mercredi 16 janvier 2019

Tranche de vie (36)

L'autre jour, à l'épicerie, un homme a apostrophé mon chum :

Inconnu - Hé, t'es le fils de D. Chevalier, hein?

Mon chum - Euh, oui... Oh! Monsieur C!

S'en est suivie une assez longue conversation, d'où il est ressorti que le Monsieur C en question, qui était visiblement un peu plus âgé que nous, faisait du taekwon-do avec mon chum et son papa il y a de cela plusieurs, plusieurs, plusieurs années (c'est-à-dire que mon chum était encore au secondaire... et non, à cette époque, on ne sortait pas encore ensemble!). 

Monsieur C s'est finalement éloigné. Mon chum, souriant comme on l'est souvent après ce genre de rencontre de hasard, s'est tourné vers moi. 

Lui - Wow! J'en reviens pas, ça faisait tellement longtemps... Pis il m'a reconnu en plus! Il est bon! J'dois pas avoir trop changé entk. 

Moi - Hum, chéri?

Lui - Oui?

Moi - J'veux pas péter ta bulle, mais c'est ton père qu'il a reconnu en te regardant. 

Mon chum, interloqué, s'est livré à un petit calcul mental. 

Lui - Ouch! J'pense que t'as raison. Pis j'ai quasiment l'âge que mon père avait à l'époque! On est ben vieux!!!

J'ai ri. Qu'est-ce que vous voulez que je fasse d'autre? Avec notre héritière qui grandit d'un pouce à chaque fois qu'on cligne des yeux, difficile de nier le temps qui passe. 

Pis d'ailleurs, puisqu'on en parle, y'a une autre année qui vient de s'écouler pour mon chéri. 

Bonne fête, mon amour!

Fais-toi en pas trop des années qui s'accumulent. Ça veut juste dire qu'on a passé une douzaine de mois de plus à rire et à déconner ensemble. Pis tu seras toujours plus beau que ton papa! ;) xxx

lundi 14 janvier 2019

Un geste à la fois

Le sort de notre planète me préoccupe. Surtout, je l'avoue, depuis que j'ai une fille. Je m'inquiète souvent de savoir dans quel monde elle grandira.

Quand j'ai entendu parler du mode de vie zéro déchet, j'ai été séduite... pour déchanter aussitôt.

Car les produits sans gluten nécessaires à mon chum arrivent presque tous, pour des raisons de sécurité, sous double emballage de plastique.

Or, s'il y a un truc dont parlent tous les fans du zéro déchet, c'est de l'épicerie sans déchet, où on achète des produits en vrac, dans des contenants réutilisables... Voilà qui est impossible pour nous.

Pendant un temps, j'ai donc classé cette philosophie du "zéro déchet" dans la filière du "pas pour moi".

Puis j'ai réfléchi. D'accord, je ne pourrais pas adopter complètement cette philosophie, mais... mais je pouvais peut-être faire quand même quelques gestes! Réduire mes déchets, sans les éliminer.

Je me suis donc lancée.

J'ai commencé par examiner nos pratiques actuelles : on herbicycle (c'est-à-dire qu'on est bien trop paresseux pour ramasser le gazon ou les feuilles, on les laisse se décomposer), j'ai toujours lavé les vêtements à l'eau froide, on n'utilise pas de vaisselle jetable, on possède une seule voiture et on ne l'utilise pas pour rien... On était quand même bien partis côté mode de vie écolo.

Histoire de réduire les déchets inévitables, on s'est mis à opter pour de plus gros format de nourriture, j'ai acheté des contenants réutilisables pour les lunchs (mais pas en verre, parce que ça pèse une tonne et que je suis gaffeuse), des tasses à café réutilisables, des couches lavables pour ma puce, des pailles en inox et en plastique lavable (avant même que ce soit la mode), un vaporisateur à huile réutilisable plutôt qu'une bonne vieille canne de PAM, des feuilles de cuisson lavables et réutilisables pour remplacer le papier parchemin (qui est omniprésent chez nous, parce que la bouffe sans gluten, ça colle!)...

Ces petits changements sont maintenant bien intégrés dans ma vie. Je suis prête pour le petit geste suivant...

Mais lequel choisir? Avez-vous des suggestions?

vendredi 11 janvier 2019

Où je jase (encore) de yoga

Le yoga est un drôle d'exercice.

Les premières fois que j'en ai fait, j'ai trouvé ça facile. Suffisait de contorsionner mon corps dans la bonne pose. Après la danse, y'avait rien là.

Puis j'ai refait du yoga et j'ai trouvé ça relaxant. Une fois la pose prise, suffisait d'attendre le changement de position en respirant profondément. Après les arts martiaux, y'avait rien là.

Depuis deux ans, je fais du yoga de manière quasiment quotidienne. Et là... découverte! Finalement, il ne suffit pas de prendre la pose et de bien respirer pour faire du yoga. Il faut rester présent à chaque moment de chaque mouvement, garder tous les muscles en éveil, empêcher son esprit de vagabonder...

Bref, le yoga est une discipline bizarre qui devient plus difficile avec la pratique. O.o

Qui l'aurait cru? Pas moi entk! :p

mercredi 9 janvier 2019

La règle de trois (personnages)

(Ah ben, ce billet aurait dû se mettre en ligne tout seul à 7h30, bizarre... J'vais devoir arrêter de rire de mon chum, qui a toujours de la misère avec la mise à jour automatique de son site! :p )

Tous les artistes le savent : l'art aime les chiffres impairs (parce que la symétrie devient vite trop prévisible) et le chiffre trois (ou les triangles) semble séduire particulièrement l'esprit humain.

En littérature, cette règle du trois se rencontre sous diverses formes...

Une intrigue ayant, idéalement, un début, un milieu et une fin, la trilogie est la formule courante (et rebattue!) pour raconter toute histoire de longue haleine.

À l'intérieur d'un texte, une énumération drôle reposera souvent sur trois éléments, deux normaux et un loufoque. Genre : Il y a des choses à faire avant de recevoir des invités chez vous : le ménage, le lavage, le déminage.

Un groupe de trois personnages, c'est souvent l'idéal dans un récit. (C'est ce que j'appelle la règle des trois personnages.) Si on en met quatre, les dialogues deviennent confus, le lecteur risque de confondre les deux personnages les plus semblables ou d'oublier le personnage resté silencieux dans un coin et qui intervient à mi-scène. Mais à trois, ça passe mieux et ça permet beaucoup d'interaction sociales (triangles amoureux, désaccords divers, etc). Après tout, two is company, three's a crowd comme disent les anglos. (Deux c'est de la compagnie, trois c'est une foule). Donc avec trois personnages, un auteur peut aller chercher un effet de groupe, de diversité de réactions et de points de vue, sans emmêler son lecteur.

Attention, je ne dis pas que c'est impossible de créer des plus gros groupes de personnage de manière harmonieuse ou que votre récit entier doit compter seulement trois personnages! (Ça deviendrait monotone vite!) Cependant, les interactions à trois sont plus facile à gérer narrativement et il est plus facile de définir trois personnalités distinctes que quatre.

Donc si vous sentez que votre texte n'est pas tout à fait ce qu'il devrait être et que vous avez un groupe de quatre personnages, essayez de le réduire à trois. Vous pourriez être surpris du résultat!

Il doit sûrement y avoir d'autres utilisations littéraires de la règle de trois, mais comme je voulais surtout vous parler des personnages, mon esprit a arrêté de fonctionner après avoir trouvé les deux autres exemples! :p (Gênez-vous pas pour les mentionner en commentaires!)

lundi 7 janvier 2019

Tranche de vie (35)

Ma puce est une enfant adorable, rieuse, éveillée, qui coopère bien...

Quand elle ne pète pas une crise!

Heureusement, ça n'arrive pas trop souvent. Depuis qu'elle a deux ans (âge du début des crises de bacon épiques), on lui a appris des mécanismes pour se contrôler : prendre de grandes respirations, parler au lieu de crier pour expliquer ce qui ne va pas, crier (au lieu de taper) quand plus rien ne va et taper dans un oreiller (plutôt que sur ses parents) quand faut que le trop plein sorte.

Jusqu'ici, ces mécanismes faisaient merveille.

Seulement, voilà, la puce a désormais quatre ans, âge connu comme la mini-adolescence parce qu'il allie les grosses crises de bébé d'un enfant de deux-trois ans avec l'esprit de rébellion de l'adolescent de quatorze ans. Résultat de cette alliance maudite : désormais, quand la puce pète un plomb, tout ce qu'on lui suggère (respirer, parler, aller réfléchir dans un coin isolé et sécuritaire, arrêter d'essayer de mordre maman, etc) est refusé. Elle perd tout contrôle, crie, hurle et lance des coups dans tous les sens!

Fatiguée de cet état des choses, hier soir, alors que la puce se débattait comme un diable dans l'eau bénite pour ne pas moucher son nez, et que je commençais à craindre pour l'intégrité des murs de ma maison (ça fait les rénovations, bonyenne!) je lui ai dit : "Surtout, continue de taper dans les murs, là, tape surtout pas dans ton oreiller. Non, non, je veux pas que tu tapes dans ton oreiller!"

C'est alors que les petits poings de ma cocotte se sont mis à s'abattre sur ledit oreiller! Eh ben... J'ai donc décidé de pousser ma luck : "Fais pas des grandes respirations non plus, hein, je veux pas. C'est interdit les grandes respirations! Je veux pas que tu te calmes en respirant, bon!"

Et, avec l'esprit de contradiction typique des ados qui jurent qu'ils n'ont pas besoin de tuque en hiver mais en portent tout l'été, ma puce s'est mise à respirer lentement, profondément, et elle s'est aussitôt calmée. Crise terminée.

Coudonc, je pensais que la psychologie inversée, fallait que ça soit un peu plus subtil que ça. O.o (Mais je vais réutiliser le truc!)

vendredi 4 janvier 2019

Sophisme vs syllogisme

Quand vous êtes en couple depuis longtemps, on dirait qu'un moment donné, les mêmes discussions creuses et plutôt frivoles reviennent. Parfois, vous vous retrouvez même d'un côté différent du débat.

En l’occurrence, chez nous, la différence entre sophisme et syllogisme revient sur le tapis à peu près tous les 5 ans. (Oui, je sais, on est des nerds!)

Ça commence toujours de la même manière : l'un de nous utilise sophisme ou syllogisme, l'autre lui dit qu'il ne l'a pas utilisé de la bonne façon.

Et une semaine plus tard, l'un de nous deux a pris 5 minutes pour vérifier la définition du terme et la donne à l'autre, qui soutient souvent avoir utilisé le bon terme.

Le pire, c'est que je suis pas mal sûre que j'avais fait un billet là-dessus il y a quelques années, mais je ne le retrouve plus.

Alors, note à future-moi :
- un sophisme, c'est un raisonnement fallacieux, qui a l'air vrai, mais ne l'est pas
- un syllogisme, c'est le raisonnement A=C, B=C, donc A=B... et il peut être sophistique ou pas!

(Le pire, c'est que je sais que je sais la distinction : j'ai gagné une bourse, jadis, en faisant un travail de philo sur les sophistes qui m'avait valu une note parfaite parce que je l'avais fait sous la forme d'un discours sophistique! :p )

mercredi 2 janvier 2019

Objectifs et résolutions 2019

Bienvenue 2019! On ne parlera plus de ta prédécesseure, d'un coup qu'elle se sente interpellée et qu'elle ait envie de s'attarder!

Chers lecteurs, pour l'année 2019, je vous souhaite de la santé, de l'énergie et de l'inspiration! Ah pis de ces petits bonheurs quotidiens qu'on oublie trop souvent d'apprécier, comme le café chaud et les longues douches! ;)

Pour ma part, en 2019, je me promets divers trucs, mais surtout... 

1- Terminer la réécriture de mes deux romans

Ils ont assez traîné, ça suffit, ce sera donc mon objectif principal de l'année. Peu importe ce que je ferai par ailleurs, je me promets de les terminer dans les douze prochains mois. Et plus vite si je le peux! Je ne sais pas si ni où ils seront publiés ensuite, mais je n'en suis même pas là. Je veux juste les finir, bonyenne!

2- Écrire tous les jours

Depuis que ma fille est à la garderie, j'écris les jours où elle n'est pas avec moi et, le reste du temps, il est rare que j'allume mon ordinateur. C'est une fort mauvaise habitude! D'accord, j'ai désormais la chance d'avoir du temps dédié pour écrire et oui, c'est beaucoup plus facile d'avancer mes projets dans ces conditions-là, mais si j'avais attendu ça, jadis, quand j'ai commencé, eh bien je n'aurais jamais commencé! Donc, plus d'excuse. Je vais voler le truc de Guillaume Voisine et écrire désormais au moins 30 minutes par jour. Je sais qu'une fois lancée, j'y consacrerai bien plus qu'une demi-heure!

3- Faire de l'activité physique

Ce fut une habitude pendant si longtemps que je n'ai pas remarqué lorsqu'elle a disparu de mon horaire. Mais là, ça suffit le niaisage! Je ne promets pas d'en faire tous les jours (ça risquerait d'entrer en compétition avec l'écriture), mais que ce soit de la marche rapide, du yoga ou des arts martiaux, voire de la course, je vais ramener l'activité physique dans mes journées, à raison d'au moins 2h30 par semaine (soit le minimum recommandé par Santé Canada, c'est donc pas la mer à boire!).

4- M'aventurer

Il me semble que ça fait un bout de temps que je ne n'ai rien fait de totalement nouveau, rien appris de complètement neuf. Alors en 2019, je vais essayer de partir à l'aventure, physiquement ou intellectuellement. Qui sait ce qui en ressortira? Déjà, je sais que je vais vivre toute une aventure par personne interposée : cette année, ma puce va entrer à l'école! O.o Whoa! Le temps passe vite quand on se lève inhumainement tôt! :p

Ouais, alors je regarde ça et mes objectifs sont donc de travailler pis de m'entraîner. Pas super originaux... Enfin, tant pis : je sens que c'est de ça que j'ai besoin, alors je ne vais pas m'inventer un objectif farfelu juste pour le principe. :p

Et vous, vos objectifs 2019 ressemblent à quoi?