lundi 9 août 2010

Une drôle de fois où les arts martiaux m'ont servie...

Faut que je vous raconte cette anecdote qui m'est revenue en tête en fin de semaine...

Vous voyez, ce qui est le fun avec les arts martiaux, c'est qu'une fois qu'on les a bien intégrés à nos vies, ils se mettent à servir dans pleins de situations pas rapport, à des années lumières du combat, de l'autodéfense ou de la simple mise en forme.

Par exemple, une chose que j'ai apprise à travers le taekwondo, c'est à prendre conscience de mon environnement. Avant, je pouvais pénétrer dans une pièce, y passer 15 minutes et en sortir en étant à peu près incapable de la décrire. À force d'apprendre à me battre, j'ai commencé à être plus consciente de mon environnement et à enregistrer la disposition d'une pièce en un coup d'oeil, histoire de repérer les trucs contre lesquels je risquais de me cogner ou de me prendre les pieds, les surfaces inégales contre les murs... Bref, j'ai acquis des réflexes et un sens de l'observation forts utiles pour une gaffeuse dans mon genre! (À présent, je me mets les pieds dans les plats seulement métaphoriquement...)

Cette façon d'analyser les éléments qui m'entourent m'a rarement servie en dehors de descriptions à faire pour un récit. Cependant, il m'est arrivé une fois que ce réflexe me soit fort utile.

J'étais en entrevue. Le type qui m'interrogeais m'a demandé si je connaissais bien le milieu pour lequel je voulais travailler, notamment les principaux concurrents de la compagnie où je postulais.

Je suis passée bien près d'éclater de rire. Derrière l'épaule du type, sur une étagère, il y avait une jolie collection de cartables portant les noms desdits concurrents. Je les avais repérés en entrant. Suite à la question, j'ai donc énuméré ces noms, l'air de rien, alors que de moi-même je n'aurais pas pu en nommer plus d'un. J'avais fait grande impression.

J'étais sortie de cette entrevue avec un grand sourire aux lèvres. Cette application tordue des arts martiaux, ça avait été ma grande victoire de la journée. :) (parce que le boulot offert, lui, était pourri)

dimanche 8 août 2010

UFC 117 : Quelques mots sur Anderson Silva

Comme prévu, les combats d'hier ont été enlevants, sauf celui de Fitch contre Alves. Mon favori (Alves) a perdu en se faisant plaquer au sol par Fitch, un lutteur, qui n'est pas cependant pas arrivé à finir le combat. C'était presque une répétition au fond...

En fin de soirée, on a eu droit à un combat pour la ceinture de champion des poids moyens. Depuis quelques années, le champion de cette catégorie est Anderson Silva. Un gars qui a un stand up magnifique, mais qui donne souvent l'impression de se battre pour son chèque de paie plus que par passion. Lors de ses derniers match, il se battait juste assez pour s'assurer la victoire, puis il dansait en rond, hors de portée d'un adversaire trop terrifié pour l'attaquer, et il laissait le temps s'écouler. Bref, c'était très très plate à regarder.

En fin de semaine, il défendait son titre contre Sonnen, un gars formé à la luttre gréco-romaine. Sonnen nous a tous surpris : alors que les derniers adversaires d'Anderson semblaient avoir peur de l'attaquer, le lutteur, lui, l'a attaqué férocement, se collant contre lui, ne lui donnant pas une minute pour respirer et réussissant à l'amener au sol assez facilement.

Cependant, comme beaucoup de lutteur, même si Sonnen a réussi à coucher Silva sur son dos et à le tenir là, il n'a pas réussi à faire grand chose d'autre. Après s'être fait marteler le visage pendant 20 minutes (les 4 premiers rounds), Anderson était à peine enflé. Il perdait aux points et s'enlignait pour une défaite par décision, mais on n'était franchement par impressionnés par Sonnen. D'ailleurs, Silva, qui frappait contre la gravité dans une position très désavantageuse, a réussi, lui, à maganer Sonnen et à le couper en-dessous d'un oeil. Sauf que ce n'était pas assez pour gagner... on commençait à se résigner à l'idée d'avoir Sonnen comme champion des moyens.

Dans le dernier round, Anderson s'est à nouveau retrouvé sur son dos. Cependant, cette fois, il a réussi à attrapper l'un des bras de Sonnen et il lui a passé une soumission magnifique, typique du jiu-jitsu brésilien :  un triangle (un étranglement qu'on effectue avec les jambes) doublé d'une clef de bras.

Voilà donc Anderson qui survit au sommet de sa catégorie de poids. Sauf que... sauf qu'il s'est tellement fait malmener durant ce combat qu'il a perdu beaucoup de sa superbe. Quelque chose me dit que ses prochains adversaires vont avoir bien moins peur de l'affronter...

Et ça veut dire qu'Anderson ne pourra pas autant s'asseoir sur ses lauriers, ce qui devrait nous donner des maudits beaux combats! :)

vendredi 6 août 2010

D'où viennent les vendeuses?

Sachant que, selon les dernières statistiques, 1 adolescent sur 5 est en surpoids et que 1 sur 10 est obèse, d'où sortent les petites vendeuses anorexiques qui nous attaquent dès qu'on met le pied dans une boutique de vêtements?

Est-ce que c'est une race d'extraterrestres qui a été envoyée sur Terre pour complexer les femmes humaines et les pousser à manger leurs frustrations histoire d'engraisser insidieusement l'espèce entière afin qu'elle puisse éventuellement servir de viande de boucherie?

Ou vous avez une autre explication?

Addendum
Pour ceux qui aiment les combats ultimes ou qui sont juste curieux, la carte de l'UFC 117 de samedi est paquetée, alors c'est le moment d'aller passer son samedi soir dans le bar sportif le plus près! Combat de challendgers entre Fitch et Alves (je prends pour Alves), duel explosif impliquant Guida, affrontements de poids lourds prometteurs qui pourrait se dérouler tant debout qu'au sol (Dos Santos vs Nelson), légende (Matt Hugues) contre vedette montante (Almeida)... ah ouais, pis y'a Silva qui défend son titre. Ça pourrait être le meilleur combat de la soirée. Ou le plus ennuyeux. Mais il devrait gagner dans tous les cas.

jeudi 5 août 2010

Tenir salon

Il y a une institution de la Renaissance qui m'a toujours fascinée et c'est celle des salons. J'ai toujours trouvé passionnante cette habitude qu'avaient pris les gens de l'élite de se réunir dans les demeures de certains personnages cultivés, le plus souvent des femmes, afin de discuter de littérature, de théâtre et, bien sûr, de politique.

Chaque réunion était animé par la personne qui, ce jour-là, tenait salon. Certains salons étaient plus sélects et on ne s'y rendait que sur invitation. D'autres étaient plus ouverts et on y participait selon ses intérêts. Souvent, des artistes étaient invités dans les salons afin de partager leur art et d'animer les discussions. Pour les écrivains, poètes, dramaturges, musiciens, les salons étaient la porte d'entrée dans le monde des riches et des mécènes.

De nos jours, cette façon de tenir salon n'existe plus vraiment. La démocratisation de l'éducation, l'apparition de la télévision et de la radio, tout cela a rendu ce mode de divertissement élitiste impraticable et désuet.

Cependant, les salons permettaient une confrontation d'idées et un espace de discussion qu'on ne retrouve plus guère de nos jours, sauf dans les bars des universités... ou ici, sur les blogues.

Certains comparent leur blogue à un café, d'autre à un bar, une taverne... Je commence à me dire qu'au fond c'est la mode des salons que vous remettont au goût du jour, perruques poudrées en moins. Qu'est-ce que vous en pensez?

mercredi 4 août 2010

Le rythme de l'écriture

Je n'avais pas vraiment remarqué lorsque j'écrivais des nouvelles, mais je e rends compte à présent que j'écris toujours selon le même rythme, qui est également le rythme auquel j'avale la distance lors des courses.

Premièrement, je pars en lion. Je jette les bases de l'histoire ou j'avale le premier kilomètre à fond de train. Rien ne peut m'arrêter! Lorsque je cours, c'est le moment où je dois me contrôler, conserver mon énergie. Lorsque j'écris, c'est la phase où je dois tenir la bride serrée à mes idées, établir mon plan et prendre des notes, histoire de ne pas m'embourber plus tard.

Si j'évite le point de côté ou la panne sèche créative, vient quand même ensuite un long moment de labeur. Ma vitesse décroît, je ralentis. Plusieurs fois, je viens tout prêt de m'arrêter. Je suis fatiguée. La distance à parcourir m'apparaît comme une montagne. C'est le moment où je dois me forcer à continuer : un tour de piste de plus, allez... encore un autre chapitre... C'est l'époque de l'écriture où m'asseoir devant mon ordinateur prend des airs de corvée. J'ai pas envie d'écrire. Je sais où l'histoire s'en va. Il y en a plein d'autres qui mijotent dans ma cervelle et, elles, je ne sais pas où elles veulent me mener. Pourquoi je dois encore travailler sur celle-ci? Pourquoi je dois encore faire un tour de piste? J'ai la cervelle en compote, les jambes en plomb...

Et puis, finalement, j'arrive en vue de la dernière ligne droite. Que je cours ou que j'écrive, le phénomène est le même. Mon corps, soudain, prends conscience qu'il a l'énergie pour faire ce dernier bout de chemin. Qu'il peut même le faire plus vite que prévu. Qu'il n'a qu'à tout donner et là, dans un instant, il pourra célébrer, se reposer, écrire le mot "fin"...

Bref, je commence toujours mes récits rapidement, puis je ralentis, lassée, prête à les abandonner... et quand je réussis à les pousser assez loin, soudain, j'ai un sursaut d'énergie et la fin s'écrit encore plus vite que le début.

C'est pour ça qu'après avoir écrit en moyenne 2 chapitres par semaine pendant 6 mois, je viens de boucler les 5 derniers chapitres du roman en 4 jours.

Est-ce que ça vous fait ça à vous aussi? Est-ce que vous avez remarqué un cycle dans votre façon d'écrire?

mardi 3 août 2010

Fleurs de cerisier

Depuis hier, vous vous dites "Kossé cé ça des fleurs roses sur La plume et le poing? Gen es tombée sur la tête? Elle a lâché les arts martiaux pis elle va se mettre à nous parler de jardinage?"

Bon, de un, j'aime bien les fleurs de cerisier. Et le rose. C'est une jolie couleur. Un peu fifille, mais bon...

De deux, vous saurez que les arts martiaux et les fleurs de cerisier ont un lointain rapport, si si.

Et de trois, c'est ma façon de célébrer. J'ai fini le premier jet de mon roman jeunesse!!! Où on parle, entre autres, d'arts martiaux et de fleurs de cerisier. :)

Pfiou! Là il me reste juste à le laisser reposer quelques semaines, puis à le retravailler un peu (histoire d'éliminer les coquilles, les redites et de doter chaque personnage de sa "voix" propre). Ensuite, je l'envoie à l'éditeur et à la directrice littéraire... et ils me le remettront tout barbouillé de demandes de corrections.

Mais c'est pas grave : la job de bras est faite! :)

lundi 2 août 2010

La Gare du livre

Dominic Bellavance nous lance, ce matin, le défi de décrire notre librairie de rêve. Qui sait, ça donnera peut-être des idées à quelques personnes...
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Je descends du bus et j'entre par cette porte qui n'a l'air de rien, mais qui m'attire invariablement. À l'intérieur, l'ambiance est feutrée. On dirait une vieille gare. Les gros vendeurs sont en vedette sur des tables qui imitent le fer forgé, avec un ou deux exemplaires bien visibles au haut de pyramides de livres. Cependant, autour d'eux, ce sont les petits titres moins connus qui se pressent. Comme d'habitude, les titres québécois sont dans leurs supports fleurdelysés. Autour des tables, il y a des chaises et des fauteuils où je peux m'installer et feuilleter.

À la Gare du livre, les "Chevaliers d'émeraude" ne sont pas entourés des innombrables déclinaisons de fantasy vite lues, vite oubliées, mais plutôt de petites merveilles du genre : un Champetier, des Vonarburg, des numéros de Solaris, un Mieville. Chaque gros vendeurs sert à attirer le lecteur vers des trésors cachés. Ici, les littératures de genre, les littératures "de gare" sont à l'honneur. On vise un public adulte. Le bar, tout au fond des lieux, sert un bon café équitable toute la journée et quelques alcools le soir. Régulièrement, on y trouve un auteur en scéance de signature ou un groupe de lecteurs assidus réunis pour un 5 à 7 intime. La libraire qui agit comme serveuse aujourd'hui sourit en me voyant. Un geste suffit à commander mon café habituel. Elle me connaît si bien!

Si rien ne m'attire sur les tables près de l'entrée, je peux aller fouiller dans les rayons, café en main. On ne craint pas trop les dégâts causés par les breuvages: les livres sur les rayons ne sont que des démonstrateurs. Le stock est rangé dans des tiroirs, au bas des rayons, bien à l'abri des petits accidents. Policier, horreur, science-fiction, fantastique, il y en a pour tous les goûts. Les revues occupent une section à elles seules. Si je ne trouve pas mon bonheur parmi les démonstrateurs, je m'approche de l'un des discrets postes électroniques. J'utiliserais bien mon ordinateur portable pour me brancher, sans fil, au site de la librairie, mais je ne l'ai pas avec moi aujourd'hui. Je furète dans l'extension virtuelle du lieu. Ah, le Chandler que je cherche est bien ici, mais dans l'entrepôt du sous-sol, cette caverne d'Ali-Baba. Un clic me permet de le commander. Il sera à la caisse dans quinze minutes. Je n'aurai même pas fini mon café.

L'ancien numéro de Solaris n'est pas disponible, lui. Qu'à cela ne tienne : je peux le commander en ligne, en format électronique. Je le fais livrer dans ma boîte de courriel. Je le lirai plus tard, sur mon ordinateur. Ah bah, je joue de malchance aujourd'hui : le Bellavance n'est pas en stock non plus! Sans importance : je le commande en deux clics lui aussi. J'ai le choix entre le faire livrer à la Gare ou chez moi. J'opte pour la Gare. Le système automatisé m'enverra un courriel quand ils le recevront. Ainsi, je n'aurai pas à passer pour rien.

Évidemment, ce ne serait pas pour rien de toute façon. J'ai un roman à finir moi et cet endroit est le plus inspirant que je connaisse pour écrire. Demain, je vais revenir avec mon ordinateur portable pour écrire pendant quelques heures...