Dites, puisque vous êtes ici (alors que les lumières sont éteintes et que y'a personne pour vous servir... vous avez cassé une vitre pour entrer ou alors j'ai oublié de verrouiller avant de partir en vacances?), pourquoi n'iriez-vous pas aussi faire un tour par là, histoire de sauver le travail de Dave Côté, dont le roman, fin prêt, pourrait ne pas être publié, par manque de fonds de l'éditeur.
Heureusement, les Six Brumes nous offrent la possibilité de sauver le bouquin en le précommandant.
Allez, vous alliez l'acheter de toute façon! ;)
(Moi je suis pas dupe : je suis sûre que toute cette histoire découle non pas d'un manque de fonds, mais d'un sort lancé aux Six Brumes par Dominic Bellavance! lol! :p)
lundi 29 août 2011
dimanche 28 août 2011
UFC 134, Rio, Brésil
Un seul commentaire : Anderson Silva est juste pas humain! Les commentateurs savent plus s'ils doivent le comparer à un Jedi, un superhéros ou à quelque chose sorti de la Matrice. Ça vous donne une idée!
À part ça, ce fut un bon UFC pour les Brésiliens qui accueillaient le gala dans leur pays pour la première fois depuis 1993. On a d'ailleurs vu que les combattants locaux étaient en feu. Même ceux qui semblaient, sur papier, avoir peu de chance de l'emporter ont récolté des victoires impressionnantes. Une belle récolte de KO pour le Brésil! :)
Bon, pis là il mouille, l'électricité est intermitente (une chance que y'a une batterie dans mon portable), pis y'a un déluge d'idées qui prend ma cervelle pour cible, facque je vous laisse!
À part ça, ce fut un bon UFC pour les Brésiliens qui accueillaient le gala dans leur pays pour la première fois depuis 1993. On a d'ailleurs vu que les combattants locaux étaient en feu. Même ceux qui semblaient, sur papier, avoir peu de chance de l'emporter ont récolté des victoires impressionnantes. Une belle récolte de KO pour le Brésil! :)
Bon, pis là il mouille, l'électricité est intermitente (une chance que y'a une batterie dans mon portable), pis y'a un déluge d'idées qui prend ma cervelle pour cible, facque je vous laisse!
vendredi 26 août 2011
Au cours des deux prochaines semaines
Au cours des deux prochaines semaines, je dois :
- Tondre le gazon
- Boucher une fissure dans le ciment du garage
- Faire une nouvelle version du Chasseur
- Finir de planifier le voyage en France
- Réussir à faire réparer le cadre de ma porte d'entrée (ah, les joies d'être proprio!)
- Commencer la rédaction du tome II de Hanaken
- Trouver un plombier pour rétablir l'eau froide dans la douche (histoire d'arrêter de s'ébouillanter par mégarde le matin!)
- Soudoyer une amie pour qu'elle me prête ses valises
- Mettre sur papier le scène à scène d'un prochain roman
- Laver l'intérieur du pare-brise de l'auto (mais comment ça se fait que c'est sale?)
- Retondre le gazon (bâtard que ça pousse vite!)
Ouf! Une maudite chance que je vais être en vacances! Alors je vais en profiter pour ajouter à ma liste de tâche :
- Lire
- Dormir
- M'entraîner quotidiennement
- Dormir
- Prendre une pause de blogue
- Dormir
- Soigner ma dépendance au café (si je dors, ça devrait aider...)
Allez, c'est pas que je vous aime pas, mais c'est (enfin) mon tour de prendre des vacances! :) Alors on se revoit dans 15 jours! (Comme si j'allais réussir à rester silencieuse tout ce temps-là...)
- Tondre le gazon
- Boucher une fissure dans le ciment du garage
- Faire une nouvelle version du Chasseur
- Finir de planifier le voyage en France
- Réussir à faire réparer le cadre de ma porte d'entrée (ah, les joies d'être proprio!)
- Commencer la rédaction du tome II de Hanaken
- Trouver un plombier pour rétablir l'eau froide dans la douche (histoire d'arrêter de s'ébouillanter par mégarde le matin!)
- Soudoyer une amie pour qu'elle me prête ses valises
- Mettre sur papier le scène à scène d'un prochain roman
- Laver l'intérieur du pare-brise de l'auto (mais comment ça se fait que c'est sale?)
- Retondre le gazon (bâtard que ça pousse vite!)
Ouf! Une maudite chance que je vais être en vacances! Alors je vais en profiter pour ajouter à ma liste de tâche :
- Lire
- Dormir
- M'entraîner quotidiennement
- Dormir
- Prendre une pause de blogue
- Dormir
- Soigner ma dépendance au café (si je dors, ça devrait aider...)
Allez, c'est pas que je vous aime pas, mais c'est (enfin) mon tour de prendre des vacances! :) Alors on se revoit dans 15 jours! (Comme si j'allais réussir à rester silencieuse tout ce temps-là...)
jeudi 25 août 2011
Scène de bureau (4)
Courriel envoyé
De : Moi
À : 25 avocats
Chers maîtres,
Suite à la consultation effectuée, il appert que le 17 est la date qui convient au plus grand nombre d'entre vous. La réunion dans le dossier X se tiendra donc de 14h à 17h.
Cordiales salutations.
----------------------------------
Réponse reçue
De : Me Patapouf
À : Moi
Je ne peux pas me libérer le 17. Pourquoi on fait pas ça le 18?
-------------------------------
Réponse fantasmée
De : Moi
À : Me Patapouf
Parce que, cher maître, contrairement à ce que vous semblez croire, la planète n'accomplit pas ses révolutions autour de votre nombril!
----------------
Maudit que des fois ça me démange de leur envoyer le genre de réponse qu'ils méritent!!! :p Ah, qu'est-ce qu'on fait pas des fois au nom de la politesse et du professionnalisme... Avez-vous des exemples du genre vous aussi?
De : Moi
À : 25 avocats
Chers maîtres,
Suite à la consultation effectuée, il appert que le 17 est la date qui convient au plus grand nombre d'entre vous. La réunion dans le dossier X se tiendra donc de 14h à 17h.
Cordiales salutations.
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Réponse reçue
De : Me Patapouf
À : Moi
Je ne peux pas me libérer le 17. Pourquoi on fait pas ça le 18?
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Réponse fantasmée
De : Moi
À : Me Patapouf
Parce que, cher maître, contrairement à ce que vous semblez croire, la planète n'accomplit pas ses révolutions autour de votre nombril!
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Maudit que des fois ça me démange de leur envoyer le genre de réponse qu'ils méritent!!! :p Ah, qu'est-ce qu'on fait pas des fois au nom de la politesse et du professionnalisme... Avez-vous des exemples du genre vous aussi?
mercredi 24 août 2011
Et il reste encore 3 jours...
Jeudi passé, je me sentais fatiguée, impatiente, vraiment dûe pour mes vacances.
Vendredi passé, on a commencé à avoir des problèmes informatiques au bureau. Tellement sérieux que ma journée de boulot a été écourtée.
Lundi matin, nous avons découvert que nous avions eu des pertes de données informatiques.
Mardi, alors que nous tentions de reprendre un rythme de travail à peu près raisonnable malgré les données perdues (et que je courais désespérément pour essayer de finir les dossiers importants avant mes vacances), le building a été secoué par l'onde de choc du tremblement de terre qui a touché les États-Unis et nous avons dû être évacués pour quelques heures.
Alors là, aujourd'hui, je me demande franchement ce qui m'attend... Et il reste encore trois jours avant mes vacances... Vais-je me rendre?
Vendredi passé, on a commencé à avoir des problèmes informatiques au bureau. Tellement sérieux que ma journée de boulot a été écourtée.
Lundi matin, nous avons découvert que nous avions eu des pertes de données informatiques.
Mardi, alors que nous tentions de reprendre un rythme de travail à peu près raisonnable malgré les données perdues (et que je courais désespérément pour essayer de finir les dossiers importants avant mes vacances), le building a été secoué par l'onde de choc du tremblement de terre qui a touché les États-Unis et nous avons dû être évacués pour quelques heures.
Alors là, aujourd'hui, je me demande franchement ce qui m'attend... Et il reste encore trois jours avant mes vacances... Vais-je me rendre?
mardi 23 août 2011
Perle de dir lit
J'adore la fonction "commentaire" des traitements de texte. Ça permet au directeur littéraire de laisser ses observations dans des petites bulles dans les marges du texte, au lieu de juste vous charcuter vos phrases sans explication. Ça établit un dialogue entre vous le dir lit.
Bon, des fois on a le goût d'étriper le dir lit à cause de ses remarques. Et d'autres fois, on se retrouve à rire tout seul, parce que non seulement la remarque est judicieuse, mais en plus elle est bien tournée.
Par exemple, dans Le Chasseur, j'avais écrit : "Cette menace sonore..."
Ce à quoi mon directeur littéraire pour ce projet (Guillaume Voisine) me répond dans une petite bulle : "Ouf, je suis pas un fan de la locution "menace sonore". On dirait le nom d'un mauvais groupe de Gangsta Rap français."
Totalement vrai! Hihihihihihihihi! :p
Des exemples personnels à partager?
Bon, des fois on a le goût d'étriper le dir lit à cause de ses remarques. Et d'autres fois, on se retrouve à rire tout seul, parce que non seulement la remarque est judicieuse, mais en plus elle est bien tournée.
Par exemple, dans Le Chasseur, j'avais écrit : "Cette menace sonore..."
Ce à quoi mon directeur littéraire pour ce projet (Guillaume Voisine) me répond dans une petite bulle : "Ouf, je suis pas un fan de la locution "menace sonore". On dirait le nom d'un mauvais groupe de Gangsta Rap français."
Totalement vrai! Hihihihihihihihi! :p
Des exemples personnels à partager?
lundi 22 août 2011
Geisha de Leslie Downer
Un ami m'a prêté Geisha - The secret history of a vanishing world de Leslie Downer. Le livre n'est pas un roman. Situé plutôt dans la lignée du Geisha de Liza Dalbi (un ouvrage d'anthropologie sur les geishas) c'est le récit des recherches qu'une journaliste, Leslie Downer, a mené au Japon à l'aube de l'an 2000. (Par la suite, Downer a publié deux romans sentimentaux situés dans cet univers, comme quoi une bonne recherche n'est jamais perdue! ;) La plupart des notions présentées dans ce livre n'étaient pas neuves pour moi, mais elles ont été décortiquées comme jamais auparavant (enfin, dans une langue que j'arrive à lire) et émaillées d'anecdotes que je ne connaissais pas (en plus d'être appuyées par de solides références).
Ce qui m'a particulièrement intéressée avec cet ouvrage, c'est que la journaliste n'a pas seulement étudié l'univers actuel des geishas, mais elle a fait oeuvre d'historienne, recherchant les origines de ces artistes qui sont nées parmi les prostituées, mais s'en sont dissociées peu à peu. La lecture a été d'autant plus enrichissante que l'âge d'or des geishas correspond à une époque de l'histoire du Japon qui est souvent résumée en une ligne dans les livres d'histoire.
En effet, on se contente souvent de dire que du début du shogunat des Tokugawa (17e siècle) à l'ère Meiji (fin 19e siècle), le Japon s'est fermé au monde extérieur et a vécu en paix. On oublie de préciser que cet isolationnisme féroce lui a permis de développer la culture extrêmement complexe et raffinée qu'on lui connaît aujourd'hui. Et que les geishas furent les piliers de ce développement culturel, qui était, à ses débuts, une contre-culture, celle des marchands et des riches samouraïs, en opposition à celle des aristocrates impériaux.
De plus, tout en racontant l'histoire des geishas et leur spécialisation dans le domaine du divertissement non sexuel, l'auteure nous parle en même temps, par opposition, du monde de ces oubliées de l'histoire japonaise : les femmes mariées, ces maîtresses toutes puissantes des foyers où les maris ne passaient pas beaucoup de temps.
Les femmes mariées, comprend-t-on, ne sont pas et n'ont jamais été les rivales des geishas. Mariées à des hommes qu'elles ne connaissaient pas beaucoup avant les noces, les épouses japonaises préfèrent bien souvent le savoir en train de se divertir dans un bar, avec une geisha, avec une prostituée ou même avec une maîtresse, plutôt que d'avoir à essayer de rendre heureux et satisfait un inconnu avec lequel elles ne partagent rien. Le système semble bizarre à nos yeux d'Occidentaux, mais bon, il a fonctionné pendant quelques siècles et le taux de divorce au Japon continue d'être très bas. La prostitution, il faut dire, n'avait jamais été illégale au Japon avant l'intervention choquée des Américains suite à la Deuxième Guerre. Leslie Downer souligne d'ailleurs que l'interdit qui a frappé la prostitution après la guerre ne l'a pas du tout enrayée, donnant plutôt champ libre aux yakuzas (les mafieux japonais) qui ont repris en main (en rigolant) des réseaux déjà parfaitement organisés, employant la terreur plutôt que la règlementation pour garder les prostituées au travail.
Ce qui ressort du livre de Downer (outre le fait que les véritables geishas sont en train de disparaître peu à peu, mises à mal par la perte de l'éducation permettant d'apprécier leurs arts) c'est que, encore aujourd'hui, dans la société japonaise hommes et femmes vivent dans deux mondes séparés. Deux mondes qui, jusqu'à tout récemment, avaient chacun une grande importance. Jusqu'à récemment, les femmes au foyer étant vues comme celles qui assuraient l'avenir de la nation, tandis que les femmes de divertissement (geisha et prostituées) étaient celles qui permettaient aux hommes de se détendre et de supporter leur stress. Malheureusement, là-bas comme ici, l'importance des individus commence à être calculée en rapport au salaire qu'ils peuvent gagner, ce qui a énormément diminué le statut des femmes au foyer, dans un pays où on est encore loin d'entendre parler de conciliation travail-famille. Les geishas, quant à elles, sont considérées comme des travailleuses à part entières et on attend d'elles qu'elles subviennent à leurs besoins sans l'aide qui leur était traditionnellement apportée par leurs amants (riches hommes d'affaires ou politiciens). Or, les geishas, je l'ai dit, sont des artistes...
Bref, au final, ce livre est une belle étude d'un phénomène culturel, de ses impacts historiques et sociaux... Et de la difficulté que rencontrent tous les artistes du monde à payer les factures à la fin du mois! lol!
(Lecture 2011 #36)
Ce qui m'a particulièrement intéressée avec cet ouvrage, c'est que la journaliste n'a pas seulement étudié l'univers actuel des geishas, mais elle a fait oeuvre d'historienne, recherchant les origines de ces artistes qui sont nées parmi les prostituées, mais s'en sont dissociées peu à peu. La lecture a été d'autant plus enrichissante que l'âge d'or des geishas correspond à une époque de l'histoire du Japon qui est souvent résumée en une ligne dans les livres d'histoire.
En effet, on se contente souvent de dire que du début du shogunat des Tokugawa (17e siècle) à l'ère Meiji (fin 19e siècle), le Japon s'est fermé au monde extérieur et a vécu en paix. On oublie de préciser que cet isolationnisme féroce lui a permis de développer la culture extrêmement complexe et raffinée qu'on lui connaît aujourd'hui. Et que les geishas furent les piliers de ce développement culturel, qui était, à ses débuts, une contre-culture, celle des marchands et des riches samouraïs, en opposition à celle des aristocrates impériaux.
De plus, tout en racontant l'histoire des geishas et leur spécialisation dans le domaine du divertissement non sexuel, l'auteure nous parle en même temps, par opposition, du monde de ces oubliées de l'histoire japonaise : les femmes mariées, ces maîtresses toutes puissantes des foyers où les maris ne passaient pas beaucoup de temps.
Les femmes mariées, comprend-t-on, ne sont pas et n'ont jamais été les rivales des geishas. Mariées à des hommes qu'elles ne connaissaient pas beaucoup avant les noces, les épouses japonaises préfèrent bien souvent le savoir en train de se divertir dans un bar, avec une geisha, avec une prostituée ou même avec une maîtresse, plutôt que d'avoir à essayer de rendre heureux et satisfait un inconnu avec lequel elles ne partagent rien. Le système semble bizarre à nos yeux d'Occidentaux, mais bon, il a fonctionné pendant quelques siècles et le taux de divorce au Japon continue d'être très bas. La prostitution, il faut dire, n'avait jamais été illégale au Japon avant l'intervention choquée des Américains suite à la Deuxième Guerre. Leslie Downer souligne d'ailleurs que l'interdit qui a frappé la prostitution après la guerre ne l'a pas du tout enrayée, donnant plutôt champ libre aux yakuzas (les mafieux japonais) qui ont repris en main (en rigolant) des réseaux déjà parfaitement organisés, employant la terreur plutôt que la règlementation pour garder les prostituées au travail.
Ce qui ressort du livre de Downer (outre le fait que les véritables geishas sont en train de disparaître peu à peu, mises à mal par la perte de l'éducation permettant d'apprécier leurs arts) c'est que, encore aujourd'hui, dans la société japonaise hommes et femmes vivent dans deux mondes séparés. Deux mondes qui, jusqu'à tout récemment, avaient chacun une grande importance. Jusqu'à récemment, les femmes au foyer étant vues comme celles qui assuraient l'avenir de la nation, tandis que les femmes de divertissement (geisha et prostituées) étaient celles qui permettaient aux hommes de se détendre et de supporter leur stress. Malheureusement, là-bas comme ici, l'importance des individus commence à être calculée en rapport au salaire qu'ils peuvent gagner, ce qui a énormément diminué le statut des femmes au foyer, dans un pays où on est encore loin d'entendre parler de conciliation travail-famille. Les geishas, quant à elles, sont considérées comme des travailleuses à part entières et on attend d'elles qu'elles subviennent à leurs besoins sans l'aide qui leur était traditionnellement apportée par leurs amants (riches hommes d'affaires ou politiciens). Or, les geishas, je l'ai dit, sont des artistes...
Bref, au final, ce livre est une belle étude d'un phénomène culturel, de ses impacts historiques et sociaux... Et de la difficulté que rencontrent tous les artistes du monde à payer les factures à la fin du mois! lol!
(Lecture 2011 #36)
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