Un courriel m'arrive :
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De : J'vous dis pas qui
À : Gen
Objet : Ta nouvelle "X"
Allo Gen!
Est-ce que tu serais intéressée à republier ta nouvelle "X" dans notre anthologie "Blablabla"?
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De : Moi
À : J'vous dis pas qui
Objet : Re : Ta nouvelle "X"
OUI!!!!!!!!!!
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Le paiement va être symbolique, mais peu importe! Hé! C'est mon premier texte qui va être réédité, ça vaut une ptite danse de la joie!!!
Pis un verre de moût de pomme (à défaut de champagne! ;)
(Désolée d'être agace, mais j'vous donnerai plus de détails dès que je pourrai)
jeudi 10 avril 2014
mercredi 9 avril 2014
Toc toc toc
L'autre soir, j'étais tranquillement étendue sur mon divan, en train de lire un livre. De la musique jouait et, d'un geste distrait, je battais la mesure contre mon flanc... ou plutôt, contre le côté de ma bedaine.
Ça devait bien faire cinq minutes que je me livrais à ce geste sans y penser quand, venant de l'intérieur de mon ventre, j'ai senti deux petits coups bien distincts répondre à mes tapotements distraits.
Laissez-moi vous dire que ça surprend une fille quand elle tape sur son ventre et que quelqu'un en dedans répond!
Il m'a fallu une seconde ou deux avant de réaliser ce que ça voulait dire : bébé bouge. :)
Ça devait bien faire cinq minutes que je me livrais à ce geste sans y penser quand, venant de l'intérieur de mon ventre, j'ai senti deux petits coups bien distincts répondre à mes tapotements distraits.
Laissez-moi vous dire que ça surprend une fille quand elle tape sur son ventre et que quelqu'un en dedans répond!
Il m'a fallu une seconde ou deux avant de réaliser ce que ça voulait dire : bébé bouge. :)
mardi 8 avril 2014
En dehors du système
Je regarde les mois et les années qui viennent et je me dis que je m'apprête à sortir du "système". Bientôt, je n'aurai plus de revenu fixe. Plus d'employeurs ou de numéro de téléphone au travail à inscrire sur les formulaires. Plus de "vraie job" qui me définira et qui rassurera les non-artistes et leur permettra de m'étiqueter commodément.
Par moment, ça m'inquiète. Je me demande ce que ça va donner.
Puis je tombe sur une histoire dans le genre de celle-ci.
Et je me dis... Bon, finalement, avec mes revenus de droits d'auteur versés en espèce sonnantes et trébuchantes, j'vais encore avoir une vie assez conventionnelle! ;)
Pis avec le gouvernement qu'on vient d'élire, j'ai pas fini de payer des impôts!
(Comme j'suis une fille positive de nature, je vois deux avantages au résultat, aberrant, des élections: de un, y'aura pas de Charte alors ça va nous épargner les contestations en Cour Suprême, et de deux, on aura pas à subir un autre cirque électoral avant un boutte. Mais, oh là là, ce qu'il va coûter cher le nouveau Pont Champlain! Pis c'est drôle, mais je crois qu'on va moins entendre parler de la Commission Charbonneau... Dire qu'il y a 18 mois, les gens n'en pouvaient plus des Libéraux!)
Par moment, ça m'inquiète. Je me demande ce que ça va donner.
Puis je tombe sur une histoire dans le genre de celle-ci.
Et je me dis... Bon, finalement, avec mes revenus de droits d'auteur versés en espèce sonnantes et trébuchantes, j'vais encore avoir une vie assez conventionnelle! ;)
Pis avec le gouvernement qu'on vient d'élire, j'ai pas fini de payer des impôts!
(Comme j'suis une fille positive de nature, je vois deux avantages au résultat, aberrant, des élections: de un, y'aura pas de Charte alors ça va nous épargner les contestations en Cour Suprême, et de deux, on aura pas à subir un autre cirque électoral avant un boutte. Mais, oh là là, ce qu'il va coûter cher le nouveau Pont Champlain! Pis c'est drôle, mais je crois qu'on va moins entendre parler de la Commission Charbonneau... Dire qu'il y a 18 mois, les gens n'en pouvaient plus des Libéraux!)
lundi 7 avril 2014
Où je parle de devoirs de citoyen
On est en pyjama, on vient d'enlever de la table les miettes du déjeuner. Mon chéri me regarde en soupirant un peu. C'est l'heure de faire notre devoir de citoyens.
Lui - On a tout?
Moi - Ouaip! Brocheuse, dégrafeuse, ciseaux, crayons à mine, effaces, deux calculatrices, des crayons à l'encre, du ruban correcteur, deux chemises pour mettre les papiers pour 2014...
Lui (affairé à placer des paperasses en piles distinctes) - Tes formulaires provinciaux, tes fédéraux, les miens... Ton T4, mon T4, mes papiers de REER, les tiens, ta pile de talons de chèques et de relevés et de factures... encore des talons de chèque et des factures pour toi... Euh, c'est quoi ça?
Moi - Le chiffrier Excel qui concilie la montagne de paperasse qui justifie mon revenu d'écrivain. Tiens, mon relevé de transport en commun, tu pourras le déduire.
Lui - Je t'échange ça contre des relevés de frais médicaux.
Moi - Deal. As-tu vu mes formulaires pour déclarer mes revenus de travailleuse autonome?
On continue de classer nos papiers. Mon chum va mettre de la musique. Quand il revient, je nous ai servi chacun un café au lait. Au centre de la table, il y a une assiette de biscuits au chocolat.
Je révise mes notes de l'an dernier et le guide fourni par l'UNEQ. Pour ceux qui s'inquiètent de la difficulté de faire des impôts de travailleur autonome pour leur revenu d'écrivain, c'est pas compliqué, voyons. Suffit de commencer par remplir le TP-80 (formulaire provincial pour déclarer ses revenus de travailleur autonome), puis la grille de calcul 445 (provinciale), puis vous passez à la déclaration fédérale, où vous remplissez le formulaire de déclaration de revenus d'entreprise, puis vous faites le reste de la déclaration, sans oublier les annexes 8 et 10 (pour le RRQ et le RQAP), puis vous revenez aux formulaires provinciaux et vous les complétez.
Et quand vous avez le goût de brailler parce que vous savez plus où vous en êtes rendus dans votre paperasse, c'est le moment de prendre un biscuit! ;)
L'autre option est évidemment de faire affaires avec un comptable, mais j'ai toujours pas passé par-dessus ma réticence à payer quelqu'un pour qu'il me dise combien je dois payer d'impôt.
Je pensais que ça changerait quand je deviendrais travailleuse autonome, mais pour le moment je me débrouille. Faut dire que je ne me casse pas la tête avec les déductions les plus compliquées : je ne pourrais pas déduire des frais pour un bureau à la maison (j'y passe pas assez de temps pour que ça vaille la peine) et je n'ai pas de voiture à moi. Donc pour le moment mes revenus sont composés surtout de droits d'auteur et mes dépenses sont faites de billets d'autobus, timbres, papier, cartouches d'encre et quelques livres de référence. L'année prochaine, j'inclurai un amortissement pour mon nouveau portable. (Et il y aura aussi tous les nouveaux paramètres reliés au nouveau membre de la famille!)
Par contre, si un jour mon revenu dépasse 30 000$ sur un an et que je dois m'inscrire aux taxes, là je me promets de me trouver un comptable! lol! (Fais trois fois que je relis cette section dans le guide de l'UNEQ et je comprends toujours pas).
Enfin, c'est intéressant quand même de dresser un portrait complet de ses finances une fois par année.
Surtout à la veille d'une élection.
Mon constat personnel : je ne tiens pas à payer moins d'impôt. Je voudrais juste avoir l'impression que je ne paye pas dans le vide. Que l'argent que je verse sers à améliorer les soins donnés aux malades, la qualité de l'enseignement dans les écoles, la prise en charge des itinérants et des autres poqués de la société. Mais plus je suis la campagne électorale actuelle, plus je me dis que c'est mal parti.
Cela dit, oubliez pas d'aller voter!
Et n'hésitez jamais à voter pour un parti, même si vous savez qu'il n'a aucune chance de gagner. Notre système est ainsi fait que les partis sont financés selon le nombre de votes reçus. Alors si vous espérez qu'un jour il y a aura autre chose que les mêmes vieilles options poussiéreuses, ça commence avec votre vote d'aujourd'hui.
Lui - On a tout?
Moi - Ouaip! Brocheuse, dégrafeuse, ciseaux, crayons à mine, effaces, deux calculatrices, des crayons à l'encre, du ruban correcteur, deux chemises pour mettre les papiers pour 2014...
Lui (affairé à placer des paperasses en piles distinctes) - Tes formulaires provinciaux, tes fédéraux, les miens... Ton T4, mon T4, mes papiers de REER, les tiens, ta pile de talons de chèques et de relevés et de factures... encore des talons de chèque et des factures pour toi... Euh, c'est quoi ça?
Moi - Le chiffrier Excel qui concilie la montagne de paperasse qui justifie mon revenu d'écrivain. Tiens, mon relevé de transport en commun, tu pourras le déduire.
Lui - Je t'échange ça contre des relevés de frais médicaux.
Moi - Deal. As-tu vu mes formulaires pour déclarer mes revenus de travailleuse autonome?
On continue de classer nos papiers. Mon chum va mettre de la musique. Quand il revient, je nous ai servi chacun un café au lait. Au centre de la table, il y a une assiette de biscuits au chocolat.
Je révise mes notes de l'an dernier et le guide fourni par l'UNEQ. Pour ceux qui s'inquiètent de la difficulté de faire des impôts de travailleur autonome pour leur revenu d'écrivain, c'est pas compliqué, voyons. Suffit de commencer par remplir le TP-80 (formulaire provincial pour déclarer ses revenus de travailleur autonome), puis la grille de calcul 445 (provinciale), puis vous passez à la déclaration fédérale, où vous remplissez le formulaire de déclaration de revenus d'entreprise, puis vous faites le reste de la déclaration, sans oublier les annexes 8 et 10 (pour le RRQ et le RQAP), puis vous revenez aux formulaires provinciaux et vous les complétez.
Et quand vous avez le goût de brailler parce que vous savez plus où vous en êtes rendus dans votre paperasse, c'est le moment de prendre un biscuit! ;)
L'autre option est évidemment de faire affaires avec un comptable, mais j'ai toujours pas passé par-dessus ma réticence à payer quelqu'un pour qu'il me dise combien je dois payer d'impôt.
Je pensais que ça changerait quand je deviendrais travailleuse autonome, mais pour le moment je me débrouille. Faut dire que je ne me casse pas la tête avec les déductions les plus compliquées : je ne pourrais pas déduire des frais pour un bureau à la maison (j'y passe pas assez de temps pour que ça vaille la peine) et je n'ai pas de voiture à moi. Donc pour le moment mes revenus sont composés surtout de droits d'auteur et mes dépenses sont faites de billets d'autobus, timbres, papier, cartouches d'encre et quelques livres de référence. L'année prochaine, j'inclurai un amortissement pour mon nouveau portable. (Et il y aura aussi tous les nouveaux paramètres reliés au nouveau membre de la famille!)
Par contre, si un jour mon revenu dépasse 30 000$ sur un an et que je dois m'inscrire aux taxes, là je me promets de me trouver un comptable! lol! (Fais trois fois que je relis cette section dans le guide de l'UNEQ et je comprends toujours pas).
Enfin, c'est intéressant quand même de dresser un portrait complet de ses finances une fois par année.
Surtout à la veille d'une élection.
Mon constat personnel : je ne tiens pas à payer moins d'impôt. Je voudrais juste avoir l'impression que je ne paye pas dans le vide. Que l'argent que je verse sers à améliorer les soins donnés aux malades, la qualité de l'enseignement dans les écoles, la prise en charge des itinérants et des autres poqués de la société. Mais plus je suis la campagne électorale actuelle, plus je me dis que c'est mal parti.
Cela dit, oubliez pas d'aller voter!
Et n'hésitez jamais à voter pour un parti, même si vous savez qu'il n'a aucune chance de gagner. Notre système est ainsi fait que les partis sont financés selon le nombre de votes reçus. Alors si vous espérez qu'un jour il y a aura autre chose que les mêmes vieilles options poussiéreuses, ça commence avec votre vote d'aujourd'hui.
jeudi 3 avril 2014
État des projets en cours et des trucs à venir
Ça fait longtemps que je vous ai pas fait un petit bilan de mes projets.
Premièrement, même si ça paraît pas toujours, le troisième tome d'Hanaken avance bien. Lentement, mais sûrement comme qu'on dit. Il a été sérieusement retardé l'an passé par mon changement d'emploi (ou plutôt par ma quasi dépression consécutive au fait que j'aurais dû changer d'emploi plus rapidement), puis là ça retarde encore un peu étant donné que la grossesse me force à dormir plus (et j'ai toujours rogné sur mes heures de sommeil pour écrire), mais bon, depuis la semaine passée, j'ai officiellement atteint la moitié de la rédaction! :) J'ai promis une version à mon éditrice pour le courant du mois de mai et je devrais y arriver (en considérant que je raccroche mon veston de "madame de bureau" dans 22 jours et que je pourrai alors écrire à temps plein).
Ça veut dire que, si tout va bien, le roman devrait sortir à l'automne. Alors pendant que je vous délaisserai ici pour m'occuper de ma petite puce, vous pourrez vous réfugier chez mes samouraïs! ;)
Le "livre dont vous êtes six fois le héros" devrait également sortir à l'automne. Quand même, vous pourrez pas vous plaindre que je vous néglige : je m'assure de vous laisser de la lecture! ;)
Parlant de lecture, je publie une nouvelle fantastique dans le prochain Brins d'éternité (dont j'adore la couverture! :) En honneur de la Charte, j'y parle de religion! (Ben non, je déconne, quand le texte a été écrit, la Charte existait pas encore. ;)
Et un moment donné d'ici 2015, une autre de mes nouvelles (que je classe comme de "l'anticipation", mais si vous la considérez comme du fantastique, j'ai pas d'objection) paraîtra dans Solaris.
À part les projets en cours, j'ai l'intention, après avoir terminé la rédaction d'Hanaken III, de consacrer les mois de juin et de juillet à la rédaction du roman policier pour lequel je fais des recherches et accumule des notes depuis... longtemps!!!
En parallèle, j'espère terminer les nouvelles que j'ai mises sur la glace depuis un bout de temps (ou plutôt, depuis que je vois le dead line pour Hanaken III se rapprocher). Après tout, l'an prochain je serai à nouveau qualifiée pour participer au concours Alibis. Faudrait bien que je présente un texte, histoire d'essayer de rafler à nouveau le prix! ;)
Ma dernière "apparition publique" avant la naissance de ma puce sera au Boréal, à Québec (prévenez les paparazzis! lol! ;). Après ça, j'entre en mode nidation et je ne prévois rien d'ici... Euh... On verra ben! ;)
Premièrement, même si ça paraît pas toujours, le troisième tome d'Hanaken avance bien. Lentement, mais sûrement comme qu'on dit. Il a été sérieusement retardé l'an passé par mon changement d'emploi (ou plutôt par ma quasi dépression consécutive au fait que j'aurais dû changer d'emploi plus rapidement), puis là ça retarde encore un peu étant donné que la grossesse me force à dormir plus (et j'ai toujours rogné sur mes heures de sommeil pour écrire), mais bon, depuis la semaine passée, j'ai officiellement atteint la moitié de la rédaction! :) J'ai promis une version à mon éditrice pour le courant du mois de mai et je devrais y arriver (en considérant que je raccroche mon veston de "madame de bureau" dans 22 jours et que je pourrai alors écrire à temps plein).
Ça veut dire que, si tout va bien, le roman devrait sortir à l'automne. Alors pendant que je vous délaisserai ici pour m'occuper de ma petite puce, vous pourrez vous réfugier chez mes samouraïs! ;)
Le "livre dont vous êtes six fois le héros" devrait également sortir à l'automne. Quand même, vous pourrez pas vous plaindre que je vous néglige : je m'assure de vous laisser de la lecture! ;)
Parlant de lecture, je publie une nouvelle fantastique dans le prochain Brins d'éternité (dont j'adore la couverture! :) En honneur de la Charte, j'y parle de religion! (Ben non, je déconne, quand le texte a été écrit, la Charte existait pas encore. ;)
Et un moment donné d'ici 2015, une autre de mes nouvelles (que je classe comme de "l'anticipation", mais si vous la considérez comme du fantastique, j'ai pas d'objection) paraîtra dans Solaris.
À part les projets en cours, j'ai l'intention, après avoir terminé la rédaction d'Hanaken III, de consacrer les mois de juin et de juillet à la rédaction du roman policier pour lequel je fais des recherches et accumule des notes depuis... longtemps!!!
En parallèle, j'espère terminer les nouvelles que j'ai mises sur la glace depuis un bout de temps (ou plutôt, depuis que je vois le dead line pour Hanaken III se rapprocher). Après tout, l'an prochain je serai à nouveau qualifiée pour participer au concours Alibis. Faudrait bien que je présente un texte, histoire d'essayer de rafler à nouveau le prix! ;)
Ma dernière "apparition publique" avant la naissance de ma puce sera au Boréal, à Québec (prévenez les paparazzis! lol! ;). Après ça, j'entre en mode nidation et je ne prévois rien d'ici... Euh... On verra ben! ;)
mercredi 2 avril 2014
Tranche de vie (1)
Je suis à la piscine, après mon cours de cardio-béluga (oups, s'cusez : d'aquaforme prénatale). Dans le vestiaire de la piscine, la gang de futures mamans jase tout en se changeant.
Maman 1 - Regardez ce que mon chum m'a donné pour célébrer le fait qu'on allait avoir notre premier enfant!
Et elle exhibe un truc tellement brillant qu'il me faut quelques secondes pour maîtriser mon éblouissement et constater qu'il s'agit d'un pendentif en... ça doit être des diamants pour reluire à ce point-là et attirer autant d'enthousiasme des autres mamans.
Maman 2 - Oui, mon chum m'a donné un collier dans le genre moi aussi à mon premier. Là c'est notre deuxième et j'espère bien recevoir les boucles d'oreilles qui vont avec.
Maman 3 - Mon chum a promis de me payer une sacoche Michael Kors.
Alors que je suis en train de m'interroger, parce que je n'ai jamais entendu parler d'une tradition voulant que les gars comblent leur blonde de cadeaux coûteux pour célébrer une naissance prochaine, Maman 2, qui est d'une gentillesse infinie et essaie toujours de m'inclure dans les conversations, se tourne vers moi.
Maman 2 - Pis toi, Gen, qu'est-ce que ton chum va te donner?
Moi - Euh... Mon chum va me faire vivre pendant les deux à trois prochaines années tandis que j'essaie de démarrer pour vrai ma carrière d'écrivain.
Me semble que c'est déjà un maudit gros cadeau... Mais ma déclaration est suivie par un silence. Certaines mamans semblent satisfaites de ma réponse, certaines me jugent visiblement (quoi, en 2014, après des années de féminisme, je vais accepter de me faire vivre par un homme?), quelques-unes semblent envieuses, mais la plupart ont surtout l'air d'en être venues à la conclusion qu'exprime bientôt l'une des mamans :
Maman 3 - Oh, facque il te donnera pas de cadeau?
Des fois je me demande de quelle planète je peux bien venir! ;)
Maman 1 - Regardez ce que mon chum m'a donné pour célébrer le fait qu'on allait avoir notre premier enfant!
Et elle exhibe un truc tellement brillant qu'il me faut quelques secondes pour maîtriser mon éblouissement et constater qu'il s'agit d'un pendentif en... ça doit être des diamants pour reluire à ce point-là et attirer autant d'enthousiasme des autres mamans.
Maman 2 - Oui, mon chum m'a donné un collier dans le genre moi aussi à mon premier. Là c'est notre deuxième et j'espère bien recevoir les boucles d'oreilles qui vont avec.
Maman 3 - Mon chum a promis de me payer une sacoche Michael Kors.
Alors que je suis en train de m'interroger, parce que je n'ai jamais entendu parler d'une tradition voulant que les gars comblent leur blonde de cadeaux coûteux pour célébrer une naissance prochaine, Maman 2, qui est d'une gentillesse infinie et essaie toujours de m'inclure dans les conversations, se tourne vers moi.
Maman 2 - Pis toi, Gen, qu'est-ce que ton chum va te donner?
Moi - Euh... Mon chum va me faire vivre pendant les deux à trois prochaines années tandis que j'essaie de démarrer pour vrai ma carrière d'écrivain.
Me semble que c'est déjà un maudit gros cadeau... Mais ma déclaration est suivie par un silence. Certaines mamans semblent satisfaites de ma réponse, certaines me jugent visiblement (quoi, en 2014, après des années de féminisme, je vais accepter de me faire vivre par un homme?), quelques-unes semblent envieuses, mais la plupart ont surtout l'air d'en être venues à la conclusion qu'exprime bientôt l'une des mamans :
Maman 3 - Oh, facque il te donnera pas de cadeau?
Des fois je me demande de quelle planète je peux bien venir! ;)
mardi 1 avril 2014
Conseils bien intentionnés (4)
La grossesse, même quand en essayant d'être zen, me semble que ça se présente comme 9 mois d'inquiétudes perpétuelles. Parce qu'entre la série interminables de précautions à prendre et les examens médicaux de plus en plus poussés, on finit toujours par faire quelque chose qu'on aurait ptêt pas dû faire ou par apprendre qu'il y a une mini anomalie dans l'un de nos tests, qui pourrait être non significative dans 99% des cas, mais que votre médecin veut garder à l'œil.
Et les "mamans d'expérience" qui m'entourent (je mets les guillemets, parce que cette catégorie semble inclure non seulement les femmes qui ont déjà quatre enfants, mais également celles qui sont enceintes de leur premier enfant, mais dont la grossesse est plus avancée que la mienne d'une grosse semaine) finissent toujours par me poser un million et demi de question. Elles veulent être sûres que tout va bien, qu'il n'y a rien d'anormal et que je ne suis pas angoissée.
Cela dit, si jamais je suis effectivement angoissée, j'ai découvert que je ne dois pas leur dire. Parce que peut importe ce qui m'inquiète, une conversation avec une "maman d'expérience" à date ça ressemble à ça :
Maman d'expérience - Ben voyons, fais-toi en pas avec ça! Moi dans mon temps (suivra une recommandation diamétralement opposée à celle que je n'ai pas suivie) OU Moi on m'avait dit (suivra une histoire d'anomalie médicale pas du tout en rapport avec ce que je vis). Facque inquiète-toi pas là!
Moi (pas vraiment rassurée, mais qui veut conclure la conversation) - Oui, oui. J'ai quand même hâte d'avoir mon prochain rendez-vous avec mon médecin.
Maman d'expérience - Ben là! Arrête de t'en faire, j't'ai dit. Tsé, on est toutes pareilles, enceintes, on s'en fait pour rien. Arrête, ça donne rien.
Moi (qui se demande s'il y a vraiment quelqu'un quelque part qui abandonne ses inquiétudes dès qu'on lui ordonne de le faire) - Oui, ok, merci.
À ce point de la conversation, j'essaie normalement de changer de sujet et, après quelques efforts, j'y parviens. Cependant, tôt ou tard, au moindre moment de silence, alors que je me creuse les méninges pour trouver un autre sujet à lancer, la "maman d'expérience" revient à la charge :
Maman d'expérience - T'es toute songeuse là, tu t'inquiètes pas encore pour ce dont on a parlé tantôt, hein?
Moi (qui avait réussi momentanément à oublier mes inquiétudes) - Non, ça va.
Maman d'expérience - Essaye pas! Je sais ce que c'est, on est toutes pareilles je te dis. Moi aussi je m'inquiétais pour rien pis j'écoutais pas les gens qui me disaient de relaxer. Faut vraiment que tu apprennes à gérer ça et à te changer les idées. Ça donne rien de stresser.
Normalement, c'est à ce moment de la conversation que je me souviens que je m'entends généralement mieux avec les gars et que je me demande ce qui m'a pris de me mettre à répondre aux questions de cette "maman d'expérience". Pis je me jure qu'on ne m'y reprendra plus.
Parce que si on est toutes pareilles pis que ces mamans-là se sont fait ordonner de ne pas s'inquiéter et que ça n'a pas marché, pourquoi est-ce que le commandement marcherait pour moi, hein?
Et les "mamans d'expérience" qui m'entourent (je mets les guillemets, parce que cette catégorie semble inclure non seulement les femmes qui ont déjà quatre enfants, mais également celles qui sont enceintes de leur premier enfant, mais dont la grossesse est plus avancée que la mienne d'une grosse semaine) finissent toujours par me poser un million et demi de question. Elles veulent être sûres que tout va bien, qu'il n'y a rien d'anormal et que je ne suis pas angoissée.
Cela dit, si jamais je suis effectivement angoissée, j'ai découvert que je ne dois pas leur dire. Parce que peut importe ce qui m'inquiète, une conversation avec une "maman d'expérience" à date ça ressemble à ça :
Maman d'expérience - Ben voyons, fais-toi en pas avec ça! Moi dans mon temps (suivra une recommandation diamétralement opposée à celle que je n'ai pas suivie) OU Moi on m'avait dit (suivra une histoire d'anomalie médicale pas du tout en rapport avec ce que je vis). Facque inquiète-toi pas là!
Moi (pas vraiment rassurée, mais qui veut conclure la conversation) - Oui, oui. J'ai quand même hâte d'avoir mon prochain rendez-vous avec mon médecin.
Maman d'expérience - Ben là! Arrête de t'en faire, j't'ai dit. Tsé, on est toutes pareilles, enceintes, on s'en fait pour rien. Arrête, ça donne rien.
Moi (qui se demande s'il y a vraiment quelqu'un quelque part qui abandonne ses inquiétudes dès qu'on lui ordonne de le faire) - Oui, ok, merci.
À ce point de la conversation, j'essaie normalement de changer de sujet et, après quelques efforts, j'y parviens. Cependant, tôt ou tard, au moindre moment de silence, alors que je me creuse les méninges pour trouver un autre sujet à lancer, la "maman d'expérience" revient à la charge :
Maman d'expérience - T'es toute songeuse là, tu t'inquiètes pas encore pour ce dont on a parlé tantôt, hein?
Moi (qui avait réussi momentanément à oublier mes inquiétudes) - Non, ça va.
Maman d'expérience - Essaye pas! Je sais ce que c'est, on est toutes pareilles je te dis. Moi aussi je m'inquiétais pour rien pis j'écoutais pas les gens qui me disaient de relaxer. Faut vraiment que tu apprennes à gérer ça et à te changer les idées. Ça donne rien de stresser.
Normalement, c'est à ce moment de la conversation que je me souviens que je m'entends généralement mieux avec les gars et que je me demande ce qui m'a pris de me mettre à répondre aux questions de cette "maman d'expérience". Pis je me jure qu'on ne m'y reprendra plus.
Parce que si on est toutes pareilles pis que ces mamans-là se sont fait ordonner de ne pas s'inquiéter et que ça n'a pas marché, pourquoi est-ce que le commandement marcherait pour moi, hein?
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