vendredi 22 janvier 2010

Pourquoi je me bats?

Curieux comme cette question ressemble à "pourquoi j'écris?"...

Quand je dis que je fais des arts martiaux, les gens ont tendance à imaginer du Tai Chi, de l'Aéro-Boxe ou alors du taekwondo olympique avec plastron et casque. Bref, des trucs où on reçoit pas trop de bobos. Quand j'explique ce que je fais réellement (des combats, debout ou au sol, avec peu de protection, contre des adversaires beaucoup plus grands et lourds que moi) et, surtout, quand j'exhibe ma collection de bleus et de bouts de peau épaissis par la corne, je vois souvent une question traverser les yeux de mon interlocuteur : "Mais pourquoi tu t'infliges ça?". 

Bizarre, mais y'a jamais personne qui me l'a posée directement. :p

Cette semaine, sur un blogue de MMA que je suis, il y a eu une discussion au sujet de la présence des femmes en MMA professionnel. Si vous voulez la lire, c'est ici. En gros, je m'y oppose à un gars pour qui "femme combattante professionnelle" et "femme battue", c'est la même chose. Pour lui, la femme est une divine créature donnant la vie qui n'est pas faite pour souffrir (il ne doit jamais avoir vu un accouchement). Heureusement, il était en minorité.

La discussion m'a amenée à expliquer les raisons pour lesquelles j'aimais me battre, chose que je n'ai pas faite souvent.

Dans un combat, on ressent une poussée intense d'adrénaline. Le corps, le coeur, le cerveau, tout tourne à plein régime. Quand ça va bien, on met des stratégies en place, on pousse l'autre dans ses retranchements, on puise dans les dernières ressources de notre organisme pour être plus vite, plus fort, pour garder l'avantage. Quand ça va mal, on combat la panique, on limite les dégâts, on serre les dents sur la douleur, on passe en mode survie et, là encore, on exige de soi-même tout ce qu'on a à donner.

Après un combat, qu'on ait gagné ou perdu, on sait qu'on s'est dépassé, qu'on a fait tout ce qu'on pouvait. On n'a peut-être pas vaincu notre adversaire, mais on s'est battu soi-même. En plus, on a vécu ce moment là avec une intensité inégalable. On revient lentement au calme. On apprécie le sentiment d'épuisement, de fatigue, la chaleur de l'eau de la douche qui détend nos muscles... On sait qu'on aura mal partout le lendemain, mais c'est pas grave. On va chérir les courbatures, les écorchures et les bleus comme autant de trophées.

Alors, voilà, en réfléchissant, je me suis rendue compte que j'aime me battre pour la même raison que j'aime écrire : parce que c'est un défi, parce qu'on doit tout donner, parce que c'est dur, qu'on en sort vanné, mais qu'au bout du compte on est tellement fier de notre performance, même si elle n'a pas été couronnée de succès.

Bref, je suis une junkie de l'adrénaline. Et comme j'avais déjà déterminé que les écrivains sont des junkies des mots, ça me fait tout un profil de dépendance à soigner. Heureusement, je suis ici en bonne compagnie. ;p

19 commentaires:

Vincent a dit…

Moi, ce que je ne comprends pas, c'est que c'est "socialement acceptable" pour un gars d'aimer combattre, mais pas pour une fille... Je cherche encore quelqu'un qui soit capable de m'expliquer ça de façon rationnelle. :P

Gen a dit…

On fait un appel à tous?

Joe_G a dit…

Je met ça dans la même catégorie que les hommes qui rentre en dépression pcq leur conjointe gagne plus qu'eux.
J'imagine que c'est plus difficile pour certain justifié leur sexe.

Gen a dit…

Bonne comparaison Joe. J'ai l'impression que sous le couvert de ce "grand respect" pour la fragilité des femmes se cache en fait la peur de découvrir qu'elles ne sont pas si fragiles.

Faut croire qu'il y a des gars qui ont du mal à gérer l'égalité.

Karuna a dit…

L'auto-proclamée junkie à l'adrénaline que je suis est KO devant ta propre dépendance à la même substance, Gen, :D. Pas de doute, tu me coiffes au fil d'arrivée. Et quel combat épique avec ce John! Vraiment pas de taille pour toi, celui-là. Avec cette lutte verbale, tu vas te faire reprocher de les prendre trop petits (rires). Mon verdict: je te donne la médaille d'Or.

Gen a dit…

@Karuna : lol! Merci pour la médaille, mais en effet, il était pas de taille ;) (carrément incohérent par bout le mec). Une autre accro à l'adrénaline? Tu fais quoi comme sport/activité?

Karuna a dit…

Sport? Qu'est-ce que c'est ce truc? Ça te donne une idée. Une chance qu'il y a mon amoureux pour m'obligée à bouger un peu. Non. Ces dernières années, j'ai trouvé l'adrénaline dans le défi d'écrire un roman. Pour l'instant, ça fait la job.

Gen a dit…

lolololol! Ah ok! ;) (Tu vois mes a priori ;) Oui, j'aime bien cette adrénaline là aussi :) Elle est cependant moins intense (pour moi) que celle du combat, mais elle fait appel des ressources plus diversifiées, car en combat, on contrôle au maximum les émotions, tandis qu'en écrivant, on les libère.

Alexandre Babeanu a dit…

Gen tu pourrais aussi te jeter d'un avion ou faire du bungy :)... on peut toujours trouver un rush d'adrenaline plus fort (quoique, y-a-t'il une limite?)...

En tout cas, si les femmes veulent se battre aussi, pourquoi pas? Mais ça doit juste être plus dur de concilier ça avec une famille pour elles, non? Il me semble donc que le sacrifice est plus grand pour ces combattantes pro...

Sinon, je voulais juste dire une chose... Je comprend bien l'attrait du combat (bon je me suis arrêté à ceinture bleu en Karaté - Wado Ryu - et j'ai aussi fait des compètes de Judo, le tout en France). Mais je dois dire que depuis que je fais du yoga, beaucoup d'horizons se sont ouverts pour moi. Sans dévaluer en quoi que ce soit le combat, je vais jouer mon Gandhi et affirmer qu'il me semble qu'on peut arriver bien plus loin, personellement, dans le développement intérieur, en effectuant des activités pacifiques (le yoga peut-être très difficile, essaye du Bikram par exemple, et la musique est fantastique pour entrer littéralement en transe).

C'est d'ailleurs, encore une fois à mon humble avis, ce qui manque en MMA. Le karaté traditionnel est hautement spirituel (comme le kung fu et autres), et ce côté me semble complètement inexistant en MMA, disparu en faveur de l'efficacité. On y voit ainsi des véritables gladiateurs qui m'on l'air complètement assoiffés de sang (voir Cris "Cyborg" Santos dans ton lien... brrrr, cette femme est effrayante). Ils répondent sans doute à un besoin (dur de changer la nature humaine), mais encore une fois, c'est en travaillant sur soi qu'on progresse vraiment, intérieurement.

Autre exemple d'activité pacifique complètement jouissive (sisi): danser dans les bois... Je conseille, c'est très très fort.

Bon, chacun voit midi là où il va chercher l'eau avec sa cruche, mais un peu de douceur fait grandement du bien dans un monde de brutes...

Gen a dit…

@Alex : Pour le bungee : disons que le combat coûte moins cher, se pratique plus facile et comporte quand même moins de risque. En plus de m'apprendre en me défendre en cas d'agression réelle.

Et oui, c'est sûr que ça exige des sacrifices... mais pas tant que ça : comme beaucoup d'athlètes professionnels, la carrière fini dans la mi-trentaine : c'est pas trop tard pour avoir des enfants, surtout quand on est au sommet de sa forme physique.

Pour ce qui est du côté spirituel, le MMA en tant que spectacle peut donner l'impression de l'avoir évacué, mais les combattants, eux, ne l'ont pas faits. Pour être capables de s'entraîner au niveau où il le font, d'aller aussi loin dans l'épuisement, de se remettre de leurs défaites, de contrôler leurs émotions dans l'action, de mettre les distractions de côté, de respecter leurs adversaires même dans le feu de l'action, etc, pour tout ça, ils ont de grandes explorations spirituelles à faire en eux-mêmes. Elles sont invisibles, mais elles sont là. D'ailleurs, ce contrôle et cette connaissance de soi est souvent la différence entre les champions durables et les autres combattants

(Cyborg joue à être terrifiante... elle réussi bien, hein? ;)

Oui, on peut grandir par des activités pacifiques. J'en pratique aussi : yoga, katas, danse... Ça développe un côté de soi : l'acceptation, le calme, la tolérance. Les activités combattives développent l'autre côté : la canalysation positive de l'agressivité, la persévérance, la gestion de la peur.

Je crois qu'il est important de développer les deux côtés, surtout dans ce monde de brutes justement.

À propos du MMA, il y a une chose qui y arrive souvent et que je trouve extraordinaire : à la fin d'un match, un combattant, après avoir martelé l'autre au sol pendant plusieurs minutes, lui tend la main, l'aide à se relever et les deux se font une accolade, se sourient, s'expliquent à quel point l'autre est passé proche de les avoir à tel moment...

Je ne pense pas qu'on puisse dire que ces gars là sont des gladiateurs assoiffés de sang.

Alexandre Babeanu a dit…

Bon, on va pouvoir continuer comme ça sur des pages et des pages :), je veux pas tout accaparer ici, mais juste ajouter ceci...

Si, bien sûr, on apprend énormément de choses en combattant, il me semble qu'en MMA tout particulièrement il faut cultiver son aggressivité au maximum, non? Plus tu es aggressif, mieux c'est quand même, non? Plus tu "en veux", quoi. --> Le monde a-t-il vraiment besoin de plus de ça?
"Be the change you want to see in the world" disait Gandhi...

Le côté positif à mes yeux c'est surtout l'accroissement de la confiance en soi (c'est pourquoi mes deux enfants font du Tae Kwon Do d'ailleurs. Tu vois, je ne suis pas complètement contre non plus)...

Par ailleurs, s'il est vrai que je n'ai pas grandi dans une favela, Paris 18ième, Porte de Clignancourt, c'est quand-même pas si mal. C'est là, dans le nord de Paris, qu'il y a le plus d'immigrants Africains, pauvres, et en clans. C'est à la frontière du tristement célèbre département 93 (le "neuf-trois"). Je me suis donc fait aggresser plusieurs fois dans ma jeunesse, "Dépouiller" comme on disait, je me suis battu dans la rue aussi. Mon karatÉ et judo m'a-t-il servit alors? bof... Les aggresseurs se mettent toujours en position de supériorité. C'est des pros, eux, vraiment. Moi je n'ai pas d'armes, eux si. Moi je suis tout seul, eux non, loin de là!... Le mieux, c'est d'éviter les quartiers chauds, ou simplement de ne pas être téméraire pour rien. La prévention vaut bien mieux. C'est comme rencontrer un Grizzly en faisant de la rando par ici... Je dis pas, un champion du Krav Maga aurait pu démolir mes aggresseurs, peut_être même tous,¯mais attention, faut pas rater hein, parce que eux, ils le feront pas...

Gen a dit…

Non Alex, il ne faut surtout pas cultiver et faire grandir son agressivité en combat pro. Au contraire, il faut la tenir en laisse au maximum, parce que l'agressivité et la colère sont de très mauvaises conseillères. Elles sont prévisibles, irréfléchies, etc. Il faut apprendre à se servir d'elles sans qu'elles se servent de nous. C'est difficile à décrire...

En fait, c'est la même chose qu'apprendre à cuisiner : faut des couteaux bien tranchants, mais pas des scies rondes, et il faut surtout savoir quoi faire avec pour pas se blesser soi-même.

Le MMA n'est pas la boxe. Les stratégies possibles sont quasi infinies. Un combattant qui ne réfléchit pas et est juste agressif va perdre. BJ Penn est extrêmement calme durant un combat, GSP réfléchit énormément, Anderson Silva a l'air d'être en train de faire sa marche de santé, Machida semble prêt à faire une sieste entre deux rounds et Lesnar... bon, lui c'est une brute, mais il fait 300 livres, alors il est plus dur à battre, même s'il est épais. Ça va quand même arriver.

Et effectivement, dans les situations réelles il vaut mieux ne pas être téméraire, prévenir, etc. D'ailleurs, les arts martiaux apprennent plusieurs techniques pour décourager les agressions, ne serait-ce qu'à cause de l'aura de confiance en soi que les pratiquants finissent par dégager.

Par contre, je ne risquerais jamais ma peau pour sauver mon porte-feuille. D'ailleurs, dans le genre de situation que tu décris, le contrôle de la panique appris en combat m'aiderait sans doute beaucoup à éviter l'escalade.

Par contre dans la même situation, le gars ou les gars qui voudraient s'en prendre à mon intégrité physique (par des coups, tentative de viol, etc)le paieraient très cher.

Vincent a dit…

Je ne vais pas répondre à tous les niveaux, parce que Gen a déjà très bien répondu. Je veux juste mettre l'emphase sur le fait que ce n'est pas vrai qu'on cultive l'agressivité dans un combat de MMA. L'agressivité ou la colère déchainée rend prévisible et imprudent. Le combattant qui a la tête froide profite des ouvertures que le colérique lui laisse. De plus, le colérique ne pense pas à long terme, il veut démolir immédiatement la personne en face de lui. Il dépense énormément d'énergie. Celui qui a la tête froide conserve son énergie et aura tout le loisir de corriger le colérique lorsqu'il se sera fatigué.

Par contre, et là il faut savoir faire la nuance, il y a aussi la notion d'intimidation et de crainte, autrement dit la stratégie au niveau mental. Même si un combattant a la tête froide, il peut se donner l'apparence de la colère dans le but d'intimider l'autre combattant. Un combattant intimidé pense à fuir, à se défendre et hésite avant d'attaquer. Cette hésitation ne pardonne pas car elle fait rater bien des occasions. Il y a plusieurs façons d'intimider son adversaire, mais la plus populaire et la plus facile c'est l'agression (avoir l'air d'un animal enragé quoi!). Par contre, il y a des combattants qui arrivent au même résultat d'intimidation (et souvent bien mieux) en utilisant le détachement complet, voire le snobisme et le mépris en combat. Faut être excellent techniquement pour en arriver là (pas pour se donner cette attitude, mais pour être crédible en l'ayant). Le genre réaction que cette stratégie mentale cause est généralement l'agressivité et la colère... Et là le combattant "hautain" s'achète du temps en attendant que le colérique se soit épuisé.

Cependant, il ne faut pas penser qu'un combattant supprime toute son agressivité ou la refoule. Pas du tout. Plutôt que de chercher à la supprimer, il va plutôt chercher à la canaliser et la contrôler. Dans une situation de combat, l'agressivité a une part à jouer mais elle doit être tenue en laisse. Les combattants ne sont pas agressifs tout le temps, ils choisissent le moment où ils laissent leur agressivité se libérer pour profiter du gain d'énergie, de puissance et de vitesse qui se cache dans la colère et les émotions fortes. Ensuite, il doit trouver le moyen de la retenir à nouveau le temps de récupérer et de trouver une autre occasion de la relâcher. C'est une ligne très mince, mais elle existe. Quand le stress et la pression sont élevés, c'est dur de bien contrôler ça. Mais ça se fait, comme le dit Gen, les champions actuels dans la UFC démontrent bien cette maîtrise-là.

Vincent a dit…

Quoique ça puisse sembler ésotérique comme explication (un peu genre Jedi et le côté sombre de la force), je vous assure que ce n'est pas le cas. Il n'y a rien de spirituel là-dedans, c'est purement psychologique. C'est une part importante de l'apprentissage en combat, mais c'est clair que ce n'est pas par là qu'un débutant commence.

Selon moi l'agressivité et la colère ne sont pas des choses négatives. Elles ont leur utilité. À vouloir les supprimer ou les refouler, on perd un peu de notre nature humaine et ça risque de ressortir tout croche au mauvais moment pour les mauvaises raisons. Autant les reconnaître pour ce qu'elles sont: des émotions fortes et violentes. En apprenant à les connaître on peut s'en servir à sa guise au bon moment et les ignorer totalement au mauvais moment.

Pour faire un parallèle très discutable, on peut dire que c'est comme un acteur qui se donne l'apparence de la peine (et qui arrive à se tirer des larmes) ou la colère lorsqu'il joue un rôle. Sauf qu'au lieu de reproduire l'aspect externe de l'émotion (larmes, rougeurs), le combattant se concentre sur les effets physiologiques de l'émotion (l'énergie destructrice et explosive de la colère).

Hum... Est-ce que quelqu'un pense m'avoir compris ou est-ce que je parle dans le vide? ;-)

Joe_G a dit…

ben non tu parles pas dans le vide; Gen et toi se bate pour maitrisé les medichlorian parce que vous êtes des junkies puis le ying est aussi important que le yang, Comme dans Spirou à New York.

Reste que j'ose croire que le monde qui vive d'un sport de combat balance avec quelque chose de plus calme pour se grounder.

Alexandre Babeanu a dit…

Bin je vois vaguement ce que vous voulez dire, Gen et Vincent, mais quand même, pour coller un coup de genou dans le menton de quelqu'un après lui avoir chopé la tête, faut quand même être un minimum aggressif, non? Si non comment s'apelle cette émotion là?

D'autre part, ne pas confondre colère et aggressivité, pas pareil du tout. Je parlais de la deuxième, pas de la première.

Notez également qu'on peut montrer du courage et de la confiance en soi sans être aggressif. C'est en général ça qui désarme une situation. Enfin, dans mon expérience en tout cas, dans les cas moins extrêmes, c'est vrai.

Finalement, oui Gen, dans mon cas, je donnais le porte feuille, et basta. Ils ne s'en prenaient pas à mon intégrité physique... L,avantage d'être un gars, j'imagine? C'est comme, encore, avec le grizzly, le conseil c'est qu'en dernier recours, il ne faut pas se laisser faire, mais par contre ne par être si confiant en soi que ça nous pousse à l'erreur... (les stats intéressantes des promeneurs armés de fusils dans les bois le montrent... Lecture instructive mais qui n'a que peu à voir :) : http://www.sportsafield.com/hunting-stories/Grizzlydefense.htm)

Gen a dit…

Effectivement Alex, on peut montrer beaucoup de courage et de confiance en soi sans être agressif. Je me souviens avoir déjà désarmé une situation conflictuelle (un gars qui était sur le point d'en venir aux mains avec un chauffeur de bus) en lui demandant d'arrêter (qu'on puisse repartir) et en le regardant sans broncher tandis qu'il m'insultait et usait de sa taille supérieure pour essayer de m'intimider. Au bout de quelques minutes, l'idée s'est fait son chemin dans sa cervelle épaisse qu'une petite dame de cinq pieds n'aurait pas dû le regarder en haussant un sourcil.

Sauf que ce qui m'a idée énormément dans cette situation, c'est le fait que je n'avais pas peur. Je savais qu'il aurait pu me cogner, mais j'étais positionnée de façon à ne pas me faire mettre KO d'un coup. J'étais prête à tout. Dans ce temps-là, c'est beaucoup plus facile d'être calme.

Et pour ce qui est de mettre son genou dans la gueule d'un adversaire.... Ben, s'il est prêt à faire pareil s'il en a la chance, pour moi ça relève juste de l'échange de bons procédés. ;)

Mais bon, je pense qu'il y a des gens qui ont ce goût de l'affrontement en eux et d'autres qui ne l'ont pas. C'est comme l'oreille musicale ou l'amour du chocolat : ce n'est pas donné à tous. Mais quand on l'a, on a du mal à s'en passer :)

Vincent a dit…

Selon moi, ça ne prend pas nécessairement de l'émotion pour mettre un genou sur le menton d'un adversaire.

C'est pas plus agressif que de prendre une grosse pièce aux échecs. C'est le but du jeu.

Gen a dit…

@Joe : Le monde qui vit d'un sport de combat n'a souvent pas le choix de faire des activités plus calme plus se grounder : après leurs huit heures d'entraînement quotidiennes, il ne leur reste plus de jus pour faire autre chose! hihihihi

La plupart jouent aux échecs ou apprennent une autre langue dans leurs loisirs.