mercredi 10 mars 2010

Vivre sans Internet

Question qu'une collègue m'a posée au bureau : "Pourrais-tu vivre sans Internet?"

Heu... Vivre, oui. Travailler, non. Écrire, ce serait limite. Avoir une vie sociale, ça serait pas évident. Faudrait que je me déplace beaucoup plus dans des bibliothèques et les magasins. Faudrait aussi que je réapprenne à utiliser le téléphone pour communiquer avec mes amis. Ce serait chiant : j'aime mieux l'écrit que l'oral moi. Non, décidément, d'un point de vue objectif, je pourrais me passer de ce blogue (même si je m'ennuierais) et de Facebook (évidemment) et de Twitter (facile, j'y suis pas). Mais laissez-moi mon courriel et Google, svp!

J'ai donc répondu que oui, je pourrais vivre sans Internet, mais que je devrais changer de job avant et que ma vie deviendrait pas mal plate et compliquée.

La dame de me répondre : "Super! Ma fille étudie en sociologie et elle cherche une vingtaine de jeunes de moins de 30 ans qui sont prêts à passer 30 jours sans utiliser Internet. Embarques-tu?"

O_o Je l'ai regardée comme si elle débarquait de Mars. En fait, je pense qu'elle devait venir d'une autre planète. "Je ferais ma job comment pendant ces 30 jours là?" que je lui demande.

Et elle d'afficher une incompréhension totale. "T'utilises vraiment Internet pour faire ton travail?"

"Juste chaque fois que j'envoie ou que je reçois un courriel!" que je m'exclame.

Réponse : "Hein? Les courriels, ça a rapport avec Internet?"

Je sais pas si je dois rire, pleurer, lui donner une claque ou appeler sa fille pour l'engueuler! lol! Cela dit, cette histoire m'a fait prendre conscience d'un fait : non, je ne pourrais pas vraiment vivre sans Internet. Ce serait plutôt de la survie. Dois-je m'inquiéter docteur?

21 commentaires:

ClaudeL a dit…

1- contente de trouver quelqu'un qui, comme moi, préfère l'écrit à l'oral. Difficile à croire en cette ère de la téléphonie. Quoique, à voir tous les "textos" échangés, les jeunes ont l'air d'aimer écrire aussi pour communiquer.

2- Quand je pars en voyage, je me pose la question: est-ce que j'apporte mon portable? Pourrais-je me passer d'internet? de courriels? (Tu peux rassurer la dame, elle n'est pas la seule à croire que les courriels arrivent dans l'ordi indépendamment d'Internet.) Chaque fois j'apporte mon portable et chaque fois, je me demande comment j'ai vu vivre tant d'années sans. Par contre, je prends ça "cool" et je ne fais pas d'insomnie si je n'ai pas accès à un wi-fi pendant quelques jours. Et les années où je n'en avais pas, à mon retour, j'écoutais les messages sur le répondeur, je visionnais les 345 courriels reçus, donc souvent un bon 200 inutiles et en dernier, j'ouvrais le courrier postal. Et je me disais que je n'avais rien manquer, que je pourrais très bien retourner au bord de la mer!

3- Avant Google, je me précipitais sur les dictionnaires, les Atlas qui s'empoussièrent maintenant à la maison.

ClaudeL a dit…

Bon j'ai encore envoyé avant de relire, excusez mes fautes dans le commentaire précédent.

Isabou a dit…

De nos jours, je ne crois pas qu'il soit possible de vivre sans internet. C'est un outil qui fait partie intégrante de notre vie.

Il faut par contre savoir doser. Internet est bien pratique, mais il faut autre chose pour faire des êtres humains le moindrement équilibré.

Gen a dit…

@ClaudeL : T'es pardonnée pour les fautes! ;)

Et oui, je crois que l'écrit aura toujours un net avantage sur l'oral : on en prend connaissance quand on est disposés à le faire. Ça vaut pour les lettres, les courriels, les textos. Quand j'appelle les gens, j'ai toujours peur de déranger.

En vacances, je prends des congés d'Internet moi aussi. :) ... mais pas trop longtemps ;)

Ah oui, c'est vrai, y'avait des encyclopédies chez mes parents aussi ;)

Gen a dit…

@Isabou : Je m'entraîne aussi! ;p Sans blague, tu as parfaitement raison. Je me trouve d'ailleurs un peu accro, mais bon... je dors encore et je n'oublie pas de manger, alors je suppose que c'est pas si mal! hihihi

Frédéric Raymond a dit…

Le seul moment où je peux me passer d'internet c'est quand je suis en vacances ailleurs que chez moi (genre en camping). Sinon, le reste du temps, je suis cyberdépendant... Et on parlera pas de ma job qui demande l'internet branché en IV...

Gen a dit…

@Fred : Pas mal la même chose pour moi. J'évite les cyberdrogues les plus dures par contre : Facebook et WoW. :p

ClaudeL a dit…

"Ah oui, c'est vrai, y'avait des encyclopédies chez mes parents aussi" Façon de dire que je suis de la génération de tes parents... merci! c'est pas toi qui me disais que j'étais la seule à parler d'âge?! J'avais même réussi à oublier.... méchante!

Je connais facebook mais WoW???

Frédéric Raymond a dit…

@Gen Je n'ai jamais réussi à embarquer dans un MMORPG, ce qui est très bien pour moi. J'ai toujours l'impression de jouer un vain un jeu infini (quoi que D&D online est pas pire). Je n'ai pas essayé WoW par contre, peut-être est-ce différent.

ClaudeL a dit…

OK je viens de trouver http://fr.wikipedia.org/wiki/World_of_Warcraft

un jeu dont vous avez dû parler il y a quelques jours, j'avais décroché étant donné que ce n'était pas de ma génér... non excuse, ça ne m'intéressait pas, hihihi!

Pat a dit…

Ton boulot est une bonne source pour puiser des personnages.

Gen a dit…

@ClaudeL : World of Warcraft existe depuis plusieurs années, donc ce n'est pas un billet que tu as manqué. Pour ce qui est des encyclopédies, c'est juste que la dernière fois que j'en ai vues, c'était chez mes parents, avant qu'on ait Internet. ;) Ce n'était pas pour te taquiner à cause de ton âge! hihihihi Moi aussi j'oublie :)

@Fred : Aucune idée, j'ai pas joué non plus ;) Je n'embarque pas non plus dans le concept. Trop bouffe-temps, pas assez d'action.

@Pat : Oh que oui! :) Y'en a des pas pire pantoute! :p ... et y'en a qui sont tellement clichés qu'ils prouvent à eux seuls que la vie n'est pas soumise à une direction littéraire! lol!

Pat a dit…

Ha ha!

Sans internet, j'aurais pas ris ce matin. Difficile de s'en passer de nos jours. Comme l'électricité ou les voitures, l'évolution de la technologie et des communications est maître de notre quotidien.

Keven a dit…

POUAHAHAHAHAHAHAHAAHAHAHAHAHAHAHAAHAHAAHAHAH!
J'adore ce genre d'histoires...

Gen a dit…

@Keven et Pat : Contente d'avoir fait votre matinée! hihihihi ;)

Pierre H.Charron a dit…

Dans ma job, moi et Google on est comme mari et femme, Laurel et Hardi, le tenon dans la mortaise, la bière et le Jack Daniel..oops là je m'écarte !!! Sérieusement, je ne peux imaginer débugger un serveur sans Internet quand j'ai 500 utilsateurs en panique pis le Directeur de production qui me souffle dans le cou !!!
Et si un jour je déménage, la première chose que je dis à l'agent d'immeueble: Que ca soit au Groenland, sur la lune ou dans l'au-delà...le premier critère c'est y -a tu l'option HTTP sur l'offre d'achat!!!1

Luc Dagenais a dit…

Ahhhhh... WoW! Je vous écrirais un long commentaire sur ce jeu, mais je dois justement y retourner.

See you in Azeroth si vous y êtes. FTW!

;0)

Isa Lauzon a dit…

NOOOOOONNNNN, je ne me passerais pas d'Internet! Un mois... elle est folle, ta madame??!!?? Je me suis passée de mon ordinateur une semaine cet été, pour aller en vacances, et à mon retour, j'étais complètement déconnectée... Tellements de billets manqués sur les blogues, tellement de courriels à répondre... L'horreur!

Sans internet, je n'aurais pas de réseau social! Sans internet, je me perdrais dans ma cour! (ben, je me perds quand même souvent sur la route, mais tout de même, que ferais-je sans Google Map?)

Comment faisions-nous sans internet? Je ne sais pas. Mais maintenant que nous l'avons, pas question de nous l'enlever!!!

Gen a dit…

@Pierre : C'est pas mal la même chose pour moi. Quand on me demande de chercher un article de loi, j'ai le choix entre éplucher la version papier ou faire un Ctrl+F dans la version électronique (disponible via une tite recherche Google). Devine ce que je choisis? lol!

@Luc : Junkie! ;p

@Isa : Je suis comme toi : je peux passer une semaine de vacances sans, mais c'est le retour qui est dur! ... et je crois que la madame, elle avait juste pas réalisé ce que ça signifie Internet. Elle pourrait pas se passer de ses courriels elle non plus.

Pour le réseau social et le fait de pas se perdre, idem pour moi. Sans Internet, j'arriverais pas à garder le contact avec mes amis qui travaillent à des drôles d'heures, ni à concilier nos horaires pour se voir de temps à autre.

Sans Internet, on faisait la même chose, mais plus lentement. On achetait des bottins et des cartes routières. On payait plus cher d'interrurbain.

En effet, maintenant qu'on l'a, on ne veut plus le perdre!

Luc Dagenais a dit…

Sans compter qu'il y a de plus en plus de téléphonie qui se fait par VOIP...

Gen a dit…

@Luc : De fait. Mon principal problème avec ça par contre, c'est les pannes de courant. C'est pratique d'avoir un téléphone qui marche pour appeler Hydro et signaler une panne! :p