Samedi, je serai au Salon du livre de Québec pour signer des Hanaken de 11h à 13h et de 17h à 20h.
Si ça vous tente de me voir, c'est l'occasion de passer me faire un coucou.
Parce que ce sera mon dernier salon d'ici... un moment donné! ;)
J'ai plusieurs projets de romans en cours, mais rien d'achevé, rien de signé, donc aucune date de parution en vue. Je suppose que si tout va bien, l'un d'eux sortira fin 2017 ou alors en 2018. Je reprendrai alors la tournée des salons.
Il y a eu une époque où disparaître du circuit comme ça pendant un an ou deux m'aurait beaucoup angoissée.
Là j'ai surtout peur de m'ennuyer de la gang.
Mais je vais vous avouer que ça va grandement simplifier ma vie. Partir de la maison sans ma puce d'à peine un an, mettons que ça a demandé beaucoup d'organisation. Dans un an ou deux, ça devrait être pas mal plus simple de quitter la maison pour quelques jours.
Cela dit, j'suis contente d'avoir pris le temps de faire les salons cette année. Les répits-sans-bébé m'ont fait le plus grand bien. :)
Et je vais espérer que ça aura une influence positive sur le montant de mon chèque de droits d'auteur! ;)
mercredi 13 avril 2016
lundi 11 avril 2016
La parentalité change-t-elle l'écriture?
Certains parents-écrivains m'avaient dit "Tu vas voir, une fois maman, tu n'écriras plus de la même manière. Y'a des affaires horribles que tu ne voudras plus raconter. Surtout si ça touche les enfants."
À l'époque, ça m'avait déstabilisée et inquiétée. La maternité allait-elle m'empêcher du jour au lendemain d'exploiter mes thématiques préférées, les conflits humains et les noirceurs de l'âme? Allais-je devenir l'une de ces écrivaines qui trouvent toujours une raison pour éviter aux enfants d'être des victimes collatérales des évenements?
Je m'étais juré que ce ne serait pas le cas.
Finalement, je me connais pas mal bien. Non, je n'ai pas l'impression que la maternité a changé mon écriture. En tout cas, elle ne m'empêche pas d'écrire des trucs horribles et noirs, ni de brasser solidement mes personnages sous le prétexte qu'ils sont des enfants.
La seule différence, c'est que maintenant, des fois, je braille en écrivant! O_o
Gênant, mais pas trop handicapant... :p
Et vous, la parentalité ou la non-parentalité vous donne-t-elle l'impression d'influencer votre écriture?
À l'époque, ça m'avait déstabilisée et inquiétée. La maternité allait-elle m'empêcher du jour au lendemain d'exploiter mes thématiques préférées, les conflits humains et les noirceurs de l'âme? Allais-je devenir l'une de ces écrivaines qui trouvent toujours une raison pour éviter aux enfants d'être des victimes collatérales des évenements?
Je m'étais juré que ce ne serait pas le cas.
Finalement, je me connais pas mal bien. Non, je n'ai pas l'impression que la maternité a changé mon écriture. En tout cas, elle ne m'empêche pas d'écrire des trucs horribles et noirs, ni de brasser solidement mes personnages sous le prétexte qu'ils sont des enfants.
La seule différence, c'est que maintenant, des fois, je braille en écrivant! O_o
Gênant, mais pas trop handicapant... :p
Et vous, la parentalité ou la non-parentalité vous donne-t-elle l'impression d'influencer votre écriture?
mercredi 6 avril 2016
Tranche de vie (12)
Ma puce est à la garderie. Je suis installée sur mon divan avec mon portable. Et j'écris comme une possédée (j'ai toujours pas fini l'interminable liste de trucs prévus dans mon échéancier).
Mon chum entre dans la maison. Hein, quoi? Il ne peut pas être déjà 16h30?!? J'ai pas dîné! Me suis pas entraînée! J'ai même pas pris ma douche! J'ai pas assez écrit! Coup d'œil à l'horloge. Ah non, il est juste midi trente.
Moi - Euh... t'as déjà fini ta journée?
Lui - Non, je vais travailler de la maison, j'ai un rendez-vous chez le doc cet après-midi.
Moi- Ah oui, c'est vrai...
Et me voilà repartie dans ma bulle. Mon chum se fait à dîner. S'installe sur le sofa. Regarde la télé en mangeant.
Plus tard, je lève la tête. Ah tiens, il n'est plus à côté de moi. Coup d'œil à l'horloge. 13h30. Ouais, faudrait ptêt que je dîne... Je vais juste finir ce paragraphe.
Mon chum redescend du bureau (où il était allé travailler).
Lui - Je m'en vais à mon rendez-vous. As-tu fait le lavage?
Moi - Euh...
Non. Pis j'ai pas dîné non plus. Pis il est 14h30. Mon chum part. Je pourrais ptêt juste finir ma scène et...
C'est ainsi que je me suis retrouvée à manger mon dîner tout en faisant du lavage et en cuisinant mon souper. Les cheveux mouillés. Sans m'être entraînée.
Mais avec la satisfaction du texte qui a bien avancé.
J'aime ma vie! ;) Et vous?
Mon chum entre dans la maison. Hein, quoi? Il ne peut pas être déjà 16h30?!? J'ai pas dîné! Me suis pas entraînée! J'ai même pas pris ma douche! J'ai pas assez écrit! Coup d'œil à l'horloge. Ah non, il est juste midi trente.
Moi - Euh... t'as déjà fini ta journée?
Lui - Non, je vais travailler de la maison, j'ai un rendez-vous chez le doc cet après-midi.
Moi- Ah oui, c'est vrai...
Et me voilà repartie dans ma bulle. Mon chum se fait à dîner. S'installe sur le sofa. Regarde la télé en mangeant.
Plus tard, je lève la tête. Ah tiens, il n'est plus à côté de moi. Coup d'œil à l'horloge. 13h30. Ouais, faudrait ptêt que je dîne... Je vais juste finir ce paragraphe.
Mon chum redescend du bureau (où il était allé travailler).
Lui - Je m'en vais à mon rendez-vous. As-tu fait le lavage?
Moi - Euh...
Non. Pis j'ai pas dîné non plus. Pis il est 14h30. Mon chum part. Je pourrais ptêt juste finir ma scène et...
C'est ainsi que je me suis retrouvée à manger mon dîner tout en faisant du lavage et en cuisinant mon souper. Les cheveux mouillés. Sans m'être entraînée.
Mais avec la satisfaction du texte qui a bien avancé.
J'aime ma vie! ;) Et vous?
lundi 4 avril 2016
La phrase qui oriente la réécriture
Dans "Écrivain, mémoire d'un métier", Stephen King dit que vous devriez être capable de résumer l'essence de votre texte en une seule phrase.
À l'époque où j'ai lu ça, ça m'avait semblé niaiseux. N'importe qui peut, avec un peu d'esprit de synthèse, résumer n'importe quel texte en une seule phrase! (Vous parlez à une fille qui a fait un nombre incalculable de fiches de lecture durant ses études universitaires, d'où ma vision un peu biaisée).
Mais depuis que j'ai commencé à donner des ateliers d'écriture et à faire un peu de direction littéraire, j'ai compris la sagesse de ce conseil.
Premièrement, je fais désormais la différence entre "le texte" et "l'essence du texte". Résumer le texte, c'est résumer les actions qui s'y retrouvent. Cerner l'essence du texte, c'est mettre le doigt sur ce qui dépasse le particulier du texte et permet, en faisant appel à des émotions plus généralement partagées, de toucher le lecteur (bref, ce sont les conflits intérieurs ou les évolutions des personnages). Le problème? Cette essence n'est pas toujours présente. Ou à tout le moins, pas toujours visible.
Dernièrement, j'ai donc acquis un nouveau réflexe quand je lis un texte. Celui de demander à l'auteur : "Qu'est-ce tu me racontes exactement avec cette histoire? Dis-moi ça en une phrase."
(Excusez la taille du cliché dans l'exemple qui suit).
Et là, si l'auteur se perd en détails, en description de la quête des huit parties de l'épée des héros de jadis, j'essaie de le remettre sur les rails. "Ok, mais qu'est-ce qui motive les personnages, quel est l'enjeu?"
Encore là, l'auteur risque de s'égarer, de me raconter les motifs de l'un, qui a perdu ses parents, de l'autre qui veut marier la princesse... Des raisons extérieures, particulières à chacun. Je ne lâche pas mon bout, je veux une réponse vaste, englobante.
Quand l'auteur finit par balbutier "C'est l'histoire de quatre personnages qui partent en quête d'une épée capable de sauver leur monde et qui découvrent, en cours de route, que ce n'est pas l'épée qui permettra le sauvetage, mais plutôt leur capacité à s'entraider", là, enfin, on tient le bon filon.
Le bon filon pour quoi? Pour la réécriture!
Une fois qu'on a réussi à résumer en une seule phrase l'essence du texte, je crois qu'on peut réécrire beaucoup plus efficacement. La phrase-résumé devient le guide qui permet repérer ce qui est important ou pas, ce qu'on doit mettre en lumière et ce qu'on doit cacher.
Enfin, à date c'est la méthode que j'applique. Qu'est-ce que vous en pensez?
À l'époque où j'ai lu ça, ça m'avait semblé niaiseux. N'importe qui peut, avec un peu d'esprit de synthèse, résumer n'importe quel texte en une seule phrase! (Vous parlez à une fille qui a fait un nombre incalculable de fiches de lecture durant ses études universitaires, d'où ma vision un peu biaisée).
Mais depuis que j'ai commencé à donner des ateliers d'écriture et à faire un peu de direction littéraire, j'ai compris la sagesse de ce conseil.
Premièrement, je fais désormais la différence entre "le texte" et "l'essence du texte". Résumer le texte, c'est résumer les actions qui s'y retrouvent. Cerner l'essence du texte, c'est mettre le doigt sur ce qui dépasse le particulier du texte et permet, en faisant appel à des émotions plus généralement partagées, de toucher le lecteur (bref, ce sont les conflits intérieurs ou les évolutions des personnages). Le problème? Cette essence n'est pas toujours présente. Ou à tout le moins, pas toujours visible.
Dernièrement, j'ai donc acquis un nouveau réflexe quand je lis un texte. Celui de demander à l'auteur : "Qu'est-ce tu me racontes exactement avec cette histoire? Dis-moi ça en une phrase."
(Excusez la taille du cliché dans l'exemple qui suit).
Et là, si l'auteur se perd en détails, en description de la quête des huit parties de l'épée des héros de jadis, j'essaie de le remettre sur les rails. "Ok, mais qu'est-ce qui motive les personnages, quel est l'enjeu?"
Encore là, l'auteur risque de s'égarer, de me raconter les motifs de l'un, qui a perdu ses parents, de l'autre qui veut marier la princesse... Des raisons extérieures, particulières à chacun. Je ne lâche pas mon bout, je veux une réponse vaste, englobante.
Quand l'auteur finit par balbutier "C'est l'histoire de quatre personnages qui partent en quête d'une épée capable de sauver leur monde et qui découvrent, en cours de route, que ce n'est pas l'épée qui permettra le sauvetage, mais plutôt leur capacité à s'entraider", là, enfin, on tient le bon filon.
Le bon filon pour quoi? Pour la réécriture!
Une fois qu'on a réussi à résumer en une seule phrase l'essence du texte, je crois qu'on peut réécrire beaucoup plus efficacement. La phrase-résumé devient le guide qui permet repérer ce qui est important ou pas, ce qu'on doit mettre en lumière et ce qu'on doit cacher.
Enfin, à date c'est la méthode que j'applique. Qu'est-ce que vous en pensez?
jeudi 31 mars 2016
Ce que j'aime moins de la garderie
Hier, je disais donc que j'aime bien la garderie.
Non seulement elle me permet d'écrire, mais ma puce est bien heureuse de socialiser. En plus, la fréquentation d'autres enfants (et l'éloignement d'avec maman) l'a rendue beaucoup plus indépendante. Elle verbalise davantage ses besoins et adore mettre ses bottes toute seule ou lancer ses vêtements sales dans le panier (elle aime aussi lancer sa nourriture, mais ça c'est un autre dossier...).
Cependant, ce que j'aime moins de la garderie, c'est les microbes qu'elle en ramène.
C'est pas mêlant, dans le dernier mois mon chum a pogné le pied-main-bouche (sous la variante "ulcères douloureux à la grandeur de la bouche") et une otite carabinée.
Ma puce? Oh, il lui en faut plus que ça pour être affectée! ;)
(J'ai un bon système immunitaire et, merci aux dieux, ma fille semble en avoir hérité!)
Non seulement elle me permet d'écrire, mais ma puce est bien heureuse de socialiser. En plus, la fréquentation d'autres enfants (et l'éloignement d'avec maman) l'a rendue beaucoup plus indépendante. Elle verbalise davantage ses besoins et adore mettre ses bottes toute seule ou lancer ses vêtements sales dans le panier (elle aime aussi lancer sa nourriture, mais ça c'est un autre dossier...).
Cependant, ce que j'aime moins de la garderie, c'est les microbes qu'elle en ramène.
C'est pas mêlant, dans le dernier mois mon chum a pogné le pied-main-bouche (sous la variante "ulcères douloureux à la grandeur de la bouche") et une otite carabinée.
Ma puce? Oh, il lui en faut plus que ça pour être affectée! ;)
(J'ai un bon système immunitaire et, merci aux dieux, ma fille semble en avoir hérité!)
mercredi 30 mars 2016
Enfin!!!
Étant donné notre horaire de garderie un peu particulier (lundi, mercredi, vendredi), le "congé" de Pâques vient de me faire passer une semaine complète avec ma puce.
Une semaine à éviter qu'elle ne se fracture le crâne en tombant des meubles sur lesquels elle a découvert qu'elle pouvait grimper.
Une semaine de crises de bacon (oui, c'est commencé) à chaque fois qu'il fallait la changer de couche, la moucher ou la contrarier d'une quelconque manière.
Et, surtout, une semaine sans écrire!!!
Ce matin, j'avais plutôt hâte de l'envoyer à la garderie! lol! Et à l'entendre chantonner avec enthousiasme le nom de son éducatrice, la hâte était partagée.
Constatation : ma fille et moi aimons beaucoup la garderie! :p
Une semaine à éviter qu'elle ne se fracture le crâne en tombant des meubles sur lesquels elle a découvert qu'elle pouvait grimper.
Une semaine de crises de bacon (oui, c'est commencé) à chaque fois qu'il fallait la changer de couche, la moucher ou la contrarier d'une quelconque manière.
Et, surtout, une semaine sans écrire!!!
Ce matin, j'avais plutôt hâte de l'envoyer à la garderie! lol! Et à l'entendre chantonner avec enthousiasme le nom de son éducatrice, la hâte était partagée.
Constatation : ma fille et moi aimons beaucoup la garderie! :p
lundi 28 mars 2016
L'antidote à la surconsommation
Quand mon laptop a commencé à faire des siennes, j'ai poussé les hauts cris. Ça ne se pouvait pas! Il était neuf!
Puis j'ai réfléchi. Je l'avais acheté juste avant de tomber enceinte de ma puce. Comme elle a 19 mois, cela lui faisait donc.. 19 mois plus 9... Euh, deux ans et demi.
Bon, pas exactement une antiquité (mon laptop précédent, ma fidèle Bibitte, ayant duré 4 ans et demi), mais pas non plus l'appareil neuf que je m'étais imaginé.
Quelques jours plus tard, on jasait de jiu-jitsu avec une amie (Prospéryne pour ne pas la nommer) et on s'est rendus compte qu'on pratiquait cet art martial (notre second art martial, notre "art martial tout neuf") depuis... 8 ou 9 ans.
Sachant que la surconsommation est souvent motivée par le désir (nourri à coup de pubs) de nouveauté, j'en viens à la conclusion que mon peu de conscience du temps qui passe est l'antidote parfait!
Est-ce que vous êtes comme ça vous aussi? Avez-vous tendance à oublier l'âge des objets ou à perdre de vue le temps qui passe?
Puis j'ai réfléchi. Je l'avais acheté juste avant de tomber enceinte de ma puce. Comme elle a 19 mois, cela lui faisait donc.. 19 mois plus 9... Euh, deux ans et demi.
Bon, pas exactement une antiquité (mon laptop précédent, ma fidèle Bibitte, ayant duré 4 ans et demi), mais pas non plus l'appareil neuf que je m'étais imaginé.
Quelques jours plus tard, on jasait de jiu-jitsu avec une amie (Prospéryne pour ne pas la nommer) et on s'est rendus compte qu'on pratiquait cet art martial (notre second art martial, notre "art martial tout neuf") depuis... 8 ou 9 ans.
Sachant que la surconsommation est souvent motivée par le désir (nourri à coup de pubs) de nouveauté, j'en viens à la conclusion que mon peu de conscience du temps qui passe est l'antidote parfait!
Est-ce que vous êtes comme ça vous aussi? Avez-vous tendance à oublier l'âge des objets ou à perdre de vue le temps qui passe?
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