mardi 7 octobre 2014

Vivre de ma plume : c'est parti

Bon, ben, c'est officiel, mes prestations de maternité sont terminées, alors à partir de cette semaine, l'écriture est désormais ma seule source de revenus.

Théoriquement, il serait possible de faire vivre notre petite famille avec le seul salaire de mon chum. En pratique, mettons qu'on trouverait les fins de mois difficiles (et le kraft diner sans gluten c'est quand même trois fois le prix du régulier...). Je dois donc gagner un certain revenu, histoire de contribuer aux dépenses courantes. Par contre, l'objectif est modeste. Vais-je le révéler? Ah pis, pourquoi pas...

Mon but est de gagner environ 10 000$ par an grâce à l'écriture. Je me donne trois ans. J'ai assez d'économies pour tenir jusque là. (Et, entretemps, Éliane aura suffisamment grandi pour me laisser un peu de temps libre! ;) Chaque dollar gagné dans les prochaines années s'ajoutera à mon pécule et me permettra de repousser le moment de retourner sur le marché du travail régulier. Si ce moment ne survient jamais, je ne me plaindrai pas. Ça s'annonce quand même bien : en 2014, je devrais atteindre la moitié de mon objectif financier.

Et si un jour je dois retourner faire du 9 à 5, ben tant pis. Au moins, j'aurai essayé.

En plus, si ça se trouve, après une année complète sans interactions avec des collègues de travail, j'vais ptêt m'ennuyer...

Ou ptêt pas! ;p

jeudi 2 octobre 2014

Je ne suis pas "bon public"

Ça fait plusieurs fois que je me fais dire par des amis, à qui je pointais les défauts d'un film ou d'un livre, "Oui, mais moi je suis bon public".

À chaque fois, j'ai eu l'impression de me faire dire que j'étais excessivement exigeante. (Et pourtant, si vous saviez comme je suis indulgente à côté de mon chum...)

Au début, ça me déstabilisait. J'avais quasiment l'impression de me faire dire que j'étais méchante. Que j'aurais dû, voyons, donner une chance au pauvre créateur du film/livre qui venait de me faire bailler aux corneilles ou d'insulter le concept de cohérence interne.

Mais dernièrement, j'ai réalisé quelque chose.

Je m'en fous de ne pas être "bon public".

Non, la Mère Thérésa des livres et des films, qui les aime tous parce qu'ils sont tous la création chérie de quelqu'un, c'est pas moi.

Parce que je n'ai ni temps, ni argent à perdre à m'emmerder, surtout ces temps-ci.

La vie est trop courte! (Et Éliane trop prenante! ;)

Et vous, êtes-vous "bon public"?

AJOUT : Les premiers commentaires ont pris pour acquis que je parlais d'une situation où je connaissais le créateur du truc nul et/ou que mes commentaires se rendraient à ses oreilles. Et pourtant, non, le plus souvent, quand on me reproche de ne pas être "bon public", c'est au sujet d'un navet hollywoodien ou d'un mauvais bouquin américain. Pourquoi, mais pourquoi, devrais-je, dans cette situation, être "bon public" et prendre des gants pour critiquer?

lundi 29 septembre 2014

Parler des projets en cours

J'ai commencé à travailler sur mon roman policier. Le plan est fait, le scène à scène avance... J'ai même entamé l'écriture des premières pages! :)

Hier soir, à la faveur d'un souper avec un ami, celui-ci s'est efforcé de me tirer les vers du nez à propos de mon intrigue. Bon, normalement je ne parle pas de mes projets en cours (de peur qu'une critique de mon idée me décourage de continuer), mais l'ami ne faisant pas partie du milieu littéraire, je ne risquais pas grand chose, pensais-je...

Eh ben, j'ai bien fait de parler. Parce qu'à la faveur d'une de ces questions, de toutes nouvelles perspectives se sont ouvertes pour mon roman.

Perspectives qui impliquent de revoir le plan et le scène à scène de fond en comble!

Zut!

mercredi 24 septembre 2014

La question des devoirs et des leçons

Il semblerait que ça discute ferme dans les milieux de l'éducation de la pertinence de donner encore des devoirs et des leçons aux enfants.

Faut dire que si je me fie à ce que j'entends de la part de mes amis qui ont des enfants d'âge scolaire et ce que j'ai vécu durant mon expérience d'enseignante, les devoirs et les leçons, c'est plus ce que j'ai connu quand j'allais à l'école.

Je me souviens qu'au primaire, les professeurs nous donnaient, le lundi, les devoirs et leçons pour toute la semaine. Il y avait peu de devoirs (quelques pages d'exercices de révision) et un peu plus de leçons (des mots de vocabulaire, des verbes à accorder, des tables de multiplication). En une petite demi-heure par soir, habituellement pendant que ma mère préparait le souper, tout était expédié.

Au secondaire, j'avais un peu plus de devoirs et de leçon, mais pas de quoi ruiner une soirée. J'en faisais une partie durant mon heure de dîner, d'autre dans l'autobus au retour et il me restait à peu près rien une fois arrivée chez moi.

Mais maintenant, oh, c'est une autre paire de manche. Premièrement, la mode des devoirs donnés au début de la semaine semble s'être passée. Deuxièmement, il paraît que maintenant les enfants du primaire doivent régulièrement faire des présentations Powerpoint et des recherches sur Internet! Troisièmement, quand j'enseignais au secondaire, je me suis fait dire que je devais donner à mes élèves l'équivalent d'une heure de devoir par cours. Euh... Les jeunes ayant 5 périodes de cours dans la journée, on s'attendait vraiment à ce qu'ils fassent 5 heures de devoir TOUS LES SOIRS?!? Quand j'ai posé la question, on m'a répondu que oui. Que si leurs parents payaient l'école privée, c'était pour les voir travailler fort.

Je me retrouvais donc, comme enseignante, à passer la moitié de la période à corriger des devoirs, l'autre moitié à enseigner une nouvelle notion et au lieu de la leur faire pratiquer en classer, à leur donner un devoir la mettant en application. Et la recette se répétait le lendemain. Les élèves s'emmerdaient, je devais gérer une quantité incroyable de devoirs non faits ou mal faits et j'avais l'impression qu'ils n'apprenaient rien.

Après quelques mois, je me suis tannée. J'ai arrêté de donner des devoirs. Je donnais des lectures à faire dans le manuel, pour les préparer au cours suivant, et de temps à autre je faisais un quizz surprise pour voir s'ils avaient bien fait leurs lectures. Ainsi, ceux qui avaient lu arrivaient avec des questions pertinentes et engrangeaient des points avec les quizz. Ceux qui n'avaient pas lu obtenaient quand même la matière et ont fini l'année avec des notes respectables.

Bref, dans cette histoire de "doit-on éliminer les devoirs et leçons ou pas", je me situe dans un camp milieu. Ptêt qu'on pourrait juste recommencer à en donner en quantité raisonnable et, surtout, à donner des devoirs et des leçons que les élèves peuvent faire eux-mêmes!

Qu'en pensent ceux qui ont étudié en éducation?

lundi 22 septembre 2014

Un vide

Pendant ma grossesse, j'ai souvent ressenti durement l'absence de ma mère.

Mais depuis que ma fille est née, c'est plus difficile que jamais de ne plus avoir de maman.

Le pire, c'est que si ma mère était encore là, ma mère des dernières années, elle ne serait d'aucune aide. Et même ma mère d'avant son ACV, elle était tellement amère et aigrie, je ne sais pas si elle m'aurait été d'un quelconque secours.

Mais peu importe, par moment, ces temps-ci, ça me manque d'avoir une maman.

J'espère qu'Éliane ne connaîtra jamais ce vide-là.

Qu'elle pourra toujours pleurer son mon épaule. Y déverser ses doutes, ses craintes. Que je serai toujours là pour la serrer contre moi et lui dire "Ça va aller, chérie. Tu fais de ton mieux et je suis fière de toi."

Bon, je vais aller dormir avant de tomber davantage dans le mélodrame! ;p

(Bonne nouvelle : depuis quelques jours, la puce laisse passer 4 ou 5 heures entre ses boires nocturnes. Dormir 4 heures d'affilée, quand on était rendus habitués à des plages de 2 heures, ça fait un bien fou! Bon, la première fois on a cru que notre fille était morte dans son sommeil, mais on se calme la paranoïa là... ;)

mercredi 17 septembre 2014

Des samouraïs aux policiers

Pour ceux qui jettent un coup d'œil de temps en temps dans la section "projet" à la droite du blogue, non, vous n'avez pas la berlue : Hanaken III n'est plus listé dans les projets en cours.

La réécriture est terminé et le roman est donc dans les mains de mon éditrice!!! :)  :)  :)

Sortie malheureusement prévue seulement en 2015.

Pas grave, entretemps je vais travailler sur mon roman policier.

Le plan est fait, le scène-à-scène est ébauché, reste juste à l'écrire.

Pis faut que je me dépêche : Vincent vient de me donner de super idées pour une série d'histoires policières qui me tentent en maudit. Mais bon, un projet à la fois... ;)

J'arrive à trouver un peu de temps chaque jour pour écrire (vive le porte-bébé), mais les journées me semblent s'enchaîner à un rythme fou. Le matin, le temps qu'on se lève, qu'on nourrisse bébé, qu'on la change, que je tire mon lait, que je déjeune, que Vincent déjeune, qu'on prenne nos douches et qu'on s'habille, il est temps de nourrir bébé à nouveau et de dîner! Faut dire qu'Éliane ne supporte pas d'être déposée quelque part, alors une chance qu'on est deux, parce qu'elle nous occupe les mains! Heureusement, les après-midi sont plus relax (encore merci au porte-bébé!).

Allez, je vous laisse sur une photo (fais longtemps que j'en ai pas mise ;)

Moment de douceur mère-fille

lundi 15 septembre 2014

De la valeur d'un texte et de son concept

Des fois, tu lis un texte d'un écrivain et tu le trouves puissant, parce que très noir.

En lisant tu te dis : "Oh boy, c'est misogyne en maudit comme histoire et la vision de la justice est assez œil pour œil, dent pour dent. L'écrivain a dû remuer ben des trucs sombres en lui pour se plonger dans un tel pessimiste et pondre un concept pareil."

Puis tu rencontres l'écrivain. Tu jases avec.

Et tu en arrives à conclusion que non, finalement, l'écrivain n'a pas remué grand chose de sombre en lui pour inventer son concept. Il n'était pas pessimiste dans son texte.

Il EST un redneck misogyne qui croit que les femmes devraient porter des enfants en silence, qu'elles les veuillent ou non, et que tous les criminels devraient être pendus, sans procès de préférence.

Du coup, la valeur du texte et de son concept se retrouve, à mes yeux, plutôt diminuée. Et je n'arrive plus à relire l'œuvre que j'avais appréciée tant que je la pensais pure fiction, parce que là tout ce que j'entends c'est le programme politique de cet écrivain.

Est-ce que je suis la seule à réagir de même? Ou j'ai juste l'esprit de contradiction?

(Non, je ne vais pas nommer l'écrivain... Pas ici en tout cas. On en jasera de vive voix un moment donné! ;)