mercredi 17 octobre 2018

Soupe aux bibittes

(Désolée pour l'absence de billet lundi, mais j'suis revenue crevée du Salon de l'Estrie. Et comme c'est le lancement de Brins d'Éternité ce samedi, fallait bien que je me repose un peu!)

Avant même d'avoir ma puce, j'avais lu un livre de recette pour enfant, écrit par une nutritionniste, qui donnait ce conseil simple : "Passé un an, la job des parents, c'est d'amener la bouffe à l'enfant, pas de la mettre dans l'enfant."

Ça m'a pas mal évité de transformer les repas en guerres de tranchées à date. Chez nous, pour ma puce, les règles sont simples :
- Les repas et collations sont à heures fixes. 
- Tout le monde vient s'asseoir à table quand c'est l'heure de manger. 
- Elle mange ou pas, c'est son problème, mais on lui rappelle qu'il n'y aura rien avant le repas suivant et qu'elle aura sans doute mal au ventre si elle ne mange pas. 
- Si elle veut un dessert ou simplement davantage de ce qu'elle aime dans le souper (comme du pain), elle doit goûter au reste : une bouchée par année d'âge.

Récemment, on a eu une passe assez difficile, où mon coeur de maman poule a dérogé aux règles, argumentant avec ma puce pour qu'elle mange davantage, parce que je ne voulais pas qu'elle aille se coucher sans souper. Cela dit, dès que j'ai arrêté d'argumenter, tout est rentré dans l'ordre : elle a sauté complètement un souper, puis le lendemain, elle a mangé comme un ogre. Ouf!

Peu de temps après, ma cocotte s'est mise à "jouer à la maman" avec moi. Inversion totale des rôles : elle m'appelait "ma chérie", me flattait les cheveux et me préparait des repas dans sa cuisinette jouet. Au menu : de la soupe aux bibittes. Dont je devais prendre mes cinq bouchées réglementaires pour avoir le droit à un dessert (ma puce a calculé que, comme je suis plus vieille qu'elle, je dois avoir au moins cinq ans!). Et pour dessert, j'ai eu droit à... des biscuits au bibittes!

Le jeu s'étant répété pendant quelques jours, avec un menu invariable, j'ai comme eu l'impression qu'elle me passait un message! Hihihihihi!

vendredi 12 octobre 2018

Ils ont survécu!

Malgré quelques moments difficiles...

Simon en était rendu à tourner son écran pour voir plus clair dans son texte...
Gabriel se demandait si le ciel ne pouvait pas lui venir en aide un ptit peu...
 Ils ont survécu à l'atelier court, édition 2018!

Pis j'ai décidé de prendre la photo, histoire de pas montrer que j'étais la plus cernée du groupe! :p
Ouf! Ce fut vraiment un bel atelier, très intense.

Avec les années, j'ai essayé plusieurs formules (surtout des exercices courts, un peu d'écriture sur place, juste de l'écriture sur place, plus ou moins de travail en groupe sur les textes et les plans, etc..) et là je crois que je suis arrivée à un résultat vraiment satisfaisant. Tout le monde est arrivé avec son plan et le début (500 mots) de son texte. On a révisé un peu de théorie, en faisant des exercices, puis on a discuté des plans, regardé l'écriture, essayé d'arrimer style et propos... On a ensuite écrit chacun de notre côté, puis j'ai révisé les textes de tout le monde lors d'une looooongue soirée de travail et, le lendemain, on était à pied d'oeuvre pour commenter le tout, corriger et écrire encore.

J'suis crevée, mais j'pense que ça valait la peine.

Là, reste juste à espérer ne pas m'effondrer de fatigue pendant le salon du livre de Sherbrooke. J'y serai aujourd'hui et demain, dans le kiosque des Six Brumes et à l'animation d'une table-ronde sur l'inclusivité en science-fiction québécoise. Ouaip, on va passer des auteurs au "Test Dagenais"! Puis discuter des résultats. Parce que comme tout bon instrument de mesure, ce test a ses avantages et ses limitations! :)


Si vous êtes dans le coin, venez faire un tour!

mercredi 10 octobre 2018

Créer des fictions de gauche?

Voilà des années qu'Élisabeth Vonarburg nous répète, découragée, qu'à force d'écrire et de montrer (sous forme de films et séries télés) des dystopies de droite, hyper inégalitaires, ces idées vont faire leur chemin dans l'esprit des gens et on va se ramasser dans l'une de ces dystopies.

Chaque fois, je lui opposais que non, voyons, ces dystopies avaient une valeur d'exemple à ne pas suivre.

Et pourtant... plus le temps passe, plus les dérives politiques semblent lui donner raison. En plus, j'arrête pas de tomber sur des articles qui illustrent à quel point beaucoup de gens ne font pas la différence entre la réalité et la fiction.

Coudonc, peut-être qu'ils s'imaginent que le futur inégalitaire est inévitable, mais que c'est pas grave, on aura une Katniss Evergreen ou un Takeshi Kovacs pour nous en sortir? (Ils devraient pourtant réaliser que Takeshi est pas fort sur l'aide désintéressée...) C'est peut-être pour ça qu'ils votent à droite? Pour susciter ce point de bascule après lequel les choses s'arrangeront?

Ou peut-être qu'ils ne comprennent juste pas qu'un futur plus à gauche, plus égalitaire, plus communautaire, est possible? Ils ne l'ont jamais vu, jamais lu, alors ils n'arrivent pas à le concevoir?

Je commence à penser qu'il va falloir se mettre à créer des fictions basées sur des utopies de gauche (c'était un peu l'idée derrière le mouvement "solarpunk").

Le problème avec ça, c'est qu'une fois qu'on aura créé un monde qui va bien, va falloir être créatif pour que l'histoire ne soit pas trop plate! :p

Ou alors ptêt que je devrais y aller pour une dystopie de gauche? Tsé une histoire horrifiante où toutes les entreprises d'importance sont nationalisées, où les soins de santé sont gratuits et efficaces, où l'éducation est mise au centre des priorités, où les arts sont appréciés, où les gens ont tout ce qu'il leur faut pour vivre, mais où un pauvre chef d'entreprise dont le salaire a été plafonné se voit interdire de s'acheter une troisième télé...

Mouin... En attendant que je trouve une bonne intrigue, qu'est-ce que vous pensez du concept?

vendredi 5 octobre 2018

Tranche de vie (34)

Hier, c'était la première journée de travailleur autonome de mon chum. (Qui travaillera désormais seulement quatre jours par semaines à son boulot de salarié.)

Il est donc allé porter notre puce à la garderie, notre auto au garage, puis il est revenu, il a joué de la guitare, on a discuté des travaux à faire dans notre salle de bain, on s'est entraînés, on a dîné et là, soudain, il m'a dit :

-- Ouais, ben, j'ai pas arrêté depuis le début de la journée, même si j'ai fait fuck all!

Bienvenu dans le monde du travail autonome, mon amour. On accomplit beaucoup de choses, mais rarement celles espérées! hihihihihi!

Farce à part, c'est le fun de l'avoir à la maison avec moi... Même si, une fois hyper concentrée, je peux mettre trente minutes pour répondre à ses questions et/ou me rendre compte qu'il m'a parlé! :p

mercredi 3 octobre 2018

Le bidou idéal

J'ai pas trop parlé de politique pendant la campagne. Pas que je ne sois pas intéressée, pis impliquée, mais quand ton papa fait campagne pour Québec Solidaire, ben t'as l'air un peu biaisée, peu importe ce que tu diras. (Pis oui, j'ai voté pour mon papa, même si l'ado rebelle en moi trouvait ça vraiment bizarre! lol!)

Cela dit, maintenant que la poussière est retombée et qu'on ("on" exclut ici définitivement la personne qui parle) a élu un gouvernement caquiste majoritaire, puis-je remarquer un truc?

On vit vraiment dans une idéologie du tout-à-l'argent, où le bidou idéal, c'est celui qu'on ne dépense pas et qui reste dans nos poches. 

On ne pense pas au long terme, on ne pense pas à ceux qui n'ont pas les mêmes moyens que nous. On pense au contenu immédiat de nos poches. Pas au coup dur qui risque de venir les vider demain. 

Un exemple de cette pensée à court terme?

Présentement, de plus en plus de gens, découragés de l'état des écoles publiques, envoient leurs enfants à l'école privée, où ils obtiennent plus de service. Ça représente une dépense moyenne de 5000$ par an, par enfant. Plus tard, ces mêmes enfants iront à l'université, ce qui coûtera, au minimum, un autre 5000$ par année.

Chaque fois qu'on parle de réinvestir en éducation et peut-être même de mettre en place la gratuité complète, les gens montent aux barricades : Ça va coûter trop cher. Et ce qui m'étonne, c'est que ceux qui crient le plus fort, ce sont souvent ceux qui paient déjà pour de l'école privée. Est-ce qu'ils préfèrent vraiment flamber 50000$ pour que leur enfant ait une bonne éducation, mais que le système reste brisé et que leurs petits-enfants aient besoin de la même somme pour s'éduquer? Est-ce qu'ils n'aimeraient pas mieux payer un peu plus d'impôt par an, mais pouvoir envoyer leur enfant finir sa scolarité au public, pis choisir ensuite son université sans se soucier de son prix? Est-ce qu'ils n'aimeraient pas savoir que leurs petits-enfants pourront faire la même chose? Pis que les enfants de la rue d'en arrière, dont la mère travaille au salaire minimum, auront une chance d'être bien éduqués eux aussi, pis ptêt de gagner plus cher qu'elle et donc payer plus d'impôt et participer à l'effort commun?

Réponse : non. Tout ce qu'ils voient, c'est que, pendant deux ou trois ans, le temps que le système se redresse, ils paieront probablement en double : la scolarité au privé ET l'augmentation d'impôt. 

C'est la même chose dans tous les domaines, transport, santé, environnement, etc. À un point où je me demande... Ces gens-là, est-ce qu'ils font des rénovations chez eux?

Parce que la dernière fois que j'ai changé les fenêtres de ma maison, j'ai pas pris le produit le plus cheap et ça m'a coûté une beurrée. Sur le coup, ça a été dur à avaler. Par contre, mes coûts de chauffage ont baissé depuis. J'économise. Et la valeur de revente de ma maison sera meilleure. 

En contrepartie, quand j'ai fait refaire mon toit, mon budget était plus serré et j'ai cru faire une bonne affaire en y allant avec le plus bas soumissionnaire. Après tout, le bidou idéal est celui qui reste dans mes poches... Un méga dégât d'eau, quatre mois de bordel, une facture salée et des primes d'assurance doublées plus tard, j'ai appris ma leçon. 

Ah, attendez, est-ce que c'est ça qu'il nous faut, collectivement, pour se défaire de cette vision du bidou idéal? L'équivalent social d'un dégât d'eau?

Est-ce qu'on parie sur ce que ça sera?  

(Pour le fun, allez voir la définition de kakistocratie... non, c'est pas une farce, j'ai eu des doutes moi aussi, mais les racines grecques sont légitimes, un très sérieux dictionnaire anglais et un plus long article anglophone le confirment!)

lundi 1 octobre 2018

Tartes aux pommes

Dimanche, profitant d'une journée agréablement fraîche, mais un peu grise, nous sommes donc allés aux pommes. 

Éliane, qui fait un câlin à un pommier
C'est sans doute mon activité d'automne préférée. On marche lentement dans la nature, en admirant les écureuils et, comme cette année, les deux chevreuils venus se sucrer le bec dans les pommiers, puis on cueille nos fruits et on en déguste un ou deux au passage. On y va de bonne heure le matin et le temps de remplir les sacs, on a eu juste assez froid pour apprécier de revenir chez nous, se préparer une bonne crème de légumes et une omelette aux pommes.

Pis ensuite, c'est le moment de la corvée de tartes!

Moins de douze heures du pommier à la tarte... Miam! :)
Pis oui, bon, y'a une intruse aux cerises, mais tant qu'à rouler de la pâte à tarte...
Voilà, l'automne est lancée. La prochaine entreprise culinaire sera l'opération citrouilles! :) 

vendredi 28 septembre 2018

Scène de bureau (44)

Histoire de soigner mes contacts (et de m'éloigner de ma maison qui coule), je suis allée récemment visiter l'un de mes anciens employeurs, qui continue de me donner des contrats de rédaction de temps en temps.

Je débarque donc en début de matinée, mon trench coat de cuir sur le dos, avec une boîte de mini-scones à la vanille d'un pâtissier qu'on adorait jadis et mon café au lait. Tsé, je me dis que sans le café, j'ai ptêt des anciennes collègues qui ne me reconnaîtront pas, malgré la présence de mon manteau iconique. :p

La réceptionniste est nouvelle et a l'air bête, mais je me présente en souriant et je lui offre un scone, tandis que j'attends mon ancienne Directrice dans le lobby. Elle le refuse. Bon, tant pis pour elle.

Ma Directrice arrive, l'air heureuse de me voir. Elle appelle mon ancienne Collègue et m'informe du même souffle que l'autre ex-collègue est partie pour de bon, au bout de deux congés de maternité. Ah, flûte, j'espérais la voir aussi.

On s'enferme dans le bureau de la Directrice pour papoter un petit moment. Je leur offre les scones (qui, soit dit en passant, sont de format "deux bouchés et c'est fini").

Directrice -- Ah non, j'essaie de faire attention à ce que je mange. Tsé, j'suis assise à la journée longue.

Collègue -- Ah non, merci, mais moi aussi j'essaie de faire attention. Depuis que je me stationne directement au bureau, j'ai engraissé.

Bon, tant pis pour elles, moi je grignote donc un scone. Après tout, juste à me déplacer entre les divers éléments du transport en commun, j'ai déjà marché 30 minutes depuis le matin!

Directrice -- T'as l'air vraiment en forme, Gen!

Collègue -- Pis t'as tellement un look d'artiste!

Euh... Je jette un regard à mes vêtements. Je porte un jeans et un tshirt, des vêtements tout ce qu'il y a de plus norm... Ah, oups, c'est vrai : les jeans sont interdits dans ce bureau. Et personne, sauf moi, n'a jamais osé s'y présenter en tshirt. D'ailleurs, les deux autres filles portent des chemisiers.

Directrice -- C'est vraiment le fun de te voir! On est toujours contentes de tes rédactions. Par contre, là, on risque d'en avoir moins à t'offrir, parce que le nouveau DG veut faire affaires avec une boîte de pub...

Collègue -- Mais, tsé, on manque tellement de bras. Ça te tenterait pas de revenir? J'suis sûre que même un temps partiel, ce serait possible, hein, Directrice?

J'essaie de digérer la nouvelle au sujet de la fin prochaine de mon contrat de rédaction. Bon, je me doutais que ça durerait pas éternellement, mais... Et là elles font quoi? Elles m'offrent une job à temps partiel? Hum, ce serait ptêt pas une si mauvaise idée... Un jour ou deux par semaines, ça ferait une rentrée d'argent et ça renflouerait les économies, avec toutes les tuiles qui nous tombent dessus dernièrement...

Directrice -- Oh oui, sans problème! Y'a presque rien qui a changé ici, tu aurais pas de misère à te remettre dans le bain. Pis, tsé, on pourrait même s'entendre pour que tu commences à 8h30 plutôt qu'à 8h, si c'est plus simple pour toi, avec ta puce. T'aurais juste à prendre 30 minutes pour dîner au lieu d'une heure...

Je me retiens pour ne pas rire. La Directrice a toujours eu une compréhension limitée du concept d'horaire flexible.

À ce moment, on cogne à la porte du bureau de la Directrice. Une tête apparaît dans l'embrasure. Le Comptable. Il me voit et grimace quelque chose qui veut sans doute passer pour un sourire.

Comptable -- Ah, me semblait que j'avais entendu une voix connue. (S'adressant à la Directrice) Depuis quasiment quinze minutes. C'est une grande pause ça. Enfin... Elle a-tu dis oui? (Tournant son regard vers moi) Oh, des scones, c'est gentil!

Il entre dans le bureau, s'empare du sac et s'apprête à ressortir.

Comptable -- Par contre, temps partiel ou pas, les jeans, c'est non, hein, Gen, oublie pas.

Et il disparaît. Avec les trois scones restant.

Directrice (l'air gênée) -- Euh, ouais, facque, c'est ça. Tu me le diras si tu es intéressée.

Collègue (roulant des yeux au ciel, l'air découragée) -- Comme on disait, y'a rien qui a changé.

J'les ai embrassées, puis mes jeans et moi sommes ressortis dans le soleil automnal. J'ai fait un peu de lèche-vitrine, parce que j'avais le temps avant le dîner prévu avec un ami, sans rien acheter, parce que j'ai pas d'argent à gaspiller. Pis j'ai pensé à l'époque où j'avais l'argent pour acheter, mais jamais le temps de flâner dans la rue.

Mon envie de retourner travailler dans un bureau m'est passée aussi vite qu'elle est venue! :p

J'finirai bien par trouver d'autres contrats.

lundi 24 septembre 2018

Objectifs et résolutions 2018 - Bilan de mi-année

Alors... entre les infiltrations d'eau et l'organisation d'un Boréal, je crois que j'ai complètement oublié que j'avais pris des résolutions pour l'année 2018, moi! Faudrait ptêt que je fasse un bilan de mi-année... ou, enfin, de trois-quart d'année... Tsé, pendant que j'ai le temps de rajuster le tir. Alors, c'était quoi ces résolutions-là?

1- Écrire davantage de nouveau matériel

Ouais, ben, c'est pas fameux ça. Depuis janvier, j'ai écrit un gros total de deux nouvelles (dont une qui a déjà été publiée, dans le recueil "Mystères à l'école"). J'ai aussi écrit un texte d'album pour les tout-petits. Et conçus une foule d'exercices d'ateliers d'écriture et plusieurs animations scolaires. Par contre, mes deux romans terminés-mais-à-retravailler n'ont pas avancé d'un iota. Ok, il me reste donc 3 mois pour faire ça... entre la gestion du projet de reconstruction de mes salles à dîner et salles de bain! O.o


2- Choisir davantage mes projets

Croyez-le ou non, je semble avoir réussi. Je ne me suis pas embarquée dans des projets collectifs, des organisations de ci ou de ça ou des commandes hors de ma zone de confort (j'ai bien reçu une commande, mais elle est tout à fait dans mes cordes et c'est même un texte que je pensais déjà écrire). Et savez-vous quoi? Ça m'insécurise! Hihihihi! J'suis habituée d'avoir plus de projet que de temps pour les mener à bien. Là j'ai juste à me consacrer sur mes trucs à moi. J'suis plus habituée!

3- Réduire mes déchets

Notre maisonnée est maintenant passée aux pailles réutilisables et aux sacs en filet pour l'épicerie, je me traîne un kit d'ustensiles, un sac et une paille lavable dans ma sacoche, pis j'amène ma tasse dès que je sors. On n'a toujours pas de serviettes de table, mais c'est faute d'avoir eu le temps de les magasiner. L'an prochain, ma ville va se mettre au compost, alors ça devrait diminuer mes vidanges d'un bon 75%. Si les compagnies de bouffe pouvaient se mettre aux emballages moins dommageables pour l'environnement, je serais comblée!


4- Acheter des vêtements locaux et/ou éco-responsables

Devant composer avec un budget limité, je me suis souvent retrouvée à acheter "le moins pire" produit entre deux ou trois options. Mais bon, c'est déjà ça. Et je suis en train de découvrir l'avantage de ma garde-robe minimaliste : j'ai quand même beaucoup de vêtements classiques et de bonne qualité qui datent de mon ancienne vie de travailleuse de bureau. Trop pour les intégrer tous à une même "capsule" saisonnière. Résultat : d'une année à l'autre, je peux faire une rotation parmi ces pièces classiques (j'en mets certaines en "sabatiques" pour un an et je sors celles qui n'ont pas pris l'air l'an dernier) et ça me donne l'impression d'avoir du nouveau linge! :) 

5- Prendre le temps de vivre

J'ai travaillé comme une folle cette année, en plus de devoir gérer plusieurs catastrophes, alors ça n'a pas toujours été facile de m'arrêter, mais j'ai quand même réussi à mettre du yoga à l'horaire de mes semaines (parfois, j'ai même intégré des pauses quotidiennes) . Et je me suis permis de décrocher pour vrai durant mes vacances. Faut juste que je travaille à garder ces bonnes habitudes. Parce que, certains l'ont remarqué, mon niveau d'énergie est bas. Et mon moral est fragile. 


Cela dit, je le sens qui remonte là, parce que je pensais que ce serait pire que ça comme bilan. Ne relevez pas le fait que le point #1 (le plus important pour ma carrière d'écrivaine) est celui que j'ai échoué le plus solidement, ok? :p J'y travaille là! 

vendredi 21 septembre 2018

Tranche de vie (33)

Saviez-vous que...

Quand un plombier force comme un boeuf après un robinet de douche qu'il devait ouvrir pour nettoyer, ben ça se peut qu'il le déforme et qu'ensuite il ne puisse pas le remettre en place comme il faut? 

Et qu'ensuite, chaque fois que vous prendrez une douche, l'eau coulera à l'intérieur du mur et imbibera la base de la douche, ainsi que le plancher de l'étage inférieur?

Et qu'il faudra environ un mois avant que le plafond dudit étage menace de vous tomber sur la tête?

Ben moi, maintenant, je le sais. 

Je sais aussi que dans cette situation, vous serez en beau maudit contre votre plombier. 

Heureusement, vous serez couverts par vos assurances. 

Mais savez-vous que vos primes vont tellement augmenter que vous aurez bientôt l'impression de payer une hypothèque de plus? 

Ça aussi je l'ai appris...

Enfin... les assurances viendront ouvrir votre plafond de salle à dîner, le mur du placard qui donne accès à la douche et installeront deux gros déshumidificateurs industriels. 

Savez-vous que lorsque des déshumidificateurs industriels tournent à fond dans une maison, ça assèche tellement l'air que vous risquez de perdre la voix?

... 

*avale une pastille*

... ouais... *râclement de gorge et voix éraillée* c'est ça que ça fait. 

Ça fait aussi un vacarme de tous les diables qui vous empêcheront de dormir et de penser et vous donneront un mal de tête permanent. 

Soit dit en passant, savez-vous qu'aucun de ces éléments n'est recommandé quand votre médecin a trouvé que votre tension artérielle était haute le mois passé et vous a conseillé d'essayer de diminuer le stress?

Savez-vous qui est-ce qui est à boutte et qui a envie de brailler 25 heures sur 24?

Ah oui, ça vous vous en doutez, hein? 

Enfin, là au moins les déshumidificateurs sont partis, le trou dans le plafond de la salle à dîner est fermé avec un plastique et l'évaluateur des assurances viendra la semaine prochaine pour déterminer quels travaux devront être faits dans ma salle de bain (dont la douche demeure inutilisable). 

Un jour, je suppose, tout ça sera fini et je pourrai écrire. 

Je sais ben pas quand par contre. 

mercredi 19 septembre 2018

Lancement Mystères à l'école



Wow! Mystères à l'école (le collectif de nouvelles policières jeunesse auquel j'ai participé chez Druide), avant même son lancement officiel, est devenu coup de coeur Renaud-Bray, suggestion Archambault et a récolté le "oui" des libraires indépendants!

Dix auteurs sur quinze!
 Pis hier soir, j'suis allée au lancement(si, si, j'suis là, juste derrière Martine Desjardins) à la librairie Verdun (dont le libraire, Billy Robinson, est vraiment un gars extraordinairement sympathique et accueillant) et y'a pas eu de dégât d'eau.

Ces temps-ci, pour moi, c'est une victoire à part entière.

J'étais très contente de revoir Martine Latulippe, ma directrice littéraire de la défunte Alibis. Et Richard Migneault, l'instigateur du projet (qui a aussi écrit une nouvelle). Pis Mathieu, qui est passé me faire un petit coucou!

Oh et Sophie Lit et Évelyne, avec lesquelles j'ai pu échanger plus que deux mots pour une fois!

J'espère juste ne pas avoir trop parlé à tort et à travers, parce qu'avec mon état de fatigue nerveuse, les deux verres de vin ont fessé pas mal. (Certains diront que je suis déjà au bord de l'incohérence à jeun... J'suis trop fatiguée pour les contredire. Mais un jour j'aurai regagné toute mon énergie, alors prenez pas des habitudes que vous regretterez! :p )

Note : Ce billet a été écrit au son des déshumidificateurs industriels. Ça a pas rapport, fallait juste que je le dise, bon!

lundi 17 septembre 2018

Tranche de vie (32)

C'est dimanche après-midi. Je suis écrasée sur mon sofa et je relaxe un peu de notre fin de semaine occupée, tandis que ma puce fait semblant d'essayer de faire sa sieste.

Je tourne la tête vers ma salle à dîner et je remarque qu'un carré se découpe nettement dans le plafond, comme si les joints étaient soulevés, plus apparents. Surtout dans un coin, vers le milieu de la pièce.

Ma petite paranoïaque intérieure et ma contre-partie raisonnable se mettent alors à débattre. (Ouais, y'a des gens qui ont un ange et un démon sur leurs épaules. Moi j'ai une paranoïaque persuadée que sa maison est en train de pourrir autour d'elle et une fille raisonnable, créée de toute pièce après plusieurs visites chez le psychologue, qui s'efforce de la calmer).

Paranoïaque -- Hé! C'est quoi ça? C'était pas comme ça avant! On dirait des traces d'infiltration d'eau. Le papier des joints a l'air gondolé!

Raisonnable -- Mais non, ça doit toujours avoir été comme ça. Tu dois le remarquer à cause d'un jeu de lumière particulier, pis parce que tu es paranoïaque!

Paranoïaque -- On est souvent ici à cette heure-ci de la journée et on regarde le plafond exactement sous cet angle. Moi je te dis que c'était pas de même hier. Est-ce qu'on peut aller y toucher? Si c'est dur, ça voudra dire que c'est le joint qui est en relief et que ça a toujours été de même. Mais si c'est mou...

Raisonnable -- T'es pas sérieuse, là? Faudrait arrêter notre émission, aller dans la salle à dîner, monter sur une chaise, jouer les équilibristes, tout ça pour toucher à une bosse dans le plafond? Non.

Paranoïaque -- Envoye-donc!

Raisonnable -- Non!

Paranoïaque -- S'te plaît!

Raisonnable -- Non! J'écoute mon émission, bon!

Paranoïaque -- Ben non, tu l'écoutes pas : tu discutes avec moi. Pis t'as pas fini, j'te signale. J'te lâcherai pas. Tu pourras jamais te concentrer, pis si jamais ça coule vraiment dans le plafond et que ça empire, tu...

Raisonnable -- Arrrgggg!

Vaincue, je me levée et je suis allée dans la salle à dîner. J'ai positionné une chaise sous l'endroit suspect, j'ai grimpé, je me suis étirée (à la taille que j'ai, toucher le plafond, même juchée sur une chaise, c'est pas facile!) et... mon doigt s'est enfoncé dans un plafond spongieux. Gonflé d'eau.

FUCK!

Appel fut passé aux assurances. Verdict temporaire de l'expert venu hier : on dirait qu'il y a de l'eau qui coule dans les murs quand on prend nos douches.

Là j'attends la compagnie qui va venir trouer mes murs, peut-être arracher ma douche et tenter de comprendre d'où vient cette eau.

À vue de nez, ça veut dire que je vais me retrouver avec une salle à dîner, une salle de bain principale, une lingerie (adossée à la douche) et peut-être une autre pièce ou deux en travaux. (Je crains particulièrement pour le garde-robe de ma chambre, qui s'adosse lui aussi à la salle de bain.)

Ai-je besoin de spécifier que je suis découragée et mentalement épuisée rien que de penser au processus qui s'en vient? Et qui devra être géré en même temps que mes divers contrats et engagements?

Enfin, au moins on a une salle de bain avec douche au sous-sol. À défaut d'être de bonne humeur, au moins je resterai propre.

Soit dit en passant, 2018 nous ayant à date coûté un dégât d'eau dans le salon, un nouveau frigo et maintenant le dégât d'eau salle à dîner/salle de bain, j'aimerais que les tuiles arrêtent de nous tomber dessus là! Parce que j'ai beau avoir dépassé mes objectifs financiers de l'année, j'ai quand même dû piger dans mes fonds d'urgence, pis j'ai un peu l'impression d'avoir travaillé pour rien. :( J'ai hâte qu'elle finisse cette année-là!

vendredi 14 septembre 2018

J'aime boire!

Des fois, on se fait poser des questions en apparence très simples, dont la réponse est sans doute évidente pour la plupart des gens, mais qui nous plongent dans des abysses de perplexité.

Pour moi, ce sont celles-ci :

Es-tu plus thé ou café?

Café chaud ou glacé?

Thé aromatisé ou nature?

Bière ou vin?

Bière noire, rousse ou blonde?

Vin rouge ou blanc ou rosé? Ou champagne?

Cocktail compliqué ou simple alcool sur glace?

Eau pétillante ou boisson gazeuse?

Ça te dérange si j'ai mis de la menthe et/ou des concombres et/ou des oranges dans l'eau?

Il n'est pas rare que je commence ma journée avec un café au lait, chaud ou glacé, pour enchaîner avec un thé aromatisé sucré, chaud ou froid, puis un thé vert très herbeux et amer. Le midi, je bois de l'eau pétillante ou une boisson gazeuse sans sucre, avant de reprendre un café. Le soir, c'est encore de l'eau pétillante ou des boissons gazeuses sans sucre, puis je passe au thé sans caféine. La fin de semaine, il y a souvent du vin rouge avec mes soupers de pâtes, du rosé si c'est l'été, du saké avec mes plats asiatiques, du champagne si on a quelque chose à célébrer. On fait la fête chez des amis? Je peux très bien boire un drink rose et pétillant et ultra girly en début de party, continuer avec de la bière ou du vin, puis siroter plus tard un whisky sur glace avec mon chum et les autres boys. Je bois peu d'eau plate, parce que, ben, je la trouve plate, sauf après un entraînement, parce que là elle est divinement bonne.

Pour moi, cette diversité des breuvages, c'est normal. J'accorde mes diverses boissons à la saison, mes humeurs, mes envies et les plats que je mange. Avoir une tasse fumante ou un verre bien frais à la main, c'est un plaisir sensuel et souvent renouvelé.

Avec les années, j'ai compris que ce n'était pas comme ça pour tout le monde. Que la plupart des gens boivent par nécessité, sans trop y penser, et ont des goûts assez arrêtés en matière de breuvage. Alors que je n'ai pas encore rencontré un truc que je n'arrivais pas à boire! Hihihihihi! (Même si la bière IPA est une proche candidate.)

J'en suis arrivée à une conclusion : j'aime boire!

Je suppose que tant que cet amour ne se limite pas à l'alcool, ce n'est pas un trop gros problème! Hihihihihi! ;)

Et vous, êtes-vous plus thé ou café, vin ou bière, etc? ;)

mercredi 12 septembre 2018

En atelier, il est interdit de...

Je donne plus que ma part d'ateliers de création littéraires depuis deux ans. Pour des adultes, des ados, des retraités, des débutants, des plus-si-débutants, des assez-avancés-que-je-me-demande-ce-qu'ils-font-là, etc.

Et j'en arrive à la conclusion qu'il n'y a qu'un seul interdit dans un atelier de création littéraire :

Il est interdit de ne pas faire le travail. 

Vous pouvez le faire plus ou moins sérieusement, vite, à moitié, tout croche, sans respecter la consigne, en vous inspirant lointainement de la consigne ou en oubliant la consigne, mais vous ne pouvez pas éviter complètement de le faire. À la limite, si la consigne, l'exercice, etc, ne vous inspire pas, écrivez pourquoi.

La raison la plus évidente de cet interdit est la suivante : ne pas faire le travail d'atelier, c'est irrespectueux pour les autres participants qui, eux, se placent en position de vulnérabilité en présentant au groupe leur premier jet à peine relu.

La raison la moins connue découle de la nature du milieu littéraire : il est petit et incestueux. Les gens que vous allez rencontrer en atelier, surtout les animateurs et animatrices, ce sont peut-être les mêmes qui, dans un an ou deux, liront vos manuscrits. À tout le moins, ce sont ceux qui se feront demander par un éditeur, entre deux verres, un soir de lancement : "Heille, est-ce que tu as déjà eu X en atelier? J'ai reçu un bon manuscrit de lui, mais je me demande s'il travaille bien, s'il est fiable..."

Bref, vous ne voulez pas avoir l'air d'un lâcheux en atelier, parce qu'on s'en souviendra longtemps. Et on le fera probablement savoir.

J'aimerais dire que ce billet s'inspire d'un cas problématique que j'ai rencontré une fois, mais non, ça commence à être un problème fréquent, surtout avec les plus jeunes. Ils ont tellement peur d'échouer ou de ne pas avoir l'air assez brillant à leur goût qu'ils omettent de faire une partie des exercices (en se trouvant de plus ou moins bonnes excuses).

Et ça m'insulte, bon. C'est en travaillant qu'on devient écrivain.

lundi 10 septembre 2018

100 jours

À raison de 2 jours par semaine et 50 semaines d'ici la rentrée scolaire de septembre 2019, il me reste donc 100 jours à passer en tête-à-tête avec ma puce.

100 jours de liberté enfantine.

100 jours de câlins, de chatouilles et rires.

100 jours non planifiés, où l'horaire pourra varier selon ses besoins et ses envies.

Mais aussi...

100 jours à me demander quoi faire pour l'éveiller, l'amuser, la stimuler. (Pour éviter que ça devienne 100 jours de cris, crises et caprices).

Je veux tirer profit du fait que je peux lui offrir un environnement à la fois plus supervisé et plus souple que la garderie (et la future école). Je peux lui permettre d'explorer davantage, de risquer un peu plus, puisque j'ai seulement elle à surveiller. (Sans pour autant surcharger ses journées, bien sûr. L'ennui, c'est générateur de créativité.)

Alors... qu'est-ce que je fais?

Outre le coloriage, le découpage, la peinture, la pâte à modeler, les visites à la bibliothèque et la cuisine (elle adore m'aider à préparer des biscuits et des gâteaux), qu'est-ce qu'on pourrait faire ensemble?

Si vous avez des idées de bricolages, de recettes, de sorties et d'activités (préférablement déjà testées avec des enfants et pas trop coûteuses), c'est le moment de me faire des suggestions!

vendredi 7 septembre 2018

Tranche de vie (31)

On était au milieu de nos vacances, en route pour le camping, dans les Cantons de l'Est. Puce de quatre ans (et vessie minuscule) oblige, on s'était arrêtés dans une halte routière. Une de ces haltes qui semblent plantées au milieu de nulle part, un combiné Tim Hortons/station d'essence blotti au milieu de terres en friche.

Je me sentais vraiment en vacances. Notre première expédition de camping avec la puce avait un parfum d'aventure, même si le camping choisi ne s'annonçait pas tellement sauvage. Tout de même, on dormirait sous la tente, dans un petit coin de nature (même si on apercevrait sans doute les campeurs des terrains voisins), on ferait un feu, je cuisinerais sur mon réchaud tout neuf...

Je regardais les routes qui se croisaient autour de la halte et j'avais l'impression qu'en s'engageant sur l'une d'elles, on pourrait aller n'importe où, nulle part, Ailleurs... 

Mon chum s'est assis dans la voiture près de moi. Il a regardé autour de nous et poussé un soupir. 

-- Quand je me retrouve dans une place de même, a-t-il dit comme s'il faisait écho à mes réflexions, au milieu de nulle part, avec des mauvaises herbes qui ont poussé plus haut que ma tête, pis du monde bizarre...

Bizarre? Pourquoi trouvait-il les gens bizarres?

-- J'me dis, a-t-il poursuivi...

J'ai souri, pensant qu'il sentirait lui aussi le potentiel d'aventure, l'appel de l'Ailleurs.

-- ... maudit qu'on est ben en ville!

Ramenée sur terre et à la réalité, j'ai éclaté de rire. D'accord, mon chéri, allergique aux moisissures, aux animaux et au gluten, n'est pas un nomade, ni un homme de plein air. Moi non plus au fond. Je m'ennuie beaucoup dès que je perds ma connexion à Internet. 

On a quand même eu du plaisir en camping. ;)

mercredi 5 septembre 2018

Bientôt en librairie

L'an dernier, après que je me sois jurée d'arrêter de m'impliquer dans des projets collectifs (parce que c'est super le fun, mais ça prend du temps et ce n'est pas tellement payant), on m'a fait une proposition que je ne pouvais pas refuser : on m'a invitée à participer à la prochaine anthologie "Crimes à..." des éditions Druide.

Cette fois, cependant, les crimes seraient rebaptisés "mystères" et se dérouleraient dans une école. Quelle bonne idée! En tant qu'ancienne prof, des histoires toutes plus sanglantes et tordues les unes que les autres me sont venues en tête. Des étudiants dissipés mourraient dans d'atroces souff... Le public, a-t-on précisé, serait des adolescents. Et même des pré-ados.

Oh.

Ça c'est ma malédiction personnelle depuis quelques années. Je suis pas mal sûre que si on additionne tous mes mots publiés, j'ai écrit davantage pour les adultes que pour les ados, mais avec trois romans jeunesses à mon actif, ceux qui me connaissent moins m'identifient comme une écrivaine "jeunesse".

Enfin, c'est pas trop grave. Après tout, je suis aussi une écrivaine jeunesse. Pour ce projet, fallait juste que j'oublie mes idées les plus noires et que je me concentre sur le genre de mystère qui m'aurait intriguée lorsque j'étais à la fin du primaire.

L'actualité m'a fournie mon inspiration, mon personnage (une petite fille avec peu d'intérêt pour l'école mais beaucoup d'imagination) m'a donné le reste du texte. Et ainsi est né "Dans les entrailles du dragon de briques".

J'ai vraiment hâte de tenir le recueil en mains (le lancement aura lieu le 18 septembre à la librairie de Verdun) et de lire les nouvelles des autres participants. Quand on participe à ce genre de projet, il y a toujours un petit stress. Notre texte va-t-il se démarquer du lot? Ou, au contraire, sera-t-il éclipsé par les textes des autres? Dans le cas de ce recueil-ci, qu'on ait simplement imprimé mon texte est déjà un immense honneur, parce que... Wow! Quelle brochette d'auteurs reconnus!

J'en reviens pas. J'avais déjà du mal à croire que je serai publiée dans le même recueil que Simon Boulerice, Martine Latulippe et Suzanne Myre, mais quand j'ai vu le nom de Robert Soulières sur la maquette de couverture, j'ai cru que j'avais des hallucinations! J'ai grandi en lisant ses livres. Je ne peux pas publier avec lui, à ses côtés! Ce serait comme de publier dans la même revue que Joël Champetier, Daniel Sernine ou Élisabeth Vonarburg.... Euh, attendez un peu... ;)




Y'a pas à dire, mon parcours d'écrivain me permet de réaliser bien des rêves. Parmi mes idoles littéraires de jeunesse, il me reste juste Alexandre Dumas et JRR Tolkien et Stephen King avec lesquels je n'ai pas collaboré... Les chances sont nulles pour les deux premiers, mais je ne renoncerai pas tout de suite au troisième, sait-on jamais! hihihihihihihi! ;)

vendredi 31 août 2018

La naissance de l'épée idiote

Avant de lire ce billet, je vous suggère fortement d'aller lire mon texte "L'épée et le templier" si ce n'est pas déjà fait. Faites-vous en pas : c'est pas trop long et, contrairement à plusieurs de mes textes, ce n'est ni noir, ni déprimant.

Bon, c'est fait?

Alors, laissez-moi vous raconter comment m'est venue cette histoire d'épée pas-vraiment-intelligente.

Vous le savez peut-être (si vous avez déjà joué à Donjons et Dragons, vous le savez certainement), mais les armes intelligentes, plus particulièrement les épées, c'est un grand classique des histoires de fantasy. Elles sont dotées d'une personnalité (souvent féminine) et la plupart peuvent communiquer avec leur porteur (masculin) et contrôler au moins partiellement leurs actions. Les divergences d'opinion entre porteurs et épées donnent parfois lieu à des situations fort intéressantes. Mais si on regarde ça avec un regard moderne, les pauvres épées sont juste d'ultimes femmes-objets!

Cependant, je n'avais jamais lu d'histoire narrée du point de vue d'une de ces lames. Et vous savez comme j'aime jouer avec les narrateurs atypiques.

Donc, il y a deux ans, lorsque j'ai commencé à cogiter pour un texte à rédiger durant l'atelier que je donnais, je me suis dit que je pourrais essayer. J'ai rapidement patenté un plan autour d'une épée intelligente enfermée dans un temple en ruines, qui se désespère de trouver un porteur et qui se souvient de l'époque de sa gloire. Un voleur survient finalement et elle s'empare de son esprit, décidée à le transformer en héros et à regagner sa gloire perdue.

Bon, c'était pas génial comme idée, mais je devais aussi préparer des exercices pour l'atelier, alors ça ferait la job.

Puis arriva l'atelier. Et là, en écoutant mes participants décrire leurs idées, j'ai constaté que plusieurs avaient créé des personnages principaux qui leur ressemblait un peu, soit par l'âge, soit par le sexe, soit par la race, soit par l'éducation. Ça donnait des récits un peu convenus. Je leur ai donc donné le défi d'éloigner leur personnage d'eux-mêmes et de voir si cela avait des impacts intéressants sur leur histoire et leur narration.

Ils se sont mis à l'ouvrage et j'ai baissé les yeux sur mes propres notes :

Personnage principal : arme intelligente
Sexe : féminin
Race et âge : épée, ancienne

Ouille! Je n'avais pas là beaucoup de caractéristiques avec lesquelles jouer. Certes, je pouvais renverser le cliché et créer une épée avec une personnalité masculine, puis la mettre dans les mains d'un personnage féminin... Cependant, j'ai déjà écrit souvent des narrateurs masculins, alors ça ne me satisfaisait pas, ça ne me semblait pas assez différent de moi et de mon expérience (après tout, j'suis mariée depuis 18 ans, alors je ne vois pas les hommes comme une espèce étrange et mystérieuse).

Puis mes yeux sont tombés sur la première ligne. Arme intelligente. Je me considère comme une personne plutôt intelligente (comme tout le monde, sans doute, mais bon, laissez-moi mes illusions) et j'ai un assez haut niveau d'éducation, alors j'ai tendance à créer des personnages mentalement agiles. Mais peut-être que ça pourrait être intéressant de créer une arme dotée de conscience et de raisonnement, certes, mais pas particulièrement intelligente. Comment est-ce que je pourrais expliquer cela...

J'ai alors pensé à certaines camarades d'étude que j'ai eues, des filles qui se débrouillaient académiquement, mais qui étaient incroyablement distraites, maladroites (oui, oui, plus que moi) et naïves. J'ai imaginé une magicienne avec ce genre de personnalité, qui tenterait de créer une arme intelligente et s'y retrouverait piégée. L'épée idiote était née.

Pour bien mettre en valeur la sottise de mon épée, j'avais besoin d'un personnage qui ferait contraste... Mon imaginaire en contenait déjà un : Sakirel, un machiavélique roi des voleurs, un enjôleur et stratège hors pair... Et, accessoirement, un personnage créé jadis par mon chum pour une campagne de Donjons et Dragons dont j'étais le maître de jeu et qui s'est étirée sur plusieurs années. (Ledit personnage avait même fini par voler son trône au Dieu du Mal!). Mes sources d'inspiration se recoupaient soudain!

J'ai tiré quelques détails de mes souvenirs de ces parties (le Sakirel maniait une lame véritablement originale nommé Dania), remanié mon plan et écrit un premier jet de cette nouvelle.

Quelques mois plus tard, Alain Ducharme m'a demandé si je n'aurais pas un inédit à proposer à la République du Centaure. C'est tout ce que j'avais dans mes tiroirs, mais ça l'a fait bien rire. On a retravaillé le texte, ajouté l'allusion finale au Dieu Sanglant et à l'objectif ultime de Sakirel-le-Templier et voilà, l'épée idiote était bel et bien née.

J'espère avoir l'occasion d'écrire un jour la suite de ses aventures, parce qu'il est fort amusant de mettre en scène un personnage aussi naïf! Hihihihihi! Mais ça doit être dur de vivre quand on est affligé d'un tel handicap! O.o

mercredi 29 août 2018

De retour!

Me revoici!

Ouf! Je ne crois pas avoir pris une telle pause d'écriture, d'Internet, de réseaux sociaux et autres truc reliés aux écrans depuis longtemps. Non seulement je ne suis pas passée ici souvent, mais je n'ai même pas vérifié mes courriels tous les jours!

(À mon grand regret parfois, comme après mon retour de camping, quand j'ai eu 150 messages à traiter entre deux brassées de lavage.)

Mais y'a eu des moments magiques en camping!
Techniquement, mes vacances ne sont pas terminées, puisque mon chum est encore en congé, mais la puce est retournée à la garderie, alors moi je reprends le travail. Eh oui : on est des parents indignes qui envoient leur fille trois jours à la garderie alors qu'ils sont encore en congé, histoire d'avoir un peu de temps en amoureux... et de pouvoir travailler chacun dans leur coin à leurs projets personnels! ;) Remarquez, à voir la puce se précipiter dans l'auto ce matin, j'pense qu'elle ne nous en voudra pas trop. :p

Le temps que je retrouve mes repères et que je secoue l'apathie des vacances, je vous invite à aller lire ma nouvelle "L'épée et le templier" sur le site de la République du Centaure. Un peu de fantasy qui ne se prend pas au sérieux, me semble que c'est bon pour le moral durant la Rentrée...

Et tiens, vendredi, je vous parlerai de la genèse de ce texte-là! ;)

lundi 13 août 2018

L'écrivaine part en vacances

Eh bien, sans doute pour l'une des dernières fois d'ici à ce que ma puce entre au cégep, je pars encore en vacances après tout le monde cette année!

Alors que mes amis, membres de famille, connaissances et vagues relations ont déjà inondé mon fil Facebook de photos de voyage, roadtrip et camping, c'est (enfin) à mon tour de partir en vacances.

Ou, à tout le moins, c'est le tour de l'écrivaine. Et de la blogueuse.

Parce que la maman, l'amoureuse et (malheureusement) la cuisinière n'auront pas grand repos dans les trois prochaines semaines! (Contrairement à moi, ma puce et mon chum ne considèrent pas que deux carottes, du hummus, pis un latté, c'est un dîner acceptable.)

Bref, vous étonnez pas si le blogue est tranquille pour les trois prochaines semaines! ;)

Je vous promets de revenir début septembre!

vendredi 10 août 2018

Dimanche, 12 août, j'achète un livre québécois!

N'oubliez pas! Ce dimanche, 12 août, c'est la cinquième édition de la journée "J'achète un livre québécois." C'est la fête des lecteurs, quoi!

Vous pouvez le faire en personne, dans votre librairie préférée, ou alors électroniquement, via le site des libraires. (Ou d'autres sites, mais bon, moi j'aime mieux les libraires.)

Évidemment, j'vous suggère fortement d'en profiter pour mettre la main sur les Hanaken ou sur Le Chasseur (paraît qu'il en reste des copies qui traînent ici et là dans les librairies) ou encore sur Écrire et publier au Québec, si vous ne les avez pas lus. ;)

Si vous avez déjà tout ça et que vous manquez d'inspiration, pourquoi ne pas considérer l'abonnement à une revue littéraire québécoise? Solaris et Brins d'Éternité sont, bien sûr, mes préférées, mais il y en a d'autres!

Pour ma part, j'ai passé ma commande en ligne mercredi : L'Allumeuse de Suzanne Myre pour moi et l'album Le jardin invisible pour ma fille (et ce, même si j'ai toujours pas eu le temps de lire mon "12 août" de l'année passée, trop occupée par les services de presse de Solaris!!!). Parce que dimanche, je vais être fort occupée à préparer... la fête de ma lectrice préférée : ma puce!

En effet, dimanche, elle soufflera quatre chandelles. Wow! Imaginez : dans deux ans, elle pourra lire seule. (En fait, elle s'installe déjà souvent toute seule avec ses livres pour les regarder et en raconter les histoires à ses toutous ou à ses amis imaginaires, alors j'ai vraiment hâte qu'elle puisse commencer à déchiffrer les mots! Je sens que de pouvoir vraiment plonger dans une histoire, ce sera aussi spécial pour elle que ça l'a été pour moi!)

Alors en prévision du 12 août, je souhaite bonne fête à ma puce... et à tous les autres lecteurs québécois! Puisse votre imagination vous entraîner dans de merveilleuses contrées!

Hiiii! Maman, moi pis ma licorne, on vole!

mercredi 8 août 2018

Obligés de polluer?

J'essaie de diminuer peu à peu l'empreinte écologique de ma petite famille, un geste à la fois.

Ça a commencé avec moins de repas de viande. On ne sera jamais végétariens, encore moins végétaliens (c'est-à-dire vegan ou végane pour ceux que ce terme embrouilleraient), mais notre apport en viande est maintenant plus soutenable (c'est-à-dire qu'on ne tue pas un troupeau de boeuf par an et on ne se nourrit pas uniquement des morceaux "nobles").

Ensuite il y a eu les couches lavables de la puce, les chips de pelure de patates, etc...

Le problème quand on adopte ce mode de vie, c'est qu'on se met à voir bien des affaires différemment. Des gestes qui, jadis, semblaient banals (ou même un idéal à atteindre) prennent désormais un tout autre aspect.

Par exemple, dernièrement, alors que je proposais à quelqu'un, qui se plaignait du prix de l'essence, d'acheter un véhicule électrique, je me suis fait répondre : "J'ai besoin d'un VUS pour traîner mes skis toutes les fins de semaine jusqu'à Orford, alors je peux pas acheter une voiture électrique, elles sont trop petites."

Ce que j'ai compris : cette personne avait besoin d'un gros véhicule polluant pour faire deux heures de route, polluante, chaque fin de semaine afin d'aller dévaler une montagne... probablement recouverte de neige artificielle polluante.

J'ai grandi au milieu de gens qui vivaient comme ça... Pourquoi est-ce que tout d'un coup ça sonne comme si leur loisir hebdomadaire, c'est de polluer? O.o Suis-je devenue écolo-extrême?

... Pourtant non : je suis en train d'essayer de me réserver des vacances dans le Sud pour cet hiver (oh, le vilain trajet polluant en avion!) Mais, hé, c'est le fun, y'a des endroits où ils soignent l'écologie locale... Évidemment, c'est pas les moins chers, mais l'augmentation de prix semble valoir la peine. Surtout que, bon, tant qu'à être écolo, ils sont aussi grano et offrent les menus sans gluten nécessaires à mon chum. ;)

lundi 6 août 2018

Maison de poupée

Je me souviens que, quand j'étais petite, j'enviais beaucoup les fillettes qui possédaient des maisons de poupée. Je rêvais d'en avoir une, jusqu'au jour où mon papa m'en a finalement bricolé une (en fait, maintenant que j'y pense, je suis plus trop sûre, mais je crois que c'est la maisonnette fabriquée afin de servir de crèche de Noël qui a fini par devenir le refuge de mes poupées). J'ai ensuite passé des heures à y jouer!

Je m'étais donc dit que j'achèterais une maison de poupée à ma fille dès que l'occasion se présenterait.

Or, l'occasion ne s'est pas présentée... Allez savoir pourquoi...

"Maman, je veux une ville avec plein de chambres."

"Maman, je veux un restaurant, pis un tunnel..."

"... pis un parc où ils vendent de la crème glacée."

Là par contre, je me demande s'il ne serait pas temps de lui acheter des Lego, pour varier des Duplo... :p (Et non, je ne sais pas laquelle de nous deux passe le plus d'heures à jouer avec les blocs! Hihihihi!)

vendredi 3 août 2018

Notices pseudo-nécrologiques (2)

Ce mardi 31 juillet, à 8h du matin, est décédée Cafetière à Espresso, née Delonghi. Après 17 ans de loyaux services quotidiens, elle a refusé de s'allumer. Les efforts de réanimation furent vains. Cafetière laisse en deuil Geneviève, sa principale utilisatrice, Vincent, utilisateur occasionnel, plusieurs manuscrits, ainsi que les bouteilles de Jameson, de Baileys et les tasses à café irlandais. Le corps ne sera pas exposé et le deuil sera de courte durée, une remplaçante, donnée et d'occasion, résidant déjà dans le fond d'une armoire depuis des années.

* * *

Ce mardi 31 juillet, à 9h30 du matin, est décédé Espoir de Bon Café, lorsque Cafetière à Espresso Donnée et d'Occasion s'est révélée beaucoup moins aisée à utiliser que feue Cafetière à Espresso née Delonghi. Geneviève, principale utilisatrice, prévoit que le deuil durera au moins une semaine, le temps qu'elle s'habitue. La période d'affliction rituelle sera marquée par la recherche d'un manuel d'instruction approprié, du café brûlé, du café trop faible, des fuites de café sur le comptoir et quelques jurons. On prévoit également une diminution de la productivité littéraire et une fréquentation à la hausse des réseaux sociaux. Espoir de Bon Café devrait se réincarner quelque part au milieu de la semaine prochaine.

Photo de la défunte

Décidément, faut que j'envoie mon cv pour écrire des notices nécrologiques. ;)

Mais seulement après avoir réussi à me faire un café décent sans sacrer du marc de café pis de l'eau partout dans ma cuisine... Grrr....

mercredi 1 août 2018

Atelier court édition 2018

Bon, bien, alors que j'espérais prendre une pause des activités non directement reliées à l'écriture, voilà qu'on me rappelle qu'il faudrait que j'organise mon atelier 2018! Et comme certaines personnes qui passent parfois par ce blogue avaient manifesté de l'intérêt, permettez que je vous donne les détails ici. 

Alors, l'atelier se tiendra, comme toujours, la fin de semaine de l'Action de Grâces (cette année, ça veut dire les 6, 7, et 8 octobre), de 9h30 à 15h30 (mais il faut prévoir que les soirées seront occupées par des lectures et commentaires des textes produits durant la journée). 

Le lieu n'est pas encore confirmé à 100% (traduction : j'ai réservé une salle, mais avec la possibilité de l'annuler si je peux en avoir une autre moins chère), mais ce sera sur l'île de Montréal, à distance de marche d'un métro. 

La formule sera la suivante : vous devez arriver à l'atelier avec une idée de texte, un plan (raisonnablement développable en 3000 à 5000 mots mettons) et un début déjà écrit (environ deux pages ou 500 mots). On fera ensuite des blocs de création et d'exercices, histoire d'arriver au bout de la fin de semaine avec un texte terminé. 

Ça vous tente? Vous voulez savoir combien ça coûte? Écrivez-moi! (mon courriel est ici, y'a qu'à remplacer le (a) par un @)

(En passant, il y a huit places, dont deux réservées et payées, alors ne tardez pas trop! ;) 

lundi 30 juillet 2018

Tranche de vie (30)

L'autre matin, comme tous les jeudis matins, j'ai fait le lavage pour mon chum et moi (la puce ayant moins de vêtement et la peau hyper sensible, je les lave à part, aux trois jours, avec son savon à elle).

Donc je trie les vêtements par couleur (ou plutôt, je les divise entre pâles et foncés, parce que, hé, je vais pas faire 23 brassées, j'ai des romans à écrire!), je mets la brassée de foncé dans la laveuse, je pars la laveuse et je m'en vais préparer mon café.

Voyez-vous le problème?

Une heure trente plus tard, je transfère la brassée dans la sécheuse, je suspends ce qui doit sécher à l'air libre, j'oublie de partie la brassée de pâle et je retourne travailler en sirotant mon deuxième café.

Toujours pas d'illumination?

La sécheuse sonne. Ça me rappelle que je dois encore faire la brassée de pâle. Je la mets dans la laveuse, ajoute le savon et l'assouplisseur, pars la laveuse, puis je commence à sortir le foncé de la sécheuse. Et là, quelque chose me chicotte. Y'a un truc qui ne va pas, mais j'arrive pas trop à savoir lequel...

Et vous?

En pliant un chandail porté durant un entraînement, je l'approche de mon nez et...

Yark! Il pue encore la sueur!

Merde! J'avais oublié de mettre du savon! Me v'là quitte pour tout re-laver et re-sécher!

Morale de cette histoire : Je ne dois pas faire le lavage avant mon deuxième café! :p

Addendum : Et évidemment, en relavant la brassée de foncé, je me suis trompée de savon et j'ai pris celui de ma fille. Bon, y'a pire que de sentir le "Ivory - Neige - Spécial peau de nourrisson"... même si mon chum se fera ptêt regarder bizarrement au bureau! Hihihihihihi! 

vendredi 27 juillet 2018

Manquer d'argent = manquer de talent

Quand on parle des difficultés financières des artistes à des gens qui ont plus de logique comptable que d'expérience du milieu artistique, la même idée finit par revenir :

"Les artistes qui ne vivent pas de leur art, c'est parce qu'ils n'ont pas de talent."

En discutant avec ces gens-là (après avoir surmonté notre réflexe premier qui nous pousse à leur lancer quelque chose de lourd sur la tête), on comprend bien vite que, pour eux, si tu as du talent, ça veut dire que tu créeras tout de suite, du premier coup, ce que les gens veulent consommer et donc que tu vas t'enrichir et que ta carrière sera faite. (Et que tu n'auras donc pas besoin de bourses de création et d'aides gouvernementales, foutu parasite!)

Bref, dans leur esprit, ils imaginent tous les "vrais" créateurs avec le parcours de JK Rowling : premier livre, méga succès, milliardaire. Merci, bonsoir!

Ils oublient juste des petits bouts du parcours de Rowling...

1- Les années de vache maigre pendant qu'elle écrivait le premier tome.

2- Les dizaines (centaines?) de refus d'éditeur.

3- Les mois de retravail après l'acceptation.

4- Les premiers succès, pas si payants, mais qui ouvrent sur des traductions et des films.

5- Et puis, oui, l'argent qui rentre enfin, les tomes qui s'accumulent...

6- Mais la série se termine et le livre suivant est un flop.

Et donc, n'en déplaise à ceux qui croient que le talent assure la richesse...

1- Si l'Angleterre n'avait pas un certain filet social qui a permis à JK de survivre alors qu'elle écrivait;

2- Si JK Rowling s'était dit, aux premiers refus, qu'elle n'avait pas de talent, parce que les éditeurs lui disaient qu'elle n'écrivait pas ce que les gens voulaient consommer;

3- Si l'éditeur qui l'a acceptée n'avait pas pris le risque d'offrir aux consommateurs quelque chose de différent;

4- Si JK s'était découragée devant l'ampleur du retravail, qui devait signifier qu'elle n'avait pas de talent puisque son livre n'était pas parfait du premier coup;

5- Si elle s'était découragée de ne pas connaître le succès instantanément dans les premières semaines de la parution de son premier tome, qu'elle n'avait pas attendu que ça fasse boule de neige;

6- Si elle avait cru qu'écrire un flop signifiait qu'elle n'avait pas de talent;

Bref, si JK Rowlings avait cru au mythe voulant que, quand t'as du talent, le succès et l'argent te tombent dessus instantanément après ta première publication, sans travail, sans effort, sans moments d'incertitudes financières et, surtout, sans jamais aucune remise en question, ben on n'aurait pas eu Harry Potter, ni les romans policiers de Robert Galbraith (son pseudonyme).

Remarquez, dans les deux cas, personnellement je ne me plaindrais pas, mais j'suis consciente d'occuper une position minoritaire. :p

Parce que, ah oui, y'a ça aussi que les tenants du "si tu en vis pas, c'est que tu as pas de talent" oublient : les consommateurs, ils ont pas tous les mêmes goûts!

Notez que je suis pas mal sûre qu'on pourrait faire le même exercice "légende" vs "réalité" avec tous les créateurs archi connus dont on nous rabat les oreilles. Je sais déjà que j'aurais pu le faire pour Stephen King et même Patrick Sénécal en a arraché côté ventes pendant un boutte!

mercredi 25 juillet 2018

La question du recul

Je suis une spécialiste de l'Antiquité romaine et du Japon féodal.

Pendant mes études, je disais en farce que, pour moi, l'Histoire, c'est ce qui est arrivé avant 1850. Après, c'est de la généalogie ou des faits divers.

Les années ayant passé, je me rends compte que ma boutade a un fond de vérité.

Il faut un certain recul sur les événements pour pouvoir les analyser correctement. Parlez-en aux historiens qui, entre 1918 à 1938, essayaient d'analyser les "conséquences de la Première Guerre Mondiale". J'me demande s'ils avaient tous prévu que ça leur pèterait dans la face en 1939...

Et pourtant, de notre point de vue, c'était hautement prévisible.

Cependant, est-ce que toutes les conséquences de ces deux guerres sont terminées? Hum... Est-ce que les États-Unis sont encore une grande puissance économique mondiale? Alors non, les conséquences des deux guerres ne sont pas terminées. Et là j'évoque juste celle dont je me rappelle (parmi les autres faits divers de cette époque troublée).

Quand ils sont trop récents, les faits sont chargés d'émotions, leurs conséquences ont des ramifications qu'on a du mal à appréhender, comme des racines qui courent sous la surface de notre monde et l'ébranlent de temps à autres. Au milieu de la secousse, on pense à s'agripper à quelque chose de stable, pas à creuser pour déterrer les racines et comprendre d'où elles viennent.

Ces temps-ci, au milieu des discussions sur le langage non binaire et l'appropriation culturelle, j'ai vraiment l'impression d'être plongée en plein fait divers à répercussion historique probable, mais impossible à quantifier. Les secousses sont fortes. Les racines sont à vif et remuent.

Mais pour une grande partie de la population québécoise (genre 70%!), le débat n'a pas de sens. Cette majorité ne se fait pas approprier sa culture, n'a pas de problème de genre... Je me demande donc ce qui restera, pour les descendants de cette majorité-là, de toutes ces secousses qui nous remuent...

Et, accessoirement, cette réflexion me rappelle que, quand on écrit un roman historique, il faut raconter les événements en prenant compte non pas des conséquences réelles des événements, mais bien des conséquences appréhendées par les personnages.

lundi 23 juillet 2018

Ouf! Coup de fatigue!

Ouf! J'ai un coup de fatigue ces jours-ci, vous avez pas idée!

Quand j'ai commencé à le ressentir, je me suis dit que c'était parce que je n'étais pas encore remise de mon hiver de merde, avec tous les travaux à gérer. Surtout que là, histoire d'éviter d'autres catastrophes, depuis que le beau temps est arrivé, on s'est attaqués à d'autres petits travaux qui devaient être faits autour de la maison.

Des petites niaiseries : du scellant à mettre ici et là, un peu de peinture, le plancher du garage qui doit être recouvert de polyuréthane histoire qu'il arrête de s'écailler, y'aurait aussi deux portes à remplacer, mais ça ira à l'automne...

À travers tout ça, je devais faire mes lectures pour les critiques, effectuer quelques directions littéraires, préparer et donner mes ateliers, corriger les épreuves pour une nouvelle, puis pour une autre, terminer une commande, aller à un atelier, retravailler des romans, ne pas oublier le blogue, essayer de lire un peu pour moi, de regarder les entrevues données par les copains, répondre à mes courriels (y'a des jours où on dirait que ça menace de devenir une job à temps plein!), tenir à jour ma paperasse et ma comptabilité...

Alors que j'essayais, en cognant des clous malgré mon troisième café de la matinée, de concilier les derniers chèques reçus avec les dernières factures envoyées, je me suis rendue compte d'une chose : j'ai déjà gagné, dans les sept premiers mois de 2018, autant d'argent que dans toute mon années 2017! O.o Année qui avait déjà été occupée, puisque j'avais atteint pour la première fois mes (modestes) objectifs financiers (gagner 10 000$ par an).

Euh... Ok, là je comprends pourquoi je suis fatiguée!

Et, surtout, pourquoi j'ai l'impression que je n'ai pas eu le temps d'écrire!!!

Je crois que je suis en train de découvrir l'une des difficultés du travail autonome : la gestion du temps et des contrats. Après tout, comme toutes les sources de revenus sont précaires, on n'ose jamais refuser un contrat, même si, au fond, on travaille déjà suffisamment. On craint toujours que le contrat qu'on refuse, ce soit celui qui aurait pu devenir récurrent.

Alors, savez-vous quoi? Je crois que je vais me permettre de mettre un peu la pédale douce pour les prochains mois! J'ai déjà des trucs de prévu (critiques et ateliers surtout, notamment mon atelier court annuel), mais, contrairement à mon habitude, je ne vais pas passer la fin août à courir après les occasions d'animation et les contrats de rédaction.

Je décrète officiellement que je suis, entk jusqu'au 1er septembre, en période d'écriture!

... pis de repos. Genre. Si j'y pense! ;)

Vous, les finances et l'énergie, ça va?

vendredi 20 juillet 2018

Sensibilité sociologique

En cette époque où on parle beaucoup d'appropriation culturelle, de place à laisser aux minorités, de culture du viol, de sexisme et racisme systémique, et du devoir des artistes de se documenter, de créer avec respect, d'établir un dialogue... Ben à cette époque-là, se retrouver à lire un manuscrit d'une personne qui n'a aucune de ces sensibilités sociologiques, ça fesse! O_o

Au menu : des personnages Noirs pauvres écrits par un Blanc bien nanti, qui se traitent de nègres à tour de bras, avec une fille supposément bagarreuse d'expérience, mais qui pleure sans arrêt et se fait sacrer une volée par le premier gars venu. Ouf!

Note à moi-même : faut encourager les futurs écrivains à lire, oui, mais pas juste des romans. Les journaux, une fois de temps en temps, ça ne nuirait pas!

Bon, là, faut que je trouve moyen de dire tout ça de manière diplomatique à l'auteur...

mercredi 18 juillet 2018

Comment ne pas réécrire des histoires (2)

Dans la lignée de "Comment ne pas écrire des histoires", je poursuis ma série de réflexion sur "Comment ne pas réécrire des histoires". 

Ne renoncez pas trop vite à réécrire un texte. 

Parfois, la tentation de jeter un texte entier est forte. Rien ne semble mériter d'être sauvé, non seulement c'est écrit tout croche, mais en plus les idées sont mal exprimées, le rythme est mou, les personnages sont faibles, bref, tout est fait de travers. Autant récupérer les noms des personnages et repartir l'écriture d'une autre histoire, avec la même idée, mais traitée différemment... 

Cependant, avec le temps, j'en suis venue à croire qu'apprendre à repatenter une nouvelle, à solidifier les idées, à repenser les personnages, à insuffler du rythme, c'est important. Même si ça ne mènera pas nécessairement à une publication. Dans le pire des cas, c'est un exercice très formateur.

Parce que, voyez-vous, lorsqu'on travaille sur un roman, il faut savoir bidouiller, repatenter, reboulonner. C'est rarement parfait du premier coup. Et c'est gros, un roman. Alors vaut mieux avoir perfectionné nos talents de patenteux sur des textes courts. 

Autant il ne faut pas hésiter à effacer les pages qui ne mènent nulle part, autant il faut savoir rénover de fonds en comble celles qui le méritent. Celles qui veulent dire quelque chose. 

Retravailler, c'est souvent un travail très difficile, très embrouillant (tant qu'à moi, c'est dans ce temps-là que les plans sont particulièrement utiles, parce qu'ils permettent de s'y retrouver), mais c'est aussi très gratifiant. 

Alors ne jetez pas la serviette trop vite. 

Devant un texte qui semble mal fichu, prenez le temps de vous asseoir. Tracez les grandes lignes de votre histoire. Qui fait quoi? Pourquoi? Qu'est-ce que vous voulez raconter avec tout ça? Comment fonctionne votre univers exactement?

Une fois que vous aurez mis tout ça noir sur blanc, je suis pas mal sûre que vous verrez quels morceaux du texte ont besoin d'être ajustés. 

lundi 16 juillet 2018

Ce que j'essaie d'enseigner

Ce que j'essaie d'enseigner dans mes ateliers varie selon le public.

Mais, souvent, ce que je veux surtout démystifier, c'est le processus de création d'un écrivain.

Tout le monde peut faire des ateliers purement créatifs. Mettre des mots ensemble, faire surgir une idée, l'écrire, puis passer à autre chose. Flotter au gré de l'inspiration.

Cependant, partir ensuite de ce texte, le transformer, l'adapter à un thème, à une contrainte, à un futur lecteur, ouille, là c'est plus difficile. Là on ne dépend plus des muses, de l'éclair d'inspiration qui surviendra... ou pas. Là, on touche à l'art de l'écrivain.

"Écrire, c'est du travail!" m'ont dit récemment mes participantes, un peu surprise.

Je leur avais donné un mois pour écrire une nouvelle de 500 mots à partir de thèmes précis. :)

Ouaip, je crois bien que j'ai réussi ma mission.

vendredi 13 juillet 2018

L'historienne n'est pas surprise

J'arrive en retard avec ça, mais... Une étude, dont Patrick Lagacé a parlé dans La Presse, a récemment sacré une méchante claque à ceux qui crient depuis des années que c'est à cause de la féminisation de la profession enseignante que les garçons ne réussissent plus aussi bien que les filles à l'école.

Après avoir examiné toutes les données disponibles sur les systèmes scolaires (privés, publics, mixtes, non mixtes, etc) depuis le début du vingtième siècle, les chercheurs en sont venus à une conclusion : les filles ont toujours mieux réussi que les garçons en classe.

L'historienne en moi n'est pas surprise.

Imaginez : pendant des siècles, les filles n'ont pas eu accès à des systèmes d'éducation dignes que ce nom. Elles apprenaient à écrire auprès de maman ou de grand-maman, entre deux piles de lavage et la préparation du prochain repas, puis elles s'informaient des autres sujets en écoutant les cours donnés aux garçons, tout en époussetant le fond de la classe...

Et elles ont été nombreuses, dans ces conditions, à réussir quand même à s'instruire.

Alors quand, de nos jours, vous prenez la peine de les asseoir dans la classe et que vous leur fournissez un enseignement complet, évidemment qu'elles performent mieux que les garçons!

Parce qu'elles sont plus tranquilles? Plus concentrées? Plus calmes? Qu'elles résistent davantage à l'ennui et qu'elles ont moins besoin de bouger? Peut-être...

Cependant, je ne crois pas au déterminisme biologique. Ces qualités me semblent acquises. Peut-être sur plusieurs siècles, cela dit.

D'après moi, les filles sont tout aussi capables de bouger, de chahuter et de s'épivarder que les garçons (la mienne, entk, ne donne pas sa place quand on la laisse faire! et, quand on y pense, à l'époque où les filles aidaient aux tâches ménagères, elles faisaient sans doute autant sinon plus d'activité physique que les garçons dans leur journée). Toutefois, on apprend très tôt aux filles, et depuis des siècles, à se contrôler. À se concentrer sur ce qu'elles font, à rester tranquilles même lorsqu'elles s'ennuient. (Et quand vous devez coudre ou cuisiner, la concentration malgré l'emmerdement s'acquière assez vite si vous tenez à vos doigts...)

À côté de ça, quand les garçons s'agitent, la plupart des gens haussent les épaules en disant "Ouais, les petits gars, ça bouge, hein?".

Ouais, ça bouge. Pis l'école devient difficile.

Et vous, vous en pensez quoi?

mercredi 11 juillet 2018

Comment ne pas réécrire des histoires (1)

Dans la lignée de "Comment ne pas écrire des histoires", voici mon apport au monde littéraire : "Comment ne pas réécrire des histoires", première partie (parce que je sens qu'il y en aura d'autres).

Ne commencez pas la réécriture par la traque aux "verbes faibles" et aux "mots ternes" et aux autres "dix mots à banir à jamais de vos textes". 

Si vous avez écrit un texte, ça veut dire que vous savez probablement écrire de manière minimalement intelligible. Par contre, si c'est votre premier texte, vous n'avez probablement aucune notion (ou très peu de notions) de schéma narratif, de rythme, d'arc psychologique des personnages, de telling, de narration et de cohérence interne.

Bref, ça ne vous donne rien de transformer "ses grandes jambes étaient dans le chemin" par "ses interminables jambes demeuraient dans le passage".

Premièrement, vous perdez votre temps : si ça se trouve, une fois les erreurs de fond corrigées, votre personnage n'aura plus de jambes du tout! (Ben quoi? En SFF, tout peut arriver!)

Deuxièmement, vous risquez de rendre vos idées inintelligibles pour votre premier lecteur/ coach/ directeur littéraire, qui ne pourra alors plus vous expliquer où est-ce que vous avez un problème de schéma narratif, de rythme, d'arc psychologique des personnages, de telling, de narration et de cohérence interne.

Selon mon expérience, quand un texte a besoin d'être retravaillé, c'est le fond qui souffre le plus, pas la forme. La forme, ça se polit en dernier, une fois que le fond est solide. Vous ne repeindriez pas un mur moisi qui menace de s'effondrer, non? Alors pourquoi polir (et sur-polir) un texte dont la structure est chambranlante?

Et, surtout, pourquoi tous les sites sur l'écriture parlent des mots à éviter ou à bannir et non pas du schéma narratif et du reste?

lundi 9 juillet 2018

Memento mori

Il y a quelques mois, mon chum, pour la première fois de sa vie, a négocié agressivement son augmentation salariale. Il commence à avoir des connaissances pointues et nécessaires à son entreprise. Pis il trouvait qu'il était diablement peu payé comparé à ce qu'il pouvait obtenir ailleurs.

Sa plainte a été entendue (et le fait qu'il avait mis son profil LinkedIn à jour a été remarqué) et il a reçu une bonne augmentation. 

Sur le coup, on pensait qu'il attendrait quelques années, puis qu'il enclencherait la négociation suivante, celle à laquelle il pense depuis que j'ai envoyé valser ma job alimentaire : obtenir un poste à 4 jours par semaine. 

Mais voilà, un matin il s'est retrouvé couché sur le sol en céramique froide de la salle de bain, sans savoir comment il était arrivé là. S'en sont suivis un voyage en ambulance et une semaine plutôt angoissante à essayer de reprendre des forces. 

Memento mori. 

J'pense qu'on a tous des moments comme ça où on se rend compte que, au yâble les plans à long terme, notre vie c'est maintenant qu'elle se vit. Personnellement, c'est quand j'ai fait une hémorragie interne à cause d'une grossesse ectopique. La mort de ma maman en a rajouté une couche ensuite. 

Bref, mon chéri est allé voir son employeur et a demandé à travailler désormais à temps partiel, quatre jours par semaine. Et l'employeur a accepté! :) (Ils sont pas fous : l'augmentation accordée va disparaître dans la diminution du temps de travail.)

Donc à partir de l'automne, nous serons tous les deux à la maison une journée par semaine, pour travailler sur nos projets personnels et dîner en amoureux. Wow! Un repas entre adultes par semaine, le luxe!

J'sais pas pourquoi je dis ça, mais j'suis sûre qu'il ne regrettera pas sa décision! ;) 

vendredi 6 juillet 2018

Hey, mais c'est ma fête!

Hey, mais c'est ma fête!

Coudonc, me semble que ça fait même pas un mois que j'ai mis un billet en ligne pour annoncer que je venais d'avoir 35 ans!

Depuis, j'ai.. euh... l'impression de pas avoir fait grand chose. :( Sauf que je dois me rendre à l'évidence : me voilà rendue à 36 ans. Y'a donc une année qui a passé!!!

Ok, "Écrire et publier au Québec" est arrivé sur les tablettes, j'ai publié quelques nouvelles, j'en ai écrit d'autres qui ont été acceptées et qui sortiront bientôt, mais, misère, me semble que mes romans avancent pas. J'en ai deux de terminés, mais ils demandent un solide retravail.

Ce qui veut dire qu'il me faudrait un peu de temps au calme, entre deux commandes et contrats, pour m'y mettre sérieusement...

Ah, mais, attendez... J'ai rien de prévu aujourd'hui!

S'cusez, j'vous laisse! ;)

Passez une bonne journée, adorables lecteurs, pis prenez un verre de quelque chose de frais à ma santé!

(Vous choisissez ce que vous voulez, moi je m'en vais me trouver un peu de rosé! C'est délicieux à siroter en travaillant! ;)

mercredi 4 juillet 2018

Trop chaud pour... rien

Je ne vous étonnerai pas en vous disant qu'il fait chaud.

Le genre de chaleur écrasante qui me fait remercier tous les dieux dont je connais les noms (et une couple dont je suis pas sûre de l'orthographe) d'avoir investit dans un air climatisé.

Le genre de chaleur qui, normalement, me garderait bien cloîtrée à l'intérieur ou alors (comme à l'époque où je ne bénéficiais pas des joies du climat intérieur régulé) m'enverrait errer de centre d'achat en café, avec un arrêt dans un cinéma et un passage obligé par la bibliothèque de l'UQAM, gigantesque glacière souterraine montréalaise.

Bref, le genre de chaleur où il fait trop chaud pour tout, même pour écrire, même des billets de blogue (d'où le silence de lundi)...

Quand on est un adulte.

Parce que, comme je le découvre depuis samedi, quand on est une petite fille de presque quatre ans, il ne fait jamais trop chaud pour quoique ce soit.

Courir en plein soleil? Pfff! Y'a rien là. (Et tant pis pour les parents qui essaient de suivre.)

Alors depuis samedi, mon quotidien alterne entre des visites dans les jeux d'eau (histoire de pouvoir me rafraîchir tout en courant derrière mon inépuisable fille), des pique-nique (pour pouvoir rester plus longtemps aux jeux d'eau) et des visites au parc (même si j'ai l'impression que j'en reviens plus trempée que des jeux d'eau!!!). Hier, ma puce m'a fait l'insigne honneur d'accepter qu'on aille à la bibliothèque municipale, divinement climatisée. Ouf! Sur le chemin du retour, elle a couru à toutes jambes (et s'est écorchée un autre genou... elle aura bientôt plus d'écorchure que de peau!).

Faits à propos de l'enfance que j'avais oublié :
1- Il ne fait jamais trop chaud
2- Des genoux blessés, c'est le signe d'une bonne journée bien active.

vendredi 29 juin 2018

Titre et démarche artistique

Je travaille depuis longtemps sur un roman réaliste qui va aborder la question du deuil d'un parent.

Roman qui n'a pas été facile à écrire, vous vous en doutez ptêt. En même temps, ce fut cathartique.

Roman qui avait été prévu pour un éditeur, qui l'a finalement refusé (parce qu'il n'ouvrira pas la collection à laquelle le titre était destiné).

Roman qui a reçu des bons mots d'un adjoint d'un autre éditeur, avec des demandes de modification... juste avant que cet adjoint change d'emploi.

Bref, un roman qui est né sous de drôles d'auspices et qui n'a toujours pas trouvé preneur.

Heureusement, les changements qui m'ont été suggérés m'emballent. Sauf qu'ils m'effraient aussi, car ils sont très ambitieux, techniquement difficiles. Le résultat pourrait être magnifique ou, si je me plante, une bouillie totale.

Et puis, au milieu de toutes ces aventures, ce foutu roman n'a toujours pas de titre. J'en ai essayé 5 ou 6, mais rien n'est à mon goût, rien ne colle.

Dernièrement, je suis tombée sur l'expression parfaite pour intituler ce récit. Seul problème : elle est en japonais.

Et il n'y a rien de japonais dans ce roman, qui se passe au Québec, avec des personnages québécois.

Rien... sauf les affections de l'auteure! Sauf l'impact du Japon sur ma propre démarche artistique, centrée sur le conflit, oui, mais également sur une certaine philosophie shinto-bouddhiste d'équilibre intérieur.

Alors j'ai écrit ce fameux titre japonais dans le haut de la première page du manuscrit, juste pour voir... Et, dans ma tête, y'a eu un déclic. Voilà, j'ai, enfin, mon fil conducteur.

Voyons où il me mènera. :)