lundi 19 juillet 2010

La belle au gant noir, Robert Malacci

C'est Benoit qui a le premier attiré mon attention sur Malacci. Ce qui m'a intriguée tout d'abord chez cet auteur, ce fut non pas ses intrigues, mais l'idée qu'il utilise son personnage principal comme nom de plume. J'ai trouvé ça fort amusant. Déjà, ça donnait un certain ton à ses bouquins.

Par contre, toujours selon Benoit, Malacci aurait dit qu'il destinait ses romans surtout à un public féminin. Cela m'avait un peu refroidie. En règle générale, la chick lit et moi ne nous entendons pas très bien. Les atermoiements sentimentaux et les descriptions de chiffon me laissent de glace. J'ai quand même décidé d'essayer un bouquin.

Je me suis donc procuré "La belle au gant noir", premier livre de la série. L'intrigue est assez simple : Malacci (le personnage) ayant perdu son boulot, il s'en trouve un autre comme secrétaire privé d'une belle politicienne. Des meurtres se produisent, Malacci y est impliqué malgré lui et il doit se débattre pour essayer de désembrouiller toute l'histoire... que sa tendance à courir les jupons complexifie constamment. L'action est rythmée, un peu convenue, mais il est visible que l'auteur veut qu'on devine plus vite que son personnage.

Celui-ci est d'ailleurs un type fort sympathique. Il arrive de France mais ne s'en ennuie pas du tout. Il manie l'argot autant que le joual, ce qui rend sa narration délicieusement colorée. Il travaille comme photographe pour un tabloïde, a le don de se retrouver mêler à des enquêtes policières et perd aisément la tête pour une jolie femme, alors disons que sa vie ne manque pas de rebondissement!

D'ailleurs, c'est cet aspect plutôt coureur de jupons du personnage qui m'a fait comprendre ce que l'auteur voulait dire en affirmant qu'il avait visé un public féminin. Un profond amour pour les femmes se dégage des réflexions du personnage, qui les aime toutes dès lors qu'elles lui sourient. Pas de protagonistes plus parfaites les unes que les autres pour Malacci. Seulement des femmes bien dans leur peau qui sourient et qu'on aime pour cette raison. En tant que femme, c'est effectivement fort plaisant à lire. :)

Après avoir lu cette première aventure, je me suis empressée de m'en procurer d'autres. Car ce que Malacci nous offre, c'est en quelque sorte un roman noir revisité, moins sombre, plus humoristique, plus tendre, vu par un homme aux réactions parfois vieillottes, qui surnage de son mieux dans un monde résolument moderne. Bref, c'est fort divertissant! :)

2 commentaires:

Benoit Bourdeau a dit…

Je suis content que tu aimes Malacci. Moi, je suis addict à ses romans.

Je te propose Lames Soeurs ou Ad Nauseam comme seconde lecture.

Si, comme moi, tu veux continuer à lire ses aventures, il y a son blog (http://robertmalacci.blogspot.com/).

J'espère qu'il va sortir un nouveau roman très prochainement, mais ça, je l'ignore.

Gen a dit…

J'en ai deux qui sont en transit entre Archambault et chez moi ;) (je sais plus lesquels par contre)

Et oui, tiens, je vais ajouter son blogue à ma liste :)