lundi 1 août 2016

McKibbins' Club

En 2011, à l'occasion d'un Congrès Boréal, on ne savait plus trop où aller manger (je ne sais même plus si c'était pour souper ou pour dîner, ni qui était avec moi, sauf Philippe-Aubert!). J'avais proposé un pub irlandais situé pas loin et que je connaissais de longue date (par des visites familiales, puis pour avoir travaillé quasiment à côté), le McKibbins. On y avait mangé, on s'était amusés...

En 2013 (parce que pour ceux qui ne le savent pas, les congrès alternent le plus souvent entre Montréal et Québec), Philippe-Aubert Côté avait suggéré qu'on retourne dans "mon pub irlandais où ça parlait juste anglais et où les toilettes sont identifiées en gaélique". On avait ramassé du monde, on avait bien mangé, bu et jasé...

Et sans le savoir, une tradition était née. En 2014, à Québec, on s'est éparpillés un peu, mais en 2015, de retour à Montréal, on ne s'est même pas posé la question. Quand l'heure du dîner est arrivée, on a été une gang à prendre la direction du McKibbins.

Le McKibbins' Club était désormais une réalité! (Le nom est une idée de Pascale Raud, que j'adopte sans vergogne). Les membres sont variables (puisque la méthode pour sortir dîner lors d'un Boréal tient d'une migration de lemmings, avec des groupes qui se forment et se défont en cours de trajet), mais l'intention, elle, est constante d'une année à l'autre : jaser d'écriture, de ce qu'on fait, de ce qu'on vit, de ce qu'on veut faire, entre nous "les jeunes" (enfin, les trente-euh... quarante-euh...moins-de-cinquante-naires), dans une ambiance relaxante, ouvertement, sans pression, sans compétition, sans essayer de vendre quelque chose ou de maquiller nos images, en buvant (beaucoup) de bière. Et on n'a même pas à craindre que la table d'à côté écoute nos conversations, puisque tout le monde parle anglais (faut voir le bon côté des choses! ;).

Je ne sais pas pour les autres, mais pour moi, ces rencontres sont une source d'énergie et de motivation pour les mois suivants. Ce qui manque le plus à l'écrivain, je trouve, c'est les conversations de machine à café avec ses collègues (que tous les employés de bureau prennent pour acquis, au point de ne plus les remarquer). Avec ce club qui n'en est pas vraiment un, on se fait, environ une fois par an, une machine à café bien concentrée! ;)

Cette année, le congrès s'était déplacé à Mont-Laurier et plusieurs des "jeunes" n'ont pas pu s'y déplacer. Il y a un mois, Isa a donc décidé de réunir le McKibbins' Club dans son "quartier général" le temps d'une soirée. Douze amis ont répondu à l'appel (et Dave a même amené sa famille au complet!)

Et pour une fois, il faisait assez chaud pour profiter de la terrasse! :)

Photo de Pascale Raud
Je ne peux pas m'empêcher de me dire que cette photo passera à la postérité. Y'a trop de talent au pixel carré! :)

9 commentaires:

Mathieu LD a dit…

Jolie photo !

D'Oxford à Montréal, le McKibbins Club serait-il l'héritier des Inklings ? ;-)

Une école littéraire est née, en tout cas ! hehe

Gen a dit…

@Mathieu : Entre nous, on appelle souvent les écrivains québécois de SF de la génération précédente (Vonarburg, Sernine, Champetier, etc) les "Grands Anciens". Alors maintenant qu'on n'est plus à l'âge d'être les "petits jeunes" (parce que de plus petits et plus jeunes sont arrivés), il fallait bien qu'on trouve une manière de se désigner.

J'pense pas que ça donne une école littéraire cohérente par contre. La seule chose qu'on puisse dire en comparant mon style (plutôt neutre et syncopé) avec ceux de Dave (surréaliste bizarro) et d'Ariane (gothique sensuel), c'est qu'on a chacun le nôtre! lololol!

Prospéryne a dit…

Vous étiez à Mont-Laurier sur cette photo?

Gen a dit…

@Prospéryne : Non, au McKibbins à Montréal. :) Justement parce que... ben y'avait personne à Mont-Laurier, mautadine!

Mathieu LD a dit…

@ Gen : Je te taquinais, mais c'était gentil ; et perso, je crois qu'il y a matière à former une nouvelle « école littéraire », sans non plus dire que vous écrivez tous la même chose - ce n'est heureusement pas le cas, c'est super varié. Par contre, plusieurs auteurs de SFFQ forment un groupe qui partagent des intérêts (culturels, littéraires, peut-être socio/politiques ?) similaires, des affinités (amitiés, rapports professionnels basés sur l'entraide, le coaching, etc.). Bref, pour le club, même si tu sembles en parler un peu à la blague, il y a quand même quelque chose là dont se rappelleront peut-être plus tard les historiens de la littérature ;-)

Puis, même parmi les Inklings, il y avait des auteurs qui ne partageaient pas du tout le même point de vue sur l'écriture, la religion, etc. : Tolkien et Lewis, notamment !

Bref, tout ça pour dire « Longue vie au club McKibbins Club ! »

(P.S. Vous devriez contacter le McKibbins pour une commandite haha)

Nomadesse a dit…

Superbe photo en effet! De beaux sourires!

Gen a dit…

@Mathieu : C'est surtout que la comparaison avec ce monument de l'histoire littéraire m'a gênée! ;) Mais oui, après avoir rafraîchi ma mémoire au sujet des Inklings, je dirais qu'on est le même genre de "club"! hihihihi (Jusqu'au fait d'essayer de lire certains mauvais textes à haute voix sans rire... tu devines que je perds systématiquement! :P)

Et c'est sûr qu'en tant qu'héritiers des Grands Anciens, on doit avoir une certaine vision commune de la littérature et de l'écriture, mais comme on est tous encore en train de se chercher un peu, c'est pas encore cristalliser. Sauf pour le fait que personne ne supporte les mauvais narrateurs! lol!

@Nomadesse : Merci! On a eu ben du fun!

Pascale Raud a dit…

C'était le bon endroit pour boire ma bière (quasi) annuelle :-)

Gen a dit…

@Pascale : Ta demi-bière en l'occurrence! :p Essaie le cidre la prochaine fois, tu risques d'apprécier davantage! ;)