dimanche 9 mai 2010

Retour sur le UFC 113... et sur le reportage radio!

Wow! Quand j'ai dit que je passerais à la radio, je m'attendais à prononcer une phrase ou deux... Ben non. Le journaliste m'a donné presque 5 minutes de temps d'antenne et je suis très fière des propos que j'y tiens. Pour les entendre, suivez le lien. J'apparais vers la 5e minute du reportage. Si vous utilisez la fonction "extraire la console" (en haut à droite), vous aurez accès au minutage. Le reportage sur les MMA commence à la 27e minute de l'émission et je fais mon entrée à la 33e minute (bon, on me dit diplômée de littérature, mais c'est pas grave). Si vous avez le temps, le reportage tout entier est excellent. Le journaliste, Maxime Coutie, présente le point de vue d'un peu tout le monde (groupies, fans, arbitres, combattants) d'une façon très articulée et sans préjugé. Du beau travail.

Pour ce qui est du gala d'hier soir, il ne passera certainement pas à l'histoire comme l'un des meilleurs de la UFC! Les quatre canadiens se sont fait respectivement casser une jambe (Jason MacDonald), vaincre à cause d'une erreur stratégique (Patrick Côté), mettre KO (Jonathan Goulet) et imposer une défaite par décision alors que la victoire par TKO aurait été à sa portée si seulement il avait attaqué pendant une minute de plus (Sam Stout). Bref, soirée noire pour le Canada.

Ensuite, on a eu droit à Kimbo Slice. Bon, dans le jargon du milieu, on parle souvent de patates et de jambons. La patate, c'est l'adversaire qui paraît bien ou qui a un nom légendaire, mais qui est facile à vaincre et qu'on donne à un combattant pour nourrir son palmarès. Le jambon, c'est l'adversaire qui ne paraît même pas bien, parce qu'il a pas de technique et qu'il fait juste se débattre comme un cochon qui a peur de l'abattoir, et qui sert là encore à nourrir un palmarès (souvent celui des patates). Pour Kimbo Slice, faut inventer une nouvelle catégorie. Je suggère le coke diet : ça a un nom bien connu, mais absolument rien de nourrissant pour personne. Son adversaire, lui, était un jambon. Le combat résultant a été le plus pathétique que j'aie vu dans la UFC. J'espère que c'est la dernière fois qu'on va nous imposer ça.

Le deuxième combat en importance de la soirée opposait Josh Koscheck (un spécialiste de lutte) et Paul Daley (plutôt un boxeur). Les deux gars se battaient pour une chance d'aller affronter Georges St-Pierre (contre lequel Koscheck a déjà perdu). Résultat des courses : Koscheck a gagné en amenant son adversaire au sol et en l'immobilisant là... et en faisant semblant qu'il a reçu un coup de genou illégal à la tête. C'est pas la première fois que je le soupçonnais de faker, mais là c'était clair sur la reprise vidéo. Daley, pas plus brillant ni sportif et frustré d'avoir passé le combat sur son dos comme une tortue pas capable de se retourner, a donné un coup de poing dans la figure de Koscheck une fois le combat fini. Si le reportage de Radio-Canada avait une chance d'avoir réhabilité un peu le MMA, Daley à lui tout seul vient de le faire replonger. Heureusement, la UFC vient de le mettre à la porte.

Bref, ce fut un combat entre deux hommes sans éthique. C'est ça qu'on offre comme adversaire à St-Pierre. Pfffff. Je le plains. J'espère juste qu'il va finir le combat vite, histoire que Koscheck n'ait pas le temps de faker.

Heureusement, le combat principal a racheté le reste du gala. Mauricio Shogun Rua affrontait à nouveau Lyoto Machida, champion en titre. La dernière fois, Shogun avait réussi à neutraliser son adversaire, mais pas vraiment à le vaincre. Je me disais qu'il devrait arriver avec une stratégie différente cette fois-ci s'il voulait vaincre et que, s'il ne le faisait pas, Machida gagnerait à nouveau. Au début du combat, les deux hommes avaient l'air extrêmement nerveux. Dès la cloche, ils ont lancé l'action. Machida contre-attaquait plus agressivement que lors du combat précédent et il a placé quelques très bons coups à Shogun, l'amenant même au sol pour éviter ses coups de pied aux jambes.

Cependant, Shogun se battait exactement comme ce qu'il était : un gars qui n'avait rien à perdre. Il ne s'est pas laissé immobilisé au sol, il s'est relevé et il s'est remis à travailler Machida aux jambes, pressant toujours l'action, ne laissant pas le champion s'éloigner suffisamment pour voir venir les attaques et placer tranquillement ses contre-attaques comme il le fait habituellement. Ça a fini par payer : un crochet de Shogun a touché Machida à la tempe. Il est tombé au sol. Shogun l'y a suivi et a enchaîné quelques coups qui ont fait perdre conscience à Machida. Extrêmement sportif, Shogun, malgré l'adrénaline, a vu Machida devenir tout mou et a arrêté de frapper avant même que l'arbitre n'intervienne.

La UFC a donc un nouveau champion lourd léger. Shogun vient d'infliger à Machida sa première défaite en carrière, ainsi que son premier KO. Pour moi, il est désormais le tueur de dragon! :)

samedi 8 mai 2010

Reportage radio

Le reportage radio auquel j'ai participé sera diffusé demain (dimanche) vers 10h30, sur les ondes de Radio-Canada (95,1 FM à Montréal) dans le cadre de l'émission Dimanche Magazine.

Si jamais vous le manquez, il sera ensuite archivé sur le web pendant un an ici.

... j'espère juste pas avoir dit trop de folies... :S

vendredi 7 mai 2010

Demain...

Il y a un gala de la UFC demain soir. L'événement central de la soirée sera le second affrontement entre Lyoto "The Dragon" Machida et Mauricio "Shogun" Rua pour la ceinture des lourds-légers. Machida, champion en titre et combattant invaincu jusqu'ici, a gagné l'affrontement précédent par décision, décision avec laquelle j'étais plutôt d'accord, mais le combat avait été très très serré. C'est pourquoi Shogun a droit à une revanche aussi rapidement. J'ai bien hâte de voir ça!

En plus, le gala se tient à Montréal, au Centre Bell. (Ce qui explique l'afflux de touristes anglophones vêtus de tshirt Affliction ou Dethrone que vous avez peut-être remarqués dans les rues de la ville).

Alors, devinez-vous où je vais demain soir?

À la Cage aux sports, comme d'habitude! lol! :p J'ai pas les moyens d'aller voir ça live. J'ai même pas les moyens d'écouter le Pay-per-view depuis mon salon!!! (Deux cokes et un nachos à la Cage coûtent moins cher qu'un PVP, sans compter le fait que pour commander un PVP, faudrait déjà que j'aie le câble...). J'ai hâte que ça soit assez populaire pour passer live à RDS... ce serait probablement assez pour me convaincre de donner un peu d'argent à ces rapaces de câblodiffuseurs... Ça reviendrait quand même moins cher que la Cage...

Addendum
Toujours pas de nouvelle du journaliste radio... Je vous en donne dès que j'en ai.

jeudi 6 mai 2010

Perdido Street Station de China Mieville

Je viens de finir "Perdido Street Station" de China Mieville. J'avais déjà lu "Les Scarifiés" du même auteur, que j'avais trouvé bon, original, mais très lent.

"Perdido Street Station" (ouais, c'est le titre même traduit... ah les Français!) se déroule dans une ville immense et tentaculaire, Nouvelle-Crobuzon, sorte de mégapole d'un monde où technologie (dont les ordinateurs à cartes perforées représentent le summun) et magie cohabitent. Dans cette ville multiforme, mais en grande partie miteuse, on retrouve un scientifique, Isaac, qui se fait confier un étrange mandat de recherche : un homme-oiseau lui demande de lui trouver un nouveau moyen de voler suite à la perte de ses ailes. Or, au cours de ses recherches, Isaac fait quelques erreurs qui vont mettre en péril Nouvelle-Crobuzon toute entière. Quelques amis se joindront à lui dans sa quête pour réparer ces erreurs, le tout sur fond de revendications sociales et de poursuites policières...

Ça semble enlevant, non? Hé bien oui et non. C'est déjà moins lent que les "Scrarifiés" (où j'ai passé le bouquin à attendre un paroxysme d'action), mais il faut quand même 400 pages à l'auteur (la première moitié du bouquin quoi) avant de nous livrer une scène d'action digne de ce nom et de faire passer son intrigue à la vitesse supérieure. Mieville a une imagination foisonnante et un réel talent pour bâtir des univers, mais son éditeur devrait se munir d'une bonne paire de ciseaux et garder en tête le conseil suivant : "Non, on n'est pas obligés de connaître l'histoire de chacun des quartiers qu'on traverse, ni le style architectural de chaque bâtiment".

Autre critique : Nouvelle-Crobuzon a des parentés avec Ankh-Morpork (la cité des Annales du Disque-Monde de Terry Pratchett). Ça pourrait être normal : les deux auteurs sont des Britanniques qui nous présentent des versions distordues de Londres. Par contre, que Mieville ne mentionne même pas Pratchett comme une de ses sources d'inspirations me laisse un certain malaise...

Cela dit, si les descriptions ne vous rebutent pas et que vous êtes capables de vous accrocher pendant 400 pages avant que l'action démarre, le bouquin n'est pas mauvais du tout! :) Meilleur que les "Scarifiés". Merci encore à Alex de la suggestion.

En plus, j'aime les titres qui font référence à des lignes de train ou de métro. "Brooklyn Station Terminus Cosmos" est le titre le plus cool que j'aie jamais lu. J'ai parlé du titre, notez bien ;p

mercredi 5 mai 2010

Ma première entrevue radio

Hier, j'ai eu ma première entrevue radio. Pas à titre d'écrivaine, mais bien à titre de fan de MMA. :) Un journaliste de la radio de Radio-Canada avait contacté le webmestre du site de MMA Nouvelle en disant qu'il cherchait des amateurs prêts à lui consacrer une heure de leur temps. Comme le truc devait se faire au centre-ville, je me suis portée volontaire.

C'était non pas tant parce que je pense avoir une vision très originale des combats ultimes (quoique...), mais surtout pour l'expérience. La prochaine fois qu'on va me brandir un gros micro à deux pouces du nez, je serai moins intimidée. Et comme j'ai l'intention de donner beaucoup d'entrevues quand je serai une écrivaine à succès... hihihi! ;p

Comme le journaliste cherchait surtout à comprendre ce que les fans aiment du MMA et à cerner l'ampleur qu'est en train de prendre ce sport, il a eu la gentillesse de me laisser ploguer le fait que j'ai écrit deux nouvelles littéraires qui se passent dans cet univers, dont une à paraître! :)

Je sais pas quelle quantité de cette heure de placotage va se retrouver en ondes (ni même si on m'entendra tout court), mais je vous tiendrai au courant! :)

Addendum
Et là je vais essayer d'arrêter de me repasser l'entrevue en boucle dans ma tête en me disant "ah non, j'aurais dû dire ça aussi" et "j'ai pas vraiment dit ça!?!"...

Re-Addendum
Et voilà le journaliste qui me ré-écrit : on doit se voir tantôt, parce qu'il veut m'enregistrer en train de lire un extrait d'une de mes nouvelles!!!!! Énervée vous dites?!??!?!

mardi 4 mai 2010

Brainstorming et progrès ne sont pas nécessairement compatibles

Normalement, si vous voulez faire un brainstorming efficace (ou une tempête de cerveaux pour les puristes), vous réunissez tout votre monde autour d'une table. Vous leur fournissez papier, crayon, dictionnaire, connexion Internet, ainsi qu'une bonne provision des quatre aliments créatifs : sucré, salé, alcool et caféine.

Ensuite, vous les laissez discuter, lancer des idées, manger, discuter, démolir les suggestions proposées, postillonner, trouver d'autres concepts, palabrer, boire, revenir aux anciennes idées, les tourner dans tous les sens, les modifier et, au final, parvenir à un accord.

D'ordinaire, l'exercice consomme beaucoup de temps, de chips, de jujubes, de pepsi, de café et de bière, mais hormis un égo froissé ou deux et quelques maux de tête, tout le monde s'en sort bien.

Présentement, je suis impliquée dans un brainstorming qui se déroule par courriel plutôt que face à face. Résultat: la quantité de junk food consommée est légèrement moindre, mais le truc s'étire sur des jours et des jours et menace de faire éclater ma boîte courriel (on approche des 100 courriels échangés... une bonne partie provenant de moi, grande gueule oblige). Toujours pas de consensus en vue...

Ah, le progrès!

lundi 3 mai 2010

Les pissenlits ont une âme

Les pissenlits ont une âme, j'en suis désormais persuadée. Depuis deux fins de semaine, Vincent et moi livrons une guerre à finir contre ces maudites fleurs jaunes envahissantes (pas pour le côté esthétique, mais parce que Vincent est très allergique à leur pollen).

Dans les derniers jours, on a donc passé plusieurs heures à genoux dans le gazon vert, sous le soleil, avec gants de jardinage et truelles, à arracher un par un chacun des plants qui culminait en une fleur jaune. On a fini par en venir à peu près à bout. Il en reste probablement encore, mais le plus gros a été éliminé.

Cependant, un curieux phénomène s'est produit : chaque soir, lorsqu'on s'est couchés après une séance d'arrachage, on a halluciné des images de pissenlits.

Ma conclusion est simple : c'est parce que ces tabarnouches de fleurs-là, non contentes de se répandre comme la corruption chez les politiciens, ont une âme et que celles qu'on a arrachées reviennent nous hanter!!!

Addendum
Je cherche toutes les excuses que je peux pour expliquer ma panne d'inspiration caractérisée de la fin de semaine...