi 11 mars 2021

Tranche de vie (47)

Devoir me lever pour fermer les toiles qui entourent ma table de travail parce que le soleil tape trop dur. 

Remarquer que le printemps se pointe le nez dehors. Il est hâtif cette année, mais on s'en plaindra pas. 

Stresser parce que la direction littéraire que je voulais terminer avant la semaine de relâche n'est pas finie. 

Me féliciter quand même : j'ai bien travaillé aujourd'hui. Avancé la direction littéraire, mis de l'ordre dans mes paperasses, donné un atelier virtuel. 

Aller demander à l'amoureux s'il aurait envie de prendre l'air quelques minutes avant le retour de la puce. 

Ne pas trouver l'amoureux. Avoir un moment d'incrédulité : comment ai-je pu perdre mon chum dans notre 4 et demi?

Consulter mes messages "Parti à l'épicerie". 

Ressentir une grosse bouffée d'amour et de gratitude. J'suis en couple avec un homme qui réalise tout seul que le frigo est vide, que j'aurai pas le temps de faire les courses entre mon atelier et le retour de ma fille et qui prend l'initiave de s'en occuper. 

M'asseoir dix minutes dans une flaque de soleil pis reprendre mon souffle en ayant l'impression de tricher. 

Me rappeler que faudrait bien que je fasse un billet de blogue un moment donné. :p 

vendredi 12 février 2021

40 jours

J'ai toujours entendu dire qu'il fallait faire quelque chose pendant 21 jours pour se créer une habitude. 

Ben là, j'en suis à 40 jours de suite de yoga quotidien. 

Pis j'suis fière de moi! Je ne crois pas avoir jamais réussi à entretenir une telle constance. J'ai même réussi à habituer ma fille au fait qu'elle doit me laisser cette pause-là dans ma journée. Elle fait une ou deux postures avec moi, puis s'en va jouer et me laisse mon "temps avec moi-même". (Pis après quand je lui demande de faire une tâche ménagère je me fais répondre "Dans 10 minutes, là je prends un moment pour moi-même" mais, bon, ça c'est un autre dossier.)

Prochain objectif : 40 jours consécutifs de billets de blogue. 

Euh... ptêt pas! :p Avec le confinement, qui me prive d'anecdote sociale et m'engourdit la cervelle, je crois que je manquerais de matériel. 

40 jours consécutifs d'écriture quotidienne, ce serait sans doute plus réaliste. Je vois pas où je vais caser ça dans mes journées (mes tâches d'édition me bouffant l'essentiel de mon temps productif), mais je vais essayer de trouver un moyen. 

Je vous en donnerai des nouvelles! ;) 



jeudi 21 janvier 2021

L'arrière-monde, de la nouvelle au roman

Voilà quelques fois qu'on me demande, en atelier, à quel point l'arrière-monde d'une nouvelle peut être simplifié par rapport à celui d'un roman. À chaque fois, ma réponse surprend : il ne peut pas vraiment l'être. 

Nouvelle ou roman, vous devez situer une histoire et des personnages dans un univers. Cet univers doit donc être, pour vous, parfaitement clair et détaillé. 

Évidemment, contrairement à ce qui pourrait se passer durant un roman, la nouvelle ne vous donnera sans doute pas le temps de visiter tous les recoins de votre monde. Vous n'avez donc pas à en placer déjà toutes les villes et les sous-cultures au niveau micro. Mais il faut que les grandes lignes sociales, historiques, psychologiques, philosophiques, culturelles, religieuses, politiques, économiques, magiques (et/ou scientifiques) soient établies. Bref qu'au niveau global, macro, vous ayez créé votre univers. 

C'est uniquement de cette manière que vous pourrez donner, dans votre nouvelle, une impression de réalité cohérente et invitante.

Qu'est-ce que je veux dire par là? Évidemment, en 5000 mots, vous n'allez pas nous expliquer votre arrière-monde. Mais il suffit que votre personnage crache au sol en entendant le nom du roi d'Ebba, ce royaume rival situé derrière les montagnes, pour que le lecteur comprenne beaucoup. 

Si vous ne faites pas cet exercice (qui vaut autant pour la nouvelle que pour le roman), si vous ne prenez pas le temps de réfléchir à la globalité de votre monde, vous risquez d'écrire, au fil de la plume, des éléments qui ne s'articulent pas les uns aux autres. Comme des lois interdisant l'héritage des titres et des fortunes, mais un traité mariant la fille aînée du roi au chef du royaume voisin. Or, quelle valeur les mariages arrangés auraient-ils dans un monde où on n'hérite rien de ses parents?

Plus les années passent, plus j'en suis venue à penser que cette obligation de développer suffisamment l'arrière-monde explique pourquoi il s'écrit si peu de nouvelles de fantasy. En fantastique, vous partez de notre monde et vous ajoutez du surnaturel, dont vous établissez les règles. En science-fiction, vous partez de notre monde, vous avancez dans le temps et vous ajoutez une super-science dont vous établissez les règles. En fantasy, vous établissez un nouveau présent, vous le dotez d'un passé ET vous ajoutez du surnaturel, avec les règles associées. La somme de travail est phénoménale. Une fois que vous l'avez abattue, se contenter d'écrire une nouvelle dans cette univers-là peut sembler un gaspillage d'effort (sans compter la frustration de ne pas pouvoir expliquer tout votre univers en une seule histoire). 

Ma solution personnelle est d'écrire plusieurs histoires dotées du même arrière-monde, mais bon, j'avoue que c'est un peu de la triche! ;) (Et c'est pas payant, je devrais me mettre au roman! lol!)

Une fois votre arrière-monde bien détaillé, comment pourrez-vous l'évoquer dans vos histoires sans noyer le lecteur sous les info-dumps? J'ai déjà donné mes trucs pour vous aider à ce sujet-là. ;) 

... Dites, je me casse trop la tête ou ça se tient ce que je raconte?

dimanche 10 janvier 2021

Retour à la normale, disais-je...

 Dans mon idée d'une nouvelle normalité, j'avais présupposé, sans oser le dire, que je me remettrais à faire des billets de blogue plus réguliers. 

... 

Hum, ouais, bon, ma fille est même pas encore de retour à l'école, j'vais me donner une chance :p 

Déjà, j'ai donné un genre de structure à mes semaines. 

Notamment, j'ai arrêté de penser en terme de "semaine" et plutôt en cycle de 14 jours, puisque c'est sur ce rythme-là qu'on a basé la garde de la puce. L'an dernier, je prenais congé, comme tout le monde, les fins de semaine, que ma fille soit avec moi ou pas. Le problème? J'avais aussi tendance à prendre congé les mercredis, soit la journée où je n'avais pas à me lever pour m'occuper d'elle. Six jours de congé sur 14, c'était bien côté repos, mais pas très productif pour le boulot. (Avantage de travailleuse autonome : y'a juste mon compte de banque qui s'en plaignait).  

Là j'essaie une nouvelle formule : je me donne congé les mercredis, MAIS la fin de semaine où j'ai pas ma fille, je travaille. 

D'où ce billet de blogue un dimanche. 

Étape suivante : effectuer du travail payé. :p 

***

Parlant de travail payé : si vous êtes auteur.es aller lire le mémoire d'Annie Bacon sur les tarifs (misérables) de Culture à l'école, puis écrivez-lui pour le signer aussi!