lundi 15 août 2016

Retour sur mes réflexions mode

Il y a quelques mois, devant le désert post-apocalyptique qu'était devenue ma garde-robe, je me suis mise à lire des articles sur la mode et le stylisme.

Mon but : regarnir ladite garde-robe de manière organisée, à coût raisonnable.

Ma piste de solution : les garde-robes capsule dont parlaient tous les blogues de mode.

L'idée derrière les capsules, c'est que vous sélectionnez un certains nombres de vêtement (autour de 30) qui vont les uns avec les autres et vous les portez pendant toute une saison, puis à la saison suivante vous remisez une partie de ces items et les remplacez par des trucs plus appropriés au climat. Comme ça, en théorie, vous vous fatiguez moins vite de vos vêtements et vous avez toujours des garde-robes cohérentes (traduction : qui matchent!) sous la main.

Le problème? Il y en a deux : d'abord, les tendances. La mode actuelle a submergé les magasins avec des vestes de macramé, des imprimés d'ananas et des pantalons taille ulra-haute... sur une fille de 20 ans, ça a ptêt l'air vintage, mais sur moi ça fait juste matante, alors pas question d'inclure cela dans mes "capsules"! La solution? Magasiner sur plus longtemps, zieuter les collections des petits créateurs (pis brailler devant les prix) et, de manière générale, être patiente (même si c'est duuuur!).

L'autre problème, c'est la notion de "saison". Tant qu'à moi, la Dame-Nature québécoise est une maniaco-dépressive qui prend pas souvent ses pilules! (La première version de ce billet a été écrite le 16 mai et il neigeait!!!) Décider de remiser des vêtements parce que la saison appropriée est supposée être finie, c'est donc pas super pratique. J'ai donc plutôt décidé d'organiser mes vêtements en trois catégories : "été", "hiver" et "entre-deux", et de garder "l'entre-deux" (surtout composé de vestes décontractées genre cardigans légers et hoodies) constamment à portée de la main pour palier aux variations soudaines du climat.

Ayant, à peu près, contourné ces deux premières difficultés, j'ai suivi les conseils des planificatrices de capsules et sélectionné une palette de couleurs. Pfff! Ça a été la partie facile : voilà des années que je porte à peu près juste du noir, du bleu jeans, du rose et du vert. Je me suis rendue compte que je pouvais sans mal intégrer du gris, du blanc et quelques touches de corail sans avoir à remplacer tout ce que je possédais déjà.

Ensuite, j'ai analysé mes besoins. En gros, je passe un tiers du temps à travailler de chez moi, sans voir personne. Pour ces jours-là, j'ai besoin de vêtements confortables. Je me suis donc construit un "uniforme" à base de pantalons de yoga et tshirts/camisoles. Au printemps et en automne, j'y ajoute un cardigan bien mou et confortable, tandis qu'en hiver je remplace le haut léger par un gros chandail. (Vive la Ligue des Écrivains en Linge Mou!)

Un autre tiers de mon temps est pris par mes journées avec la puce, qui comprennent des jeux à quatre pattes dans le sous-sol, des sorties au parc ou des arrêts à la banque ou à la pharmacie. Ces jours-là, je troque les pantalons de yoga pour des jeans (parce que j'ai essayé, mais je ne suis pas à l'aise de sortir en public en pantalons de yoga!), mais pour le haut, ça reste pareil : camisoles/tshirt en été, vestes décontractée au besoin, gros chandail s'il fait vraiment frette.

Finalement, le dernier tiers de mes semaines se compose de salons du livre, animations scolaires, lancements, sorties en amoureux ou entres amis et autres occasions où il faut que je soigne un peu mon image. Pour ces occasions-là, j'opte pour un combo jeans/camisole avec un kimono ou une veste structurée pas trop classique ou alors une robe portée sur un legging ou un collant original et une veste. J'essaie de sélectionner des vêtements qui ont une petite touche ancienne ou asiatique, des trucs qui semblent venus d'ailleurs, quoi, et qui me donnent une allure très "artiste" (ça aide à minimiser mon syndrome de l'imposteur).

Tout ça n'est pas tout à fait au point (j'avais notamment essayé de m'acheter des tshirts avec des images geek, me disant que ce serait approprié pour les salons, mais avec la très très imposante poitrine que j'ai désormais, je ne peux pas m'empêcher de me sentir mal à l'aise quand les gens la fixent le temps de déchiffrer le dessin! O.o), mais l'approche s'est révélée fructueuse. Les derniers mois confirment que je peux parfaitement vivre durant une saison avec seulement 30 vêtements différents dans ma garde-robe (oui, oui, ça inclut même les vestes "entre-deux" et les souliers). Et même, ça me détend, parce que c'est tellement plus simple de m'habiller avec juste des vêtements que j'aime, qui me vont bien et qui sont adaptés à mes besoins!

Cela dit, j'suis bien contente d'avoir fini le gros de mes lectures! Les articles de mode, c'est vraiment pas mon intérêt principal! lol!

vendredi 12 août 2016

Aujourd'hui, j'achète un livre québécois

C'est le 12 août!

Aujourd'hui, ma puce a deux ans! :)

Et aujourd'hui, pour la troisième fois, c'est la journée "j'achète un livre québécois".

Alors ne vous demandez pas pourquoi le billet de blogue est minuscule : non seulement faut que j'aille magasiner des bouquins, mais en plus j'ai de la cuisine à faire pour la fête d'une certaine petite demoiselle! ;)

Pour votre part, si vous ne savez toujours pas quoi acheter, le troisième Hanaken devrait encore être en tablette dans les bonnes librairies! ;) Sinon, pourquoi ne pas être originaux cette année et vous abonner à une revue littéraire? Alibis, Solaris, Brins d'Éternité... c'est pas les choix qui manquent! En prime, vous pouvez le faire sans quitter votre domicile! :)

Bons achats! :D

mercredi 10 août 2016

Ma petite guerrière

Être parent, c'est parfois se retrouver, un samedi soir, couvert de vomi qui n'est pas le nôtre, assis par terre dans notre salon, en train de bercer doucement notre enfant qui hurle de douleur, respire avec peine et tousse avec un bruit d'aboiement, tout en lui chuchotant "Respire ma petite guerrière, respire ma cocotte d'amour, ça va passer".

Et le plus merveilleux dans tout ça? Du point de vue du bébé, c'est vrai que le mantra est efficace et que le malaise finit par passer.

Du point de vue des parents, ça aura pris du Tempra, l'air froid du congélateur, trois épisodes de vomissement dans le décolleté de maman (j'suis pas encore sûre que mon soutien-gorge s'en remettra), pis un appel au 811 résultant en une virée inutile à l'hôpital (merci à l'infirmière au triage qui nous a dit que le malaise respiratoire ayant réveillé la puce deux heures après son coucher était probablement juste une accumulation de sécrétions dans la gorge due à un rhume et qui ne nous a pas forcés à passer la nuit à l'urgence). Oh et beaucoup, beaucoup de sang-froid pour éviter la panique.

Tout est bien qui finit bien pour ma petite guerrière. Ses parents en auront été quittes pour une bonne frousse.

Et les amis qui soupaient chez nous n'ont pas pu finir leur vin! :p

lundi 8 août 2016

Les trolls Facebookiens, mignons mais gossants

Si vous faites partie de mes (trop nombreux) amis Facebook, vous avez peut-être remarqué que, sur ce réseau social à large diffusion, j'ai décidé de suivre le courant : je mets des photos de ma puce, des statuts cute concernant ma vie de maman et un peu d'auto-promotion quand mes livres sortent (ou quand les Six Brumes font une prévente).

Je ne fais plus de statuts qui parlent d'écriture, posent des questions importantes, relaient des opinions politiques ou contiennent, d'une manière ou d'une autre, un peu de substance.

Pourquoi?

Parce que je suis tannée, écoeurée, pu capable des trolls!

Le troll Facebookien a ceci de particulier qu'il est plus poli et pondéré que le troll anonyme qui hante parfois les blogues (et que je modère sans modération me gêner!). Disons qu'il tient plus du troll-jouet avec cheveux couleurs néon que du troll-donjons-et-dragons-esque qu'il faut éliminer rapidement à grands coups d'acide et d'épée magique. Cela dit, son côté (vaguement) mignon ne le rend pas moins énervant. Selon mes observations, il se présente sous diverses aspects :

- Celui qui n'a pas lu le statut et répond à côté du sujet, mais avec autorité. (Genre on se plaint d'une réviseure pinailleuse et il nous vante les mérites de l'autoédition.)

- Celui qui ne comprend pas ce dont on parle, mais répond quand même. (Par exemple quand on demande des suggestions de roman de fantasy et qu'il offre son livre relevant du fantastique.)

- Celui qui a quelque chose à vendre. (Ta fille fait des dents? Il a justement publié une série d'albums jeunesse sur la question. Ainsi qu'une trilogie policière avec le mot "dents" dans le titre. Et il te donne le lien vers le site où tu peux acheter ces mer...veilles.)

- Celui qui a trouvé la lumière et qui veut la partager. (Tu parles du fait que tu as mal dormi et il te suggère de couper les produits laitiers, les protéines bovines, les glucides, les lipides, pis de vérifier la qualité de ton air et de ton eau.)

- Celui qui n'a pas lu les 37 commentaires qui précèdent le sien (Et fait donc une remarque qui a déjà été dite, au risque de repartir la discussion avec l'un des types de trolls déjà nommés!)

Dans tous les cas, il me semble que leur répondre demande beaucoup trop d'énergie étant donné que, d'une fois à l'autre, ils n'apprennent pas! Oh, je pourrais sans doute tous les enlever de ma liste "d'amis", mais comme il y en a qui font partie de ma famille (pas proche, je vous rassure), ça risquerait de donner lieu à d'autres situations délicates et encore de l'énergie dépensée en vain.

Est-ce que je suis la seule qui ressent une petite (grosse) fatigue à l'égard des trolls de diverses natures? Est-ce que vous en connaissez d'autres types? Est-ce que vous avez découvert un royaume virtuel dépourvu de trolls?

vendredi 5 août 2016

Joindre l'utile à l'utile

Je ne vais pas vous conter d'histoires : entre ma job de maman et celle d'écrivaine, mettons que je n'ai pas des tonnes de temps (ni d'énergie, ni de motivation, etc) pour m'entraîner.

Alors, devant l'état de délabrement de ma forme physique, depuis quelques semaines, j'essaie de joindre l'utile à l'utile.

Environ deux matin sur trois, je vais porter ma puce à la garderie en poussette. Et comme ma fille aime de moins en moins se promener de cette manière (elle veut marcher "tute seule") pour éviter les crises, faut que le trajet se fasse vite. À la course, quoi.

Mine de rien, pousser une cocotte d'environ trente livres, plus une énorme poussette Baby Jogger tout terrain modèle "j'ai un garage facque le poids du bolide m'importait peu", c'est demandant. (Selon mon moniteur cardiaque, ça suffit pour amener mon pouls à 50% de ma fréquence cardiaque maximale, soit dans la zone "effort léger"). Le faire en courant, c'est digne d'un exercice de Cross Fit!!! (Mettons que j'atteins le 70% d'effort cardio vasculaire, la zone "entraînement", en un rien de temps!)

En plus, la garderie n'est pas exactement à côté de chez moi. Temps demandé pour un aller-retour à la course : 40 minutes. Avant le déjeuner et le premier café, mettons que ça vous part une journée en grand! (Ou ça vous achève).

Après quelques matins de torture à ce régime, je me suis dit que c'est bien beau d'améliorer mon cardio avec un peu de course, mais qu'un peu de musculation, ce ne serait pas mauvais pour ma posture et ptêt que je pourrais faire disparaître mes restes de bedon de grossesse (ouais, comme si ma mère n'avait pas essayé sans succès pendant 25 ans de venir à bout du sien).

J'ai donc troqué mon fidèle sofa mou ou ma chaise de bureau pour un gros ballon d'exercice qui me sert de siège. Désormais, quand j'écris, c'est en travaillant ma posture et mes stabilisateurs profonds.

Je ne sais pas combien de temps je vais tenir ce régime (j'suis honnêtement déjà plutôt fatiguée des courses matinales avec la poussette), mais en attendant que je me tanne, si jamais vous trouvez que mes personnages se préoccupent beaucoup d'essoufflement, d'équilibre, de douleurs au dos ou de l'état de leurs muscles abdominaux, vous saurez pourquoi! :p

mercredi 3 août 2016

Comment un personnage surprend-il son écrivain?

Dernièrement, un ami a dit que, tandis qu'il écrivait, ses personnages l'avaient surpris et, n'en faisant qu'à leur tête, avaient entraîné l'histoire dans une direction non prévue.

Il y a eu plusieurs réactions à cette affirmation. Mais la réaction qui m'a fait sourire fut celle d'une visiblement-pas-écrivaine qui s'est exclamée : "Hein?!? Les personnages ont une vie propre?!?"

Ce n'est pas la première fois que je suis témoin d'une incompréhension du genre. Faut dire que certains écrivains ont une manière de s'exprimer qui flirte avec le mysticisme (ou la schizophrénie!).

Pour ceux que ça intriguerait, quand un écrivain dit que son personnage l'a "surpris" ou qu'il "n'en fait qu'à sa tête", cela signifie généralement que, arrivé à un point du récit, l'auteur se rend compte que les actions et réactions qu'il avait prévues pour le personnage ne cadrent pas avec les événements, actions et réactions déjà écrites.

C'est souvent un indice que l'auteur, en gribouillant son plan, avait oublié de penser aux motivations de son personnage ou à l'impact que les événements racontés auraient sur toute personne normale. Par contre, comme il a fait un bon boulot en cours de route et qu'il a défini petit à petit la psychée de son personnage, il finit par se retrouver dans une situation où la vraisemblance exige de sa "créature" une action/réaction qui contrarie les plans initiaux.

C'est des choses qui arrivent!

Et je crois que c'est bon signe : ça veut dire que l'auteur a assez de compétence pour créer un personnage cohérent et assez d'honnêteté pour ne pas forcer ledit personnage à entrer dans un moule qui ne lui convient plus.

Par contre, ça veut également dire que l'auteur a ptêt oublié de s'interroger sur les motivations de son personnage et son évolution psychologique avant de commencer à écrire...

Remarquez, plusieurs auteurs ont réagi au commentaire de mon ami en disant qu'ils détestaient écrire "avec des personnages formatés" et que les créations qui font ce qu'elles veulent avec le plan, qui n'est d'ailleurs pas obligatoire, y'a que ça de vrai.

Pour moi il y a un monde entre "apprendre à connaître ses personnages avant de commencer à écrire" et "les formater de toute pièce pour qu'ils servent nos désirs", mais bon, chacun a sa vision des choses et sa méthode favorite. Vous préférez laquelle, vous?

lundi 1 août 2016

McKibbins' Club

En 2011, à l'occasion d'un Congrès Boréal, on ne savait plus trop où aller manger (je ne sais même plus si c'était pour souper ou pour dîner, ni qui était avec moi, sauf Philippe-Aubert!). J'avais proposé un pub irlandais situé pas loin et que je connaissais de longue date (par des visites familiales, puis pour avoir travaillé quasiment à côté), le McKibbins. On y avait mangé, on s'était amusés...

En 2013 (parce que pour ceux qui ne le savent pas, les congrès alternent le plus souvent entre Montréal et Québec), Philippe-Aubert Côté avait suggéré qu'on retourne dans "mon pub irlandais où ça parlait juste anglais et où les toilettes sont identifiées en gaélique". On avait ramassé du monde, on avait bien mangé, bu et jasé...

Et sans le savoir, une tradition était née. En 2014, à Québec, on s'est éparpillés un peu, mais en 2015, de retour à Montréal, on ne s'est même pas posé la question. Quand l'heure du dîner est arrivée, on a été une gang à prendre la direction du McKibbins.

Le McKibbins' Club était désormais une réalité! (Le nom est une idée de Pascale Raud, que j'adopte sans vergogne). Les membres sont variables (puisque la méthode pour sortir dîner lors d'un Boréal tient d'une migration de lemmings, avec des groupes qui se forment et se défont en cours de trajet), mais l'intention, elle, est constante d'une année à l'autre : jaser d'écriture, de ce qu'on fait, de ce qu'on vit, de ce qu'on veut faire, entre nous "les jeunes" (enfin, les trente-euh... quarante-euh...moins-de-cinquante-naires), dans une ambiance relaxante, ouvertement, sans pression, sans compétition, sans essayer de vendre quelque chose ou de maquiller nos images, en buvant (beaucoup) de bière. Et on n'a même pas à craindre que la table d'à côté écoute nos conversations, puisque tout le monde parle anglais (faut voir le bon côté des choses! ;).

Je ne sais pas pour les autres, mais pour moi, ces rencontres sont une source d'énergie et de motivation pour les mois suivants. Ce qui manque le plus à l'écrivain, je trouve, c'est les conversations de machine à café avec ses collègues (que tous les employés de bureau prennent pour acquis, au point de ne plus les remarquer). Avec ce club qui n'en est pas vraiment un, on se fait, environ une fois par an, une machine à café bien concentrée! ;)

Cette année, le congrès s'était déplacé à Mont-Laurier et plusieurs des "jeunes" n'ont pas pu s'y déplacer. Il y a un mois, Isa a donc décidé de réunir le McKibbins' Club dans son "quartier général" le temps d'une soirée. Douze amis ont répondu à l'appel (et Dave a même amené sa famille au complet!)

Et pour une fois, il faisait assez chaud pour profiter de la terrasse! :)