jeudi 27 février 2014

En route pour Gatineau!

C'est le salon du livre de l'Outaouais en fin de semaine.

À mon programme :
- lever ben trop de bonne heure samedi matin
- navette vers Gatineau
- heures de signature
- dîner avec Ariane (on se promet ça depuis deux ans)
- placotage avec Isa (avec qui je partage un salon pour la première fois)
- heures de signature
- souper avec Gen, mon homonyme, qui m'héberge pour la nuit
- heures de signature du dimanche
- retour en voiture avec mon homonyme au volant

Ouf! J'avais être brûlée lundi moi!

Si vous passez par Gatineau, vous viendrez me dire allo! :)

mercredi 26 février 2014

Question d'ongles d'orteil

Depuis quelques semaines, je suis des cours d'aquaforme prénatale (affectueusement rebaptisés "aquabedaine" ou "cardio-béluga").

Selon mon observation, la vingtaine de futures mamans inscrites à ces cours se partage en deux catégories : les filles normales qui portent des maillots de maternité et les super-woman qui arrivent maquillées, avec des boucles d'oreilles et qui exibent leurs nouvelles formes dans des bikinis trop petits (du maquillage pour un cours qui se passe en piscine!?!).

Mais bon, comme on partage toutes certaines réalités (du genre la difficulté grandissante à nous plier en deux), des liens se créent et ça jase pas mal.

Hier soir, après le cours, dans les vestiaires, la conversation portait sur le nombre de teintures ou permanentes qu'il est sécuritaire de recevoir pendant la grossesse (et moi je m'habillais en silence, parce que j'ai réglé la question des teintures depuis longtemps avec mes shampooings colorants). Le consensus fut finalement qu'il n'était pas nécessaire d'espacer les rendez-vous chez la coiffeuse, deux ou trois fois pendant la grossesse ne posant pas de problème (ah? faut aller chez la coiffeuse si souvent que ça?).

Notre maman-d'expérience, qui a déjà deux enfants, nous a alors mise en garde : "Par contre, cassez-vous pas la tête pour vous faire teindre les cheveux juste avant l'accouchement. Vos cheveux vont être horribles pendant des mois après de toute façon. J'vous suggère plutôt de faire rafraîchir votre pédicure une semaine avant votre date d'accouchement prévue. Comme ça, vous aurez de beaux orteils à l'hôpital et vous vous sentirez jolie malgré tout le reste."

Au moment où je me disais que c'était le conseil le plus ridicule que j'aie jamais entendu (j'me souviens pas m'être déjà sentie laide ou jolie à cause de l'état de mes ongles d'orteil), toutes les autres futures mamans présentes ont gravement hoché la tête. "Ah oui, c'est une bonne idée ça" ai-je entendu répéter.

C'est alors que j'ai baissé la tête et que j'ai regardé les pieds de mes compagnes. Filles normales ou future super-woman, toutes avaient les ongles d'orteil peints, dans une variété de couleurs, à divers stade de repousse ou d'écaillage. Toutes, sauf moi, évidemment. Les seuls qualificatifs qui s'appliquent à mes ongles, c'est "courts" et "propres".

Coudonc, j'ai-tu manqué le mémo au sujet des pédicures? C'est-tu obligatoire pour les femmes passé 25 ans? (J'espère que non, j'suis sûre que ça coûte cher!)

mardi 25 février 2014

Alibis #49

Le Alibis #49 présente une superbe couverte style « film noir » qui m’a tout de suite mise en appétit. (Moi vous savez, les histoires où la fille cause le trouble, j’les adore! ;)

Le numéro s’ouvre avec « Précoce Vocation » du mystérieux Paul Scadera (si vous savez pas encore c’est qui, z’avez qu’à saouler un des éditeurs de la revue au prochain Boréal! ;). Le style était intéressant (c’est devenu rare les textes en « tu ») et le propos fait à la fois sourire et frissonner. On a presque envie de demander à l’auteur une suite vingt ans plus tard, histoire de voir où le personnage en sera.

Suit « Jeu de patience » d’Isabelle Lauzon, une réédition que j’ai eu plaisir à relire (j’avais fait partie des rares personnes à avoir vu l’original publié chez Moebius). Pendant tout le texte, on contemple avec malaise les raisonnements et agissements de l’héroïne et on se demande à quel point les choses vont déraper…  Réponse : salement!

J’ai adoré la prémisse de « God, gold & guns » d’André Jacques, quoique le titre m’ait fait tiquer. Alors que la revue se fait un point d’honneur à n’utiliser que des titres en français, l’anglais de celui-ci ne m’a pas paru particulièrement justifié… Mais bon, passons. On suit donc les aventures d’une escorte et voleuse qui dérobera un ordinateur auquel elle n’aurait jamais dû toucher. L’intrigue est classique, mais la personnalité de la voleuse lui apporte ses touches de couleur.

« Double Jeu » de Mathieu Croisetière utilise avec brio un style d’écriture familier et un rythme rapide, pour établir une atmosphère glauque à souhait. J’ai cependant trouvé que la chute finale était un peu grosse. C’est toujours le problème avec les textes à chute : si le lecteur se fait prendre, il applaudit, mais s’il est moindrement sceptique ou, pire, s’il l’a vue venir, ben il sera un peu déçu.

La section des fictions de ce numéro se termine avec « L’étrangleur aux mains d’acier » de Maxime Houde, une aventure de son héros fétiche Stan Coveleski, à l'époque où celui-ci était encore enquêteur. Je suis pas toujours une fan de Maxime Houde, mais là je dois avouer que l'ambiance du Montréal des années 40 et l'enquête méthodique menée par le personnage, qui essaie de retrouver un étrangleur de femmes, m'a totalement accrochée.

L'habituel cortège d'articles, entrevues et critiques suit les fictions. Tout est intéressant, mais rien ne m'a particulièrement marquée, sauf la chronique Camera Obscura, où Christian Sauvé fait une réflexion sur la violence et la façon que le cinéma a de la dépeindre. Réflexion que j'ai trouvée fort intéressante, jusqu'à ce qu'elle touche au film « The Expendables 2 », ou plutôt aux vedettes de ce film. J'ai trouvé que Christian amalgamait un peu trop facilement toutes ces vedettes des années 80-90 à un même courant de films d'action hyper-violent, symbolisés par « Rambo » et « Commando ». Faudra que je vous fasse bientôt un billet sur la différence entre un film d'arts martiaux et un film d'action des années 80-90. Parce que mettre « Bloodsport » dans le même panier que « Commando », ça se fait juste pas! (Faire gagner Stallone contre Van Damme dans un combat à mains nues non plus, mais bon...) 
 
Un mot encore sur Camera Obscura : comme j'oubliais tout le temps de télécharger le volet en ligne des numéros, j'suis vraiment contente que la chronique de Christian ait été intégrée dans le format papier (même si j'suis pas d'accord avec toutes ses critiques et interprétations). Mettons que les suggestions de Christian me permettent de maximiser mon abonnement à Netflix! :)  

Bref, c'était un bon numéro d'Alibis. J'me demande s'il y aura quelque chose de spécial d'organisé pour le numéro 50 de la revue.

lundi 24 février 2014

Quatorze

Aujourd'hui, ça fait officiellement quatorze ans que je suis en couple avec Vincent et on est mariés depuis sept de ces années.

On a fêté ça en fin de semaine. (C'est d'ailleurs pour ça que je me suis sauvée rapidement du lancement double vendredi.)

C'est fou : on a passé toute notre vie d'adultes ensemble, mais on dirait que nos débuts datent d'hier.

Y'a pas de doute, le temps passe vite quand on s'amuse! ;)

Je t'aime, Vincent! :)

jeudi 20 février 2014

Indignation de lectrice

Je lis rarement les bouquins de Milady/Bragelonne. De un, parce qu'ils publient souvent des traductions de l'anglais, que je préfère lire en langue originale (en plus c'est moins cher). De deux, parce que sinon ils publient surtout des auteurs Français (et bon, ma tolérance aux expressions franchouillardes est déjà pas haute dans des textes réalistes, mais dans un truc de fantasy ou de science-fiction, je les trouve tout simplement nauséeuses).

Mais voilà, dernièrement, ils ont publié "Suprématie" de Laurent MacAllister, auteur que je connais, mettons pour moitié ;). Mon chéri ayant envie de lire un space opera, je le lui ai acheté.

Dorénavant, j'ai une troisième raison pour éviter cette maison d'édition.

J'en suis même pas au quart de "Suprématie" et les pages tombent de la reliure comme s'il s'agissait de feuilles d'automne!

Hé, à quasiment 40$ le bouquin, ils pourraient le relier comme du monde au moins!!!!

Addendum
Bon, Joël me signale que j'suis sans doute juste tombée sur un citron. Bref, vous avez pas besoin de bouder Milady/Bragelonne, c'est juste moi qui est malchanceuse de nature!

mercredi 19 février 2014

Malaise d'écrivains

Ça fait un bout de temps, mais je m’en souviens très clairement. On était cinq pour le souper : quatre écrivains et un non-écrivain. On ne le savait pas, mais le non-écrivain était un aspirant-auteur.

Il nous a annoncé au moment du dessert qu’il travaillait sur un roman lui aussi. Il nous en parlé un peu. J’ai échangé quelques regards avec les autres écrivains. Je crois qu’on a tous pensé la même chose : le concept était pas super nouveau, mais à la rigueur ça pourrait aller.

Quand on lui a demandé à quel point il était avancé, l’aspirant a eu un grand sourire satisfait : il avait déjà fini son premier jet. Là il le retravaillait avec un « coach d’écriture », mais lentement, parce qu’il avait pas le budget.

À la mention d’un « budget », on a tous dressé l’oreille. Le coach d’écriture, a-t-on appris, chargeait 2$ de la page pour commenter le texte. Et c'était pas un coach de l'Uneq ou d'une autre association d'écrivains.

J’ai vu dans les yeux des autres qu’ils ressentaient tous le même malaise que moi.

Une direction littéraire, surtout sur un premier roman, ça ne se fait pas page à page. D’abord, il faut une lecture globale, pour voir si la structure de l’histoire et la cohérence des personnages tient. Ensuite, on peut s’attaquer à l’écriture, mot à mot, phrase à phrase, page à page.

Qui était donc ce coach qui chargeait le gros prix pour retravailler, page à page, un projet qui était peut-être affecté d’un défaut de structure qu’il n’avait même pas pris la peine de chercher? Quelle était sa crédibilité? Sa liste de publications et/ou la liste des contrats de direction littéraire qu’il avait faits?

On était tous trop polis pour poser ces questions. On savait ce qu’on risquait : de passer pour des écrivains jaloux de leurs prérogatives qui cherchaient les poux au pauvre débutant. Dont, de toute façon, le roman n’était PAS affligé de défauts de structure, franchement!

Difficile de dire au débutant qu’on avait tous réussi à publier sans payer de coach d’écriture. Qu’on s’était tous, tôt ou tard, fait approcher par des supposés coachs. Que quelques-uns d'entre nous avaient plutôt payé un prix modique pour des ateliers d’écriture. D’autres n’avaient rien payé du tout. Parce que quand nos projets sont assez bons, l’éditeur paie lui-même la direction littéraire.

À la place, le mieux qu’on s’est permis de dire pour dissiper un peu le malaise c’est :

Moi – J’espère que ton projet est pas trop long! 2$ la page, c’est à peu près ça qu’Hanaken m’a rapporté à date!

(Bon, j'exagérais pour l'exemple, c'est quand même un peu plus que ça...)

Aspirant drapé dans ses certitudes – Peut-être, mais mon coach va me trouver un gros éditeur quand mon projet va être fini, alors ça vaut la peine d’investir.

On a rien dit. Parce qu'on ne pouvait rien dire. C'était pas la première fois qu'on voyait ce genre de débutant aveuglé par des promesses.

Avis aux jeunes auteurs : les vautours sont partout. Et si votre coach d’écriture ne gagne pas sa vie avec sa plume (plutôt qu'avec ses conseils), ce serait étonnant qu’il réussisse à vous faire vivre de la vôtre!

mardi 18 février 2014

Conseils bien intentionnés (2)

Une collègue de bureau me voit en train de regarder les nouvelles sur un site d’arts martiaux mixtes et me lance :

Elle - Ben là! T’es ENCEINTE!

Moi - Euh… Ouin, pis? Le UFC a pas arrêté de tenir des galas.

(Une chance d’ailleurs : à défaut de faire des combats au moins je peux en regarder!)

Elle - Enceinte, tu devrais pas regarder des trucs violents! C’est pas bon pour le bébé. Faut que tu regardes des belles choses!

Moi - Comme quoi?

Elle, perplexe pendant un instant - Ben… des dessins animés, genre.

Moi - Tu penses pas que je vais avoir ma dose de dessins animés une fois que le bébé va être né?

Elle, désarmée par ma logique - Euh…

Ce que je n'ai pas dit à ma collègue, c’est que j’espère très fort que l’exposition intra-utérine aux galas du UFC (pendant lesquels je prends désormais l’habitude de me bercer) va enseigner au bébé à faire un beau dodo dès qu’il entendra la toune thème et les voix des commentateurs. Une fille fait ce qu'elle peut pour faciliter ses samedis soirs des prochaines années! ;)