vendredi 24 mars 2017

Facebook et les étourdis

L'autre jour, sur Facebook, je faisais part de mes angoisses à l'idée que mon roman en cours soit mauvais.

(Pour faire une histoire courte, j'expliquais que ça fait trois ans que j'ai pas aligné ça 35 000 mots dans le même projet et ça m'angoisse d'être arrivée à ce point, parce que comme j'écris pas vite, c'est 6 mois de ma vie qui y ont passés. Et c'est pas encore tout à fait fini. Les nouvelles, c'est tellement moins risqué comme investissement! Mais comme dans tous les domaines, sans risque, pas de chance d'avoir des rendements intéressants.)

Un gars bien intentionné est intervenu dans la discussion pour me dire en gros "Mais tu sais, dans ton processus d'apprentissage, au début, c'est normal d'écrire de nombreux romans sans qu'ils trouvent preneur. Un jour, ça va marcher tes affaires!"

Je me suis rendue compte dans les minutes suivantes que le gars ne savait pas que j'avais déjà publié. Plusieurs fois. Et que l'écriture était désormais ma job.

Mais il se permettait de m'inonder de sa sagesse.

Mettons que comme base de dialogue, c'était moyen.

J'oublie toujours que la majorité des gens sur Facebook en viennent à ne plus se rappeler qui sont ces gens qu'ils ont ajouté comme "amis". Mais que cela ne les empêche pas de donner leurs opinions sur les statuts de ces quasi-inconnus. Sans consulter préalablement leur profil pour se rafraîchir la mémoire.

Je ne sais pas trop ce qu'ils espèrent...

Avez-vous une théorie?

mercredi 22 mars 2017

Travail d'équipe (2)

Comme je l'ai déjà mentionné, je travaille depuis plusieurs années sur un projet à six mains. Oui, vous avez bien lu, j'ai écrit "années". Au pluriel.

Parce que le problème avec l'écriture en équipe, c'est qu'on est confrontés à ce genre de situation...

Équipier I (par courriel) - Faut rédiger la C4 pour telle date. J'suis un peu dans le jus, mais j'm'en occupe bientôt.

Moi (toujours par courriel) - Je la fais maintenant si ça te dépanne.

Équipier I - Je veux bien. Faut voir si C est d'accord.

Équipier C - Oui oui, j'suis dans un rush moi aussi, alors allez-y.

Rédaction d'un premier jet de la C4. Relecture du premier jet par Vincent. Envoie aux équipiers. Délai pour laisser les copains lire.

Équipier I - Je ferais quelques modifications. Je les ai mises dans le fichier attaché.

Équipier C - Y'a beaucoup de phrases non verbales.

Moi - Quel fichier attaché?

Équipier C - Ah ah ah!

Équipier I - Oups, le voilà.

Moi (après lecture desdites modifications) - Bonnes suggestions! Je les intègre. Et ça règle le cas des phrases non verbales.

Retravail du texte.

Moi - Ok, voici la version 2.

Délai le temps que tous la lisent et, possiblement, la soumettent à l'approbation de leurs propres conjoints, enfants, premiers lecteurs ou autres conseillers techniques.

Équipier I - Ah! C'est beau pour moi! C, est-ce que ça te va?

Équipier C - C'est parfait!

Bref, même quand tout le monde s'entend bien (ce qui a heureusement été le cas tout au long du projet), la moindre modification ou création d'une page de texte mène à un roman-fleuve de courriels, à d'innombrables versions qu'il ne faut pas oublier de numéroter et à beaucoup, beaucoup, de temps écoulé.

Cela dit, on achève! Vous en entendrez parler sous peu! (Et si vous êtes de fins limiers, vous aurez ptêt deviné l'identité de mes deux complices! ;)

lundi 20 mars 2017

Ah tiens...

Ah tiens, j'avais oublié de planifier un billet pour ce matin.

Désolée, je me reprendrai mercredi.

... Si j'ai fini de réviser le guide de l'utilisateur que mon chum a écrit pour son projet!

Depuis le temps qu'il lit mes nouvelles et mes romans, c'est la moindre des choses de l'aider à mon tour.

Mais 80 pages de documentation techniques en anglais, c'est prenant quand même! O.o

(Une chance que j'ai déjà été tech writer et que le jargon informatique ne m'est pas totalement hermétique)

vendredi 17 mars 2017

Annonces diverses

C'est vendredi!

Avez-vous survécu à notre méga-tempête de neige?

Notre garderie (commodément située à 3 minutes de voiture de chez nous) étant demeurée ouverte, Éliane a pu s'ébattre dans la neige avec ses amis pendant que, après une petite séance de pelletage qui a compté pour mon entraînement du jour, je restais bien au chaud chez moi à écrire.

Vive la vie de travailleuse autonome! hihihihi! ;)

Parlant de travail et d'écriture, deux projets auxquels j'ai collaboré seront bientôt en prévente aux Éditions des Six Brumes. Je vous en parlerai bientôt, mais en attendant, vous pouvez vous préparer à participer au concours du "Cirque des monstres". Le jeu consiste à identifier des auteurs à partir de photos tronquées et de surnoms.

Surveillez la page des Six Brumes pour plus de détails.

Et si vous avez un peu de temps en fin de semaine et que vous aimez les labyrinthes, mon chéri a rendu disponible un jeu d'évasion illustrant les possibilités de son outil de création de donjons virtuels. Pas de monstre à affronter, pas de manipulation difficile avec la souris et le clavier, il suffit de trouver son chemin dans des souterrains pour gagner la partie..

Ceux qui connaissent mon légendaire sens de l'orientation (hum...) se douteront que le beta-test auquel je me suis livrée m'a occupée pendant plusieurs heures... :p 

mercredi 15 mars 2017

Don et contre-don

Évidemment, comme toujours, après avoir annoncé que je prenais une pause de blogue pour les Fêtes, j'ai eu l'idée d'un billet génial, inspiré par tous les articles sur le thème de "Noël est devenu ridiculement matérialiste" et...

Et pour une fois, je me suis retenue de le publier pendant ma pause annoncée et je l'ai gardé pour plus tard. Désolée, donc, s'il arrive trop tardivement pour chambouler votre conception des Fêtes. ;)

Savez-vous d'où vient l'habitude de se faire des présents à Noël et à nos anniversaires?

Elle découle du fondement de toutes les sociétés pré-industrielles : le don et le contre-don. (Aussi nommé évergétisme si on se réfère aux Grecs et aux Romains).

C'est quoi ça? Eh bien, dans la majorité des sociétés anciennes (ou des sociétés actuelles dites "primitives", c'est-à-dire moins obsédées que la nôtre par l'éternel débat Mac ou PC), les gens aisés, pour bien marquer leur importance et leur richesse, faisaient régulièrement des dons à leurs concitoyens moins bien nantis.

Selon les époques et les sociétés, ces dons prirent plusieurs formes. À Babylone, le roi remettait des écheveaux de laine ou des poutres de bois. À Rome, durant l'Antiquité, les riches faisaient des dons en argent ou en pain. Et dans tout l'Europe médiévale, les seigneurs donnaient des lopins de terre.

Pour leur part, les gens moins nantis offraient un contre-don, c'est-à-dire un remerciement plus ou moins symbolique.

À Babylone, les paysans offraient des jours de travail (destinés à entretenir le système d'irrigation des terres) en échange de la laine et du bois. À Rome, les citoyens offraient à leur bienfaiteur la protection de leur présence physique (lors des manifestations) ou leur vote durant les assemblées (non, ça date pas d'hier, mais dans le temps c'était officiel au moins!). Durant l'Europe féodale, les paysans juraient fidélité à leur seigneur (on appelait ça "l'hommage") et remettaient une partie de leur récolte en échange de la terre.

À nos yeux, ces contre-dons ont l'air de loyer ou de paiement différé, mais en fait, les dons avaient souvent une valeur monétaire nettement supérieure aux contre-dons. Les riches et puissants dépensaient la majorité de leur fortune (acquise par le commerce ou la guerre) en dons.

D'accord, tous ces dons et contre-dons étaient rarement désintéressés, mais ils permettaient de cimenter la société, d'aplanir les inégalités et ils s'exerçaient tout au long de l'année. (Et puis entre un riche qui donne sa fortune aux pauvres et un riche qui travaille seulement à accroître son profit, je sais lequel je préfère. Surtout que je ne me fais pas d'illusion : dans les deux cas, s'il veut être élu quelque part, il le sera!)

Cette pratique du don et du contre-don s'étendait à toutes les couches de la société. Lorsque l'administrateur d'un village voulait être réélu malgré des catastrophes (famine, épidémie, incendie, etc.), il faisait des dons aux villageois pour alléger leurs malheurs. Lorsque le fils ainé d'un homme décédé voulait prouver qu'il en était le digne successeur, il faisait des dons à sa parenté, y compris à ses rivaux (qui se retrouvaient obligés de répondre avec un don plus généreux ou de déclarer forfait). Et lorsqu'un père de famille voulait prouver à ses enfants qu'il les aimait, il leur faisait des dons (et les enfants, des câlins!).

Vous voyez où je m'en vais avec ça?

Ben oui : avec le temps, les changements des systèmes économiques et politiques, ainsi que la perte des réflexes généreux des élites, les dons sont devenus des cadeaux, presqu'exclusivement réservés à la sphère familiale.

Et la notion de contre-don, en tant que réponse symbolique qui n'a pas besoin d'avoir la même valeur que le don, s'est perdue.

De nos jours, le seul temps où une entreprise fait des dons, c'est à Noël, devant l'œil d'une caméra et après avoir soigneusement calculé que le remboursement d'impôt additionné aux retombées médiatiques renflouera ses coffres.

Au sein des familles, les gens se sentent obligés de donner des cadeaux de la même valeur monétaire que ceux reçus. Même si la personne qui leur offre le cadeau est trois fois plus riche qu'eux. Même si cela les pousse à l'endettement. Les cadeaux sont devenus des transactions économiques au lieu d'être des expressions de générosité des plus nantis envers les plus démunis. Après tout, en cette ère du paraître, personne ne voudrait admettre un défaut de richesse!

Je trouve ça infiniment triste. Parce que souvent, devant le casse-tête économique que sont devenus les cadeaux, on abandonne simplement (volontairement ou sur insistance de nos créanciers!). Il n'y a presque plus de présents pour les adultes sous les sapins de Noël. Plus de cadeaux d'anniversaire quand on a passé 25 ans.

Depuis deux ans, profitant de mon statut d'écrivaine sans le sou, j'ai décidé de renverser la tendance et je me suis mise à offrir à ma parenté de petits cadeaux symboliques. Quelques biscuits, des tuiles au chocolat, des noix sucrées, des plats cuisinés... bref, des dons de temps (ressource dont je suis relativement riche) et d'amour.

En échange, j'ai reçu des livres, du vin, des câlins, des bisous, des visites au spa (merci chéri!), selon les moyens de la personne qui recevait le cadeau.

Et, savez-vous quoi? Je ne me suis jamais sentie spoliée ou gênée. Il y a eu don, il y a eu contre-don, les calculatrices ne sont pas intervenues et c'était parfait! :)

J'espère que, peu à peu, l'habitude des cadeaux symboliques, des petits gestes généreux qui veulent simplement dire "je pense à toi" ou "je sais que tu en as besoin", et qui sont dénués d'attente de contrepartie monétaire de valeur équivalente, reviendra dans ma famille.

Car pour une historienne, ressusciter un petit bout de passé, c'est toujours le plus beau des cadeaux! ;)

Et qui sait, ptêt qu'un jour j'arriverai aussi à convaincre des entreprises et des millionnaires de se remettre à l'évergétisme. J'aimerais aussi faire l'élevage de licornes... :p

lundi 13 mars 2017

Être historienne et écrivaine, c'est...

Être historienne et écrivaine, c'est offrir à une collègue écrivaine une opinion informée et nuancée (avec références à l'appui) sur une époque donnée.

C'est se faire contredire par Jo-Blo qui a écrit un livre pseudo historique bourré de clichés approximativement situé à la même époque (et qui en profite pour vendre ledit livre).

C'est découvrir deux ans plus tard que la collègue a suivi l'opinion de Jo-Blo.

Pis c'est hausser les épaules avec fatalisme, parce que, hé, c'est pas la première fois que ça arrive. (Ouaip, l'histoire se répète.)

Dommage, avec les nuances, ça aurait fait une meilleure intrigue. :p

vendredi 10 mars 2017

La réécriture et les narrateurs multiples

J'achève mon projet de roman réaliste. Plus que deux chapitres et demi à écrire. Puis, après un petit repos, j'enclencherai la réécriture. Comme souvent chez moi, ça s'annonce assez léger comme travail : je n'ai pas de personnage à retrancher ou de péripétie à revoir. (Hé, un moment donné, mon habitude des plans hyper détaillé et mon rythme d'écriture digne des escargots, faut que ça paye!)

Par contre, comme l'histoire est racontée par plusieurs narrateurs, et que je ne me suis pas vraiment concentrée à leur insuffler une voix narrative propre durant l'écriture du premier jet, je crois que ma première réécriture va s'inspirer de ma vieille méthode maniaque pour retravailler les dialogues. Je vais lire, les uns à la suite des autres, les chapitres racontés par un personnage, puis par un autre. Ça devrait m'aider à cerner chaque narrateur et à lui donner sa "couleur".

En prime, comme je lirai le récit dans le désordre, j'espère que ça m'aidera à repérer les tics d'écriture, le vocabulaire répétitif, etc.

Ce sera une première expérience de relecture du genre. Qu'est-ce que vous en pensez? Ça vous semble casse-gueule comme idée ou potentiellement fructueux?

mercredi 8 mars 2017

Suis-je féministe?

Au début de mon adolescence, j'avais embrassé à fond le mouvement féministe, y compris dans ses dérives moins jolies où on finit par rabaisser les hommes au rang de brutes sans cervelle, ni empathie. J'étais une femme, je pouvais donc tout faire. Et seule, de préférence.

Cependant, à mesure que je me rapprochais de l'âge adulte, je me suis mise à fréquenter des gars. Et à les trouver moins idiots et insensibles que prévus. À préférer leur franchise aux manières insidieuses des filles. Au point de me retrouver éventuellement avec un cercle d'amis exclusivement masculins. Puis j'ai rencontré mon chum. Et j'ai vu à quel point certaines dérives du féminisme pouvaient être blessantes pour les hommes. J'ai abandonné le terme, lui préférant "égalitariste". Je me suis rendue compte qu'en tant que femme, je pouvais faire tout ce que je voulais. Surtout si mon chum m'appuyait.

Sauf que cette position d'égalitarisme, c'est bon pour une Québécoise (ou pour la femme du Premier Ministre du Canada). Oui, il reste des combats à mener ici pour l'égalité des sexes, mais ça reste des petites luttes. Les combats de fond (notamment la reconnaissance des femmes en tant qu'humains adultes à part entière bénéficiant du droit de disposer de leur corps), ils ont été menés et gagnés. Il ne reste qu'à changer les habitudes et les mentalités, processus qui prend malheureusement beaucoup de temps.

Cependant, ce n'est pas le cas partout sur la planète. Il y a encore des pays où les femmes ne peuvent pas voter, détenir un compte de banque, prendre des contraceptifs, avorter, étudier, choisir qui elles vont marier, contredire un homme en public... Même ici, de temps à autres, un politicien réactionnaire essaie d'attaquer les droits acquis.

Et tout ça, ça m'enrage au plus haut point.

Alors, ouais, je pense que je suis féministe. Parce que je vais toujours me battre pour que les filles aient les mêmes droits que les gars. Mais je n'oublierai plus de réclamer qu'elles aient aussi les mêmes devoirs.

Homme ou femme, il faut qu'on puisse faire tout ce qu'on veut de notre vie. Avec l'appui de l'autre moitié de l'humanité.

lundi 6 mars 2017

C'est quoi ça un stéréotype de genre?

C'est quoi ça un stéréotype de genre?

Ma puce l'ignore.

Dites-lui pas, ok?


Puce (vêtue de sa plus belle robe et armée de son tournevis en plastique) :
J'pense que le problème est par là papa...
Je vais te dévisser ce truc-là pendant que tu t'occupes du reste...

vendredi 3 mars 2017

Trapped et l'enquête policière dans la neige

Je viens de finir d'écouter la télésérie "Trapped/Ofaerd" sur Netflix. Une série policière islandaise en 10 épisodes.

Pas nécessairement une télésérie que je recommande, car elle avait un rythme très lent qui, ajouté à l'obligation de lire les sous-titres, pourrait en rebuter plusieurs. (Mon chum s'est d'ailleurs emmerdé royalement pendant la première heure et m'a laissé poursuivre l'écoute en solo).

Cependant, il y avait plusieurs éléments dans cette série que je voyais pour la première fois à l'écran. Et ils m'ont fait sourire, car ils auraient été parfaitement à leur place dans une série policière québécoise. (Si on avait le courage et/ou les moyens de tourner dans la neige nous aussi...) Notamment :

- Une poursuite en voitures sur chaussée enneigée et glacée. (De manière très réaliste, le véhicule du poursuivi prend le fossé et le policier le rattrape à petite vitesse.)

- Plusieurs poursuites à pied dans un mètre de neige. (Avantage : impossible de perdre la piste et le suspect pourra être plaqué violemment au sol quand on le rejoindra. Inconvénient : de manière fort réaliste, les deux coureurs s'arrêtent fréquemment pour reprendre leur souffle et il arrive que l'un d'eux perdre une botte!)

- Un personnage qui sort sans attacher son manteau et qui s'arrête pour le fermer comme il faut. (Je note aussi que tous les personnages fermaient soigneusement les portes derrière eux en quittant des bâtiments.)

- Des arrestations effectuées sans menottes, sans bousculade, sans cris.

- Un suspect pointant une arme à feu qui est désarmé par une manœuvre de corps à corps appropriée.

- Le personnage de fille sexy apparaissait le plus souvent vêtue d'un gros foulard, une tuque, des mitaines et un gigantesque manteau bien attaché. (Il n'est pas nécessaire de se geler pour être belle!)

- Des jeunes qui jouent au soccer sur une fine couche de neige. (Hé! Ils ont même pas peur d'exposer leur mini-comédiens au froid là-bas!)

Bref, le tout présentait un vent de fraîcheur (jeu de mot délibéré), ainsi qu'une culture climatique et policière très différente des produits américains habituels. Et pourtant si proches de la nôtre! Juste pour ça, j'ai adoré!

mercredi 1 mars 2017

28 jours sans alcool... ouin, pis?

Depuis un mois, je vois beaucoup de statuts Facebook et d'articles à propos des gens qui ont fait le défi "28 jours sans alcool". Des gens qui disent que ça a "redéfini leur rapport à l'alcool" ou que ça les a "amené à réfléchir sur leur consommation".

Et je peux pas m'empêcher d'avoir un malaise.

Un mois sans alcool, c'est assez pour représenter une épreuve? Pour provoquer une réflexion sur leur manière de boire?

Wow! Y'a une méchante gang de monde avec des problèmes d'alcool! O.o

Je sais que le défi est supposé servir à ça : conscientiser les gens qui souffrent peut-être d'alcoolisme fonctionnel. Mais... tout ce monde-là?

J'veux dire... J'aime boire de l'alcool, il m'est arrivé d'en prendre de bonnes quantités (lire : trop), il m'est arrivé de boire souvent dans un mois, mais...

Mais j'ai bu à peu près 6 gorgées d'alcool durant mes neufs mois de grossesse, puis j'ai toffé un autre 14 mois d'allaitement avant de me remettre à boire plus qu'une once de vin à la fois. Est-ce qu'il y a eu des occasions où ça m'a manqué? Bien sûr. Particulièrement au Jour de l'An (champagne!) et à chaque fois que je me faisais un plat de pâtes un peu relevé (y'a rien, absolument rien, qui accompagne des pâtes épicées aussi bien qu'un verre de Valpolicella). Mais je n'ai pas pensé que je buvais trop avant. Juste qu'il n'y a pas grand chose qui présente la même complexité gustative qu'un bon vin rouge.

(Remarquez, après mes quasiment deux années sans alcool, j'ai constaté que je m'étais ennuyée davantage du vin rouge, du cognac et du whisky que de la bière... est-ce que ça compte comme une "réflexion sur ma consommation"? ;)

Bref, je ne bois pas d'alcool tous les jours. À toutes les semaines, oui, la plupart du temps, mais ce n'est pas une règle absolue.

J'peux pas croire que je suis une exception. Vous, ça a l'air de quoi votre consommation? 28 jours sans boire, ça vous semblerait une épreuve ou alors vous auriez juste à y penser le samedi soir et à déboucher une bouteille de Perrier au lieu de celle de vin?