lundi 26 juillet 2010

Alibis #35

Wow, ça faisait un petit bout de temps que je n'avais pas lu d'Alibis et là je viens de réaliser tout ce que j'ai dû manquer! Au plan des fictions, ce numéro est époustouflant. Je vous les présente brièvement :

Monsieur Hämmerli de Robert Ste-Marie, prix Alibis 2010. J'en ai commencé la lecture avec un état d'esprit de finaliste frustrée "il est mieux de l'avoir mérité ce prix" et je l'ai finie avec le sourire. Un tueur à gages comme on les aime (professionnel mais encore humain sans tomber dans le larmoyant), de la musique classique, les Milles et une nuits... Je m'incline avec plaisir devant ce petit chef-d'oeuvre. J'ai encore beaucoup de croûtes à manger!

Morts sur le corner de Sylvain Meunier et un groupe d'élève de Montréal. L'auteur a eu la tâche difficile, mais intéressante, d'essayer de pondre un texte de polar pouvant être présenté lors d'un spectacle à partir de récits policiers écrits par des élèves du secondaire. Il en résulte un slam pas piqué des vers. J'ai cependant trouvé qu'on devinait assez facilement les passages où Meunier a dû boucher les trous de l'histoire présentée par les jeunes. En plus, je me suis retrouvée à lire ce texte dans le bus, alors qu'il aurait fallu que je sois chez moi, là où j'aurais pu le lire à haute voix comme il le méritait. Mais bon, ça c'est mes bibittes à moi ;)

Intoxication de Genevyève Delorme. Style d'écriture fort intéressant, avec des descriptions évocatrices (j'ai senti une odeur de lait suri, je vous jure!), mais histoire un peu grosse pour mon goût.

Seppuku de... heu, ben, moi. Facque j'en parlerai pas plus que ça. Je l'aime beaucoup cette nouvelle-là, mais vous êtes pas obligés d'être d'accord. Oh, un truc que je veux quand même mentionner : j'ai pris beaucoup de temps à enlever tous les mots faisant référence à des couleurs dans ce texte, sauf ceux se rapportant à noir, blanc, gris et rouge. J'espérais créer une impression subtile sur le lecteur. C'est raté. Personne a remarqué. Lolol!

Banlieue Xtrême de Sébastien Aubry. On lit la nouvelle, on est estomacqué en voyant jusqu'où l'auteur était prêt à aller pour la finale, on tourne la page en pensant que c'est fini... et on reçoit la vraie finale dans les dents! J'en suis tombée sur le cul. Heureusement que Sébastien est sympathique, sinon je lui en voudrais d'écrire aussi bien! Si vous aimez les nouvelles à chute, c'est la meilleure que j'aie lu depuis un sacré bout de temps!!!

À souligner : parmi les articles qui terminent le numéro (et sur lesquels je passe souvent rapidement, je l'avoue) l'enquête de Norbert Spehner sur les écrivain qui ont connu des épisodes criminels est passionnant. Ça donne envie de peupler ses romans d'écrivains voleurs de banque... (ou d'aller en voler une soi-même, dépendamment des jours...) ;)

4 commentaires:

Alamo a dit…

Merci pour les résumés, je crois que j'irai prendre le numéro au Archambault! :) Bien hâte de te lire, chère collègue de Brins et de la blogosphère! lol

Gen a dit…

@Alamo : Ça vaut la peine. Les fictions sont vraiment toutes bonnes :) (et j'ai bien hâte de savoir ce que tu penseras de ma nouvelle :)

Alamo a dit…

Oh parce que tu crois que j'vais te le dire.......................? :p

Bien sûr, sans problème! :)

Gen a dit…

@Alamo : Tu peux aussi te contenter de bavasser dans mon dos ;p Mais si je te pogne... (hihihihi)