Eh ben... voyez-vous, ça m'arrive souvent de citer un personnage célèbre et de me dire que "Je préfère que l'Empire ne s'intéresse pas trop à moi".
Mais quand il s'intéresse à moi comme ça, je serais folle de m'en plaindre.
Y'en a qui renient leurs principes pour 30 deniers, moi c'est plutôt pour une bonne pub! ;)
Addendum
Billet de trois phrases d'auto-promo et je peux pas m'empêcher de faire référence à non pas un, mais bien deux personnages. Qui c'est qui peut me les nommer? :p
Re-Addendum
Pis y'a Jonathan qui, comme ça, en passant, vous recommande lui aussi de lire Hanaken! :)
lundi 24 octobre 2011
samedi 22 octobre 2011
C'est la saison des citrouilles!
Comme tous les écrivains d'horreur et de fantastique, j'adore l'automne, parce que c'est la saison qui nous amène l'Halloween! :)
C'est aussi la saison où les framboises fractales se changent en citrouilles et nous invitent à concocter des histoires d'horreur en 31 mots.
Allez y jeter un oeil, c'est toujours amusant! :)
C'est aussi la saison où les framboises fractales se changent en citrouilles et nous invitent à concocter des histoires d'horreur en 31 mots.
Allez y jeter un oeil, c'est toujours amusant! :)
vendredi 21 octobre 2011
Deux touristes en France
Bon, poursuite du billet d'hier... Alors le Salon de Toulouse était fini quand j'ai appris le décès de ma mère. Ça a jeté un froid sur la suite du périple mettons. Surtout que la même journée (la dernière qu'on passait à Toulouse), on a appris qu'une grève des trains venait d'être déclenchée. Et quel était notre programme du lendemain? Un aller-retour en train vers Carcassonne, suivi d'un train de nuit Toulouse-Paris.
Alors on a passé une partie de la journée à la gare, au lieu de visiter Toulouse. Et le seul plan de match viable a été de prendre l'un des rares trains (pas un TGV) qui faisaient le trajet le lendemain entre Paris et Toulouse, en s'arrêtant dans toutes les villes du chemin! Au lieu de Carcassonne, on a donc pu voir défiler rapidement la campagne française, derrière les vitres d'un train pas tellement bondé, mais où nous devions partager notre compartiment à six places avec un vieux Français qui puait de toutes les façons imaginables! Mettons que le voyage a été long.
Ensuite, on s'est retrouvés à Paris une nuit plus tôt que prévu et la seule chambre qu'on a pu dénicher, dans la ville bondée de gens incapables de prendre leurs trains à la date prévue, c'était une suite! Ultra confortable, évidemment, mais pas dans nos moyens et assez excentrée en plus. Enfin...
Le lendemain, on est allés porter nos bagages à l'hôtel où nous devions passer les autres nuits et on s'est ensuite lancés dans notre visite de Paris. Notre itinéraire s'est articulé autour de deux thèmes : le très vieux Paris (les catacombes, Cluny, Notre-Dame dont on n'a malheureusement pas pu visiter le toit, la Sainte-Chapelle et la Conciergerie) et le Paris des Trois mousquetaires (les jardins du Luxembourg, les alentours du Louvres et les Tuileries, mais on a manqué de temps pour la Bastille), avec, en prime, les deux incontournables : la Tour Eiffel et l'Arc de Triomphe. Oh et le Sacré-Coeur de Montmartre, mais c'était parce qu'il était à côté de notre hôtel. (Hôtel où, d'ailleurs, la douche était ainsi faite qu'elle se déversait partout dans la petite salle de bain, qui empestait donc l'humidité à cause des dégâts d'eau successifs... mais bon, après les histoires d'horreur qu'on avait entendu à propos des équipements sanitaires en France, on pouvait quand même pas trop se plaindre).
Monument parisien le plus visité de notre séjour : le métro de Paris. Le plan est obligatoire pour s'y retrouver et c'est vraiment pas la place pour trimballer une grosse valise à roulettes (les escaliers roulants sont rares), mais sinon c'est fort pratique.
Les Parisiens rencontrés m'ont semblé très contents lorsqu'ils arrivaient à reconnaître notre accent. Un préposé à la visite de Notre-Dame m'a gratifiée d'un chaleureux "cousine" en répondant à la question que je lui posais et le serveur d'une pizzéria s'est mis à chantonner une toune de Jean Leloup (I lost my baby, évidemment).
Comme on n'a passé que deux jours à Paris, on a eu l'impression de parcourir la ville au pas de course (surtout après Toulouse où on avait vécu avec les gens du coin). Mais, en même temps, on y a pas mal vu tout ce qu'on voulait voir, alors n'avait pas trop de regret en reprenant notre avion le vendredi matin.
Mon choc culturel principal pendant tout le voyage a été de découvrir qu'en France lorsqu'on demande un café au lait, on obtient un café filtre avec un peu de lait (souvent en poudre) dedans! Moi qui m'attendait à l'espresso noyé dans le quart de litre de lait moussé qu'on reçoit ici! Ouache! Ce qu'il faut commander, c'est un "crème" et là vous aurez droit à quelque chose à mi-chemin entre le latté et la cappuchino d'ici, mais où le produit laitier qui a été moussé est de la crème et non du lait. C'est divin, mais faut avoir un foie de Français pour arriver à en boire régulièrement!
Je vous laisse sur quelques photos :
Alors on a passé une partie de la journée à la gare, au lieu de visiter Toulouse. Et le seul plan de match viable a été de prendre l'un des rares trains (pas un TGV) qui faisaient le trajet le lendemain entre Paris et Toulouse, en s'arrêtant dans toutes les villes du chemin! Au lieu de Carcassonne, on a donc pu voir défiler rapidement la campagne française, derrière les vitres d'un train pas tellement bondé, mais où nous devions partager notre compartiment à six places avec un vieux Français qui puait de toutes les façons imaginables! Mettons que le voyage a été long.
Ensuite, on s'est retrouvés à Paris une nuit plus tôt que prévu et la seule chambre qu'on a pu dénicher, dans la ville bondée de gens incapables de prendre leurs trains à la date prévue, c'était une suite! Ultra confortable, évidemment, mais pas dans nos moyens et assez excentrée en plus. Enfin...
Le lendemain, on est allés porter nos bagages à l'hôtel où nous devions passer les autres nuits et on s'est ensuite lancés dans notre visite de Paris. Notre itinéraire s'est articulé autour de deux thèmes : le très vieux Paris (les catacombes, Cluny, Notre-Dame dont on n'a malheureusement pas pu visiter le toit, la Sainte-Chapelle et la Conciergerie) et le Paris des Trois mousquetaires (les jardins du Luxembourg, les alentours du Louvres et les Tuileries, mais on a manqué de temps pour la Bastille), avec, en prime, les deux incontournables : la Tour Eiffel et l'Arc de Triomphe. Oh et le Sacré-Coeur de Montmartre, mais c'était parce qu'il était à côté de notre hôtel. (Hôtel où, d'ailleurs, la douche était ainsi faite qu'elle se déversait partout dans la petite salle de bain, qui empestait donc l'humidité à cause des dégâts d'eau successifs... mais bon, après les histoires d'horreur qu'on avait entendu à propos des équipements sanitaires en France, on pouvait quand même pas trop se plaindre).
Monument parisien le plus visité de notre séjour : le métro de Paris. Le plan est obligatoire pour s'y retrouver et c'est vraiment pas la place pour trimballer une grosse valise à roulettes (les escaliers roulants sont rares), mais sinon c'est fort pratique.
Les Parisiens rencontrés m'ont semblé très contents lorsqu'ils arrivaient à reconnaître notre accent. Un préposé à la visite de Notre-Dame m'a gratifiée d'un chaleureux "cousine" en répondant à la question que je lui posais et le serveur d'une pizzéria s'est mis à chantonner une toune de Jean Leloup (I lost my baby, évidemment).
Comme on n'a passé que deux jours à Paris, on a eu l'impression de parcourir la ville au pas de course (surtout après Toulouse où on avait vécu avec les gens du coin). Mais, en même temps, on y a pas mal vu tout ce qu'on voulait voir, alors n'avait pas trop de regret en reprenant notre avion le vendredi matin.
Mon choc culturel principal pendant tout le voyage a été de découvrir qu'en France lorsqu'on demande un café au lait, on obtient un café filtre avec un peu de lait (souvent en poudre) dedans! Moi qui m'attendait à l'espresso noyé dans le quart de litre de lait moussé qu'on reçoit ici! Ouache! Ce qu'il faut commander, c'est un "crème" et là vous aurez droit à quelque chose à mi-chemin entre le latté et la cappuchino d'ici, mais où le produit laitier qui a été moussé est de la crème et non du lait. C'est divin, mais faut avoir un foie de Français pour arriver à en boire régulièrement!
Je vous laisse sur quelques photos :
| Le chapiteau sous lequel était placée la salle des ventes du festival |
Une rue typique de Toulouse - Tous les bâtiments sont en brique rose |
| Une rue typique de Paris - Joli, mais gris |
| La Sainte-Chapelle ou "l'art de bâtir des murs sans utiliser de pierre"!!! |
| Pour finir en accord avec la saison : deux gargouilles de Notre-Dame. |
jeudi 20 octobre 2011
Toulouse Polars du Sud
Allez, je me botte le derrière (je me connais : reprendre la routine me fais toujours du bien) et je commence le compte rendu de mon voyage en France, à destination du festival du roman policier de Toulouse, nommé « Polars du sud ». Voyage qui, soit dit en passant, a été en partie payé par le Consulat de France à Québec (et je les en remercie chaleureusement) et en partie par l’argent du Prix Alibis, ainsi que par la petite bourse reçue de ma MRC. Bref, un voyage 100% financé par l’écriture. Vous m’auriez dit que je pourrais me payer ça avant mes trente ans, je vous aurais pas cru!
On a donc décollé de Montréal, pour atterrir à Toulouse, après un changement d’avion à Paris. C’était mon premier voyage en avion et j’ai découvert que j’adorais ça. Au moment où tous mes voisins de banc se sont crispés sur leur siège parce que l’avion venait de quitter terre, moi j’ai eu l’impression de m’envoler et je souriais. En plus, je crois que j’ai été génétiquement conçue pour trouver les avions spacieux! Alors si on oublie notre stress constant de manquer une indication et de ne pas embarquer à temps sur nos vols, on s’est rendus sans problème.
À Toulouse, on a été pris en charge par les gens du festival, une gang vraiment chaleureuse et généreuse (en arrivant, la première chose qu’on s’est fait dire, dans ce superbe accent méridional, c’est : « assoyez-vous et prenez un coup de rouge »… y’a pas de doute : on était en France!). J’étais la seule représentante de la maison Alire à Toulouse, mais je ne me suis pas sentie seule une minute. On m’a présentée aux organisateurs et, le lendemain de notre arrivée, le festival a commencé. Tous les auteurs étaient logés au même hôtel et, pendant tous le festival, auteurs, conjoints, organisateurs et bénévoles prenaient leurs repas en commun (généreusement arrosés de Fronton, le cépage local), ce qui créait une ambiance festive et très conviviale.
Au festival, mon travail était au fond très simple : m’asseoir derrière ma table de vente, devant la trentaine d’Alibis et les quelques Solaris amenés dans ma valise, et parler de la revue aux gens intéressés. J’avais aussi, en théorie, une entrevue à donner, mais entrevues et tables-rondes n’attirant pas un grand public, celle-ci fut annulée.
La majorité des Français rencontrés ont trouvé mon accent charmant et exotique (entendons-nous : je l’avais soigneusement aplani et débarrassé des expressions les plus incompréhensibles pour leurs oreilles), alors ils étaient très contents de me parler et de me faire parler. À peu près 50% du temps, j’arrivais à leur vendre une revue. J’avais plusieurs gros avantages dans mon entreprise de vente : de un, je revenais du Salon du Saguenay où j’avais eu le temps d’apprendre l’art d’harponner un client; de deux, c’est facile de vendre un produit auquel on croit; et de trois, il n’y avait pas tellement d’autres nouvelles policières de disponible alors j’occupais le créneau à moi toute seule.
Bon, une partie des Français trouvaient mon français curieux, l’un m’a parlé en anglais (tant qu’à moi y’a rien de plus incompréhensible qu’un Français qui parle anglais… pourquoi est-ce qu’ils s’obstinent à garder leur accent?) et j’ai eu droit aux remarques classiques « C’est pas tout à fait la même langue » et « C’est comme du français abâtardi ». Je m’en suis vengée en prenant des photos d’affiches annonçant fièrement des « Prix discount » et en passant du temps avec les auteurs anglophones qui, eux, appréciaient énormément mon bilinguisme et n’en avaient rien à foutre de mon accent, dans aucune des deux langues!
Bref, la partie « salon » de mon voyage s’est vraiment bien déroulée, dans la rigolade (parfois avec les Français, parfois dans leur dos) et la bonne humeur. Toulouse est une ville superbe où les gens prennent le temps de vivre, même s'ils mangent leur repas du soir vraiment trop tard pour mon goût!!! (9h, c'est pas une heure pour se mettre à table!)
On a donc décollé de Montréal, pour atterrir à Toulouse, après un changement d’avion à Paris. C’était mon premier voyage en avion et j’ai découvert que j’adorais ça. Au moment où tous mes voisins de banc se sont crispés sur leur siège parce que l’avion venait de quitter terre, moi j’ai eu l’impression de m’envoler et je souriais. En plus, je crois que j’ai été génétiquement conçue pour trouver les avions spacieux! Alors si on oublie notre stress constant de manquer une indication et de ne pas embarquer à temps sur nos vols, on s’est rendus sans problème.
À Toulouse, on a été pris en charge par les gens du festival, une gang vraiment chaleureuse et généreuse (en arrivant, la première chose qu’on s’est fait dire, dans ce superbe accent méridional, c’est : « assoyez-vous et prenez un coup de rouge »… y’a pas de doute : on était en France!). J’étais la seule représentante de la maison Alire à Toulouse, mais je ne me suis pas sentie seule une minute. On m’a présentée aux organisateurs et, le lendemain de notre arrivée, le festival a commencé. Tous les auteurs étaient logés au même hôtel et, pendant tous le festival, auteurs, conjoints, organisateurs et bénévoles prenaient leurs repas en commun (généreusement arrosés de Fronton, le cépage local), ce qui créait une ambiance festive et très conviviale.
Au festival, mon travail était au fond très simple : m’asseoir derrière ma table de vente, devant la trentaine d’Alibis et les quelques Solaris amenés dans ma valise, et parler de la revue aux gens intéressés. J’avais aussi, en théorie, une entrevue à donner, mais entrevues et tables-rondes n’attirant pas un grand public, celle-ci fut annulée.
La majorité des Français rencontrés ont trouvé mon accent charmant et exotique (entendons-nous : je l’avais soigneusement aplani et débarrassé des expressions les plus incompréhensibles pour leurs oreilles), alors ils étaient très contents de me parler et de me faire parler. À peu près 50% du temps, j’arrivais à leur vendre une revue. J’avais plusieurs gros avantages dans mon entreprise de vente : de un, je revenais du Salon du Saguenay où j’avais eu le temps d’apprendre l’art d’harponner un client; de deux, c’est facile de vendre un produit auquel on croit; et de trois, il n’y avait pas tellement d’autres nouvelles policières de disponible alors j’occupais le créneau à moi toute seule.
Bon, une partie des Français trouvaient mon français curieux, l’un m’a parlé en anglais (tant qu’à moi y’a rien de plus incompréhensible qu’un Français qui parle anglais… pourquoi est-ce qu’ils s’obstinent à garder leur accent?) et j’ai eu droit aux remarques classiques « C’est pas tout à fait la même langue » et « C’est comme du français abâtardi ». Je m’en suis vengée en prenant des photos d’affiches annonçant fièrement des « Prix discount » et en passant du temps avec les auteurs anglophones qui, eux, appréciaient énormément mon bilinguisme et n’en avaient rien à foutre de mon accent, dans aucune des deux langues!
Bref, la partie « salon » de mon voyage s’est vraiment bien déroulée, dans la rigolade (parfois avec les Français, parfois dans leur dos) et la bonne humeur. Toulouse est une ville superbe où les gens prennent le temps de vivre, même s'ils mangent leur repas du soir vraiment trop tard pour mon goût!!! (9h, c'est pas une heure pour se mettre à table!)
mercredi 19 octobre 2011
Désespérés s'abstenir de Annie Quintin
Au Salon du livre du Sagnenay, j'ai enfin rencontré Annie Quintin en vrai (puisqu'à date on se connaissait seulement par Facebook et blogues interposés). Et j'en ai profité pour lui acheter son roman, Désespérés s'abstenir (publié chez VLB), un chick lit qui m'intriguait depuis un bout de temps, parce qu'Annie n'est pas une "fifille" et j'avais hâte de lire ce que les intrigues amoureuses pourraient donner sous sa plume.
Résumé du roman :
À trente ans, Clara est toujours célibataire, et même si elle semble l'assumer, lorsque ses amis, Mélo et Yan, s'inscrivent à un site de rencontre sur Internet, elle leur emboîte le pas sans enthousiasme. L'âme soeur se cacherait-elle derrière le pseudo de MorduDeToi, LeJackPot ou Hétéro_450?
Entendons-nous : hormis la sauce "sites de rencontre", la recette n'est pas neuve. Mais c'est mignon, c'est rigolo c'est bien écrit et ça se lit tout seul. Les amis de Clara sont suffisamment typés pour être sympathiques et suffisamment originals (surtout Yan, un guay qui a l'air viril) pour qu'on les trouve drôles.
Bon, comme dans toute chick lit, vous aurez envie deux ou trois fois d'étrangler Clara, le personnage principal, ou de lui taper sur la tête à coups de briques pour lui faire comprendre le bon sens, mais ça respecte les règles du genre. Il faut souligner d'ailleurs que les non-dits et les problèmes de communications ne sont pas tous dûs à Clara, ce qui fait vraiment changement! En plus, autre bon point pour Annie Quintin, son héroïne n'est pas une romantique mélodramatique, elle travaille et elle n'est pas constamment en train de boire!
Le récit des multiples rencontres de Clara avec une galerie d'hommes inadaptés ou inadéquats occupe peut-être un peu trop de place dans le roman par rapport à ce qui deviendra rapidement le ressort du récit, soit la relation entre Clara et ses amis, mais le débalancement n'est pas majeur et cette série d'anecdotes reste la partie la plus hilarante du roman!
Bref, je ne crois pas que ce soit le bouquin qui convertira des milliards de lectrices à la chick lit, mais pour celles qui, comme moi, aiment le genre à petites doses et apprécient qu'il sorte du "rose bonbon avec des tis anges tous nus", ce bouquin apporte une petite touche de fraîcheur fort bienvenue.
(Lecture 2011 #42)
Résumé du roman :
À trente ans, Clara est toujours célibataire, et même si elle semble l'assumer, lorsque ses amis, Mélo et Yan, s'inscrivent à un site de rencontre sur Internet, elle leur emboîte le pas sans enthousiasme. L'âme soeur se cacherait-elle derrière le pseudo de MorduDeToi, LeJackPot ou Hétéro_450?
Entendons-nous : hormis la sauce "sites de rencontre", la recette n'est pas neuve. Mais c'est mignon, c'est rigolo c'est bien écrit et ça se lit tout seul. Les amis de Clara sont suffisamment typés pour être sympathiques et suffisamment originals (surtout Yan, un guay qui a l'air viril) pour qu'on les trouve drôles.
Bon, comme dans toute chick lit, vous aurez envie deux ou trois fois d'étrangler Clara, le personnage principal, ou de lui taper sur la tête à coups de briques pour lui faire comprendre le bon sens, mais ça respecte les règles du genre. Il faut souligner d'ailleurs que les non-dits et les problèmes de communications ne sont pas tous dûs à Clara, ce qui fait vraiment changement! En plus, autre bon point pour Annie Quintin, son héroïne n'est pas une romantique mélodramatique, elle travaille et elle n'est pas constamment en train de boire!
Le récit des multiples rencontres de Clara avec une galerie d'hommes inadaptés ou inadéquats occupe peut-être un peu trop de place dans le roman par rapport à ce qui deviendra rapidement le ressort du récit, soit la relation entre Clara et ses amis, mais le débalancement n'est pas majeur et cette série d'anecdotes reste la partie la plus hilarante du roman!
Bref, je ne crois pas que ce soit le bouquin qui convertira des milliards de lectrices à la chick lit, mais pour celles qui, comme moi, aiment le genre à petites doses et apprécient qu'il sorte du "rose bonbon avec des tis anges tous nus", ce bouquin apporte une petite touche de fraîcheur fort bienvenue.
(Lecture 2011 #42)
mardi 18 octobre 2011
De retour au pays
Je suis donc de retour au pays depuis vendredi passé. De retour au pays, mais pas vraiment à la normale.
Pour ceux que ça intéresse, le salon à Toulouse s'est très bien déroulé. J'ai vendu toutes les revues que j'avais amenées (soit une trentaine), je me suis fait des amis, on a bu beaucoup de vin et on a bien rigolé.
J'ai appris le décès de ma mère une fois le salon terminé, juste avant d'entamer la portion "vacances" de mon voyage. Ça a jeté un froid, mettons, mais tout le monde a insisté pour que je poursuivre mon périple et que rentre seulement à la date prévue.
C'est ce que j'ai fait et j'ai réussi à en profiter quand même (malgré une grève des trains qui a plutôt bousculé nos plans, nous empêchant d'aller voir Carcassonne). Je me sentais tellement loin de chez moi que la triste nouvelle avait pris un aspect totalement irréel et j'arrivais souvent à l'écarter de mon esprit.
Comme on a visité beaucoup d'église, j'en ai profité pour allumer un lampion et prendre un moment pour me recueillir. Pas par conviction religieuse (j'en suis plutôt dépourvue), mais tout simplement parce que je trouve que ce genre de rituel donne un cadre au deuil. Et un lieu comme celui-ci me semblait propice aux adieux.
Pour ceux que ça intéresse, le salon à Toulouse s'est très bien déroulé. J'ai vendu toutes les revues que j'avais amenées (soit une trentaine), je me suis fait des amis, on a bu beaucoup de vin et on a bien rigolé.
J'ai appris le décès de ma mère une fois le salon terminé, juste avant d'entamer la portion "vacances" de mon voyage. Ça a jeté un froid, mettons, mais tout le monde a insisté pour que je poursuivre mon périple et que rentre seulement à la date prévue.
C'est ce que j'ai fait et j'ai réussi à en profiter quand même (malgré une grève des trains qui a plutôt bousculé nos plans, nous empêchant d'aller voir Carcassonne). Je me sentais tellement loin de chez moi que la triste nouvelle avait pris un aspect totalement irréel et j'arrivais souvent à l'écarter de mon esprit.
Comme on a visité beaucoup d'église, j'en ai profité pour allumer un lampion et prendre un moment pour me recueillir. Pas par conviction religieuse (j'en suis plutôt dépourvue), mais tout simplement parce que je trouve que ce genre de rituel donne un cadre au deuil. Et un lieu comme celui-ci me semblait propice aux adieux.
| Église des Jacobins, Toulouse Photo par Vincent, qui a retrouvé la fonction "photo" de l'appareil... |
lundi 17 octobre 2011
Le vent a soufflé sur les cerisiers
Je vous ai souvent parlé de la philosophie des samouraïs : pour eux, nous sommes tous des fleurs de cerisier, ces fleurs que le vent arrache bien souvent des branches avant qu'elles ne flétrissent, car la moindre bourrasque qui souffle sur nos vies peut emporter avant leur terme nos existences fragiles.
Pendant mon voyage en France, l'une de ces bourrasques semble avoir balayé la vie que j'avais laissée ici, derrière moi.
La bourrasque a emporté avec elle une fleur qui avait déjà été secouée par des vents violents et qui ne s'en était jamais remise. Une fleur usée de maladie, flétrie d'indignités. Une fleur amère qui, depuis longtemps, ne désirait plus vraiment tenir à l'arbre. Une fleur qui, pourtant, avait été jadis lumineuse et tendre.
Elle s'est envolée, brutalement. Je ne l'ai pas vu partir. À présent je l'imagine, déployée dans la brise, à nouveau saine, à nouveau en paix, et, surtout, enfin, à nouveau heureuse.
Mon amour te suit sur les ailes du vent, maman.
Pendant mon voyage en France, l'une de ces bourrasques semble avoir balayé la vie que j'avais laissée ici, derrière moi.
La bourrasque a emporté avec elle une fleur qui avait déjà été secouée par des vents violents et qui ne s'en était jamais remise. Une fleur usée de maladie, flétrie d'indignités. Une fleur amère qui, depuis longtemps, ne désirait plus vraiment tenir à l'arbre. Une fleur qui, pourtant, avait été jadis lumineuse et tendre.
Elle s'est envolée, brutalement. Je ne l'ai pas vu partir. À présent je l'imagine, déployée dans la brise, à nouveau saine, à nouveau en paix, et, surtout, enfin, à nouveau heureuse.
Mon amour te suit sur les ailes du vent, maman.
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