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samedi 2 mai 2026

Changer une bonbonne de propane, théorie et pratique

Allez, ce blogue est rendu ben trop sérieux, ça fait longtemps que je vous avais fait le coup d'un billet "théorie et pratique" (sans doute parce que dans ma nouvelle vie, j'ai pas de maison à entretenir...). Pour ceux qui n'ont pas connu les classiques, je vous invite à aller lire mes aventures de sapin de Noël, de lave-vaisselle, de fenêtres et d'arbres à planter (notez que le chum de ces aventures était mon ex-mari, n'allez pas accuser Luc de ses tares :p ).  

Pour les autres, voici un nouvel épisode. 

Alors, cette semaine, Luc et moi avons constaté que la bonbonne de propane de notre barbecue était vide. Juste au moment où s'annonce - enfin - la saison des grillades. Malheur!

Qu'à cela ne tienne, c'est pas compliqué changer une bonbonne, on l'a fait souvent. Il suffit de : 

1- Avoir accès à une voiture;

2- Débrancher la bonbonne du barbecue;

3- Aller au Canac, Canadian Tire ou autre Rona le plus proche pour faire remplir la bonbonne;

4- La rapporter;

5- La rebrancher.

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Ça a l'air simple, hein? Mais bon, évidemment, pour nous, il faut ajouter de petites étapes : 

1- Avoir accès à une voiture implique...

1.1 - Décider si on va louer une Communauto pour ça ou soudoyer une connaissance avec une promesse d'un souper de grillades pour qu'elle nous donne un lift ; 

1.2 - Ayant opté pour le chantage gastronomique, choisir la victime, euh, pardon, le chauffeur; 

1.3 - Communiquer avec cette personne et la convaincre (vu les talents de Luc en cuisine, c'est pas trop dur); 

1.4 - Faire coïncider les horaires de tout le monde pour obtenir ledit lift (jusque là, tout va bien); 

2- Débrancher la bonbonne du barbecue... c'est ici que ça se gâte!

2.1 - Chercher la clé du cadenas qui empêche, vu notre terrasse en rez-de-chaussée, qu'on se fasse voler notre barbecue et/ou la bonbonne qui l'alimente; 

2.2 - Constater que la serrure du cadenas est recouverte de rouille, au point où on ne voit plus la fente pour la clef!;

2.3 - Après avoir gratté la serrure et abondamment arrosé le cadenas de Gig-a-loo, constater qu'on a retrouvé le trou de serrure, mais que quelque chose est pogné dans la serrure;

2.4 - Conclure que notre cadenas a rempli son office : quelqu'un a bien tenté de nous voler et n'y est pas parvenu, youhou!; 

2.5 - Constat corolaire : même après avoir retiré le morceau intrus et avec la bonne clef, la serrure est brisée et le cadenas n'ouvre plus, et on finit même par péter la clef dedans, ostie!;

2.6 - Sacrer pendant que la personne qui s'est portée volontaire pour donner le lift fait une sieste sur votre sofa; 

2.7 - Essayer 4-5 méthodes pour faire levier et briser le cadenas;

2.8 - Admettre que ça va prendre des cutters, des gros; 

2.9 - Réveiller votre lift et lui demander d'aller avec vous à la quincaillerie précédemment ciblée pour y remplir votre bonbonne, mais sans la bonbonne; 

2.10 - Acheter les plus gros cutters disponibles;

2.11 - Pis un nouveau cadenas et une nouvelle chaîne, parce que ceux actuellement en service ne survivront pas à la suite de la journée;

2.12 - Rentrer chez vous;

2.13 - Vous excuser à votre lift, lui assurer que ça sera pas long;

2.14 - Couper le cr**** de cadenas;

2.15 - Libérer la bonbonne;

2.16 - Attacher le barbecue avec le nouveau cadenas, histoire qu'il se sauve pas pendant votre absence; 

2.17 - Vous excuser à votre lift, le remercier de sa patience; 

3- Aller au Canac, Canadian Tire ou autre Rona le plus proche pour faire remplir la bonbonne et en profiter pour

3.1 - Apprendre à votre lift qu'on doit d'abord aller payer à l'intérieur;

3.2 - Puis trouver la zone de service à l'auto; 

3.3 - Au passage, faire découvrir à votre lift les méandres de la zone de service à l'auto où on est jamais trop sûr d'être à la bonne place entre les palettes de roche et les poches de terreau;

4- Rapporter la bonbonne sans problème (miracle!)

5- Rebrancher la bonbonne assez aisément aussi 

5.1 - Et la recadenasser

5.2 - Mais en prenant soin que le cadenas se retrouve sous la housse du barbecue cette fois et donc à l'abri des intempéries; 

5.3 - Ranger les nouveaux cutters, parce qu'on les garde au cas où;

5.4 - Mettre le lift à la porte parce qu'il est tard, mais promis, on se rappelle pour les grillades. 

6 - Écrire un billet de blogue sur la question et conclure avec : Merci Pascale! hihihih!

samedi 7 mars 2026

Toujours l'écriture

On m'a demandé récemment si j'avais toujours voulu écrire. J'ai répondu que oui. Que je rêve d'écrire depuis que j'ai découvert la lecture, depuis que j'ai compris que les livres qui me faisaient rêver était l'oeuvre de quelqu'un, que je pouvais, moi aussi, coucher sur papier les histoires qui m'habitaient...

Mais si ça a commencé comme ça, c'est devenu beaucoup plus. Peut-être parce que c'est arrivé si tôt dans ma vie.

L'écriture, plus les années passent et plus je constate que ce n'est pas quelque chose que je fais, c'est ce que je suis. 

Il n'y a jamais eu un moment de ma vie où je n'écrivais pas. Je n'ai pas toujours montré ce que j'écrivais, mais j'ai toujours couché des histoires sur la page. 

Parce que j'en ai besoin. Parce que c'est de cette manière que j'arrive à comprendre le monde, à lui donner un sens. Je projette sur des personnages mes joies, mes peines, mes questionnements, mes rages, mes rêves, mes cauchemars et je les regarde prendre forme. Plus jeune, c'étaient les notions scolaires que je réinvestissais dans mes écrits, m'assurant ainsi de bien les enregistrer... 

En fait, c'est le même processus qui se poursuit : je réutilise ce que j'ai appris, mais je suis passées des savoirs scolaires aux expériences vécues. 

Parfois, aussi, en relisant ce que je viens d'écrire, en regardant mes personnages interagir, je comprends des éléments du réel que j'avais sous les yeux, que je sentais sans pouvoir articuler. Dans le texte, ces éléments jouant avec la vie de quelqu'un d'autre, je les discerne enfin. 

Il y a bien des éléments de ma personnalité qui ont changé avec les années. C'est normal et sain... Dans la mesure où les changements sont venus de moi, de la maturité. Mais il y a des aspects de moi que des personnes - ou seulement "la société" dans son ensemble anonymement violent - m'ont forcée à abandonner, en dénigrant mes goûts, mes réflexes, en me gaslightant jusqu'à ce que ne sache plus trop quelles étaient mes émotions, mes idées propres, en me poussant à intérioriser patriarcat et misogynie et grossophobie et capacitisme et sans doute d'autres trucs que je ne vois pas encore... Le processus pour m'appartenir de nouveau n'est pas terminé, même si j'ai atteint un certain équilibre. 

Cependant, chaque fois qu'on a voulu toucher à l'écriture, m'empêcher d'écrire, me dire de faire autre chose, d'abandonner, ou simplement contrôler ce que j'écrivais, je me suis rebellée. Ça, ça m'appartenait. Ça, personne n'y toucherait. J'écrirais. Mes histoires à moi. Peut-être pour mes yeux seuls, mais j'écrirais. 

Il y a eu des moments dans ma vie où j'ai eu l'impression que le fait d'écrire était le seul élément qui faisait encore de moi une personne distincte, pas juste une mère-épouse générique. Le seul élément qui me permettait à moi-même de me reconnaître. La chose seule qui me motivait à continuer.

Je vivais pour écrire. 

Et je le fais encore, même si c'est moins un acte désespéré, davantage un plaisir cultivé. 

Plaisir qui s'était fait rare ces temps-ci (même le blogue était plus silencieux que jamais), mais qui revient avec le printemps. Alors avant de me plonger dans mes manuscrits, je souhaite à tout le monde un bon printemps! ;) 

vendredi 16 janvier 2026

Constats divers de janvier

Constats divers de janvier : 

1. Il suffit de publier un peu tôt en décembre un "bilan d'une année difficile" marquée par "des petits bobos, mais rien de grave" pour que la vie se venge en cassant le bras de ton chum le 26 décembre. Tsé, histoire que 2026 commence avec un vrai gros bobo à gérer. 

2. C'est quand ton chum se retrouve incapable participer aux tâches ménagères que tu mesures à quel point, d'habitude, il prend des trucs en charge! Et que, décidément, faire la vaisselle ne te manquait pas.

3. Avoir ton chum comme collègue de travail, c'est merveilleux la majorité du temps... mais lorsqu'il se pète un bras et ne peut plus travailler, ça ajoute une petite pression. (J'entends la slush pile s'élever d'heure en heure...)

4. La planète entière est en train d'apprendre ce que beaucoup de femmes savent : lorsqu'un narcissique toxique décide d'en faire à sa tête, les lois, les ententes et les paroles données ne comptent plus.

5. Tu trouves adorablement naïve la toi de vingt ans qui a décidé de peu étudier la Deuxième Guerre Mondiale, parce que "on sera quand même pas assez épais pour remettre ça". (J'avoue que c'était aussi parce que l'Antiquité me semblait beaucoup plus intéressante.)   

6. Quoi, le yoga? (Dites, j'en ai fait quatre fois depuis Noël, vu la situation, c'est un exploit.)