vendredi 4 décembre 2009

La peur de l'affrontement

J'ai eu une discussion avec une collègue hier midi. Je regardais les nouvelles sur le site de la UFC. Elle m'a vu faire et m'a dit : "Ah, je connais ça moi aussi. J'écoute les combats à RDS". J'étais vraiment contente de rencontrer, pour une fois, une autre fille qui apprécie les combats ultimes, jusqu'à ce qu'elle me dise "En cachette de mon gars par contre, parce que c'est vraiment trop violent". Moi de répondre, un peu étonnée "Ben, violent pour ton fils de 7 ans, je peux comprendre, mais..." Et elle de dire "Non, violent tout court! Pourquoi les coups de poings, les coups de pied? Comment on peut en arriver à vouloir se battre comme ça?"

Je comprenais plus. Je lui ai demandé pourquoi elle regardait les combats si elle pensait ça. Elle n'a pas été capable de me répondre. M'a dit que c'était parce qu'elle n'était pas bornée. Qu'elle gardait l'esprit ouvert. Bref, elle n'arrivait pas à m'expliquer son ambivalence. Je suis restée perplexe. Je lui ai fait remarquer que les gars étaient bien souvent des amis. Qu'ils s'affrontaient dans un but technique, comme dans n'importe quel sport, pour montrer leur supériorité sur eux-mêmes et sur l'autre. Que c'était ce qui se rapprochait le plus d'un vrai combat. Qu'ils étaient encadrés par des règles et tout...

Elle est restée sur sa position "Oui, mais pourquoi s'affronter comme ça? Pourquoi aussi violent?"

Je me suis retrouvée aussi mal prise qu'elle. Pognée à répondre : parce que c'est ça leur sport.
Comment expliquer le frisson du combat à quelqu'un qui ne l'a pas vécu? Comment expliquer la brûlure de l'adrénaline? La satisfaction de savoir qu'on arrive à battre l'autre, mais surtout qu'on vainc notre pire ennemi : nous-même. Parce que le temps d'un combat, la petite voix intérieure toujours si négative, on l'envoie promener. La peur, la douleur, le doute... ça n'existe plus. Qu'on gagne ou qu'on perde, l'important, c'est d'avoir repoussé nos limites.

Ça change rien dans notre vie une fois le combat fini. Pas plus qu'une Coupe Grey ne change, au fond, la vie des Alouettes. Ils étaient les meilleurs avant de la gagner puisqu'ils l'ont gagnée. Le combattant qui gagne était le meilleur, tant mentalement que techniquement, avant même de se battre... Mais comme tout autre sportif, il a envie, et même besoin, de se mettre à l'épreuve.

Et là je me demande... Dans notre société de compromis, est-ce que les combats ultimes ne seraient pas considérés si violents simplement parce qu'ils mettent en scène un affrontement nu, franc, sans déguisement? Et que ça fait peur?

21 commentaires:

Vincent a dit…

Pour moi, qui combat depuis la tendre enfance, c'est évident que le combat est une drogue. Le "thrill" est maximum dans un combat. Je n'ai jamais rien vécu de plus intense je crois. Vaincre l'adversaire, vaincre sa peur, se concentrer si intensément sur l'instant présent que tout le reste cesse d'exister, pas d'avant, pas d'après, juste le maintenant. Dans cet état de concentration, il faut se fier à son corps pour qu'il réagisse avec les bons réflexes et utiliser sa tête pour établir une stratégie, la suivre et l'adapter au besoin. La déconcentration ne pardonne pas et la punition est immédiate: la douleur.

Est-ce que c'est violent? Oui, bien entendu, il y a des frappes et le risque de blessure est là. Mais si la nuance n'est pas évidente pour les néophytes, pour moi elle est capitale: c'est violent mais contrôlé. Il ne s'agit pas de démolir son adversaire, mais de la vaincre. Il y a plusieurs façons d'y arriver: avec des frappes, avec des prises ou plus capital, psychologiquement. Dans un combat, l'affrontement n'est pas que physique, il est aussi mental. Les deux adversaires se regardent constamment et le langage corporel est donc percû très rapidement. L'attitude de chaque combattant se répercute sur son adversaire. Si un combattant pense être désavantagé ou être inférieur à son adversaire: il le devient.

Je me rends compte que je viens de dévier de mon sujet pour faire cette parenthèse sur le combat psychologique: j'en reviens donc à la violence. C'est violent, mais c'est contrôlé. Personne n'est là pour se tuer, personne n'est là pour blesser l'adversaire. Ceux qui prennent plaisir à démolir l'autre avilissent le sport. S'il y a des blessures, elles sont involontaires. Les gens qui s'entraînent comme des fous pour faire des combats ultimes savent très bien que la personne en face d'eux est tout aussi impliquée dans son entraînement. Une telle somme d'efforts, ça se respecte. Ce ne sont pas des ennemis, ce sont des athlètes. La nuance est purement dans les règles, lorsque le combat est terminé, il est terminé et généralement l'attitude négative que les combattants avaient l'un envers l'autre au début du combat (purement pour se motiver) est complètement dissipée.

Vincent a dit…

J'ai énormément de difficulté à monter une argumentation pour prouver que ce sport n'est pas si violent. Une partie de cette difficulté vient du fait que c'est violent. Mais physiquement uniquement. Les combattants qui ont du succès gardent la tête froide. De plus, je pense que notre nature d'humain, d'animal et de prédateur n'a plus la chance de s'exprimer dans notre société moderne. Cette violence fait partie de nous et elle doit finir par s'exprimer d'une façon ou d'une autre. Il y a plusieurs personnes qui me contrediront, c'est évident. Mais je pense que cette violence finit par sortir d'une façon ou d'une autre. Ce n'est pas pour rien que la plupart des combattants professionnels sont sereins et d'une nature facile à aborder: leur violence se déchaîne au combat et le restant du temps, il ne sont pas menés par cette violence, elle est dépensée.

Par ailleurs, je ne considère par que la violence, la colère et autres sentiments considérés négatifs soient de mauvaises choses. Ce sont de puissants motivateurs et de grandes sources d'énergie. Ils sont dangereux s'ils ne sont pas contrôlés. Un combattant enragé qui perd le nord dans un combat va s'épuiser rapidement et ne suivra plus sa stratégie. Un combattant habité par un rage froide et calculatrice va puiser dans des réserves d'énergie supplémentaires relâchées par la colère mais il puisqu'il conserve ses esprits, il peut les utiliser a bon escient et ne pas se brûler trop rapidement. De toute façon, ces sentiments sont une partie de nous. Plutôt que de les refouler vaut mieux les utiliser sagement et apprendre à les connaître pour utiliser leur avantages et ne pas se laisser entraîner dans leurs pièges.

Wow, beaucoup de parenthèses encore. Je crois que ça s'explique très mal. Comme beaucoup de choses, il faut le vivre pour le comprendre en profondeur. Se vaincre soi-même, se dépasser, c'est ce qu'il y a de plus gratifiant. Ça se ressent, ça ne s'explique pas. Je trouve ça bien dommage de ne pas trouver les arguments qu'il faut, parce qu'il n'y a rien de plus détestable je trouve que quelqu'un qui dit: "Tu ne peux pas comprendre, tu ne l'as pas vécu." Alors j'essaye de l'expliquer le mieux possible, mais je crois que je suis bloqué par un mur énorme qui vient du fait que j'ai toujours connu le combat. Je ne sais pas trop ce que c'est de ne pas le connaître.

J'espère que ça peut tout de même donner un petit aperçu de ce que c'est que de vivre un combat.

Pat a dit…

C'est un sport violent, il est difficile de le cacher. Sauf que les athlètes sont entraînés pour affronter cette violence. As-tu vu le documentaire science du combat? Ah non c'est vrai t'as pas le câble:P Mais bon, ils mesuraient la force d'impact des coups de poing, pieds, sabres, etc...

Les résultats étaient concluants: tous les coups étaient presque mortels à la tête. Même au corps, les coups qui frappaient dans la région du coeur pouvaient être fatals.

Pourtant, Il y a même pas de commotions cérébrales dans les combats! Parfois des côtes cassées, mais bon...

C'est un sport de combat.

Gen a dit…

Ben oui on a vu Fight Science (heureusement que Youtube existe) ;) C'était pas toujours aussi scientifique qu'annoncé par contre.

La plupart des coups théoriquement mortels ne le sont que si la personne en face du coup reste plantée là comme un épais pendant que le combattant s'élance à n'en plus finir. Très très peu réaliste.

Pour ce qui est des commotions cérébrales, ça arrive en combats ultimes, mais c'est effectivement rare. Pourquoi? Parce qu'une commotion se crée lorsque le cerveau se fait brasser à répétition. Avec le peu de rembourage que les gants de MMA ont, un coup qui fait brasser le cerveau ça rentre assez fort et ça brasse tellement le reste de la tête que c'est habituellement le dernier du combat. Sauf avec les gars qui ont des mentons en acier (genre Jeremy Horn). En boxe par contre, les combattants collectionnent les commotions (même les gagnants!).

J'aimerais d'ailleurs souligner qu'il n'y a jamais eu de mort dans un combat de MMA sanctionné (légal). Alors qu'il y en a eu à la boxe... et même au hockey!

Et tu résumes bien notre pensée Pat : c'est violent, c'est sûr : c'est un sport de combat.

Ce que j'arrive pas à comprendre moi, c'est que si on est révolté par ce niveau de violence, pourquoi regarder?

Pat a dit…

Parce que les gens sont impressionnés par les athlètes, mais ne veulent pas l'avouer?

Vincent a dit…

Ok ok! Un instant: j'ai vu Fight Science aussi et, quoique ça se cache sous un sceau scientifique, pour ceux qui s'y connaissent on voit tout de suite les problèmes avec leurs tests.

Tout d'abord: les coups à la tête ne sont pas mortels. Ils disaient simplement que ça pouvait entraîner un KO. Et comme Geneviève le dit, ça prend une cible immobile qui attends patiemment de se faire défoncer la tête.

Deuxièmement, le supposé Ninja qui donne un coup au coeur et qui peut être mortel, c'est de la poudre aux yeux. Ils se sont amusés à jouer avec les mots et les scientifiques disent que le coup peut être mortel. Mais ils n'ont jamais spécifié sous quelles conditions. Je ne doute pas que ce coup puisse être mortel sur un sexagénaire cardiaque, mais sinon, c'est impossible.

Troisièment: les conditions sous lesquelles les mesures étaient prises dans les tests ne sont pas correctes non plus. Par exemple, le fameux coup de pied le plus "dévastateur" donné par le combattant de boxe thaïlandaise brise la règle de la mesure. Non seulement il frappe le mannequin, mais en même temps, il tire le mannequin à lui, ce qui fausse complètement la donne.

Quatrièment: en écoutant bien le discours de Fight Science, on s'aperçoit assez vite qu'ils jouent avec les mots pour nous faire tirer des conclusions erronées. Attention néophytes, on vous sert un discours sophiste.

Bref, c'était cute comme idée Fight Science, mais tellement mal exécuté que ça ne prouve qu'une seule chose: on a beau utiliser des méthodes scientifiques pour mesurer des choses, si on ne sait pas de quoi on parle et quelles règles s'appliquent, on peut obtenir les chiffres que l'on veut et leur faire dire n'importe quoi.

Pat a dit…

Mon argument pour Fight Science était pour démontrer que les combattants sont entraînés et capables d'encaisser la violence des coups. Ce qu'une personne pas entraînée ne peut sans subir de graves blessures.

Un des participants au documentaire était justement Randy Couture, si je me souviens bien.

Gen a dit…

Moi qui ne voulait pas m'étendre sur le sujet... :p

@Pat : Si tu veux une très bonne (pour ne pas dire "meilleure") série sur les arts martiaux, essaie de mettre la main sur Human Weapon.

Pat a dit…

C'est le week-end, on peut se laisser aller sur le sujet:)

Je pense que j'ai vu human weapon. Peut-être même que je me trompe de documentaire, hehe.

Vincent a dit…

En effet, il y avait Randy Couture, Rickson Gracie et Bas Rutten dans la deuxième édition de Fight Science... qui était déjà moins discutable au niveau des tests que la première édition, même si ce n'était toujours pas três fameux selon moi.

De toute façon, les combattants invités n'avaient pas grand chose à dire au niveau des tests, ils faisaient ce qu'on leur demandait de faire, c'est à peu près tout. :p

En effet, il faut s'entraîner pour apprendre à recevoir des coups. Les bloquer, les esquiver et comment les encaisser. Une personne qui ne s'y connaît pas va être blessée plus rapidement et plus gravement. Cela dit: "entraînés et capables d'encaisser la violence des coups"... oui et non. Une grosse partie de l'entraînement est justement le contraire, ils s'entraîne pour "ne pas avoir" à encaisser la violence des coups. Ils offrent moins de cibles, se positionnent en angle pour que les coups glissent sur leur corps plutôt que de les recevoir de face directement et ils roulent avec les coups plutôt que de se crisper et forcer à l'encontre des coups pour éviter de recevoir tout l'impact.

Une personne entraînée qui attend patiemment (comme le mannequin de Fight Science) de recevoir un coup de pied en plein visage ne sera pas moins blessée qu'une personne ordinaire qui fait la même chose.

Gen a dit…

Puisqu'on est parti sur la question... ;) Dans le cas du coup de pied en plein visage qu'on attend patiemment, la seule différence est que la personne entraînée sera peut-être capable de faire croire qu'elle n'est pas blessée et de continuer à fonctionner.

Et encore, ça dépend de sa mâchoire et de son "coeur au ventre".

Il est possible d'apprendre à surpasser ou à ignorer la douleur, mais seulement jusqu'à un certain point. Quand le point est dépassé, on dit que le combattant "brise".

C'est à cause de ce phénomène qu'on voit parfois des combats finir à cause de coups aux jambes. Au premier, le combattant serre les dents, comme le ferait n'importe qui. Au deuxième coup qui tombe à la même place, la personne normale abandonne parce que ça fait trop mal. Le combattant serre les dents plus fort et essaie d'ignorer la douleur. Au troisième, quatrième, cinquième (ça dépend de l'endurance du gars), il continue à se battre, contre son adversaire ET contre la douleur... et puis un moment donné, une pensée lui traverse l'esprit "J'en peux plus". Son esprit ne soutenant plus son corps, celui-ci prend le contrôle. La douleur semble arriver d'un coup, en concentré, et le combattant s'effondre.

Pat a dit…

Certes, au visage, ça ne fait pas de différence, mais sur le corps, oui. Corrige moi si je me trompe, mais je pense que les ossements se renforcent avec l'entraînement.

Vincent a dit…

Oui, c'est clair que les os deviennent plus denses à force de se faire frapper et de se faire abîmer. C'est le principe d'endurcissement. C'est la raison pour laquelle éventuellement les gens entraînés arrivent à casser des planches, des briques, etc. Mais c'est un entraînement très long et concentré sur la zone de l'arme corporelle utilisée. Pour entrainer les os en question on frappe continuellement sur un objet dur, d'abord doucement puis de plus en plus fort. On augmente l'intensité et la durée avec le temps.

Si le principe est vrai pour les mains, les pieds, les tibias et les autres armes corporelles, c'est moins vrai pour la cage thoratique et la tête. Tout simplement parce que les combattants ne s'entraînent pas à se faire frapper continuellement au même endroit de plus en plus fort au corps ou à la tête. Un entraînement comme ça se fait bien au niveau des mains, jambes et pieds car il n'y a pas d'organes "essentiels" près de ces endroits. À force de se faire frapper au corps et à la tête, on endommage les organes et le cerveau. Donc, les os sont endurcis au corps et à la tête (puisqu'ils finissent par recevoir des coups), mais pas autant que ceux des mains, pieds, bras et jambes.
L'endurcissement au corps vient surtout des muscles.

Les muscles sont plus forts et plus capables d'encaisser les coups suite à l'entraînement. C'est une couche de protection pour les organes qui se trouvent dessous. Pour ça, pas de doute.

Pat a dit…

Ainsi, la violence est nécessaire pour le sport de combat. Et les athlètes savent gérer cette violence.

Pat a dit…

Pour finir (parce que, je prends de l'espace sur le blog:S) je comprends pas toujours la question ou l'argument de ne pas aimer le sport car c'est violent. C'est comme une évidence. Ça serait bien si les gens apportaient de nouveaux points de vue afin d'améliorer le sport.

Gen a dit…

@Pat : T'en fais pas pour l'espace : t'es le bienvenu. :) Nos billets sur les arts martiaux ont rarement suscité des réactions par le passé ;)

Par contre, je sais pas si quelqu'un qui n'aime pas le sport parce qu'il est violent serait capable de proposer quelque chose pour l'améliorer. Il ferait mieux de regarder du patinage artistique :p

Vincent a dit…

En effet! Prends-en de l'espace, Pat! Pour une fois qu'il y a une conversation sur les arts-martiaux, ça fait mon affaire. :)

Luc Dagenais a dit…

Une conversation sur les arts martiaux, je ne peux pas manquer ça (même si je ne suis pas un fan de UFC - faudrait bien que quelqu'un m'y initie un jour)!

À mon école d'arts martiaux, on fait du renforcement des os au niveau des jambes, des bras, et aussi de la cage thoracique. Il suffit d'y aller mollo au début et utiliser d'autres techniques que les coups pour s'habituer à suporter un impact/pression sur les côtes et le sternum. Effectivement c'est un entrainement long et fastidieux, mais qui donne des résultats.

Pour ce qui est de la violence, je crois que c'est inné chez les humains (comme chez bien d'autres animaux), ne serais-ce que pour survire en "état de nature". Comme on vit maintenant en société, ces pulsions sont moins acceptées et on apprend à les refouler. S'y abandonner volontairement (même dans une activité encadrée comme les sports de combats, le hockey ou autre) n'est pas accepté par tous. Et certaines personnes y sont attirées, malgré le fait qu'elles trouvent ça "socialement innaceptable" ou d'un gout douteux...

M'enfin, c'était ma psychanalise à 5 cennes du vendredi après-midi. ;0)

Gen a dit…

Je crois que ta psychanalyse du vendredi n'est pas trop loin de la vérité Luc. ;)

Ça fait du bien de lâcher la bride à l'agressivité de temps à autre, surtout dans notre société ultra-prudente et polie! :)

Alexandre Babeanu a dit…

Bon bin juste pour dire, non seulement la violence fait partie intégrante de l'humain, mais en plus les combats genre UFC sont pas des nouveautés, oubliez-vous Spartacus?

La violence fait coouler beaucoup d'encre, voir les films de Cronenberg par exemple, qui ne cesse de se poser des questions sur ce sujet... Notez, moi aussi d'ailleurs. Je suis perplexe de voir que même de nos jours chez nous, les enfants ont autant de jouets guerriers, et ce sans les obliger à choisir ceux là (fusils en plastique, epées, arcs et autres héros aux griffes acérées). La plupart des jeux video nous mettent en scène en train de dégommer tout ce qui bouge, à la la première personne en plus...

Ya pas à dire, nous sommes une espèce violente, et l'UFC, comme les gladiateurs d'antant, ont aussi un rôle social... Faut la canaliser cette violence populaire, pour pas qu'elle explose ailleurs. Voir "Gladiator" ("Are you not entertained?")...

Gen a dit…

@Alex : le UFC a d'ailleurs récupéré l'image du gladiateur dans le générique de ses galas. D'ailleurs, j'aime mieux voir deux gars se taper dessus pour vrai que de voir des films ou des jeux vidéos où le sang gicle de partout. Avec les combats, les coups sont réels, sans exagération, on tremble pour le champion, on le voit être blessé, on prend consience de la fragilité d'un corps humain, même surentraîné... ça rend tout ça moins déshumanisé je pense.