vendredi 7 octobre 2016

Atelier court - Prise 2

En fin de semaine, je vais donner, pour la deuxième fois, la version courte de l'atelier annuel chapeauté par Élisabeth Vonarburg.

L'an dernier, je me suis proposée comme remplaçante sur un coup de tête, voyant que la Grande Dame était débordée et ne pouvait offrir l'atelier aux débutants.

Cette année, ayant su un peu plus tôt qu'Élisabeth me déléguait le boulot, je me suis préparée davantage. J'ai décidé de secouer certaines manières de procéder, d'expérimenter, de mettre la formule davantage à ma main.

Par exemple, au lieu d'expliquer la théorie des narrateurs et de demander aux participants d'écrire un bout de texte avec chaque variation possible (exercice qui nous bouffait un temps fou à chaque fois), cette année j'ai déniché (ou écrit) des extraits de texte pour lesquels je demanderai aux participants d'identifier les narrateurs.

Vais-je me casser la gueule? Je vous en reparle mercredi prochain! (Parce que lundi on sera encore en plein atelier, alors le blogue fera relâche).

Bonne longue fin de semaine! :)

mercredi 5 octobre 2016

Le vieil homme et la guerre / Old Man's War

Je ne parle pas beaucoup de mes lectures sur ce blogue, car depuis quelques années je fais des critiques professionnelles. Comme les comptes-rendus de lecture ne sont pas les textes que j'ai le plus de plaisir à rédiger, j'ai arrêté d'en mettre sur le blogue. Mais cette fois-ci, je ne peux pas passer à côté. Le livre est trop vieux pour être critiqué en revue, mais il mérite, selon moi, toute l'attention qu'il pourra récolter. Cela étant dit...

J'aime beaucoup les space opera, ces romans de science-fiction qui prennent pour acquis que l'humain va un jour coloniser d'autres planètes, bâtir un empire galactique, rencontrer d'autres races intelligentes, s'en faire des ennemis ou des alliés, se battre au milieu de l'espace...

Mais, tout comme la fantasy, c'est un genre qui a déjà connu son âge d'or et dont les versions modernes sont souvent bourrées de clichés. Alors dès qu'on s'éloigne des classiques canoniques, les chances de découvrir des petits bijoux sont minces.

Cependant, quand ça arrive, on frétille de plaisir!

Dernièrement, sur la suggestion de Philippe-Aubert Côté, je me suis procurée Old Man's War (Le vieil homme la guerre) de John Scalzi. Et la lecture fut un pur plaisir! (À preuve, tout en écrivant ce billet, je suis en train d'acheter les quatre bouquins qui suivent.)

La prémisse est intrigante à souhait : la Terre a colonisé d'autres planètes et, pour les défendre, elle fait appel à ses citoyens de soixante-quinze ans et plus. Ceux-ci s'enrôlent dans l'armée et disparaissent pour ne plus revenir. La rumeur prétend qu'ils subissent une thérapie qui leur rend la vigueur de leurs jeunes années. Voilà qui est alléchant lorsque, comme John Perry, le personnage principal, on doit se lever quatre fois par nuit pour uriner et reprendre son souffle après avoir grimpé le moindre escalier! Malgré son grand sens de l'humour, il trouve la vieillesse de moins en moins drôle. Le jour de son soixante-quinzième anniversaire, il s'enrôle donc dans l'armée et, à bord d'un vaisseau spatial qui tient plutôt du centre d'accueil, il tentera, avec l'aide d'autres recrues, de percer les mystères des colonies spatiales et de ses forces de défense.

Je ne vous en dit pas plus, sinon que le récit, narré à la première personne par John Perry, se dévore d'une traite. Et que mon chum et moi avons éclaté de rire plusieurs fois en cours de lecture. Cependant, si on s'amuse des réflexions du personnage, le monde qu'il nous présente est tout à fait réaliste et l'action, brutale, ne nous laisse aucun repos.

Si vous voulez comprendre comment on peut combiner humour, noir et SF, ce bouquin est à lire. Le mélange est si savamment dosé que je ne m'étonne pas que l'auteur ait remporté un prix Hugo! (Veuillez cependant noter que j'ai lu la version originale, alors je ne sais pas si la traduction tient de l'art ou de la boucherie).

Merci à Phil pour la suggestion! :)

lundi 3 octobre 2016

Concours d'écriture!

Vous voulez écrire, mais vous ne savez pas par où commencer?

Et si vous commenciez par une petite nouvelle de 1000 mots?

Ensuite, vous pourriez la soumettre au concours de l'Ermite de Rigaud. :)

Les prix sont sympathiques, le juge aussi, et ça commence à être une tradition bien établie dans le petit milieu de la blogosphère SFFQ! :)

Date limite : 1er novembre.

(PS : J'ai l'air de faire de la pub pour le concours, mais en fait je me sers de ce billet comme d'un rappel à moi-même pour ne pas oublier de participer! Hihihihi! ;)

vendredi 30 septembre 2016

Les médecins et les bains

Durant ma grossesse, mon corps, dans une frénésie de type "mes cellules sont en mode multiplication et je sais plus où m'arrêter", m'a fait pousser un kyste dans le dos (ptêt dans le but de compenser pour la bedaine qui poussait par-devant?). Oh, pas grand chose, une petite bosse rose moins grande qu'un dix sous, mais très mal placée : juste à la hauteur de l'élastique de mon soutien-gorge. Ledit élastique frottait donc dessus toute la journée, ce qui rendait le kyste sensible et très dérangeant.

Il y a un an, j'ai montré la chose à ma super infirmière qui m'a conseillée de le faire retirer. Après tout, un kyste qui pousse tout seul comme ça, c'est possiblement des cellules pré-cancéreuses, alors pourquoi jouer avec le feu? Rendez-vous fut donc pris à l'hôpital pour une chirurgie mineure.

Sept mois plus tard, j'ai rencontré le chirurgien. Rencontre qui a duré 3 minutes, le temps qu'il jette un œil distrait à ma petite bosse, remplisse un papier et me dise que ça laisserait une cicatrice (m'en fous, je veux juste que ça arrête de faire mal tout le temps et éliminer le risque de cancer potentiel).

Un autre cinq mois plus tard (mardi pour être précise), c'était (enfin) le moment d'opérer. Je n'ai pas pris ma douche ce matin-là, me disant que je me laverais en revenant de l'hôpital pour éliminer odeurs de désinfectant et microbes mutants (d'habitude je ne suis pas une maniaque anti-germes, mais avec les hôpitaux, je prends pas de chance). Première réaction du chirurgien en entrant dans la salle d'opération  (alors que je suis couchée sur la table le dos à l'air) : "C'est rien que ça?" Euh, de un tu l'as déjà vu et tu as confirmé que tu l'enlèverais, de deux, le "ça" est attaché à MON dos et je ne suis pas endormie, alors on se garde une petite gêne?

Après m'avoir si gentiment donné l'impression que je lui faisais perdre son temps, le médecin a gelé la zone à découper (en m'avertissant que la piqûre s'en venait à la seconde où il enfonçait l'aiguille, mais bon, on n'en était déjà plus là), puis passé dix minutes à me charcuter le dos tout en jasant d'un cas de la veille avec l'infirmière. Il m'a recousue en taquinant son interne et en jasant avec elle de sa fin de semaine à venir. Puis, tandis que j'étais assise sur la table et que j'attendais son verdict, il a terminé sa conversation avec ladite interne avant de daigner m'informer que mon kyste était un "kyste dermal" (j'ai dû lui demander de me confirmer que ce n'était donc pas un truc pré-cancéreux), que j'avais quatre points de suture traditionnels dans le dos et que je devrais les faire retirer dans dix jours (oups, j'avais pas prévu ça, moi, je croyais que j'aurais des points fondants), pis que je ne devais pas prendre de douche pour 48 heures, ni de bain tant qu'on ne m'aurait pas retiré mes points.

Euh... pas de douche pendant 48 heures?!? Merde! Avoir su, je me serais douchée ce matin-là!

Comme j'en ai l'habitude avec toute personne qui me donne des instructions, j'ai résumé ce qu'il m'avait dit pour être sûre d'avoir tout saisi : "Ok, donc je prends rendez-vous au CLSC dans dix jours pour faire retirer mes points, je ne prends pas de bain d'ici là et pour les prochaines 48 heures, je fais ma toilette à la débarbouillette, c'est ça?"

Et le chirurgien, sur le point de franchir la porte, m'a répondu : "Oui, si vous y tenez."

Si j'y tiens?!? Beurk! Si j'ajoute cette anecdote à tout ce qu'on a vu dernièrement dans l'actualité à propos des bains en CHSLD, c'est moi où, de nos jours, les médecins ont une drôle de conception de l'hygiène? O.o

mercredi 28 septembre 2016

Esprit nomade

J'ai l'esprit nomade. Quand je pars pour une fin de semaine de salon du livre ou de trekking avec un petit sac contenant tout ce qu'il me faut pour survivre, je me sens bien. Je me sens libre, légère.

S'il y a un style de vie qui me fait rêver, c'est bien celui adopté par Camille Bouchard et par d'autres, ceux qui vivent dans des VR ou d'autres types de mini-maison sur roues et qui peuvent se déplacer au gré de leurs envies. Tous ces gens n'ont pas beaucoup de possessions matérielles, mais elles sont toutes bien choisies, aimées, significatives. Ils se concentrent sur l'essentiel, ils sont chez eux partout et ils doivent vivre tellement d'expériences enrichissantes! Des fois je me dis que j'aimerais faire comme eux...

Puis je reviens à la réalité, je me rappelle que je déteste conduire et que mon chum, avec ses six pieds deux pouces, serait vraiment trop à l'étroit dans un VR ou une mini-maison. (En plus, où mettrait-on le dojo? Et la puce? Et où mon chéri trouverait-il un patron qui accepterait qu'il télé-travaille à l'année?)

Ça ne m'empêche pas d'essayer d'appliquer certains principes du minimalisme nomade dans mon grand cottage de banlieue, pour me libérer l'esprit (et aider mes finances). J'essaie de n'acheter que les trucs qui sont vraiment nécessaires, de me défaire des objets qui nous encombrent et qu'on n'utilise pas. Je fais régulièrement le ménage de nos garde-robes et j'élimine sans pitié les jouets avec lesquels ma fille ne joue plus.

Malgré cela, il me semble que dès que je détourne le regard, les garde-robes et les armoires se remplissent de trucs inutiles et "d'au cas où" qui finiront par ramasser la poussière!

Mon verdict : j'ai ptêt l'esprit nomade, mais je possède encore trop d'armoires! :p

lundi 26 septembre 2016

Quand est-ce que tout est devenu rose et bleu?

Il y a quelques années, les parents de mon chum ont déménagé. Sa mère étant une ramasseuse chronique nostalgique, elle a alors retrouvé des vieilleries jouets que mon chum avait lorsqu'il était un tout petit bambin. J'ai souri en constatant que j'avais eu les mêmes. Le même clown dont on tourne le nez et qui fait de la musique (et qui était toujours un peu inquiétant, parce que des fois on le prenait et il se remettait à jouer même si on avait pas tourné le nez), les mêmes peluches-souvenirs de l'aquarium de Québec, les mêmes hochets Fisher Price en plastique massif, la même couverture en coton tout doux avec des motifs de chats oranges.

Les mêmes jouets. Normal : on est nés dans la même province ville à six mois d'écart. Mais ce qui m'a frappée, c'est que ces jouets étaient de la même couleur.

Ma fille a un cousin de deux mois plus âgé. Ils sont nés dans la même ville. Ils ont eu des jouets identiques... sauf pour la couleur. Ceux du cousin sont bleus. Ceux de ma fille sont presque toujours roses si elle les reçoit en cadeau. Si nous les achetons nous-mêmes (ou si c'est ma soeur qui magasine), ils sont plus neutres. Enfin, quand le neutre existe.

Je ne comprends pas. Mon chum et moi ne sommes quand même pas si vieux que ça. Quand est-ce que tout est devenu rose et bleu? Est-ce que quelqu'un est capable de mettre une date sur le phénomène?

vendredi 23 septembre 2016

Parce qu'elle a tellement changé!

La dernière photo de ma puce sur ce blogue datant de la fête des Mères, j'ai décidé de me gâter un peu... (Et, bon, comme j'ai toujours le cerveau en bouillie à cause du rhume, ça me permet d'économiser au moins un effort intellectuel)

Un jour où elle était enrhumée et où, comme sa maman dans pareil cas, elle voulait juste se coucher sur le sofa pour regarder la télé. (Riez pas de mon sofa, c'est un don. D'une grand-maman, ben oui, comment vous avez deviné?)

Son passe-temps préféré quand on est à table : faire des mimiques (et rire des nôtres).  Là je lui avais demandé de faire la baboune.

Le jour de sa fête, alors qu'elle ne savait pas que je la photographiais.

Sa réaction en s'en apercevant.

Comme vous pouvez le voir, elle est un tantinet espiègle. On se demande encore de qui elle tient ça... *tousse tousse* :p