Je ne suis pas tellement en faveur des "recettes d'écriture". Tant qu'à moi, les suivre toutes ne garantit pas le succès d'un texte.
Ne me demandez donc pas si, pour moi, le début d'un texte en constitue le premier 5%, le premier 10%, la première page, la première phrase ou les trois premiers chapitres multipliés par la date du jour et divisés par l'âge de l'écrivain.
Le début, c'est le début, quoi. Ça devrait accrocher le lecteur et s'arrêter quelque part avant la moitié.
Mais, surtout, je pense que le début d'un texte devrait contenir des indications de lieux, de temps et quelques traits caractéristiques du personnage principal. Enfin, aux moins celles nécessaires à la compréhension de la suite du récit. (À condition, bien sûr, que le but de votre texte ne soit pas d'embrouiller le lecteur.) Cela dit, on s'en fout probablement que le personnage ait les yeux bleus, à moins que ce trait ne fasse l'objet d'une discrimination spécifique qui entrera en jeu plus loin... Auquel cas, faudrait l'apprendre avant que le problème se présente!
Règle générale, apprendre au milieu du récit que le personnage principal est un grand homme noir (alors qu'on imaginait une petite femme asiatique), ça peut être un peu déstabilisant. De même, quand on a l'impression que l'intrigue se déroule en 2017, embarquer les personnages dans un voyage spatial parce que, oh, on était plutôt en 2087, ça secoue. Et apprendre à mi-récit que cette histoire ne se passe pas à Montréal, comme on le supposait, mais bien à San Francisco, c'est toujours un peu étrange.
Bref, le début, je sais pas c'est où, mais je suis pas mal sûre que c'est l'endroit où il faut planter le décor et présenter les personnages. Parce que même s'ils sont clairs dans votre tête, le lecteur n'y a pas accès.
Ah oui, j'oubliais : le début, c'est aussi la partie du texte sur laquelle le directeur littéraire risque de passer le plus de commentaires. (Et des fois, il en fera un billet de blogue! :p )
vendredi 1 septembre 2017
mercredi 30 août 2017
Retour de vacances, théorie et pratique
Ce matin, retour à la garderie pour ma puce. Mon chum est encore en vacances, mais on a décidé que notre fille reprendrait son rythme normal, histoire qu'on ait trois jours de calme pour avancer nos projets personnels (et se remettre de deux semaines intenses avec la cocotte!).
Bref, ce matin, pour moi, c'était le retour au boulot. Ah! Une première journée d'écriture depuis presque trois semaines...
En théorie, mon horaire de la journée était simple :
1- Envoyer la puce à la garderie
2- Préparer beaucoup de café
3- M'asseoir et écrire
4- Oublier de dîner
5- Faire le souper en catastrophe juste avant le retour de la puce
J'avais oublié les petits détails suivants :
1- Envoyer la puce à la garderie
Ça s'est bien passé, car ma cocotte avait hâte de revoir ses amis... au point de s'impatienter parce que mon chum ne sortait pas assez vite de la douche à son goût pour aller la reconduire! lol!
2- Préparer beaucoup de café
Étape primordiale préparée sans coup férir. Si on exclut le fait que mon chum s'est sauvé avec une partie de ma production!
3- M'asseoir et écrire
C'est ici que ça a commencé à se corser. M'asseoir d'accord, mais avant d'écrire, j'avais oublié de petites étapes :
3.1 - Lire les 45 courriels qui se sont accumulés dans les derniers jours.
3.2 - Répondre aux 14 courriels importants dans le lot.
3.3 - Remplir des formulaires gouvernementaux à propos de deux programmes potentiellement générateurs de revenu, ce qui inclut de mettre mon CV et mon dossier de presse à jour.
3.4 - Passer 30 minutes en attente au téléphone avec la banque pour découvrir que le compte que je veux fermer (parce qu'un enième courriel de pub de carte de crédit vient de me rappeler que cette banque donne un service médiocre) ne peut être fermé qu'en personne! (CQFD)
3.5 - Ouvrir la dernière version de son document.
3.6 - Constater que ce n'est pas la dernière et chercher la bonne.
3.7 - Écrire
4 - Oublier de dîner
Étape annulée par l'estomac du conjoint qui, lui, ne laisse jamais passer l'heure des repas! :p Il faut donc plutôt lire :
4- Au bout de 200 mots, s'interrompre pour dîner.
4.1 - Après avoir avalé un repas de taille raisonnable, se laisser tenter par un dessert.
4.2 - Prendre une bonne demi-heure pour digérer en buvant un café avant de se remettre au travail.
5 - Faire le souper en catastrophe juste avant le retour de la puce
Ah tiens, cette étape, je n'y manque jamais!
Et vous, le retour de vacances, ça n'a pas été trop dur?
Bref, ce matin, pour moi, c'était le retour au boulot. Ah! Une première journée d'écriture depuis presque trois semaines...
En théorie, mon horaire de la journée était simple :
1- Envoyer la puce à la garderie
2- Préparer beaucoup de café
3- M'asseoir et écrire
4- Oublier de dîner
5- Faire le souper en catastrophe juste avant le retour de la puce
J'avais oublié les petits détails suivants :
1- Envoyer la puce à la garderie
Ça s'est bien passé, car ma cocotte avait hâte de revoir ses amis... au point de s'impatienter parce que mon chum ne sortait pas assez vite de la douche à son goût pour aller la reconduire! lol!
2- Préparer beaucoup de café
Étape primordiale préparée sans coup férir. Si on exclut le fait que mon chum s'est sauvé avec une partie de ma production!
3- M'asseoir et écrire
C'est ici que ça a commencé à se corser. M'asseoir d'accord, mais avant d'écrire, j'avais oublié de petites étapes :
3.1 - Lire les 45 courriels qui se sont accumulés dans les derniers jours.
3.2 - Répondre aux 14 courriels importants dans le lot.
3.3 - Remplir des formulaires gouvernementaux à propos de deux programmes potentiellement générateurs de revenu, ce qui inclut de mettre mon CV et mon dossier de presse à jour.
3.4 - Passer 30 minutes en attente au téléphone avec la banque pour découvrir que le compte que je veux fermer (parce qu'un enième courriel de pub de carte de crédit vient de me rappeler que cette banque donne un service médiocre) ne peut être fermé qu'en personne! (CQFD)
3.5 - Ouvrir la dernière version de son document.
3.6 - Constater que ce n'est pas la dernière et chercher la bonne.
3.7 - Écrire
4 - Oublier de dîner
Étape annulée par l'estomac du conjoint qui, lui, ne laisse jamais passer l'heure des repas! :p Il faut donc plutôt lire :
4- Au bout de 200 mots, s'interrompre pour dîner.
4.1 - Après avoir avalé un repas de taille raisonnable, se laisser tenter par un dessert.
4.2 - Prendre une bonne demi-heure pour digérer en buvant un café avant de se remettre au travail.
5 - Faire le souper en catastrophe juste avant le retour de la puce
Ah tiens, cette étape, je n'y manque jamais!
Et vous, le retour de vacances, ça n'a pas été trop dur?
jeudi 24 août 2017
Petites vacances tranquilles
Pour ceux qui s'inquiéteraient, non je ne suis pas morte. Ma puce est venue à bout de ma patience plusieurs fois, mais jusqu'à maintenant j'y survis (et elle aussi! :p )
Jusqu'à présent, nos petites vacances tranquilles (nommées ainsi parce qu'on n'avait pas vraiment planifié de long voyage, plutôt des petites excursions) ont été meublées par des pique-niques, des séances de rires et de courses dans des jeux d'eau, une visite au biodôme, une autre à l'Exporail (un musée ferroviaire), une nuitée dans une base de plein air où nous avons expérimenté la navigation à voile, l'hébertisme, les châteaux de sable, la baignade en lac (la puce a retenu que c'est plus grand et plus froid qu'une piscine)... et les caprices sans fin de notre cocotte qui n'avait pas fait sa sieste!
Bref, on passe de belles vacances, mais j'ai pas tellement de temps pour souffler, ni pour écrire!
Entre deux excursions, j'ai reçu une nouvelle que je n'attendais plus : la bouteille à la mer lancée il y a quasiment trois ans vient d'atteindre son destinataire! En effet, il y a plus d'un an, ma bibliothèque municipale a accepté d'organiser des ateliers d'écriture... et là ils ont obtenu le financement! :D Joie et bonheur! Non seulement je vais donner des ateliers à l'automne, mais en plus je n'aurai pas à courir après les participants pour me faire payer.
(Oui, ceci est un message pas subtil pour deux cennes à mes participants de l'atelier court du mois d'octobre qui ne m'ont pas encore payée. Si vous vous décidez pas, je vais devoir annuler, parce que là je ne couvre même pas les frais de location du local! ... Ah pis pour ceux qui seraient intéressés par un atelier, il reste de la place, étant donné que les réservations se font sur la base du "premier payé". Écrivez-moi en privé si vous voulez plus de détails! ;)
Mes vacances n'étant pas encore terminées (mais la sieste de ma puce tirant à sa fin), je vous laisse là-dessus! À bientôt!
Jusqu'à présent, nos petites vacances tranquilles (nommées ainsi parce qu'on n'avait pas vraiment planifié de long voyage, plutôt des petites excursions) ont été meublées par des pique-niques, des séances de rires et de courses dans des jeux d'eau, une visite au biodôme, une autre à l'Exporail (un musée ferroviaire), une nuitée dans une base de plein air où nous avons expérimenté la navigation à voile, l'hébertisme, les châteaux de sable, la baignade en lac (la puce a retenu que c'est plus grand et plus froid qu'une piscine)... et les caprices sans fin de notre cocotte qui n'avait pas fait sa sieste!
Bref, on passe de belles vacances, mais j'ai pas tellement de temps pour souffler, ni pour écrire!
Entre deux excursions, j'ai reçu une nouvelle que je n'attendais plus : la bouteille à la mer lancée il y a quasiment trois ans vient d'atteindre son destinataire! En effet, il y a plus d'un an, ma bibliothèque municipale a accepté d'organiser des ateliers d'écriture... et là ils ont obtenu le financement! :D Joie et bonheur! Non seulement je vais donner des ateliers à l'automne, mais en plus je n'aurai pas à courir après les participants pour me faire payer.
(Oui, ceci est un message pas subtil pour deux cennes à mes participants de l'atelier court du mois d'octobre qui ne m'ont pas encore payée. Si vous vous décidez pas, je vais devoir annuler, parce que là je ne couvre même pas les frais de location du local! ... Ah pis pour ceux qui seraient intéressés par un atelier, il reste de la place, étant donné que les réservations se font sur la base du "premier payé". Écrivez-moi en privé si vous voulez plus de détails! ;)
Mes vacances n'étant pas encore terminées (mais la sieste de ma puce tirant à sa fin), je vous laisse là-dessus! À bientôt!
vendredi 11 août 2017
Le 12 août je... pars en vacances
Depuis ses débuts, je suis une grande fan de la journée "le 12 août j'achète un livre québécois".
Mon seul problème avec cette journée, c'est qu'elle a tendance à mal tomber.
Parce que comme j'ai accouché lors de la première édition, depuis ce temps-là, je passe mon 12 août à célébrer les anniversaires de ma puce! Hihihihi! En plus, cette année, le 12 août marquera le début des vacances en famille, alors...
Qu'à cela ne tienne, j'ai fait mon magasinage à l'avance!
Cette année, je me suis gâtée en achetant trois titres que je voulais depuis longtemps (parce que tout le monde en a parlé et qu'ils sont bardés de prix, alors ma curiosité est piquée), mais que je n'avais pas encore eu le temps de me procurer, c'est à dire "La femme qui fuit" d'Anaïs Barbeau-Lavalette, "Le plongeur" de Stéphane Larue et "L'affaire Mélodie Cormier" de Gullaume Morrissette. Deux romans de littérature générale et un roman policier. Pas de roman de science-fiction ou de fantastique... on se demande ben pourquoi, hein? ;)
Évidemment, il y aura aussi des livres québécois parmi les cadeaux de fête de ma puce. (Deux albums de la série "Cajoline", soit "Fini les colères" et "Le partage"... hé que c'est le fun qu'elle soit encore à l'âge où ça ne lui dérange pas que ses lectures lui passent des messages pas subtils! lolol!)
Et vous, qu'allez-vous acheter lors du 12 août? Si vous voulez des idées, signalez-vous dans les commentaires, j'suis sûre qu'on pourra vous aider!
Cela dit, demain, je plie bagages (pour aller pique-nique au parc) et je ne promets donc rien pour la fréquence de parution des billets dans les trois prochaines semaines!
Pour me faire pardonner, je vous laisse sur une photo de la puce, prise dans la plus grande discrétion (ça explique le cadrage incluant un gros bout de mur blanc) pour ne pas la déranger alors qu'elle est occupée à une activité qui fait fondre mon cœur de maman-écrivaine :
Mon seul problème avec cette journée, c'est qu'elle a tendance à mal tomber.
Parce que comme j'ai accouché lors de la première édition, depuis ce temps-là, je passe mon 12 août à célébrer les anniversaires de ma puce! Hihihihi! En plus, cette année, le 12 août marquera le début des vacances en famille, alors...
Qu'à cela ne tienne, j'ai fait mon magasinage à l'avance!
Cette année, je me suis gâtée en achetant trois titres que je voulais depuis longtemps (parce que tout le monde en a parlé et qu'ils sont bardés de prix, alors ma curiosité est piquée), mais que je n'avais pas encore eu le temps de me procurer, c'est à dire "La femme qui fuit" d'Anaïs Barbeau-Lavalette, "Le plongeur" de Stéphane Larue et "L'affaire Mélodie Cormier" de Gullaume Morrissette. Deux romans de littérature générale et un roman policier. Pas de roman de science-fiction ou de fantastique... on se demande ben pourquoi, hein? ;)
Évidemment, il y aura aussi des livres québécois parmi les cadeaux de fête de ma puce. (Deux albums de la série "Cajoline", soit "Fini les colères" et "Le partage"... hé que c'est le fun qu'elle soit encore à l'âge où ça ne lui dérange pas que ses lectures lui passent des messages pas subtils! lolol!)
Et vous, qu'allez-vous acheter lors du 12 août? Si vous voulez des idées, signalez-vous dans les commentaires, j'suis sûre qu'on pourra vous aider!
Cela dit, demain, je plie bagages (pour aller pique-nique au parc) et je ne promets donc rien pour la fréquence de parution des billets dans les trois prochaines semaines!
Pour me faire pardonner, je vous laisse sur une photo de la puce, prise dans la plus grande discrétion (ça explique le cadrage incluant un gros bout de mur blanc) pour ne pas la déranger alors qu'elle est occupée à une activité qui fait fondre mon cœur de maman-écrivaine :
| Elle lit une histoire à son gros ours! |
mercredi 9 août 2017
Économies d'écrivain
On parle souvent des faibles revenus des écrivains, de tout ce que ça ne rapporte pas. On mentionne moins tout ce que ça permet d'économiser. Pourtant, après presque trois ans sans véritable boulot, je constate que ma vie d'écrivaine coûte beaucoup moins cher que ma vie de travailleuse. Notamment :
Transport
Fini les cartes mensuelles de transport en commun! D'accord, de temps à autres je m'achète des billets et je me paie des autobus voyageurs pour me rendre dans des salons ou des animations scolaires, mais reste que je passe 75% de mon temps chez nous et ça paraît dans mon budget.
Nourriture et café
Comme je suis chez moi, je mange ce qu'il y a dans mon frigo et je suis ma propre barrista. Je peux boire deux lattés par jour sans me sentir coupable à cause de l'argent dépensé. Je n'ai pas la tentation d'aller manger au restaurant, puisque le plus proche est à 30 minutes de marche (et c'est un Tim Hortons, pas un comptoir à tartares, une pizzéria fine ou autre tentation urbaine). Je m'achète ce qu'il me faut pour me préparer des bons lunchs et les rares fois où je suis à l'extérieur de chez moi pour le dîner, je me gâte en mangeant au resto sans culpabilité.
Vêtement
Tant qu'à moi, la caractéristique principale des vêtements "propres", c'est d'être chers à l'achat et d'être confectionnés dans des étoffes fines qui montrent rapidement leur âge. Et on ne peut pas travailler dans un bureau en chemisier défraîchi et pantalon qui bouloche. Par contre, on peut parfaitement écrire en linge mou partiellement déteint ou en jeans inusable. C'est pas glamour, mais ça sauve beaucoup d'argent! Pis en prime, on peut porter des tshirts humoristiques sans déranger qui que ce soit!
Détente
Durant mes dernières années de travail, me semble que j'investissais beaucoup dans ma détente : massages, visites au spa, vacances permettant de décrocher... Étant désormais moins stressée, je ne ressens plus autant ce genre de besoin. Et en plus, depuis qu'on a la puce, n'importe quelle journée où elle n'est pas avec nous représente un oasis de calme qui brise instantanément la routine! :p
Livres
Ayant plus de temps à consacrer à la critique littéraire et aux jurys de divers prix, je remarque que j'achète nettement moins de livres depuis deux ans (oui, ce sont des lectures que je n'ai pas choisies, mais j'aurais lu 50% d'entre-elles de toute manière). En plus, quand cette source de livres gratuits se tarira, j'aurai le temps de visiter ma bibliothèque municipale plus souvent.
Communications et divertissements
Quand on passe ses journées chez soi, devant son ordinateur, le téléphone intelligent dernier cri avec large provision de données n'est vraiment pas nécessaire. Lors des sorties à l'extérieur, un vieil appareil avec cartes d'appel suffit. Et tant qu'à payer une connection Internet, on la met à profit en se payant Netflix ou un autre service de streaming vidéo et la question des frais de télévision se règle du même coup.
À combien se chiffre le tout? Ça dépend de votre train de vie je suppose... Mais comme je payais 150$ par mois en autobus, au moins 100$ en café et resto, un bon 1000$ par an de vêtements, un montant indéterminé en détente de toute sorte (mais qui devait approcher au moins 1000$ par an, sinon le double) et qu'un forfait de données de base coûte un bon 50$ par mois... Mettons 5000$, en arrondissant à la baisse.
D'accord, même en additionnant ce montant économisé au salaire moyen de l'écrivain québécois (5000$), c'est pas le Pérou, mais ça améliore le portrait! Surtout que ces économies-là s'appliquent même si on écrit seulement des textes refusés! hihihihi! ;)
Transport
Fini les cartes mensuelles de transport en commun! D'accord, de temps à autres je m'achète des billets et je me paie des autobus voyageurs pour me rendre dans des salons ou des animations scolaires, mais reste que je passe 75% de mon temps chez nous et ça paraît dans mon budget.
Nourriture et café
Comme je suis chez moi, je mange ce qu'il y a dans mon frigo et je suis ma propre barrista. Je peux boire deux lattés par jour sans me sentir coupable à cause de l'argent dépensé. Je n'ai pas la tentation d'aller manger au restaurant, puisque le plus proche est à 30 minutes de marche (et c'est un Tim Hortons, pas un comptoir à tartares, une pizzéria fine ou autre tentation urbaine). Je m'achète ce qu'il me faut pour me préparer des bons lunchs et les rares fois où je suis à l'extérieur de chez moi pour le dîner, je me gâte en mangeant au resto sans culpabilité.
Vêtement
Tant qu'à moi, la caractéristique principale des vêtements "propres", c'est d'être chers à l'achat et d'être confectionnés dans des étoffes fines qui montrent rapidement leur âge. Et on ne peut pas travailler dans un bureau en chemisier défraîchi et pantalon qui bouloche. Par contre, on peut parfaitement écrire en linge mou partiellement déteint ou en jeans inusable. C'est pas glamour, mais ça sauve beaucoup d'argent! Pis en prime, on peut porter des tshirts humoristiques sans déranger qui que ce soit!
Détente
Durant mes dernières années de travail, me semble que j'investissais beaucoup dans ma détente : massages, visites au spa, vacances permettant de décrocher... Étant désormais moins stressée, je ne ressens plus autant ce genre de besoin. Et en plus, depuis qu'on a la puce, n'importe quelle journée où elle n'est pas avec nous représente un oasis de calme qui brise instantanément la routine! :p
Livres
Ayant plus de temps à consacrer à la critique littéraire et aux jurys de divers prix, je remarque que j'achète nettement moins de livres depuis deux ans (oui, ce sont des lectures que je n'ai pas choisies, mais j'aurais lu 50% d'entre-elles de toute manière). En plus, quand cette source de livres gratuits se tarira, j'aurai le temps de visiter ma bibliothèque municipale plus souvent.
Communications et divertissements
Quand on passe ses journées chez soi, devant son ordinateur, le téléphone intelligent dernier cri avec large provision de données n'est vraiment pas nécessaire. Lors des sorties à l'extérieur, un vieil appareil avec cartes d'appel suffit. Et tant qu'à payer une connection Internet, on la met à profit en se payant Netflix ou un autre service de streaming vidéo et la question des frais de télévision se règle du même coup.
À combien se chiffre le tout? Ça dépend de votre train de vie je suppose... Mais comme je payais 150$ par mois en autobus, au moins 100$ en café et resto, un bon 1000$ par an de vêtements, un montant indéterminé en détente de toute sorte (mais qui devait approcher au moins 1000$ par an, sinon le double) et qu'un forfait de données de base coûte un bon 50$ par mois... Mettons 5000$, en arrondissant à la baisse.
D'accord, même en additionnant ce montant économisé au salaire moyen de l'écrivain québécois (5000$), c'est pas le Pérou, mais ça améliore le portrait! Surtout que ces économies-là s'appliquent même si on écrit seulement des textes refusés! hihihihi! ;)
lundi 7 août 2017
Club de lecture, Tour sombre et autres parenthèses
Bon lundi matin!
(Avant de penser "y'a rien qu'une fille qui travaille en pantoufles dans son salon qui peut être aussi enthousiaste à propos d'un lundi matin", considérez le fait que ma puce m'a probablement réveillée à 5h45 et que depuis ce temps-là, j'alterne entre des épisodes de Pat Patrouille et d'intenses séances de "faire semblant de manger des Duplo". Le bon côté du lundi, pour moi, c'est essentiellement qu'il me rapproche du mercredi, premier jour d'écriture de la semaine. Cela étant dit...)
Je ne sais pas si vous avez vu, mais je me suis jointe (de manière très très ponctuelle) à l'équipe de la République du Centaure, afin de mettre sur pied un club de lecture virtuel. En fait, j'étais juste tannée de me faire dire "hein, t'as pas lu ça!?!" trois ou quatre fois par événement social, alors j'ai décidé d'exploiter l'expérience des Grands du milieu de la SFFQ, pour qu'ils me fassent un tri entre les parutions modernes médiocres et celles qui valent la peine d'être lues.
(Soit dit en passant, je viens de découvrir que j'suis pas pire pour déléguer mon travail aux autres quand je m'y mets. La preuve : Alain raconte partout que c'est moi qui pilote ce club de lecture, alors qu'en fait c'est lui qui a entretenu la communication avec la plupart de nos invités! héhéhéhéhé! Comme il m'a embarquée dans le comité organisateur du Boréal, je considère que c'est de bonne guerre! ;)
À part ça, hier, après avoir accompli la quête "trouver une gardienne pour la puce", mon chum et moi nous sommes lancés sur les traces de Roland Deschain et de la Tour Sombre. C'était le fun d'aller au cinéma en amoureux au milieu de la journée. ... Et ça fait pas mal le tour du sujet.
(Non, sans blague, le film présentait quelques clins d'œil amusants pour les amateurs de la série de romans de King, mais le scénario déviait tellement de l'original qu'on est à peine dans le même univers, ce qui en soit est un tour de force peu louable, et pour les non initiés ça doit avoir l'air d'une grosse bouillie incompréhensible. Les comédiens font leur gros possible et leur incarnation des personnages est probablement l'élément le plus fidèles à l'histoire originale, mais on est ressortis pas mal déçus.)
Le dernier jury littéraire auquel je participais a délibéré vendredi soir, alors je suis maintenant libre de lire ce que je veux, après un an et demi à parcourir à peu près uniquement des romans de SFFQ. Ouf! Pour fêter ça, je sens que je vais lire un peu en anglais!
Et vous, ça va? ;)
(Avant de penser "y'a rien qu'une fille qui travaille en pantoufles dans son salon qui peut être aussi enthousiaste à propos d'un lundi matin", considérez le fait que ma puce m'a probablement réveillée à 5h45 et que depuis ce temps-là, j'alterne entre des épisodes de Pat Patrouille et d'intenses séances de "faire semblant de manger des Duplo". Le bon côté du lundi, pour moi, c'est essentiellement qu'il me rapproche du mercredi, premier jour d'écriture de la semaine. Cela étant dit...)
Je ne sais pas si vous avez vu, mais je me suis jointe (de manière très très ponctuelle) à l'équipe de la République du Centaure, afin de mettre sur pied un club de lecture virtuel. En fait, j'étais juste tannée de me faire dire "hein, t'as pas lu ça!?!" trois ou quatre fois par événement social, alors j'ai décidé d'exploiter l'expérience des Grands du milieu de la SFFQ, pour qu'ils me fassent un tri entre les parutions modernes médiocres et celles qui valent la peine d'être lues.
(Soit dit en passant, je viens de découvrir que j'suis pas pire pour déléguer mon travail aux autres quand je m'y mets. La preuve : Alain raconte partout que c'est moi qui pilote ce club de lecture, alors qu'en fait c'est lui qui a entretenu la communication avec la plupart de nos invités! héhéhéhéhé! Comme il m'a embarquée dans le comité organisateur du Boréal, je considère que c'est de bonne guerre! ;)
À part ça, hier, après avoir accompli la quête "trouver une gardienne pour la puce", mon chum et moi nous sommes lancés sur les traces de Roland Deschain et de la Tour Sombre. C'était le fun d'aller au cinéma en amoureux au milieu de la journée. ... Et ça fait pas mal le tour du sujet.
(Non, sans blague, le film présentait quelques clins d'œil amusants pour les amateurs de la série de romans de King, mais le scénario déviait tellement de l'original qu'on est à peine dans le même univers, ce qui en soit est un tour de force peu louable, et pour les non initiés ça doit avoir l'air d'une grosse bouillie incompréhensible. Les comédiens font leur gros possible et leur incarnation des personnages est probablement l'élément le plus fidèles à l'histoire originale, mais on est ressortis pas mal déçus.)
Le dernier jury littéraire auquel je participais a délibéré vendredi soir, alors je suis maintenant libre de lire ce que je veux, après un an et demi à parcourir à peu près uniquement des romans de SFFQ. Ouf! Pour fêter ça, je sens que je vais lire un peu en anglais!
Et vous, ça va? ;)
vendredi 4 août 2017
Pique-nique et souvenirs
J'ai un souvenir flou d'un panier à pique-nique que mes parents possédaient. Je ne pourrais pas dire de quoi il avait l'air (peut-être était-ce plutôt une glacière ou une boîte à lunch grand format qu'un vrai panier?), mais, par contre, je me rappelle clairement qu'à chaque fois que ma mère le sortait, j'étais toute excitée, parce que ça signifiait qu'on allait faire une sortie spéciale.
Pique-nique au parc, visite au zoo, goûter tardif en attendant de contempler les feux d'artifice, ce panier présageait de bons moments. Il est toujours là, flou, à la limite de mes souvenirs heureux de petite fille.
Cette année, on ne s'offrira pas de grand voyage pour nos vacances, mais on prévoit plusieurs petites sorties. Et comme, gluten oblige, il nous est difficile de manger à l'extérieur de la maison, qui dit "sortie" dit lunch à emporter. Devant la perspective de devoir préparer un nombre élevé de pique-nique (en sacrant pour tout rentrer dans nos boîtes à lunch trop petites et en risquant à chaque fois d'oublier un couteau ou les cuillères), je me suis rappelée le panier de ma mère et je me suis dit... Pourquoi ne pas changer la corvée en occasion? Autant m'équiper convenablement, d'un panier qui deviendra, pour ma puce, le présage de bons moments!
Évidemment, quand j'ai pensé à "m'équiper pour pique-niquer", j'avais une image romantique en tête, avec du cuir, du rotin et de belles couleurs estivales... Quelque chose dans ce genre-là, quoi :
Avouez, ça aurait été digne de Downton Abbey!
Ça aurait aussi été horriblement peu pratique à traîner dans un zoo, un parc d'amusement, en haut d'une montagne ou à toute destination qui ne serait pas une table de pique-nique à côté de l'auto!
Mon côté pratique parlant plus fort que mon romantisme, voici ce que j'ai acheté :
Ok, les couleurs donnent l'impression que ce sac à dos sort de That Seventy Show. Mais il contient tout ce qu'il faut pour partir en pique-nique sur un coup de tête, son compartiment isolant est étonnamment vaste et ma puce l'a déjà associé au concept de "manger dehors et aller jouer au parc ensuite".
En plus, brun de même, il devrait être assez marquant pour que le souvenir qu'elle en gardera ne soit pas flou! Hihihihihi!
Pique-nique au parc, visite au zoo, goûter tardif en attendant de contempler les feux d'artifice, ce panier présageait de bons moments. Il est toujours là, flou, à la limite de mes souvenirs heureux de petite fille.
Cette année, on ne s'offrira pas de grand voyage pour nos vacances, mais on prévoit plusieurs petites sorties. Et comme, gluten oblige, il nous est difficile de manger à l'extérieur de la maison, qui dit "sortie" dit lunch à emporter. Devant la perspective de devoir préparer un nombre élevé de pique-nique (en sacrant pour tout rentrer dans nos boîtes à lunch trop petites et en risquant à chaque fois d'oublier un couteau ou les cuillères), je me suis rappelée le panier de ma mère et je me suis dit... Pourquoi ne pas changer la corvée en occasion? Autant m'équiper convenablement, d'un panier qui deviendra, pour ma puce, le présage de bons moments!
Évidemment, quand j'ai pensé à "m'équiper pour pique-niquer", j'avais une image romantique en tête, avec du cuir, du rotin et de belles couleurs estivales... Quelque chose dans ce genre-là, quoi :
![]() |
| Crédit : Amazon.ca |
Avouez, ça aurait été digne de Downton Abbey!
Ça aurait aussi été horriblement peu pratique à traîner dans un zoo, un parc d'amusement, en haut d'une montagne ou à toute destination qui ne serait pas une table de pique-nique à côté de l'auto!
Mon côté pratique parlant plus fort que mon romantisme, voici ce que j'ai acheté :
![]() |
| Crédit : Amazon.ca |
Ok, les couleurs donnent l'impression que ce sac à dos sort de That Seventy Show. Mais il contient tout ce qu'il faut pour partir en pique-nique sur un coup de tête, son compartiment isolant est étonnamment vaste et ma puce l'a déjà associé au concept de "manger dehors et aller jouer au parc ensuite".
En plus, brun de même, il devrait être assez marquant pour que le souvenir qu'elle en gardera ne soit pas flou! Hihihihihi!
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