Dans la lignée de "Comment ne pas écrire des histoires", je poursuis ma série de réflexion sur "Comment ne pas réécrire des histoires".
Ne renoncez pas trop vite à réécrire un texte.
Parfois, la tentation de jeter un texte entier est forte. Rien ne semble mériter d'être sauvé, non seulement c'est écrit tout croche, mais en plus les idées sont mal exprimées, le rythme est mou, les personnages sont faibles, bref, tout est fait de travers. Autant récupérer les noms des personnages et repartir l'écriture d'une autre histoire, avec la même idée, mais traitée différemment...
Cependant, avec le temps, j'en suis venue à croire qu'apprendre à repatenter une nouvelle, à solidifier les idées, à repenser les personnages, à insuffler du rythme, c'est important. Même si ça ne mènera pas nécessairement à une publication. Dans le pire des cas, c'est un exercice très formateur.
Parce que, voyez-vous, lorsqu'on travaille sur un roman, il faut savoir bidouiller, repatenter, reboulonner. C'est rarement parfait du premier coup. Et c'est gros, un roman. Alors vaut mieux avoir perfectionné nos talents de patenteux sur des textes courts.
Autant il ne faut pas hésiter à effacer les pages qui ne mènent nulle part, autant il faut savoir rénover de fonds en comble celles qui le méritent. Celles qui veulent dire quelque chose.
Retravailler, c'est souvent un travail très difficile, très embrouillant (tant qu'à moi, c'est dans ce temps-là que les plans sont particulièrement utiles, parce qu'ils permettent de s'y retrouver), mais c'est aussi très gratifiant.
Alors ne jetez pas la serviette trop vite.
Devant un texte qui semble mal fichu, prenez le temps de vous asseoir. Tracez les grandes lignes de votre histoire. Qui fait quoi? Pourquoi? Qu'est-ce que vous voulez raconter avec tout ça? Comment fonctionne votre univers exactement?
Une fois que vous aurez mis tout ça noir sur blanc, je suis pas mal sûre que vous verrez quels morceaux du texte ont besoin d'être ajustés.
mercredi 18 juillet 2018
lundi 16 juillet 2018
Ce que j'essaie d'enseigner
Ce que j'essaie d'enseigner dans mes ateliers varie selon le public.
Mais, souvent, ce que je veux surtout démystifier, c'est le processus de création d'un écrivain.
Tout le monde peut faire des ateliers purement créatifs. Mettre des mots ensemble, faire surgir une idée, l'écrire, puis passer à autre chose. Flotter au gré de l'inspiration.
Cependant, partir ensuite de ce texte, le transformer, l'adapter à un thème, à une contrainte, à un futur lecteur, ouille, là c'est plus difficile. Là on ne dépend plus des muses, de l'éclair d'inspiration qui surviendra... ou pas. Là, on touche à l'art de l'écrivain.
"Écrire, c'est du travail!" m'ont dit récemment mes participantes, un peu surprise.
Je leur avais donné un mois pour écrire une nouvelle de 500 mots à partir de thèmes précis. :)
Ouaip, je crois bien que j'ai réussi ma mission.
Mais, souvent, ce que je veux surtout démystifier, c'est le processus de création d'un écrivain.
Tout le monde peut faire des ateliers purement créatifs. Mettre des mots ensemble, faire surgir une idée, l'écrire, puis passer à autre chose. Flotter au gré de l'inspiration.
Cependant, partir ensuite de ce texte, le transformer, l'adapter à un thème, à une contrainte, à un futur lecteur, ouille, là c'est plus difficile. Là on ne dépend plus des muses, de l'éclair d'inspiration qui surviendra... ou pas. Là, on touche à l'art de l'écrivain.
"Écrire, c'est du travail!" m'ont dit récemment mes participantes, un peu surprise.
Je leur avais donné un mois pour écrire une nouvelle de 500 mots à partir de thèmes précis. :)
Ouaip, je crois bien que j'ai réussi ma mission.
vendredi 13 juillet 2018
L'historienne n'est pas surprise
J'arrive en retard avec ça, mais... Une étude, dont Patrick Lagacé a parlé dans La Presse, a récemment sacré une méchante claque à ceux qui crient depuis des années que c'est à cause de la féminisation de la profession enseignante que les garçons ne réussissent plus aussi bien que les filles à l'école.
Après avoir examiné toutes les données disponibles sur les systèmes scolaires (privés, publics, mixtes, non mixtes, etc) depuis le début du vingtième siècle, les chercheurs en sont venus à une conclusion : les filles ont toujours mieux réussi que les garçons en classe.
L'historienne en moi n'est pas surprise.
Imaginez : pendant des siècles, les filles n'ont pas eu accès à des systèmes d'éducation dignes que ce nom. Elles apprenaient à écrire auprès de maman ou de grand-maman, entre deux piles de lavage et la préparation du prochain repas, puis elles s'informaient des autres sujets en écoutant les cours donnés aux garçons, tout en époussetant le fond de la classe...
Et elles ont été nombreuses, dans ces conditions, à réussir quand même à s'instruire.
Alors quand, de nos jours, vous prenez la peine de les asseoir dans la classe et que vous leur fournissez un enseignement complet, évidemment qu'elles performent mieux que les garçons!
Parce qu'elles sont plus tranquilles? Plus concentrées? Plus calmes? Qu'elles résistent davantage à l'ennui et qu'elles ont moins besoin de bouger? Peut-être...
Cependant, je ne crois pas au déterminisme biologique. Ces qualités me semblent acquises. Peut-être sur plusieurs siècles, cela dit.
D'après moi, les filles sont tout aussi capables de bouger, de chahuter et de s'épivarder que les garçons (la mienne, entk, ne donne pas sa place quand on la laisse faire! et, quand on y pense, à l'époque où les filles aidaient aux tâches ménagères, elles faisaient sans doute autant sinon plus d'activité physique que les garçons dans leur journée). Toutefois, on apprend très tôt aux filles, et depuis des siècles, à se contrôler. À se concentrer sur ce qu'elles font, à rester tranquilles même lorsqu'elles s'ennuient. (Et quand vous devez coudre ou cuisiner, la concentration malgré l'emmerdement s'acquière assez vite si vous tenez à vos doigts...)
À côté de ça, quand les garçons s'agitent, la plupart des gens haussent les épaules en disant "Ouais, les petits gars, ça bouge, hein?".
Ouais, ça bouge. Pis l'école devient difficile.
Et vous, vous en pensez quoi?
Après avoir examiné toutes les données disponibles sur les systèmes scolaires (privés, publics, mixtes, non mixtes, etc) depuis le début du vingtième siècle, les chercheurs en sont venus à une conclusion : les filles ont toujours mieux réussi que les garçons en classe.
L'historienne en moi n'est pas surprise.
Imaginez : pendant des siècles, les filles n'ont pas eu accès à des systèmes d'éducation dignes que ce nom. Elles apprenaient à écrire auprès de maman ou de grand-maman, entre deux piles de lavage et la préparation du prochain repas, puis elles s'informaient des autres sujets en écoutant les cours donnés aux garçons, tout en époussetant le fond de la classe...
Et elles ont été nombreuses, dans ces conditions, à réussir quand même à s'instruire.
Alors quand, de nos jours, vous prenez la peine de les asseoir dans la classe et que vous leur fournissez un enseignement complet, évidemment qu'elles performent mieux que les garçons!
Parce qu'elles sont plus tranquilles? Plus concentrées? Plus calmes? Qu'elles résistent davantage à l'ennui et qu'elles ont moins besoin de bouger? Peut-être...
Cependant, je ne crois pas au déterminisme biologique. Ces qualités me semblent acquises. Peut-être sur plusieurs siècles, cela dit.
D'après moi, les filles sont tout aussi capables de bouger, de chahuter et de s'épivarder que les garçons (la mienne, entk, ne donne pas sa place quand on la laisse faire! et, quand on y pense, à l'époque où les filles aidaient aux tâches ménagères, elles faisaient sans doute autant sinon plus d'activité physique que les garçons dans leur journée). Toutefois, on apprend très tôt aux filles, et depuis des siècles, à se contrôler. À se concentrer sur ce qu'elles font, à rester tranquilles même lorsqu'elles s'ennuient. (Et quand vous devez coudre ou cuisiner, la concentration malgré l'emmerdement s'acquière assez vite si vous tenez à vos doigts...)
À côté de ça, quand les garçons s'agitent, la plupart des gens haussent les épaules en disant "Ouais, les petits gars, ça bouge, hein?".
Ouais, ça bouge. Pis l'école devient difficile.
Et vous, vous en pensez quoi?
mercredi 11 juillet 2018
Comment ne pas réécrire des histoires (1)
Dans la lignée de "Comment ne pas écrire des histoires", voici mon apport au monde littéraire : "Comment ne pas réécrire des histoires", première partie (parce que je sens qu'il y en aura d'autres).
Ne commencez pas la réécriture par la traque aux "verbes faibles" et aux "mots ternes" et aux autres "dix mots à banir à jamais de vos textes".
Si vous avez écrit un texte, ça veut dire que vous savez probablement écrire de manière minimalement intelligible. Par contre, si c'est votre premier texte, vous n'avez probablement aucune notion (ou très peu de notions) de schéma narratif, de rythme, d'arc psychologique des personnages, de telling, de narration et de cohérence interne.
Bref, ça ne vous donne rien de transformer "ses grandes jambes étaient dans le chemin" par "ses interminables jambes demeuraient dans le passage".
Premièrement, vous perdez votre temps : si ça se trouve, une fois les erreurs de fond corrigées, votre personnage n'aura plus de jambes du tout! (Ben quoi? En SFF, tout peut arriver!)
Deuxièmement, vous risquez de rendre vos idées inintelligibles pour votre premier lecteur/ coach/ directeur littéraire, qui ne pourra alors plus vous expliquer où est-ce que vous avez un problème de schéma narratif, de rythme, d'arc psychologique des personnages, de telling, de narration et de cohérence interne.
Selon mon expérience, quand un texte a besoin d'être retravaillé, c'est le fond qui souffre le plus, pas la forme. La forme, ça se polit en dernier, une fois que le fond est solide. Vous ne repeindriez pas un mur moisi qui menace de s'effondrer, non? Alors pourquoi polir (et sur-polir) un texte dont la structure est chambranlante?
Et, surtout, pourquoi tous les sites sur l'écriture parlent des mots à éviter ou à bannir et non pas du schéma narratif et du reste?
Ne commencez pas la réécriture par la traque aux "verbes faibles" et aux "mots ternes" et aux autres "dix mots à banir à jamais de vos textes".
Si vous avez écrit un texte, ça veut dire que vous savez probablement écrire de manière minimalement intelligible. Par contre, si c'est votre premier texte, vous n'avez probablement aucune notion (ou très peu de notions) de schéma narratif, de rythme, d'arc psychologique des personnages, de telling, de narration et de cohérence interne.
Bref, ça ne vous donne rien de transformer "ses grandes jambes étaient dans le chemin" par "ses interminables jambes demeuraient dans le passage".
Premièrement, vous perdez votre temps : si ça se trouve, une fois les erreurs de fond corrigées, votre personnage n'aura plus de jambes du tout! (Ben quoi? En SFF, tout peut arriver!)
Deuxièmement, vous risquez de rendre vos idées inintelligibles pour votre premier lecteur/ coach/ directeur littéraire, qui ne pourra alors plus vous expliquer où est-ce que vous avez un problème de schéma narratif, de rythme, d'arc psychologique des personnages, de telling, de narration et de cohérence interne.
Selon mon expérience, quand un texte a besoin d'être retravaillé, c'est le fond qui souffre le plus, pas la forme. La forme, ça se polit en dernier, une fois que le fond est solide. Vous ne repeindriez pas un mur moisi qui menace de s'effondrer, non? Alors pourquoi polir (et sur-polir) un texte dont la structure est chambranlante?
Et, surtout, pourquoi tous les sites sur l'écriture parlent des mots à éviter ou à bannir et non pas du schéma narratif et du reste?
lundi 9 juillet 2018
Memento mori
Il y a quelques mois, mon chum, pour la première fois de sa vie, a négocié agressivement son augmentation salariale. Il commence à avoir des connaissances pointues et nécessaires à son entreprise. Pis il trouvait qu'il était diablement peu payé comparé à ce qu'il pouvait obtenir ailleurs.
Sa plainte a été entendue (et le fait qu'il avait mis son profil LinkedIn à jour a été remarqué) et il a reçu une bonne augmentation.
Sur le coup, on pensait qu'il attendrait quelques années, puis qu'il enclencherait la négociation suivante, celle à laquelle il pense depuis que j'ai envoyé valser ma job alimentaire : obtenir un poste à 4 jours par semaine.
Mais voilà, un matin il s'est retrouvé couché sur le sol en céramique froide de la salle de bain, sans savoir comment il était arrivé là. S'en sont suivis un voyage en ambulance et une semaine plutôt angoissante à essayer de reprendre des forces.
Memento mori.
J'pense qu'on a tous des moments comme ça où on se rend compte que, au yâble les plans à long terme, notre vie c'est maintenant qu'elle se vit. Personnellement, c'est quand j'ai fait une hémorragie interne à cause d'une grossesse ectopique. La mort de ma maman en a rajouté une couche ensuite.
Bref, mon chéri est allé voir son employeur et a demandé à travailler désormais à temps partiel, quatre jours par semaine. Et l'employeur a accepté! :) (Ils sont pas fous : l'augmentation accordée va disparaître dans la diminution du temps de travail.)
Donc à partir de l'automne, nous serons tous les deux à la maison une journée par semaine, pour travailler sur nos projets personnels et dîner en amoureux. Wow! Un repas entre adultes par semaine, le luxe!
J'sais pas pourquoi je dis ça, mais j'suis sûre qu'il ne regrettera pas sa décision! ;)
J'sais pas pourquoi je dis ça, mais j'suis sûre qu'il ne regrettera pas sa décision! ;)
vendredi 6 juillet 2018
Hey, mais c'est ma fête!
Hey, mais c'est ma fête!
Coudonc, me semble que ça fait même pas un mois que j'ai mis un billet en ligne pour annoncer que je venais d'avoir 35 ans!
Depuis, j'ai.. euh... l'impression de pas avoir fait grand chose. :( Sauf que je dois me rendre à l'évidence : me voilà rendue à 36 ans. Y'a donc une année qui a passé!!!
Ok, "Écrire et publier au Québec" est arrivé sur les tablettes, j'ai publié quelques nouvelles, j'en ai écrit d'autres qui ont été acceptées et qui sortiront bientôt, mais, misère, me semble que mes romans avancent pas. J'en ai deux de terminés, mais ils demandent un solide retravail.
Ce qui veut dire qu'il me faudrait un peu de temps au calme, entre deux commandes et contrats, pour m'y mettre sérieusement...
Ah, mais, attendez... J'ai rien de prévu aujourd'hui!
S'cusez, j'vous laisse! ;)
Passez une bonne journée, adorables lecteurs, pis prenez un verre de quelque chose de frais à ma santé!
(Vous choisissez ce que vous voulez, moi je m'en vais me trouver un peu de rosé! C'est délicieux à siroter en travaillant! ;)
Coudonc, me semble que ça fait même pas un mois que j'ai mis un billet en ligne pour annoncer que je venais d'avoir 35 ans!
Depuis, j'ai.. euh... l'impression de pas avoir fait grand chose. :( Sauf que je dois me rendre à l'évidence : me voilà rendue à 36 ans. Y'a donc une année qui a passé!!!
Ok, "Écrire et publier au Québec" est arrivé sur les tablettes, j'ai publié quelques nouvelles, j'en ai écrit d'autres qui ont été acceptées et qui sortiront bientôt, mais, misère, me semble que mes romans avancent pas. J'en ai deux de terminés, mais ils demandent un solide retravail.
Ce qui veut dire qu'il me faudrait un peu de temps au calme, entre deux commandes et contrats, pour m'y mettre sérieusement...
Ah, mais, attendez... J'ai rien de prévu aujourd'hui!
S'cusez, j'vous laisse! ;)
Passez une bonne journée, adorables lecteurs, pis prenez un verre de quelque chose de frais à ma santé!
(Vous choisissez ce que vous voulez, moi je m'en vais me trouver un peu de rosé! C'est délicieux à siroter en travaillant! ;)
mercredi 4 juillet 2018
Trop chaud pour... rien
Je ne vous étonnerai pas en vous disant qu'il fait chaud.
Le genre de chaleur écrasante qui me fait remercier tous les dieux dont je connais les noms (et une couple dont je suis pas sûre de l'orthographe) d'avoir investit dans un air climatisé.
Le genre de chaleur qui, normalement, me garderait bien cloîtrée à l'intérieur ou alors (comme à l'époque où je ne bénéficiais pas des joies du climat intérieur régulé) m'enverrait errer de centre d'achat en café, avec un arrêt dans un cinéma et un passage obligé par la bibliothèque de l'UQAM, gigantesque glacière souterraine montréalaise.
Bref, le genre de chaleur où il fait trop chaud pour tout, même pour écrire, même des billets de blogue (d'où le silence de lundi)...
Quand on est un adulte.
Parce que, comme je le découvre depuis samedi, quand on est une petite fille de presque quatre ans, il ne fait jamais trop chaud pour quoique ce soit.
Courir en plein soleil? Pfff! Y'a rien là. (Et tant pis pour les parents qui essaient de suivre.)
Alors depuis samedi, mon quotidien alterne entre des visites dans les jeux d'eau (histoire de pouvoir me rafraîchir tout en courant derrière mon inépuisable fille), des pique-nique (pour pouvoir rester plus longtemps aux jeux d'eau) et des visites au parc (même si j'ai l'impression que j'en reviens plus trempée que des jeux d'eau!!!). Hier, ma puce m'a fait l'insigne honneur d'accepter qu'on aille à la bibliothèque municipale, divinement climatisée. Ouf! Sur le chemin du retour, elle a couru à toutes jambes (et s'est écorchée un autre genou... elle aura bientôt plus d'écorchure que de peau!).
Faits à propos de l'enfance que j'avais oublié :
1- Il ne fait jamais trop chaud
2- Des genoux blessés, c'est le signe d'une bonne journée bien active.
Le genre de chaleur écrasante qui me fait remercier tous les dieux dont je connais les noms (et une couple dont je suis pas sûre de l'orthographe) d'avoir investit dans un air climatisé.
Le genre de chaleur qui, normalement, me garderait bien cloîtrée à l'intérieur ou alors (comme à l'époque où je ne bénéficiais pas des joies du climat intérieur régulé) m'enverrait errer de centre d'achat en café, avec un arrêt dans un cinéma et un passage obligé par la bibliothèque de l'UQAM, gigantesque glacière souterraine montréalaise.
Bref, le genre de chaleur où il fait trop chaud pour tout, même pour écrire, même des billets de blogue (d'où le silence de lundi)...
Quand on est un adulte.
Parce que, comme je le découvre depuis samedi, quand on est une petite fille de presque quatre ans, il ne fait jamais trop chaud pour quoique ce soit.
Courir en plein soleil? Pfff! Y'a rien là. (Et tant pis pour les parents qui essaient de suivre.)
Alors depuis samedi, mon quotidien alterne entre des visites dans les jeux d'eau (histoire de pouvoir me rafraîchir tout en courant derrière mon inépuisable fille), des pique-nique (pour pouvoir rester plus longtemps aux jeux d'eau) et des visites au parc (même si j'ai l'impression que j'en reviens plus trempée que des jeux d'eau!!!). Hier, ma puce m'a fait l'insigne honneur d'accepter qu'on aille à la bibliothèque municipale, divinement climatisée. Ouf! Sur le chemin du retour, elle a couru à toutes jambes (et s'est écorchée un autre genou... elle aura bientôt plus d'écorchure que de peau!).
Faits à propos de l'enfance que j'avais oublié :
1- Il ne fait jamais trop chaud
2- Des genoux blessés, c'est le signe d'une bonne journée bien active.
Inscription à :
Articles (Atom)