mardi 21 avril 2015

Quand on parle de crime en col blanc

Quand on parle de crime en col blanc, on fait référence à une certaine catégorie d'escroqueries financières qui ont comme caractéristique de ne pas impliquer de violence et d'être souvent des crimes dit "sans victime", c'est-à-dire qu'on vole des entités comme des banques, des gouvernements, des entreprises, etc.

Précision s'adressant principalement aux scénaristes de la série télé White Collar (FBI : Flic et Escroc pour ceux qui la regarderaient en français) : il ne suffit donc pas, pour commettre un crime en col blanc, d'être bien habillé au moment du délit.

Pour ceux qui savent lire entre les lignes : oui, j'ai essayé de regarder la série White Collar. En fait, j'ai suivi le premier épisode avec intérêt. Le concept est amusant : Neal Caffrey, un criminel arrêté pour fraude collabore avec Peter Burke, l'agent du FBI qui l'a arrêté, afin de l'aider à coincer d'autres criminels. Dès le premier épisode, les deux personnages, au lieu de s'installer dans une dynamique d'affrontement qui sentirait le réchauffé, manifestent énormément de respect l'un envers l'autre. Burke sait que Caffrey est doté d'une intelligence et d'un charme redoutable, tandis que Caffrey reconnaît à l'agent du FBI sa minutie et sa ténacité.

Cependant, la relation intéressante entre les deux personnages n'arrive pas à cacher le fait que le concept de la série n'a pas été respecté. Lors du premier épisode, les personnages enquêtent sur la fabrication de faux bons au porteur. Cela sort un peu de la définition stricte d'un crime en col blanc, mais ça peut aller, surtout que l'affaire est résolue grâce à une entourloupe légale plutôt qu'à grand renfort de coups de feu. Lors du second épisode, voilà les personnages mêlés à une affaire de meurtre. Alors qu'il est dit à plusieurs reprises que Burke travaille pour la division des crimes en col blanc. Euh... Au troisième épisode, on a droit à une histoire de mafieux s'étant fait voler sa bible. Et...

Et je sais pas ce qu'il y a ensuite, j'ai abandonné là. Parce que cette série qui semblait originale n'est finalement qu'une série policière comme une autre, avec un cas différent à chaque épisode, sans grand arc narratif pour soutenir l'histoire.

Pis affublée d'un titre qui a pas rapport.

6 commentaires:

Pierre-Luc Lafrance a dit…

Dommage, le concept, du moins celui suggéré par le titre me semblait intéressant. Mais bon, comme je suis en retard d'au moins 50 séries, je ne suis pas déçu de passer mon tour ici.

Gen a dit…

Ça me fait toujours plaisir d'être utile! ;) (50 séries, c'est ce que j'ai dû écouter depuis la naissance de la puce! lolol!)

Sarah-Emilie Gagnon a dit…

Moi c'est une série que j'aime beaucoup. La classification de col blanc m'importe peu, j'aime le milieu de l'art, la folie, le talent et les connaissances incroyables de Neil, sa personnalité, Mozzy, Peter et sa femme Élisabeth, la relation entre les personnages, c'est fou et ça me fait sourire.

J'aime les personnages intelligents et différents et quand on parle de série, je préfère la vraisemblance à l'exactitude.

Gen a dit…

@Sahée : Comme je dis, les personnages sont super le fun, mais j'suis juste plus capable des séries télé où chaque épisode nous amène sa petite histoire. Faut dire que j'écoute beaucoup de séries en rafale, alors on voit trop vite les mécanismes récurrents et ça énerve.

Sarah-Emilie Gagnon a dit…

quelles sont tes séries préférées ?

Gen a dit…

Championne toute catégorie : The Wire. House of Cards, saison 1 et 2, c'était génial aussi, mais la 3 est nulle.

Là je regarde la série Daredevil, faite par Netflix et c'est étonnamment bien (étonnant parce que d'habitude je trippe pas fort non sur les séries télés de super héros, ni sur ce super héros là en particulier).