samedi 24 décembre 2016

Joyeuses Fêtes!

Je vous souhaite à tous un très joyeux Noël!

Si jamais vous êtes fauchés, c'est pas une raison pour déprimer : distribuez des sourires, ça fait toujours plaisir! :D

La preuve

Joyeuses Fêtes!

jeudi 22 décembre 2016

Bilan 2016

D'habitude, je publie mon billet de "bilan" entre Noël et le Jour de l'An. Résultat : tout le monde étant occupé à fêter en famille (ou à se reposer intensément), ça passe plutôt inaperçu.

Alors cette année, j'ai décidé de procéder différemment : moi aussi je vais prendre une pause entre Noël et le Jour de l'An! (Ok, j'avoue que ma décision est en partie motivée par le fait que les maladies successives de tous les membres de ma famille ont mis à mal mes préparatifs soigneusement planifiés et que j'ai plus de cuisine à faire que prévu dans les prochains jours!)

L'année 2016 a marqué un tournant pour moi : c'est la première année où je pouvais vraiment dire que j'étais uniquement écrivaine (ma puce étant entrée à la garderie, le titre de "maman à temps plein" ne s'appliquait plus).

Écrivaine à temps partiel par contre. Trois jours par semaine. En théorie. Parce qu'en pratique, ces trois journées me servaient aussi à faire des animations, des critiques, du mentorat, de la rédaction commandée, aller à divers rendez-vous, abattre les tâches ménagères accumulées, préparer de la bouffe d'avance, m'entraîner, me reposer en cas de maladie, entretenir mon réseau social... et tout cela pouvait tomber à l'eau en cas de maladie de ma puce! Bref, en moyenne, je dirais que j'ai pu travailler deux jours par semaine.

Sachant que j'écris environ 1000 mots par jour, mettons que les projets n'ont pas avancé aussi vite que je l'aurais voulu. Surtout qu'il s'en est rajouté un en cours de route! Je termine donc ma première année d'écrivaine avec deux ouvrages à moitié rédigés au lieu du bouquin terminé que j'avais espéré.

Cependant, j'ai aussi complété l'écriture d'un guide pratique (à paraître en 2017) et de six nouvelles, dont quatre seront publiées en 2017 (n'ayant pas soumis l'une des deux autres, je trouve la moyenne pas pire pantoute!). Alors je n'ai pas trop besoin de m'en faire : mon année à venir sera quand même chargée.

Côté revenu, j'ai atteint entre 40% et 140% de mon objectif, dépendamment de la méthode comptable utilisée. En clair : le chèque relié au Prix Canada-Japon m'a été promis en octobre, mais je le recevrai seulement en mars prochain! Peu importe dans quelle année je le comptabilise, il renflouera mes économies et m'aidera à continuer d'essayer de vivre de ma plume. (En plus de me remonter le moral quand ça ira moins bien!)

Pourquoi est-ce que je dis "essayer" de vivre de ma plume? Parce que c'est pas gagné. Même en calculant que je vise un revenu minime qui servira surtout d'appoint à notre revenu familial (10 000$, soit de quoi payer ma part de l'épicerie, la garderie et mes dépenses personnelles), la route pour l'atteindre me semble longue. Surtout quand une revue où je publiais régulièrement (Alibis) ferme subitement (mine de rien, Alibis me rapportait 5% à 10% de mon revenu annuel!).

Pour me mettre à l'abri de ce genre de coups durs, j'ai récemment entrepris de diversifier mes activités (critiques, ateliers, animations, mentorat, rédaction) et j'ai réussi à me bâtir quelques revenus réguliers (une école, un atelier d'écriture, un client pour la rédaction), mais ce n'est pas toujours facile. L'investissement en temps (de préparation, d'entretien du réseau) est important et les retours sont incertains.

Avec les écoles, surtout, j'ai vécu beaucoup de déceptions. Parfois, les gens voudraient que je revienne régulièrement, mais les règles d'attribution des subventions à l'interne les en empêchent. Ou alors les profs changent et le projet tombe à l'eau. Je commence cependant à avoir une belle banque d'animations toutes prêtes, alors au moins quand on m'invite j'ai peu de temps de préparation à investir.

Côté ateliers, j'adore en donner, mais le temps de préparation et de correction post-atelier est vraiment grand, alors la rentrée d'argent (si on calcule un taux horaire) est toujours faible en comparaison (cette année au moins je suis arrivée à gagner à peu près le salaire minimum! youhouhou!). J'envisage cependant de créer une formule plus courte, axée sur des thèmes spécifiques (un peu comme le fait Éric Gauthier), ce qui me permettrait d'en faire plus d'un par année.

Pour sa part, le mentorat a été un peu décevant, mais c'est en grande partie de ma faute. Dorénavant, je vais me faire payer d'avance! Parce qu'il a été très difficile de faire comprendre à certains débutants que "payer un mentor" ne veut pas dire "acheter des bons commentaires". Et puis, payée d'avance ou pas, c'est épuisant de lire des textes bancals et d'essayer d'imaginer des manières de les corriger! (Chapeau à tous les directeurs littéraires qui font ça à temps plein!!!) Je ne sais pas si je vais continuer dans cette voix. Cela dépendra des opportunités je suppose.

C'est sans doute parce que j'émergeais d'une longue hibernation post-accouchement, mais il me semble que 2016 a été l'année où j'ai vu le plus de collègues se lancer dans les info-lettres, les pages d'auteur, l'auto-édition... et me semble que juste à les regarder aller, je suis épuisée! Oui, je pourrais sans doute publier des textes en format électronique, faire un effort de graphisme et de mise en page (malgré ce qu'on pourrait penser en voyant le blogue, je ne suis pas nulle en design graphique), transformer le blogue en info-lettre, essayer d'appâter des lecteurs, m'ouvrir un site web ou une page Facebook d'auteur, mettre du contenu exclusif à ces endroits-là... bref, jouer la game des statistiques, de la course aux like, de l'auto-promotion, dans l'espoir que ça me rapportera un meilleur revenu qu'en faisant affaires avec un éditeur...

Mais pour le moment, je n'en ressens pas le besoin. Je dirais même que la seule pensée de tous ces efforts me décourage. J'aurais l'impression de m'éparpiller. J'admire ceux qui le font (allo Dominic et Pierre-Luc même si j'ai pas de billet à mettre en preuve!), mais je crois que ce n'est pas pour moi.

J'entends souvent des collègues-écrivains dire qu'ils veulent surtout être lus. Et à chaque fois, je me sens un peu mal, un peu anormale. Parce que moi, je veux surtout écrire. Comprenez-moi bien : j'ai toujours mon lecteur en tête, j'écris pour lui, pour le faire voyager, le faire vibrer, j'adore être lue, j'aime qu'on vienne me jaser de mes bouquins (ou qu'on commente mes billets de blogue)... mais si je dois choisir entre investir du temps pour gagner des lecteurs ou investir du temps pour écrire un nouveau texte, le texte gagne à tous les coups.

Bref, 2016 aura aussi été l'année où je me suis rendue compte que j'avais absolument besoin d'un éditeur pour faire une partie de la job de promotion à ma place! Hihihihi! (Restera à en trouver un qui s'y investira sérieusement...)

Sur des plans plus personnels, cette année m'aura permis de renouer avec le café chaud, de lire 76 bouquins (pas tous bons, loin de là, mais j'étais contente de recommencer à lire), de découvrir comment un mini-humain développe son langage, d'apprendre un nouveau terme médical (bronchospasme), de refaire ma garde-robe, de reprendre une forme physique acceptable (même si y'a encore beaucoup de travail à faire) et de désespérer de pouvoir enfin passer du temps avec mon chum.

Dans l'ensemble, ce fut une excellente année, dédiée à l'écriture et à l'expérimentation, qui a passé à la vitesse de l'éclair. J'en veux au minimum 70 autres de  même!

Qu'est-ce que j'envisage pour 2017? Vous le saurez après Noël! ;)

lundi 19 décembre 2016

Depuis vendredi

Depuis vendredi :

- ma puce a fait 39 de fièvre, ce qui lui a fait manquer la garderie

- mon chum s'est fait intoxiquer au gluten pendant son party de bureau (et à voir sa réaction, c'était pas des traces de miettes de pain à cause d'une contamination croisée! on dirait plutôt qu'on lui a carrément fait manger de la farine de blé!)

- après deux jours, la fièvre de ma puce s'est changée en rhume carabiné qui la fait tousser toute la nuit

- l'intoxication de mon chum lui donne des crampes intenses, des nausées et de la fatigue aigue, alors il ne dort pas bien non plus

- et la toux de ma puce est par moment si intense qu'elle en vomit

Donc désolée à l'avance pour les billets manquants et/ou décalés, mais entre le petit nez à moucher, le linge (et les planchers!) à laver, pis les deux malades à réconforter, j'suis un peu débordée.

Une chance que mes préparatifs pour Noël étaient quasiment finis!

Chez vous, ça va?

vendredi 16 décembre 2016

Ancrer les dialogues

Je ne sais pas si c'est ma (lointaine) formation en écriture dramatique qui me pousse à le remarquer, mais il me semble que je rencontre souvent, dans mes lectures, des dialogues qui n'ont pas été ancrés dans le récit.

Lorsqu'on écrit pour le théâtre (ou la télé ou les films), on doit, au début de chaque scène, donner en didascalie (non du texte qui n'est pas destiné à être lu par les comédiens) des indications de temps, de lieux et, idéalement, la mise en situation des personnages. Exemple :

Chambre à coucher du couple, le matin, l'épouse se coiffe tandis que l'époux noue sa cravate.
ÉPOUSE - Chéri, est-ce que tu me trouves grosse?
ÉPOUX - Est-ce qu'il y a une bonne réponse à cette question?

Voilà, la scène (et son dialogue) est ancrée, on sait où et quand elle a lieu, on devine même certaines indications non dites (si l'homme noue sa cravate, il doit s'en aller travailler, car on porte rarement une cravate pour paresser chez soi...).

Je crois que lorsqu'on écrit un roman, il est important de donner les mêmes indications au lecteur. Évidemment, on ne peut pas (et je dirais même que, à moins d'un concept narratif particulier, on ne doit pas) les balancer de manière aussi schématique qu'avec les didascalies, mais il faut, d'une manière ou d'une autre, inclure ces éléments dans la scène. Et, idéalement, au tout début. Apprendre après une page de texte que les personnages se parlent à travers les barreaux d'une prison peut déboussoler le lecteur qui les imaginait plutôt tranquillement assis dans leur salon!

Je crois qu'il faut aussi entrecouper le dialogue de gestes, d'événements, de descriptions des émotions ou des sensations des personnages. Sinon, on finit vite par avoir l'impression que lesdits personnages ne sont que des bouches qui parlent, des esprits désincarnés suspendus dans un vide intersidéral.

Ou alors je suis la seule à penser de même?

mercredi 14 décembre 2016

Smoothie congelé, méthode testée

(Que j'aurais aussi pu intituler "un autre billet de cuisine, juste pour faire plaisir à Daniel! :p )

J'aime les smoothies. Surtout quand ils ont l'air de jus de chaussettes de martien. Mais même si la mode vante leur côté pratique (ça s'avale vite et c'est une manière facile d'inclure des légumes dans notre alimentation), pour ma part je leur vois beaucoup d'inconvénients : il faut avoir les nombreux ingrédients sous la main, ils doivent être relativement frais si on veut profiter de leurs bienfaits et, surtout, il faut actionner longuement un mélangeur (communément nommé blender, machine infernale dont le bruit m'agresse au plus haut point), puis le laver (ou au moins le rincer).

Plusieurs blogues lifestyle (traduction : dont les blogueurs passent leur vie à vous donner l'impression qu'ils ont une existence tellement plus simple que la vôtre) ou de cuisine suggèrent de séparer les ingrédients en portions individuelles et de les congeler ainsi. Le matin venu, hop, on met un sac d'ingrédients gelés dans le blender. Ok, ça règle le problème de la disponibilité des matières premières. Mais pas celui du bruit et du lavage de vaisselle. En plus, mon mélangeur, malgré les promesses inscrites sur la boîte, ne peut pas réduire en purée des fruits gelés, faudrait que je les décongèle avant.

Toutefois, dernièrement, j'ai découvert une nouvelle piste de solution. J'ai lu (et je ne sais plus où alors je m'excuse si c'était chez vous!) qu'on pouvait faire congeler un smoothie fraîchement préparé dans un bac à glaçons. Puis, quand on veut un smoothie pour son déjeuner du lendemain, on remplit un grand verre de cubes de smoothies et on laisse dégeler au frigo toute la nuit.

Ça me semblait trop beau pour être vrai, alors j'ai décidé de tester la méthode. J'ai passé au blender une barquette de bébés épinards (environ 4 tasses), deux bananes, une tasse de jus de pomme et une tasse d'eau. Ça m'a donné environ 6 verres de mon smoothie vert préféré (chacun contenant plus de 2 portions de fruits et légumes). J'en ai bu un, j'ai versé les autres dans des bacs à glaçons et j'ai fait congeler.

Le soir même, je me suis livrée à mon premier test : suivant les instructions, j'ai mis des cubes à dégeler dans un verre au frigo. Le lendemain matin, la mixture était à peu près dégelée. Mais aussi un peu déphasée. Qu'à cela ne tienne : après un bon brassage à la cuillère, le smoothie avait repris son aspect normal et était très bon.

Par contre, ça m'a donné une idée. Pour mon second test, j'ai mis les cubes dans un contenant refermable à large goulot (c'était une bouteille de plastique, mais un pot masson ferait l'affaire si vous vous sentez hipster). Ça a dégelé toute la nuit et, au matin, j'ai brassé la bouteille vigoureusement, ouvert et bu. Hourra! Un smoothie mousseux instantané!

En plus, je me suis rendue compte qu'avec cette méthode (la bouteille refermable), il est possible pour les travailleurs d'amener un smoothie dans leur lunch et de le boire comme dessert. Il n'y a qu'à mettre les cubes gelés dans la bouteille avant de partir de la maison et ce sera dégelé à l'heure du dîner! (En prime, la bouteille va servir de mini ice-pack!)

Yé! Je vais désormais pouvoir préparer mes smoothies à l'avance (une seule utilisation de blender par semaine = le paradis!) et boire mon jus de chaussettes de martien pendant tout l'hiver! :) Ça tombe bien, la salade commence à avoir l'air trop tristounette à mon goût et je manquais de légumes verts.

Je ne sais pas si la méthode fonctionnera aussi bien avec des mélanges qui contiennent des produits laitiers ou du tofu soyeux par contre. Mais si, comme moi, vous utilisez les smoothies pour pallier aux carences des journées de type café et rôties/sandwich au jambon/ pâtes (allez, avouez, vous aussi vous en avez des comme ça!), ça devrait bien aller! :)

lundi 12 décembre 2016

Gérer ses rêves

Je pense que ce qui le plus difficile lorsqu'on est écrivain (ou autre créateur), c'est d'apprendre à gérer ses rêves et ses aspirations.

Quand on crée, on prend nos rêves et on s'en sert comme matériel de base. On les examine sous tous les angles, on imagine leurs répercussions, on construit dessus, on les enfle, on les exagère, bref, on les laisse prendre toute la place.

Mais dans notre "vraie vie", c'est-à-dire quand on est pas en train de créer, il faut faire très attention de ne pas tomber dans le même piège.

On rêvait de publier un roman et ça se concrétise? Il ne faut pas s'imaginer en entrevue à la télé, en récipiendaire du prochain Nobel de littérature, autour de la table des Immortels de l'Académie française ou en tête-à-tête avec Stephen King dans un resto chic et discret du Maine.

Oui, ça pourrait arriver. En théorie. Dans un roman.

Dans la vraie vie, ça n'arrivera probablement pas.

Je crois que si on en est conscient, on deviendra un artiste (relativement) zen, qui accumulera lentement une certaine réputation et, qui sait, un peu d'argent.

Mais si on perd la réalité de vue trop longtemps, si on s'autorise à rêvasser, à espérer le succès, on risque de développer des faux espoirs et d'aller au-devant de grandes déceptions. Il y a tellement de choses que l'artiste ne contrôle pas et qui peuvent influencer son succès!

Ayant commencé ma carrière en me disant que ça ne marcherait jamais et que je n'avais pas ce qui fallait pour réussir, je n'ai pas eu trop de désillusions. Mais, ces jours-ci, je regarde mon chum s'aventurer dans un domaine artistique, pourtant un peu plus facile que la littérature, et j'ai le cœur qui saigne en voyant ses rêves s'écorcher au contact de la réalité.

Ne te décourage pas, mon amour. Tu vas réaliser ton rêve... même s'il se révèle peut-être plus petit que prévu.

(Pour ceux que ça intrigue, mon chum travaille sur un outil destiné à des développeurs de jeux vidéos.)

vendredi 9 décembre 2016

Tofu-loché

Il y a quelques temps, tandis qu'on préparait le menu de la semaine, j'ai proposé à mon chum des hamburgers. La proposition fut accueillie tièdement. C'est alors que j'ai eu une idée. Ça faisait plusieurs fois que je voyais des recettes de tofu effiloché style "pulled pork" sur Internet. Peut-être que je pourrais en essayer une...

Devant l'enthousiasme de mon chéri, je me suis lancée (mon chum est le seul gars que je connais qui préfère le tofu au boeuf, pis ça fait partie de son charme : sans lui, je mangerais du steak beaucoup trop souvent! lol!). Et on a bien aimé le résultat. Alors, à la demande de Mariane (Prospéryne) voici ma recette de Tofu-loché.

Tofu-loché (tofu effiloché style "pulled-pork", avec ou sans gluten)
(Pour environ 6 sandwichs bien garnis)

Un demi-oignon
Un bloc de tofu ferme
Quelques cuillères à soupe de sauce BBQ (avec ou sans gluten)
Un trait de sauce tamari (avec ou sans gluten)
Une tasse de chou râpé (ou de carottes râpées)
Quelques cuillères à soupe de mayonnaise (avec ou sans gluten)
Un trait de vinaigre de vin ou de riz
Quelques pincées de sel
Pain à burger (avec gluten, sauf si vous êtes obligés de faire autrement!)

Hachez l'oignon et faites-le revenir dans une poêle.

Pendant ce temps, râpez le tofu avec une râpe à grandes ouvertures et ajoutez-le dans la poêle avec les oignons. Faites sauter le tofu quelques minutes pour le réchauffer et lui donner un peu de texture.

Ajoutez un trait de sauce tamari et quelques cuillères à soupe de sauce BBQ, au goût. Le but est que le tofu "boive" la sauce et que celle-ci serve de liant, pas de se retrouver avec une préparation détrempée.

Pendant que le tofu finit de réchauffer, mélangez le chou râpé (ou les carottes râpées ou un mélange des deux, d'ailleurs un mélange pour salade de chou du commerce fait aussi l'affaire) avec de la mayonnaise, quelques pincées de sel et un trait de vinaigre. Vous voulez obtenir une salade de chou croquante et bien vinaigrée, dont le goût fera contrepoint au tofu moelleux et sucré.

Garnissez un pain à burger avec une bonne portion de tofu assaisonné et de la salade de chou (et/ou de la moutarde forte et/ou des pickles à l'aneth et/ou du cheddar fort, bref ce que vous avez l'habitude de mettre dans vos sandwichs au pulled-pork).

Miam, c'est prêt!

La préparation de tofu se conserve quelques jours au frigo et la salade ne perdra de son croquant qu'après 48 heures de réfrigération, alors n'ayez pas peur des restes. :)

mercredi 7 décembre 2016

Mots anglais dont je suis jalouse

Puisqu'on jase de vocabulaire depuis quelques billets, il y a deux mots anglais dont je suis absolument jalouse, parce que j'ai jamais réussi à trouver un équivalent français.

Le premier est "chuckle". Définition officielle : un rire rentré, réprimé. Dans la vie, cela correspond au bruit qu'on fait quand, devant une situation tellement ironique ou décourageante qu'elle en devient presque drôle, on expire avec force, bouche ouverte, et que ça donne un son à mi-chemin entre le soupir et le rire.

Les dictionnaires francophones suggèrent de le remplacer par "ricane" ou "glousse", mais ça ne me satisfait jamais vraiment, car ricaner me semble trop franc (d'ailleurs si on regarde le mot anglais suggéré pour traduire ricaner, on nous dit plutôt "sneer") et glousser trop typique des adolescentes!

Le second mot que j'envie est "snort". Définition officielle : un son explosif fait par une expiration brusque, par le nez, pour marquer la dérision, l'indignation ou l'incrédulité. Dans la vraie vie, ça ressemble au bruit précédent, mais la situation étant encore moins amusante, on garde la bouche fermée, alors ça sort par le nez.

(À ce point-ci, je ne peux pas m'empêcher de vous imaginer en train de faire les deux bruits pour comprendre ce que je raconte et/ou sentir la différence entre les deux...)

Les dictionnaires francophones suggèrent cette fois "renifler" (mais non, l'air sort, il rentre pas!) ou "s'ébrouer" (j'parle pas d'un cheval!). Bref, là encore, rien de satisfaisant.

Avez-vous des alternatives à proposer?

Ou des mots que, vous aussi, enviez à l'anglais ou à d'autres langues?

lundi 5 décembre 2016

Exceptions au dernier billet

Dans le dernier billet, je m'insurgeais contre le principe même des mots à bannir.

Cependant, je dois préciser que je vois une exception à ce principe.

Les mots "insolites" et "étranges".

Dernièrement, je les rencontre à toutes les sauces. "L'homme entra dans un bureau insolite". "La femme portait une robe étrange".

Je ne sais pas pour vous, mais moi quand je lis ça, je me demande pourquoi le bureau est insolite et pourquoi la robe est étrange. Or, dans la plupart des textes, l'histoire continue son petit bonhomme de chemin sans que l'auteur prenne la peine de répondre aux questions soulevées par l'usage de ces adjectifs!

Ne faites pas ça, ok? Si vous écrivez que quelque chose est insolite, étrange, exotique, intéressant, particulier, bref si vous employez un adjectif appartenant au domaine du "hors normes", dites ensuite POURQUOI!

Sinon, tous les fantômes de vos personnages morts ou délaissés reviendront bientôt vous hanter!

(Car je possède l'insolite rituel étrange qui permet d'arriver à ce résultat atypique, nah! :p )

vendredi 2 décembre 2016

Les mots à bannir

Je ne compte plus le nombre de fois où j'ai vu des listes du genre "les dix mots à éliminer de vos écrits". Invariablement, on y retrouve à peu près les mêmes : beau, laid, petit, grand, gros, avoir, être, faire, dit-il, ça, comme... et tous les adverbes en "-ment". (Oui, je sais, ça fait plus de dix)

Ça m'attriste. Pauvres petits mots mal aimés!

Il me semble pourtant que, du point de vue de l'écrivain, il n'y a pas de "mauvais" mot. (Non, même pas les "mauvais mots"!) Il n'y a que des mots mal employés, qui ne servent pas le style et l'histoire.

On peut écrire tout un texte avec des "mots de base" comme petit, grand, gros, avoir, être, etc., si on écrit du point de vue d'un enfant ou d'une personne très peu éduquée.

Il est possible de parsemer un texte d'anglicisme si le narrateur est anglophone. Ou si les personnages lisent ou entendent un texte qui est supposé être en anglais ou traduit de l'anglais.

Même chose pour les québécismes et autres régionalismes : si leur emploi se justifie, ils ont leur place. Ils peuvent même donner de la couleur aux dialogues si le narrateur utilise pour sa part un niveau de français plus relevé.

Les sacres, jurons et autres injures sont tout à fait à leur place dans la bouche d'un personnage mal élevé, peu éduqué ou en colère.

Même les faux emplois ("récuré" utilisé à la place de "récupéré" ou "stimulé" au lieu de "simulé") peuvent jouer un rôle s'ils sortent de la bouche (ou de la tête) d'un personnage pédant qui se croit plus cultivé qu'il ne l'est.

J'admets que les mots supposément "pauvres" ou "à bannir" doivent être maniés avec prudence. Ce sont, tant qu'à moi, des termes "à surveiller". Vous ne voulez probablement pas (sauf en présence des contextes particuliers cités ci-haut) en mettre un par ligne.

Mais vous ne voulez pas non plus écrire un texte où "Possédant un cœur semblable à ceux des saints, l'homme de taille minime effectua l'amour à la superbe esseulée." (Traduction : Comme le nain avait bon cœur, il fit l'amour à la belle esseulée.)

Tsé veut dire... :p

mercredi 30 novembre 2016

Le mystère du magasinage féminin

Un ami, à qui je confiais mon peu d'amour pour la mode et le magasinage, m'a récemment répondu : "C'est ça, à entendre les filles parler, vous haïssez toutes magasiner, mais pourtant me semble que vous êtes toujours rendues là!"

Je dois admettre qu'il a partiellement raison. Même si je ne magasine pas souvent, c'est fou le temps que je peux perdre dans des boutiques de linge! (Surtout depuis que j'ai entrepris de refaire ma garde-robe.) Mais l'autre jour, en me préparant pour le salon du livre, j'ai compris pourquoi.

Avoir prévu mon affaire davantage, j'aurais photographié juste mon linge fait au Québec...
J'ai regardé trois vestes achetées dans la dernière année. Toutes à ma taille. Mais quelle taille? Petit, moyen, grand. Toutes les possibilités sont représentées!

À côté de ça, le linge de mon chum se décline dans le large, large et large.

Je sais maintenant pourquoi on perd autant de temps à magasiner quand on est une fille : c'est parce qu'on a aucune idée de la taille qu'on doit acheter!!! (Et c'est long essayer 3 exemplaires du même morceau pour découvrir que, finalement, c'est la coupe et non la taille qui pose problème...)

lundi 28 novembre 2016

Envoye, Noël, amène-toé!

Il me semble que, par les années passées, Noël me donnait toujours l'impression de me tomber dessus. Oui, l'horaire des soupers de famille était organisé depuis longtemps, mais j'avais l'impression que c'était loin tout ça. Encore plusieurs semaines... Puis j'entrais dans une pharmacie un 3 décembre pour m'acheter des Advils et, BAM! la musique de Noël, les décorations et les ensemble-cadeau me rappelaient que, oh merde, j'avais une maison à décorer, de jolis vêtements à prévoir, de la bouffe à préparer, des cadeaux à acheter et déjà plus beaucoup de temps pour faire tout ça.

Mais cette année, j'ai une petite puce qui va à la garderie. Là-bas, le sapin a été monté dans la semaine suivant l'Halloween. Ça c'est aussitôt mis à parler de Noël autour de moi, à demander des suggestions de cadeau, les soupers se sont organisés...

Et, pour une fois, on dirait que j'ai pas manqué le bateau! Les cadeaux sont achetés (enfin, ceux que je fais, hein, parce que depuis que j'ai réduit Noël, pas question de le laisser enfler à nouveau), les jolis vêtements seront issus de la portion de ma garde-robe destinée aux salons du livre et la maison est décorée (avec un nouveau sapin, parce que notre antiquité artificielle était rendue qu'elle perdait plus d'épines qu'un vrai), au grand bonheur de ma puce!

Ce sourire-là donne envie de monter trois autres sapins! :)
D'ici à Noël, il ne me reste donc qu'à cuisiner. Ce sera quand même pas une sinécure : faut que je prépare de la bouffe pour le brunch du 26 décembre au matin. On reçoit 18 personnes. Avec un menu sans gluten et végétarien. Dire qu'il y a eu une époque où ça m'aurait vraiment inquiétée! ;)


Là en plus je peux admirer mon magnifique sapin pour me détendre.
Bref, je regarde mon calendrier et je peux pas m'empêcher de me dire "Envoye, Noël, amène-toé, on est prêts à te recevoir!"

Pis chez vous, les préparatifs se présentent comment?

vendredi 25 novembre 2016

Sortir de sa zone de confort

J'aime sortir de ma zone de confort. Tellement que des fois je m'illusionne en me demandant si j'ai vraiment ça, moi, une "zone de confort".

Puis je reçois un courriel d'une amie, Valérie Harvey aka Nomadesse.

Courriel dans lequel elle m'invite à participer à un recueil de nouvelles.

Ça me tente toujours ça!

Qui serait publié chez Québec-Amérique.

Oui! Oui! Oui!

Et qui rassemblera des textes parlant d'amour.

Hein? Quoi? Pardon?

Je relis le courriel. Oui, j'ai bien compris. Valérie m'invite à écrire une nouvelle sur le thème de l'amour. Un texte optimiste. Avec composante sf ou fantastique si j'y tiens, mais les sentiments doivent être au cœur du récit.

Euh...

Plusieurs mois ayant passé, je peux maintenant avouer (sans risquer de faire paniquer Valérie) que sur le coup, je me suis retrouvée bien embêtée. Un texte optimiste, axé sur les sentiments?!? Je ne pouvais pas être plus loin de ma zone de confort!

J'ai dit oui, évidemment, parce qu'on ne refuse pas la chance de publier chez Québec-Amérique (entk, ça ne m'est jamais passé par la tête). Mais je me demandais ce que j'allais bien pouvoir raconter.

Coïncidence, quelques semaines plus tard, mon chum et moi nous sommes retrouvés invités à un mariage. Un gros mariage. Le genre de truc trop gros, trop arrangé, trop fake, où la mariée capote deux minutes avant de prononcer ses vœux parce que la nappe de la table d'honneur n'est pas exactement de la même couleur que la robe des bouquetières.

Et là, entre une interminable séance de photos et un lancé de bouquet artificiel, une idée m'est tombée dessus. Au milieu de tout ça, j'ai trouvé la lueur d'optimiste qu'il me fallait.

J'ai écrit mon texte, Valérie l'a accepté et, dans quelques mois, vous pourrez lire le résultat. (Le recueil, intitulé "L'amour au cœur de la vie", sortira en février prochain et comptera 13 auteurs au sommaire).

Et vous pourrez me dire comment vous trouvez ma plume quand elle sort de sa zone de confort! ;)

mercredi 23 novembre 2016

Processus créatif normal

Voici les étapes qui, je dois m'y résigner après huit ans d'écriture assidue, semblent faire partie de mon processus créatif normal :

Étape 1 : Ô, j'ai une bonne idée! (rédaction complétée : 0%)
État mental : Extase, joie et autres bonheurs.
Actions posées : Écriture des grandes lignes de l'arrière-monde, des personnages et de l'intrigue en mode "flux de pensée" (presque de l'écriture automatique), puis mise en place du plan

Étape 2 : Ce sera mon meilleur bouquin! (rédaction complétée : 1 à 10%)
État mental : Concentration, assiduité, sérénité.
Actions posées : Recherches de fond et écriture frénétique

Étape 3 : Ce projet est nul! Je suis nulle! Ma vie est nulle! (rédaction complétée : 10% à 30%)
État mental : Dépression.
Actions posées : Magasinage en ligne, niaisage sur Facebook, lecture des journaux et alignement pénible de quelques phrases afin que le manuscrit progresse un peu.

Étape 4 : Ah tiens, cet élément est intéressant... (rédaction complétée : 30% à 60%)
État mental : Retour progressif de l'envie d'écrire et de la confiance en mes capacités.
Actions posées : Écriture plus régulière, recherche sur des points de détail.

Étape 5 : J'achève! (rédaction complétée : 60% à 100%)
État mental : Légère obsession pour tout ce qui entoure le projet.
Actions posées : Écriture frénétique. Repas, et même cafés!, fréquemment oubliés.

Étape 6 : Ouf! C'est fini. Les projets du genre, on ne m'y reprendra plus!
État mental : Essoufflement créatif. Amusement en constatant qu'on a encore déprimé pour rien. Fierté devant le produit fini.
Actions posées : Détente. Lectures diverses. Écoute de beaucoup de télé. Arts martiaux. Trekking. Percolation d'influences extérieures inspirantes et...

Ô, j'ai une bonne idée!

(Allez, dites-moi qu'on est tous pareils...)

lundi 21 novembre 2016

La question de la fin de semaine

Je suis très fière de mon prix Canada-Japon, car c'est pour moi la confirmation qu'en faisant un travail de recherche (et d'écriture!) rigoureux, je peux arriver à reconstruire une civilisation. Pour moi qui ai toujours voyagé grâce aux livres, découvrir que je peux faire voyager à mon tour des lecteurs avec mes écrits, malgré mon peu de moyens pour les voyages, c'est la plus belle des récompenses.

En fin de semaine, on m'a demandé à de multiples reprises si j'allais utiliser les 10 000$ qui viennent (ou, entk, viendront) avec le prix pour aller au Japon.

Sachant qu'avec cette somme, je peux soit aller passer quelques semaines au Japon, soit écrire pendant un an, qu'est-ce que vous pensez que j'ai répondu?

"On verra quand je gagnerai un prix du Gouverneur Général!" Hihihihihi!

Ma méthode dans la vie : viser haut, comme ça c'est pas grave si on bloque à mi-parcours! ;)

(J'ai choisi d'essayer de vivre de ma plume. Ça implique quelques sacrifices et l'un d'eux est de ne pas dépenser en luxes les gros montants qui me tombent dessus, malgré la tentation!)

mercredi 16 novembre 2016

Salon du livre de Montréal 2016

Bon, ben, le blogue fera relâche vendredi, parce que je vais être au Salon du livre de Montréal.

Je serai en signature au stand des Éditions du Phoenix (146) :

Jeudi 17 novembre : 12h à 15h

Vendredi 18 novembre : 12h à 14h

Samedi 19h novembre : 17h à 19h30
(Ben oui, je travaille après le cocktail... J'espère que malgré quelques coupes de vin, je ferai pas trop de faute dans mes dédicaces!)

Avant ou après mes séances, vous avez de bonnes chances de me croiser au kiosque des Six Brumes (348) ou alors en train de fouiner dans la section pour les tout-petits! (J'ai des cadeaux de Noël à acheter pour ma puce!)

lundi 14 novembre 2016

Invitation spéciale

En passant, si vous avez envie de venir prendre un verre avec moi samedi soir, les Éditions du Phoenix organisent un petit cocktail dans le cadre du salon du livre de Montréal pour célébrer mon prix Canada-Japon.

Ça se tiendra à 17h, au stand 146!

Passez me voir! :)

vendredi 11 novembre 2016

Remontée en flèche

L'année 2016 a été dure sur mon moral. Pour une raison très simple : je n'ai pratiquement rien publié! (une seule nouvelle et c'était une réédition d'un texte à distribution limitée) Pourtant, avec ma puce qui commençait la garderie, j'ai écrit comme jamais. Trois jours par semaine, 4 à 8 heures par jour, j'ai posé mes doigts sur mon clavier et enchaîné les phrases.

Mais il faut compter avec les délais habituels du monde littéraire : les projets collectifs auxquels j'ai participé ne sortiront qu'en 2017. Les romans auxquels je travaille ne verront sans doute pas le jour avant 2018... et ça c'est si je me botte le derrière pour les terminer rapidement.

Je suis dans le creux de la vague créée par l'arrivée de ma puce dans ma vie. C'est drôle : je m'attendais à ce qu'il y ait un creux, mais comme ma puce est née en 2014, je croyais qu'il arriverait avant. Mais non, encore une fois, à cause des délais habituels (et du fait que j'ai travaillé d'arrache-pied juste avant sa naissance pour remplir un peu mes tiroirs), c'est deux ans plus tard que je le ressens.

Bref, tout ça pour dire que, jusqu'à récemment, plus 2016 avançait, plus je déprimais.

Et puis le téléphone a sonné. Quand la dame du Conseil des Arts du Canada s'est présentée, je ne comprenais pas ce qu'elle me voulait. J'ai cru à un appel de sondage. Puis elle a prononcé les mots "prix Canada-Japon" et "lauréate". Je crois que mon cerveau a mis une bonne minute à saisir ce qu'ils signifiaient.

Depuis ce coup de téléphone mon moral est remonté en flèche. J'ai senti mon travail reconnu. Mon avenir s'est éclairé. Mes finances ont poussé un soupir de soulagement.

Et là j'ai hâte à 2017! :)

... pis à la remise officielle du prix. Parce que j'ai toujours pas l'argent entre les mains et une école vient d'annuler les six journées d'animation qu'elle m'avait commandée, pour cause de subvention non reçue. Et faut que je paie le gars qui a réparé la fuite d'eau dans ma porte d'entrée. Ah, les aléas de la vie de travailleuse autonome!

jeudi 10 novembre 2016

Constat d'écrivaine de SF

Constat d'écrivaine de SF à la suite de l'élection de Trump :

Toute personne qui publiera une dystopie tant qu'il sera en poste risque de n'être pas suffisamment pessimiste quant au sort du monde.

mercredi 9 novembre 2016

Les impacts du changement d'heure

Dans ma vie de "pas encore maman", chaque changement d'heure signifiait que j'avais 50% de chance d'arriver trop tôt ou trop tard au travail le lundi matin. Si on passait la journée du dimanche chez nous à faire la grasse matinée, puis à manger du pain doré plein de gluten devant une série télé (s'cusez, j'ai une tite larme nostalgique là), c'était sûr qu'on oubliait complètement de jouer avec nos horloges.

Mais bon, quand t'as pas d'enfant et peu de contraintes d'horaire, tu t'en fous un peu d'arriver d'avance ou en retard. (Sauf en cas de réunion importante ou d'examen...)

Maintenant que je suis responsable d'un petit être, je déploie beaucoup d'efforts pour ne pas oublier les changements d'heure, parce que, bon, on a des horaires à respecter dorénavant.

Après deux ans et demi d'expériences diverses (changement d'heure progressif, 10 minutes à la fois étalé sur une semaine; changement d'heure avant le coucher; changement d'heure durant la nuit; etc), j'en suis arrivée à une conclusion :

Désormais, un changement d'heure signifie que j'ai 100% de chance d'avoir une petite fille marabout au sommeil perturbé pendant au moins une semaine.

Pis je risque d'oublier d'écrire des billets de blogue.

Où est-ce qu'on peut voter pour abolir ce foutu système d'heure avancée, reculée, séparée dans le milieu, alouette? Y'a pas une Ligue de la libération des horloges quelque part? :p

AJOUT : La preuve que le changement d'heure ne me fait pas, c'est que j'hallucine une victoire de Trump ce matin. Attendez minute... J'hallucine pas?!? Euh... Est-ce qu'il y a une loi qui interdit l'ajout de cognac dans le café à 8h le matin? Parce que me semble que ça me prendrait ça pour faire passer la nouvelle...

vendredi 4 novembre 2016

La fameuse annonce! (Prix littéraire Canada-Japon 2016)

Enfin! Je peux officiellement partager avec vous cette nouvelle qui m'a fait pousser des cris de joie (et d'incrédulité) lorsqu'on me l'a annoncée : Hanaken, le sang des samouraïs remporte le prix littéraire Canada-Japon 2016!

Quand j'ai écrit le premier tome de Hanaken, Pierre Chartray et moi avions les yeux sur ce prix. Mais je ne l'ai pas remporté.

Liliane Lord, mon éditrice chez Du Phoenix Éditions (qui a m'accueillie chaleureusement au sein de sa maison d'édition quand Pierre a dû fermer la sienne), y a soumis ensuite le deuxième tome. Sans plus de succès.

Elle et moi avons hésité à soumettre le troisième tome. Et puis on s'est dit qu'on avait rien à perdre...

En effet, on avait rien à perdre! La preuve : on a gagné!!! :) (Et quelque part dans les nuées, je crois qu'un ange nommé Pierre me sourit).

Je veux profiter de ce billet pour remercier ceux qui m'ont aidée à faire de Hanaken une série digne de ce prix prestigieux : Liliane et Pierre, bien sûr, mais également Élisabeth Vonarburg (qui m'a appris à écrire), mon mari Vincent Chevalier (qui partage mon amour du Japon et m'a servi de premier lecteur) et mon amie Isa Lauzon (autre première lectrice, qui ne connaissait rien au Japon à l'origine et pouvait donc me signaler les notions qui nécessitaient davantage d'explication).

Ma fierté en recevant ce prix est décuplée lorsque je regarde la liste des gagnants des années antérieures : beaucoup de descendants de Japonais, beaucoup de gens qui ont vécu au Japon... Pour moi, qui n'ai jamais eu l'occasion de voyager autrement que par les livres, c'est la preuve bienvenue que des recherches approfondies peuvent me conférer une maîtrise d'un sujet suffisante pour amener mes lecteurs ailleurs.

Chers lecteurs-compagnons-de-voyage, nous repartirons un jour ensemble, c'est promis!

État des projets

Ces jours-ci, je ne fais pas qu'attendre impatiemment de pouvoir vous annoncer ma super bonne nouvelle. (Quoique...)

Je me déplace aussi pour des animations scolaires. Par exemple, hier, j'étais dans un cégep pour donner un atelier sur l'art d'écrire des critiques littéraires. (Étape 1 : comprenez que vous allez vous faire beaucoup d'ennemis. Étape 2 : ...)

J'en profite pour arriver d'avance à Montréal et squatter des cafés pour lire et écrire en observant la faune locale. J'avais presque oublié à quel point c'était inspirant! :)

Quand je suis à la maison, j'avance tranquillement dans mon projet de roman réaliste, tout en m'inquiétant de mon impression constante qu'il en manque une couche. Écrire un livre dont vous n'êtes pas exactement le public visé me semble plus facile en jeunesse qu'en réalisme. Mais bon, le plan du projet avait été bien reçu, alors je vais mener l'écriture à bien et on verra ce que l'éditeur en dira!

Ces jours-ci, j'essaie de me remettre à l'entraînement, mais c'est pas facile, car après une semaine de répit (bye bye bronchospasme!), j'ai recommencé à tousser (bonjour rhume de garderie gracieuseté de ma puce). J'entame donc mon deuxième mois de maladie. Ai-je besoin de dire que je suis plutôt écoeurée de mal filer? (Heureusement, en février ma fille aura complété sa première année de garderie et il paraît qu'après ça elle nous ramènera moins de microbes... On va espérer que ce n'est pas juste une légende urbaine!)

Avec la complicité du comité organisateur du prochain Boréal, je prépare une table-ronde "de contenu" (un peu comme Luc, Phillipe-Aubert et moi avions fait il y a quelques années au sujet des méthodes de recherche). Mon sujet : demander à des experts du milieu SFFQ de démystifier pour moi certaines notions scientifiques et techniques.

D'ailleurs, puisqu'on en parle, est-ce qu'il y aurait des notions que vous aimeriez qu'on vous explique?

mercredi 2 novembre 2016

Attendre avant d'annoncer

On parle souvent de l'attente à laquelle les écrivains sont confrontés lorsqu'ils ont soumis des manuscrits à des maisons d'édition. Les éditeurs étant débordés, quand on espère une réponse, faut être patients.

Mais il y a d'autres occasions où l'écrivain doit être patient (vous ai-je déjà dit que c'était pas ma principale qualité?), notamment lorsqu'il a pris une entente verbale avec un éditeur, gagné un concours, reçu une bourse ou s'est mérité, d'une manière ou d'une autre, l'annonce officieuse d'une bonne nouvelle.

Annonce qui doit toujours rester confidentielle tant que le partenaire au statut le plus officiel ne brise pas le silence (par un communiqué de presse ou la signature d'un contrat).

Il y a des partenaires qui s'empressent de propager la bonne nouvelle après vous l'avoir annoncée (de vrais petits apôtres).

Y'en a d'autres qui vous laissent patienter pendant quelques semaines.

Mais à date, personne ne m'avait laissé mariner pendant DEUX MOIS!

Je suis sûre que me demander de tenir ma langue pendant deux mois, c'est une forme de torture bannie par la Convention de Genève!

Surtout que là, voici une semaine qu'on me dit "ça devrait sortir demain, ça devrait sortir demain..."

Alors, à défaut de pouvoir enfin partager la bonne nouvelle avec vous, ce matin je partage mon impatience! :p

lundi 31 octobre 2016

Mon panda et son panda

Joyeuses Halloween!

Ce soir, je vais passer de porte en porte avec un duo de pandas!

Ma puce pendant les essayages. Comme vous pouvez voir, elle était pas mal contente de son costume!


vendredi 28 octobre 2016

L'ordre des compléments

Il doit y avoir une règle. En fait, je crois vaguement me rappeler des exercices effectués dans un cours de français au secondaire. Des exercices fastidieux où mes compagnons examinaient une longue liste de critères et tentaient de déterminer quel complément devait être placé avant ou après tel autre. Pendant ce temps-là, je replaçais les phrases dans le bon ordre "à l'instinct", puis je retournais lire.

C'est encore comme ça que je fonctionne "à l'instinct", selon une logique que je ne prends pas le temps d'analyser. C'est ma sensibilité à la langue qui me permet de dire que cette phrase :

"Il parle assez fort pour qu’elle l’entende depuis l’autre pièce commander le souper."

est mal foutue. Que :

"Il parle assez fort pour qu’elle l’entende, depuis l’autre pièce, commander le souper."

ou

"Il parle assez fort pour qu’elle l’entende commander le souper depuis l'autre pièce."

c'est mieux. Plus clair, plus harmonieux.

Maintenant, si quelqu'un peut m'indiquer la règle (avec référence web de préférence) histoire que je la fasse apprendre par cœur à certains apprentis-écrivains, vous m'épargnerez des maux de tête! À défaut de pouvoir leur enseigner l'instinct... O.o  (Je crois qu'il se développe quand on lit une centaine de livres par année...)

mercredi 26 octobre 2016

Culture du viol et éducation des enfants

Ça parle beaucoup, dernièrement, de la culture du viol qui imprègne une partie (horriblement rétrograde) de notre société et qui consiste, en gros, à croire que les filles qui veulent vraiment éviter le viol arrivent à le faire et que certaines femmes mériteraient de se faire violer. Or, j'ai l'impression que le débat a connu certains dérapages.

Un ami me disait dernièrement qu'il ne sait plus comment élever ses deux garçons. Que doit-il leur dire? Ont-ils le droit de regarder les filles? De leur dire qu'elles sont jolies? Ou alors doivent-ils attendre que les filles fassent les premiers pas et/ou se baladent avec des écriteaux proclamant "aujourd'hui vous avez le droit de me cruiser"?

Bon, un moment donné, faut pas exagérer.

Un gars qui sourit à une fille et lui dit qu'elle est jolie ne commet pas une agression. Il vient de lui faire un compliment!

Si le gars n'est pas au goût de la fille ou que le compliment, pour toute autre raison, n'est pas le bienvenu, à elle de lui répondre avec un sourire distrait en passant son chemin ou de l'ignorer ou de détourner les yeux ou de lui adresser un refus poli pour qu'il comprenne qu'elle n'est pas intéressée.

Si, malgré l'absence de réponse positive de la fille à son compliment (ou en présence d'une remarque cinglante, voire d'une grimace de dégoût), le gars insiste, rentre dans son espace personnel, se fait collant ou, pire, essaie de la toucher, là ça devient une agression. Ça devient aussi une agression si la fille répond positivement et que le gars se met tout de suite à la tripoter! Ou alors si le supposé compliment a été hurlé d'un bord à l'autre de la rue avec des termes élégants du genre "Heille, t'en a une crisse de belle paire!".

Bref, je pense que les gars qui savent vivre devraient avoir encore le droit d'aborder les filles de manière polie et respectueuse sans craindre d'être associés à la culture du viol.

L'autre chose, c'est que je lis de plus en plus souvent qu'il faut "apprendre aux gars à ne pas être un danger au lieu d'apprendre aux filles à fuir le danger".

Hum. Oui et non.

Oui, il faut bannir les réponses fatalistes du genre "Boys will be boys" (variante franco-québécoise : "C't'un gars, c'est faitte de même") quand on voit un garçon adopter un comportement inacceptable. Il faut apprendre aux hommes qui ne le savent pas que quand une fille dit "Non, merci", le mot important c'est "non", pas "merci"!

Mais non, je ne pense pas qu'on peut se permettre de ne plus apprendre aux filles à fuir le danger. Il est vrai que toutes les mesures de prudence du monde n'élimineront pas le risque d'agression. Et qu'en cas d'agression, la victime, peu importe les risques qu'elle aura encourus, ne sera pas à blâmer (après tout d'autres femmes auront couru les mêmes risques sans conséquences fâcheuses, puisqu'elles ne seront pas tombées sur un prédateur humain). Cependant, je préfère qu'on continue d'informer les filles sur les mesures de protection à leur disposition et qu'on leur laisse évaluer les risques auxquels elles veulent faire face au lieu de se cacher la tête dans le sable et de clamer qu'une fille devrait "pouvoir se promener nue et saoule dans la rue sans risquer de se faire violer".

J'suis d'accord, elle devrait pouvoir. (Quoique j'aimerais mieux que le nudisme alcolisé ne deviennent pas un phénomène généralisé...)

Cependant, je vais enseigner à ma fille qu'elle ne le peut pas. Et je vais lui montrer à se défendre verbalement, physiquement et émotionnellement en cas d'agression. En croisant les doigts pour que ça suffise.

Mais je vais aussi lui dire de sourire au moins brièvement aux gars qui lui font des compliments. Parce que mon chum m'a appris que les gars respectueux et bien élevés ont souvent besoin de beaucoup de courage pour aborder une fille. Même si on est pas intéressées, ils méritent qu'on les repousse avec gentillesse.

Vous savez, la plupart des gars sont des humains eux aussi.

lundi 24 octobre 2016

L'historique est un genre

Dans la foulée du billet d'hier, j'aimerais spécifier un truc... Normalement, quand on parle de "littérature de genre", on sous-entend "science-fiction, fantastique, fantasy, horreur, policier".

Personnellement, j'ai l'impression qu'il faut ajouter "historique" à cette liste. Ou, à tout le moins, certains romans historiques.

Je vous explique mon raisonnement.

Qu'est-ce qui relie la science-fiction, la fantasy, le fantastique et l'horreur? Les trucs "qui ne se peuvent pas", bien sûr, mais aussi l'importance, pour l'auteur, d'établir une cohérence interne, des règles claires, qui assurent que ses inventions seront crédibles.

Qu'est-ce qui relie le fantastique, le policier et certains textes de science-fiction et d'horreur? L'obligation de faire un minimum de recherche afin d'ancrer le récit dans le réel.

Qu'est-ce qui relie la fantasy, le fantastique et l'horreur? Il arrive souvent que le contexte de ces histoires s'inspirent d'époque historiques réelles.

Voyez-vous où je m'en vais avec ça?

L'auteur qui se lance dans un récit historique n'est donc pas si différent de l'auteur qui se lance dans certains récits de genre. Comme lui, il doit se livrer à des recherches.

Et, surtout, une fois ses recherches effectuées, il devra, pour intégrer ses personnages fictifs à l'histoire réelle, établir une cohérence interne, des règles claires qui assurent que ses inventions seront crédibles.

Évidemment, ce n'est pas vrai pour les romans historiques qui se veulent des biographies de personnages plus ou moins célèbres. (Puisque, dans ces cas-là, l'élément "fiction" est plutôt absent).

Anecdote personnelle : quand j'ai commencé à imaginer Hanaken, je pensais en faire un roman de fantasy. Finalement, la magie a pris le bord, car j'avais assez d'intrigues et d'aventures à raconter sans embarquer dans ce genre de mystère, mais ma démarche d'écriture est demeurée la même!

vendredi 21 octobre 2016

Comme s'il en manquait une couche

Récemment, en lisant un roman de littérature blanche, j'ai éprouvé un curieux sentiment d'absence.

Comme si, dans cette œuvre réaliste et stylée, il "manquait une couche" de créativité.

L'écriture était magnifique, les personnages étaient vrais, leurs drames étaient prenant, il y avait de la tension, mais...

Mais où était l'aventure? L'intrigue policière? La reconstruction historique dépaysante? L'arrière-monde original? Les interrogations profondes mises en lumière par le contexte inhabituel, le surnaturel ou la super-science?

C'est alors que j'ai compris ce qui explique mon attirance envers les littératures de genre (et certains romans historiques) : pour moi, un bon roman de genre contient tous les éléments d'une bonne œuvre de littérature blanche... avec une couche de créativité en plus.

Sans cette dose supplémentaire d'invention, j'ai tendance à trouver les histoires, écrites ou télévisées, un peu fades. Une mère qui éprouve des problèmes relationnels avec son adolescent, c'est pas que ça ne m'intéresse pas, mais si en plus ladite maman doit poursuivre des criminels ou s'accoster à la station spatiale, là j'aurai moins l'impression d'écouter les jérémiades de mes anciennes collègues de bureau.

Est-ce que je suis la seule à éprouver cette impression de manque devant des œuvres de littérature générale, même celles qui ont été acclamées?

mercredi 19 octobre 2016

L'art de gâcher une journée d'écriture

Y'a rien de plus simple que de gâcher une de vos précieuses journées d'écriture. Voici ma méthode de choix :

Étape 1 : Faites-vous réveiller à 4h56 du matin par un enfant qui scande "Terminé dodo, terminé dodo" à pleine voix. (Le voisin qui déclenche par erreur le système d'alarme de sa voiture ou le chien inconnu qui jappe sans discontinuer peuvent pallier l'absence d'enfant).

Étape 2 : Vers 7h, une fois la routine matinale de la famille terminée, remettez-vous au lit pour une "sieste de 90 minutes". Par prudence, n'oubliez pas de régler votre réveille-matin afin d'éviter de passer la journée au lit.

Étape 3 : Réveillez-vous 2h30 (ou plus) après vous êtes couché, avec le réveille-matin qui joue à fort volume depuis au moins une heure. Constatez que votre subconscient l'avait gentiment intégré à vos rêves.

Étape 4 : Une fois douché, sustenté et caféiné, remarquez qu'il est presque 11h et que vous avez perdu la moitié de votre journée.

Étape 5 : Écrivez un billet de blogue au sujet de votre mésaventure, histoire de vous dire que vous aurez au moins fait quelque chose de créatif avant midi. :p

lundi 17 octobre 2016

Pas de diminution de services, hein?

Juste avant la naissance de ma puce, nous avons eu une chance inouïe : mon chum s'est vu assigner un médecin de famille (sous la forme d'une infirmière praticienne) qui faisait partie de l'unité de médecine familiale de notre hôpital. Peu à peu, cette super infirmière qui mérite bien son nom a pu prendre toute notre famille en charge. C'était merveilleux! Un suivi humain, global, personnalisé et, surtout, une clinique d'urgence où on pouvait appeler le dimanche soir à 23h, quand bébé toussait à s'en étouffer après trois jours de fièvre, laisser un message sur leur répondeur et recevoir un retour d'appel le lundi matin à 8h qui nous informait de notre rendez-vous plus tard dans la journée.

Bref, dans notre système de santé actuel, c'était le paradis, un rêve de patient.

Entre vous et moi, dans toute autre industrie, ça aurait représenté le gros minimum. J'veux dire, c'est de même que ça marche avec mon garagiste...

La semaine passée, je vous en ai parlé, c'est moi qui ait eu besoin d'un rendez-vous. J'ai donc appelé de très bonne heure le matin, me disant que je laisserais un message.

Surprise! L'option pour laisser un message afin d'avoir un rendez-vous en urgence n'existait plus. L'option de laisser un message pour obtenir un rendez-vous régulier non plus. Le seul moyen de parler à quelqu'un et d'obtenir un rendez-vous, c'était désormais d'appeler durant les heures d'ouverture, soit entre 8h et 16h (mais pas entre 12h et 13h, heure du dîner), du lundi au vendredi.

Hum, bizarre. J'ai patienté et j'ai rappelé à 8h tapantes. Après avoir patienté 30 minutes en ligne, j'ai finalement pu parler avec une secrétaire qui m'a informée qu'ils n'avaient plus de boîte vocale depuis une semaine, à cause de leur intégration avec le CSSS, et que là l'urgence était pleine pour la journée. Pas de problème, ai-je dit, je peux attendre à mardi.

Vous devinez ce qu'elle m'a dit, hein?

Eh oui : "Il va falloir rappeler mardi". J'en revenais pas (j'avais même un peu le goût de brailler : j'étais au téléphone depuis 8h tapante et l'urgence était déjà pleine, quel espoir avais-je que mardi soit différent et que je réussisse à avoir un rendez-vous cette fois?). Et je crois qu'elle non plus. Je lui ai expliqué la situation. Elle a convenu que ça n'avait pas de sens, m'a dit qu'elle aviserait ses supérieurs et me rappellerait.

Je ne sais pas ce qui s'est dit à l'interne, mais une heure plus tard, mon téléphone sonnait. J'avais un rendez-vous pour le mardi. Ouf!

Le pire, c'est que pendant que j'attendais en ligne entre 8h et 8h30, un message enregistré m'avait expliqué que mon unité de médecine familiale était désormais pleinement intégré dans le CSSS local, mais que cela n'entrainerait aucune diminution de services aux patients.

Oh, le service est peut-être pas diminué, au sens où les gens chanceux et/ou patients arriveront encore à avoir des rendez-vous, mais pour la convivialité et le côté pratique, on repassera!

vendredi 14 octobre 2016

Des ateliers et des pommes

Je suis plutôt satisfaite de mon atelier de cette année. Les expériences que j'ai faites ont été fructueuses.

Lire les textes produits en atelier une fois la journée terminée (plutôt que durant l'atelier même) nous a fait gagner un temps précieux. De plus, chacun a pu lire à son rythme et j'ai eu le temps de commenter davantage.

Demander aux participants d'identifier des narrateurs dans des textes déjà écrits a mis en lumière les ressemblances que présentent certaines voix narratives. C'était intéressant, car lorsqu'on fait plutôt l'exercice d'écrire en utilisant divers narrateurs, on a tendance à se concentrer davantage sur les différences. Cela a également permis de constater que même deux narrateurs identiques ne se ressemblent pas lorsqu'ils sont utilisés par deux auteurs différents.

Finalement, mes exercices de créativité préparatoires à l'écriture de la nouvelle courte ont été fort appréciés. En gros, je demandais aux participants de créer les personnages de leur nouvelle et de décrire leur motivation, puis de changer un aspect de ces personnages (sexe, âge, classe sociale, niveau d'éducation, etc) et de voir si leurs motivations s'en trouvaient modifiées. En ne travaillant pas à partir de nos premières idées, nous sortions de nos zones de confort et cela a donné des résultats forts intéressants.

Il y aura encore des petits irritants à corriger pour la prochaine année (je prévoirai notamment une minuterie pour limiter la durée des commentaires faits sur chaque texte et je m'accorderai un moment pour récapituler le tout et communiquer mes propres observations de manière structurée), mais je commence à me sentir à l'aise avec ma formule d'atelier.

Cela étant dit, aujourd'hui, histoire de combattre ce sentiment de sécurité et de me sortir définitivement de ma zone de confort, je m'en vais cueillir des pommes avec ma cocotte... et une cinquantaine d'autres bambins! La garderie a décidé d'amener les enfants dans un verger et je me suis portée volontaire pour les accompagner. Ouf! Ce ne sera pas de tout repos!

Je sens que j'aurai besoin de pas mal de croustades et de tartes aux pommes pour m'en remettre! :p

mercredi 12 octobre 2016

Bronchospasme

Il y a deux mois, ma petite guerrière nous a ramené un vilain rhume (ou possiblement une bronchite) de la garderie. Elle s'est rétablie assez vite, mais a passé le microbe à mon chum, pour qui ça a traîné un peu. À m'occuper de l'un et de l'autre, j'ai évidemment pogné la bibitte à mon tour.

Je tousse depuis un mois.

Et depuis deux semaines, après quelques jours d'embellie (où j'ai failli faire la gaffe d'aller visiter un ami aux poumons fragiles, j'en tremble encore!!!), je me suis mise à être essoufflée en permanence et à avoir l'impression de respirer avec un seul poumon. Grimper un escalier est une épreuve. Danser avec ma cocotte provoque des quintes de toux qui peuvent mener au vomissement! (Ouais, je sais, trop de détails...) Dormir nécessite du Vicks, des Advils, du sirop pour la toux et une montagne d'oreillers pour me garder en position semi-assise.

Et là je viens d'apprendre pourquoi.

Ma bronchite aurait dégénéré en bronchospasme. En gros, mes bronches, tannées d'être inflammées, ont décidé de fermer boutique! O.o  Ok, on parle d'une fermeture partielle (et temporaire, puisque je ne suis pas asthmatique), mais j'ai quand même le cœur qui pompe en fou depuis des jours pour compenser la baisse en oxygène. Ma médecin m'a d'ailleurs félicitée pour ma bonne condition cardio-vasculaire... Avant de me bourrer d'antibiotiques et pompes diverses!

Je devrais voir les effets dans quelques jours. Mettons que j'ai hâte!

Heureusement pour les participants de l'atelier, le bronchospasme en lui-même n'est pas contagieux et j'ai fait attention de limiter la propagation des microbes (j'ai peu de mérite : je tousse surtout le soir et le matin, alors vous avez évité le pire). Mais si jamais vous présentez des symptômes de rhume ou de grippe dans les prochains jours, ne négligez pas le repos : la bête est féroce! (Pis je m'excuse de vous l'avoir refilée!)

vendredi 7 octobre 2016

Atelier court - Prise 2

En fin de semaine, je vais donner, pour la deuxième fois, la version courte de l'atelier annuel chapeauté par Élisabeth Vonarburg.

L'an dernier, je me suis proposée comme remplaçante sur un coup de tête, voyant que la Grande Dame était débordée et ne pouvait offrir l'atelier aux débutants.

Cette année, ayant su un peu plus tôt qu'Élisabeth me déléguait le boulot, je me suis préparée davantage. J'ai décidé de secouer certaines manières de procéder, d'expérimenter, de mettre la formule davantage à ma main.

Par exemple, au lieu d'expliquer la théorie des narrateurs et de demander aux participants d'écrire un bout de texte avec chaque variation possible (exercice qui nous bouffait un temps fou à chaque fois), cette année j'ai déniché (ou écrit) des extraits de texte pour lesquels je demanderai aux participants d'identifier les narrateurs.

Vais-je me casser la gueule? Je vous en reparle mercredi prochain! (Parce que lundi on sera encore en plein atelier, alors le blogue fera relâche).

Bonne longue fin de semaine! :)

mercredi 5 octobre 2016

Le vieil homme et la guerre / Old Man's War

Je ne parle pas beaucoup de mes lectures sur ce blogue, car depuis quelques années je fais des critiques professionnelles. Comme les comptes-rendus de lecture ne sont pas les textes que j'ai le plus de plaisir à rédiger, j'ai arrêté d'en mettre sur le blogue. Mais cette fois-ci, je ne peux pas passer à côté. Le livre est trop vieux pour être critiqué en revue, mais il mérite, selon moi, toute l'attention qu'il pourra récolter. Cela étant dit...

J'aime beaucoup les space opera, ces romans de science-fiction qui prennent pour acquis que l'humain va un jour coloniser d'autres planètes, bâtir un empire galactique, rencontrer d'autres races intelligentes, s'en faire des ennemis ou des alliés, se battre au milieu de l'espace...

Mais, tout comme la fantasy, c'est un genre qui a déjà connu son âge d'or et dont les versions modernes sont souvent bourrées de clichés. Alors dès qu'on s'éloigne des classiques canoniques, les chances de découvrir des petits bijoux sont minces.

Cependant, quand ça arrive, on frétille de plaisir!

Dernièrement, sur la suggestion de Philippe-Aubert Côté, je me suis procurée Old Man's War (Le vieil homme la guerre) de John Scalzi. Et la lecture fut un pur plaisir! (À preuve, tout en écrivant ce billet, je suis en train d'acheter les quatre bouquins qui suivent.)

La prémisse est intrigante à souhait : la Terre a colonisé d'autres planètes et, pour les défendre, elle fait appel à ses citoyens de soixante-quinze ans et plus. Ceux-ci s'enrôlent dans l'armée et disparaissent pour ne plus revenir. La rumeur prétend qu'ils subissent une thérapie qui leur rend la vigueur de leurs jeunes années. Voilà qui est alléchant lorsque, comme John Perry, le personnage principal, on doit se lever quatre fois par nuit pour uriner et reprendre son souffle après avoir grimpé le moindre escalier! Malgré son grand sens de l'humour, il trouve la vieillesse de moins en moins drôle. Le jour de son soixante-quinzième anniversaire, il s'enrôle donc dans l'armée et, à bord d'un vaisseau spatial qui tient plutôt du centre d'accueil, il tentera, avec l'aide d'autres recrues, de percer les mystères des colonies spatiales et de ses forces de défense.

Je ne vous en dit pas plus, sinon que le récit, narré à la première personne par John Perry, se dévore d'une traite. Et que mon chum et moi avons éclaté de rire plusieurs fois en cours de lecture. Cependant, si on s'amuse des réflexions du personnage, le monde qu'il nous présente est tout à fait réaliste et l'action, brutale, ne nous laisse aucun repos.

Si vous voulez comprendre comment on peut combiner humour, noir et SF, ce bouquin est à lire. Le mélange est si savamment dosé que je ne m'étonne pas que l'auteur ait remporté un prix Hugo! (Veuillez cependant noter que j'ai lu la version originale, alors je ne sais pas si la traduction tient de l'art ou de la boucherie).

Merci à Phil pour la suggestion! :)

lundi 3 octobre 2016

Concours d'écriture!

Vous voulez écrire, mais vous ne savez pas par où commencer?

Et si vous commenciez par une petite nouvelle de 1000 mots?

Ensuite, vous pourriez la soumettre au concours de l'Ermite de Rigaud. :)

Les prix sont sympathiques, le juge aussi, et ça commence à être une tradition bien établie dans le petit milieu de la blogosphère SFFQ! :)

Date limite : 1er novembre.

(PS : J'ai l'air de faire de la pub pour le concours, mais en fait je me sers de ce billet comme d'un rappel à moi-même pour ne pas oublier de participer! Hihihihi! ;)

vendredi 30 septembre 2016

Les médecins et les bains

Durant ma grossesse, mon corps, dans une frénésie de type "mes cellules sont en mode multiplication et je sais plus où m'arrêter", m'a fait pousser un kyste dans le dos (ptêt dans le but de compenser pour la bedaine qui poussait par-devant?). Oh, pas grand chose, une petite bosse rose moins grande qu'un dix sous, mais très mal placée : juste à la hauteur de l'élastique de mon soutien-gorge. Ledit élastique frottait donc dessus toute la journée, ce qui rendait le kyste sensible et très dérangeant.

Il y a un an, j'ai montré la chose à ma super infirmière qui m'a conseillée de le faire retirer. Après tout, un kyste qui pousse tout seul comme ça, c'est possiblement des cellules pré-cancéreuses, alors pourquoi jouer avec le feu? Rendez-vous fut donc pris à l'hôpital pour une chirurgie mineure.

Sept mois plus tard, j'ai rencontré le chirurgien. Rencontre qui a duré 3 minutes, le temps qu'il jette un œil distrait à ma petite bosse, remplisse un papier et me dise que ça laisserait une cicatrice (m'en fous, je veux juste que ça arrête de faire mal tout le temps et éliminer le risque de cancer potentiel).

Un autre cinq mois plus tard (mardi pour être précise), c'était (enfin) le moment d'opérer. Je n'ai pas pris ma douche ce matin-là, me disant que je me laverais en revenant de l'hôpital pour éliminer odeurs de désinfectant et microbes mutants (d'habitude je ne suis pas une maniaque anti-germes, mais avec les hôpitaux, je prends pas de chance). Première réaction du chirurgien en entrant dans la salle d'opération  (alors que je suis couchée sur la table le dos à l'air) : "C'est rien que ça?" Euh, de un tu l'as déjà vu et tu as confirmé que tu l'enlèverais, de deux, le "ça" est attaché à MON dos et je ne suis pas endormie, alors on se garde une petite gêne?

Après m'avoir si gentiment donné l'impression que je lui faisais perdre son temps, le médecin a gelé la zone à découper (en m'avertissant que la piqûre s'en venait à la seconde où il enfonçait l'aiguille, mais bon, on n'en était déjà plus là), puis passé dix minutes à me charcuter le dos tout en jasant d'un cas de la veille avec l'infirmière. Il m'a recousue en taquinant son interne et en jasant avec elle de sa fin de semaine à venir. Puis, tandis que j'étais assise sur la table et que j'attendais son verdict, il a terminé sa conversation avec ladite interne avant de daigner m'informer que mon kyste était un "kyste dermal" (j'ai dû lui demander de me confirmer que ce n'était donc pas un truc pré-cancéreux), que j'avais quatre points de suture traditionnels dans le dos et que je devrais les faire retirer dans dix jours (oups, j'avais pas prévu ça, moi, je croyais que j'aurais des points fondants), pis que je ne devais pas prendre de douche pour 48 heures, ni de bain tant qu'on ne m'aurait pas retiré mes points.

Euh... pas de douche pendant 48 heures?!? Merde! Avoir su, je me serais douchée ce matin-là!

Comme j'en ai l'habitude avec toute personne qui me donne des instructions, j'ai résumé ce qu'il m'avait dit pour être sûre d'avoir tout saisi : "Ok, donc je prends rendez-vous au CLSC dans dix jours pour faire retirer mes points, je ne prends pas de bain d'ici là et pour les prochaines 48 heures, je fais ma toilette à la débarbouillette, c'est ça?"

Et le chirurgien, sur le point de franchir la porte, m'a répondu : "Oui, si vous y tenez."

Si j'y tiens?!? Beurk! Si j'ajoute cette anecdote à tout ce qu'on a vu dernièrement dans l'actualité à propos des bains en CHSLD, c'est moi où, de nos jours, les médecins ont une drôle de conception de l'hygiène? O.o

mercredi 28 septembre 2016

Esprit nomade

J'ai l'esprit nomade. Quand je pars pour une fin de semaine de salon du livre ou de trekking avec un petit sac contenant tout ce qu'il me faut pour survivre, je me sens bien. Je me sens libre, légère.

S'il y a un style de vie qui me fait rêver, c'est bien celui adopté par Camille Bouchard et par d'autres, ceux qui vivent dans des VR ou d'autres types de mini-maison sur roues et qui peuvent se déplacer au gré de leurs envies. Tous ces gens n'ont pas beaucoup de possessions matérielles, mais elles sont toutes bien choisies, aimées, significatives. Ils se concentrent sur l'essentiel, ils sont chez eux partout et ils doivent vivre tellement d'expériences enrichissantes! Des fois je me dis que j'aimerais faire comme eux...

Puis je reviens à la réalité, je me rappelle que je déteste conduire et que mon chum, avec ses six pieds deux pouces, serait vraiment trop à l'étroit dans un VR ou une mini-maison. (En plus, où mettrait-on le dojo? Et la puce? Et où mon chéri trouverait-il un patron qui accepterait qu'il télé-travaille à l'année?)

Ça ne m'empêche pas d'essayer d'appliquer certains principes du minimalisme nomade dans mon grand cottage de banlieue, pour me libérer l'esprit (et aider mes finances). J'essaie de n'acheter que les trucs qui sont vraiment nécessaires, de me défaire des objets qui nous encombrent et qu'on n'utilise pas. Je fais régulièrement le ménage de nos garde-robes et j'élimine sans pitié les jouets avec lesquels ma fille ne joue plus.

Malgré cela, il me semble que dès que je détourne le regard, les garde-robes et les armoires se remplissent de trucs inutiles et "d'au cas où" qui finiront par ramasser la poussière!

Mon verdict : j'ai ptêt l'esprit nomade, mais je possède encore trop d'armoires! :p

lundi 26 septembre 2016

Quand est-ce que tout est devenu rose et bleu?

Il y a quelques années, les parents de mon chum ont déménagé. Sa mère étant une ramasseuse chronique nostalgique, elle a alors retrouvé des vieilleries jouets que mon chum avait lorsqu'il était un tout petit bambin. J'ai souri en constatant que j'avais eu les mêmes. Le même clown dont on tourne le nez et qui fait de la musique (et qui était toujours un peu inquiétant, parce que des fois on le prenait et il se remettait à jouer même si on avait pas tourné le nez), les mêmes peluches-souvenirs de l'aquarium de Québec, les mêmes hochets Fisher Price en plastique massif, la même couverture en coton tout doux avec des motifs de chats oranges.

Les mêmes jouets. Normal : on est nés dans la même province ville à six mois d'écart. Mais ce qui m'a frappée, c'est que ces jouets étaient de la même couleur.

Ma fille a un cousin de deux mois plus âgé. Ils sont nés dans la même ville. Ils ont eu des jouets identiques... sauf pour la couleur. Ceux du cousin sont bleus. Ceux de ma fille sont presque toujours roses si elle les reçoit en cadeau. Si nous les achetons nous-mêmes (ou si c'est ma soeur qui magasine), ils sont plus neutres. Enfin, quand le neutre existe.

Je ne comprends pas. Mon chum et moi ne sommes quand même pas si vieux que ça. Quand est-ce que tout est devenu rose et bleu? Est-ce que quelqu'un est capable de mettre une date sur le phénomène?

vendredi 23 septembre 2016

Parce qu'elle a tellement changé!

La dernière photo de ma puce sur ce blogue datant de la fête des Mères, j'ai décidé de me gâter un peu... (Et, bon, comme j'ai toujours le cerveau en bouillie à cause du rhume, ça me permet d'économiser au moins un effort intellectuel)

Un jour où elle était enrhumée et où, comme sa maman dans pareil cas, elle voulait juste se coucher sur le sofa pour regarder la télé. (Riez pas de mon sofa, c'est un don. D'une grand-maman, ben oui, comment vous avez deviné?)

Son passe-temps préféré quand on est à table : faire des mimiques (et rire des nôtres).  Là je lui avais demandé de faire la baboune.

Le jour de sa fête, alors qu'elle ne savait pas que je la photographiais.

Sa réaction en s'en apercevant.

Comme vous pouvez le voir, elle est un tantinet espiègle. On se demande encore de qui elle tient ça... *tousse tousse* :p

mercredi 21 septembre 2016

Ceci est mon texte

Quand un de mes texte est accepté par un éditeur (entk, par un bon éditeur), il est ensuite envoyé au directeur littéraire.

Normalement, le directeur littéraire m'envoie ensuite un texte en "suivi des modifications" bourré de commentaires divers, ainsi que de changements effectués directement dans le texte. Les mots que j'avais écrits apparaissent rayés (comme ça) et la suggestion du directeur littéraire est en couleur.

À moi de voir si la suggestion me convient, d'en proposer une nouvelle si ce n'est pas le cas, voire de m'obstiner pour garder mon ancienne formulation.

Ensuite, une fois que le texte a été modifié de manière à satisfaire le directeur littéraire, on procède de la même manière pour la révision linguistique.

Je suis toujours la dernière à décider ce que j'accepte ou refuse dans le texte (dans la mesure où je ne tiens pas à garder des erreurs grossières qui pourraient pousser l'éditeur à refuser de publier le texte!). C'est normal : c'est MON texte. C'est mon nom qui va apparaître dessus. C'est moi qui serai jugée par les critiques, mes pairs, les lecteurs, etc.

J'avais toujours cru que cette manière de procéder allait de soi, n'en ayant jamais vécu d'autres.

Or, je découvre peu à peu que certaines maisons d'édition envoient des corrections (littéraires ou linguistiques) sous la forme de "suivi des modifications" tronqués (le texte original, au lieu d'être raturé, a disparu) ou alors sans aucun suivi (un texte "modifié" est envoyé, parfois même en PDF).

Je trouve ces deux manières de procéder absolument inacceptables. Ça me semble être un manque de respect total envers l'auteur. Ça l'oblige à se livrer à un boulot de moine pour tout comparer, ligne à ligne. Et si jamais il "échappait" une modification? Si jamais l'un des intervenants n'a pas compris un aspect du texte (ça arrive!), qu'il a fait des fautes affreuses, confondu un personnage avec un autre et changé un nom dans une scène cruciale (ça arrive aussi) ou dans un dialogue important, bref si une correction bien intentionnée bousille le texte, qui en portera l'odieux? L'auteur, uniquement l'auteur.

Chaque fois que j'entends parler d'un éditeur qui procède ainsi, je note le nom. Il va grossir ma liste d'éditeur chez qui je ne soumettrai jamais de manuscrit. Après tout, on est déjà si mal payés pour faire ce boulot, peut-on au moins garder le contrôle de nos textes? Apparemment, non : ma liste s'allonge chaque année.

Avez-vous reçu ce genre de corrections quasi-imposées? Comment avez-vous réagi? Trouvez-vous cela normal? Est-ce que je m'insurge pour rien?

lundi 19 septembre 2016

Zombi

Pas de billet aujourd'hui, pour cause de rhume qui me bouffe le cerveau depuis deux jours.

Alors pour rester dans le ton, j'écoute Walking Dead en rafale.

Je ne suis toujours pas une fan de zombis, mais je dois avouer que cette série télé présente des petits bonheurs de trames narratives. (Par exemple quand des groupes séparés passent aux mêmes endroits sans que le téléspectateur ait de repères temporels et que certains viennent à la rescousse des autres, tandis que d'autres se nuisent sans le savoir : génial!)

Pis, bon, c'est pas trop compliqué à comprendre dans mon état. ;)

vendredi 16 septembre 2016

Tranche de vie (15)

Je lis une nouvelle écrite par un jeune auteur que je coache (contre rémunération). C'est pas mauvais, mais c'est axé sur l'action, alors la narration au passé simple introduit un décalage malvenu. Je lui écris donc un courriel, en souriant intérieurement, parce qu'en lui demandant de changer son temps de narration, j'ai l'impression de ré-entendre Élisabeth Vonarburg me demander "Ton texte, et si tu l'essayais en il?".

-----

De : Moi
À : Auteur qui débute
Objet : Ta nouvelle

Salut! J'ai lu ta nouvelle et je l'aime bien, mais ta narration au passé simple me semble lui nuire. Essaie de réécrire au présent les trois premières pages, tu vas comprendre ce que je veux dire (dans la scène d'action de la page deux, tu vas voir, l'effet sera immédiat, on va vraiment entrer dans l'action!).

-----

De : Auteur qui débute
À : Moi
Objet : Ma nouvelle

Merci du conseil, mais je l'aime au passé simple.

-----

Je suppose que vous pouvez imaginer la face que j'ai faite en lisant cette réponse? :p

Je ne me serais pas imaginé dire ça comme ça à Élisabeth mettons!

À chaque fois qu'un débutant me répond quelque chose du genre, je m'interroge. Suis-je devant un génie qui a compris des mécanismes littéraires que je ne pige pas et qui considère donc mes suggestions avec dédain? Ou alors devant une tête dure ou un paresseux qui risque de ne jamais s'améliorer?

Et surtout :  pourquoi me demander des conseils si c'est pour les ignorer ensuite? (Surtout que je ne demandais même pas de réécrire la nouvelle en entier... et qu'il paie pour lesdits conseils!)

mercredi 14 septembre 2016

Fermé pour la fin de semaine

Tsé, des fois, en préparant le plan d'un projet, tu fais des erreurs nouilles sans t'en rendre compte.

Par exemple, tu prévois toutes les actions de ton roman policier, tu les agences soigneusement, avec la date correspondante et l'heure de la journée et la température du jour et tout...

Et tu te rends compte, en pleine écriture, que tu as, par erreur (ou lapsus freudien), prévu DEUX vendredis dans ta semaine!

Tu regardes ce que le personnage devait faire durant ce deuxième vendredi... et tu te rends compte qu'il ne peut pas. Qu'il va se cogner le nez sur une pancarte "fermé pour la fin de semaine".

Tu angoisses, tu tournes en rond dans ta cuisine, tu vas écouter un épisode de Stanger Things (et tu l'abandonnes bien vite au profit de The Bridge)...

Puis tu te rends compte que c'est pas grave. Que ton personnage est exactement le genre de personne qui se cognerait le nez sur une pancarte "fermé pour la fin de semaine". Que tu peux, après avoir ramené la fin de semaine à ses deux jours réglementaires, coincer l'action prévue dans son lundi.

Bref, que ton erreur, loin de nuire à ton roman, va juste lui donner un petit souffle de réalité supplémentaire.

Yé! Ouf! Joie! Bonheur!

Mais la prochaine fois, je vais quand même m'assurer de ne prévoir que des semaines de sept jours! :p

lundi 12 septembre 2016

Retour à la routine

Ce matin, c'est le retour à la routine. Enfin, à notre nouvelle routine, disons.

Mon chum est reparti au travail.

Je suis donc seule avec ma fille pour les deux prochains jours.

J'espère qu'elle ne me fera pas trop de crise de type "je-veux-papa-maintenant-pas-maman-bye!" Mais je suis réaliste : il va y en avoir quelques-unes. Ma puce est à l'âge où elle vivrait dans les bras de son papa! :p

J'espère aussi que le retour à un rythme de vie plus normal (avec moins de sorties et plus de jeux intérieurs) va l'aider à reprendre de bonnes habitudes de sommeil. Parce que j'ai engrangé quelques nouvelles idées pendant nos vacances et j'aimerais avoir le temps de les noter pendant ses siestes! Hihihihi! ;)

Parlant d'écriture, j'ai profité de mes "vacances" pour retravailler deux nouvelles qui traînaient et dont je négligeais la réécriture depuis longtemps, au profit de projets plus longs (notamment mon roman policier!).

Mais à partir de mercredi, fini la paresse : je reprends le travail sur de longs projets. Au menu : mon roman policier, un roman réaliste et le plan d'un roman jeunesse. Je ne sais pas trop comment je vais organiser tout ça, étant donné que le roman réaliste est attendu, ainsi que le plan du roman jeunesse, ce qui n'est pas le cas du roman policier... mais, juste pour faire exprès, c'est évidemment sur lui que j'ai le plus envie de travailler!

Vais-je alterner les journées? Me donner un nombre de mots à écrire pour un projet avant de passer au suivant? Mettre à nouveau le roman policier sur la glace?

Faut que j'y pense. Avez-vous des suggestions

vendredi 9 septembre 2016

Après trois semaines de vacances...

Après trois semaines de vacances, je suis donc...

Constellée de piqûres de moustique, mais moins que mon chum et ma fille (qui semblent être des gibiers de choix). Ma puce a bien aimé voir les grands arbres du mont Saint-Bruno, mais elle en veut encore à la guêpe qui est venue déranger notre pique-nique en se posant sur un de ses raisins. ("Zabeille a mangé raisin à moi!" nous raconte-t-elle depuis... j'vais lui pardonner de confondre guêpe et abeille, puisque j'oublie moi-même la différence d'un été à l'autre!)

Courbaturée d'avoir peint mon patio, dansé le baby-zumba, exploré ma maison à quatre pattes (oups, faudrait que j'époussette le dessous de ma table de cuisine) et soulevé beaucoup trop souvent ma fille pour la prendre dans mes bras. (C'est ptêt un poids plume pour son âge, mais elle est quand même rendue à quasiment 30 livres!)

En manque aigu d'écriture et de silence. Et de linge mou. Parce que, bon, mon chum est là, alors je fais des efforts vestimentaires! ;) La semaine prochaine, je me promets au moins une journée habillée en mou, à écrire sans interruption en oubliant l'heure du dîner. (Les deux autres jours, je ferai une pause pour m'entraîner, parce qu'il faut que j'efface les effets des excès d'alcool et de bonne bouffe faits pendant les vacances! ;)

C'est amusant : juste avant les vacances, je manquais un peu de contacts humains. Mais là, j'ai l'impression d'avoir fait le plein. J'suis prête à reprendre ma vie d'ermite. Après tout, j'manque pas d'amis imaginaires! :p

vendredi 2 septembre 2016

Après deux semaines de vacances...

Après deux semaines de vacances, je dois...

Remercier Annie pour sa suggestion : la ferme Guyon a été un gros succès avec ma puce! (Même si elle a trouvé qu'une vraie vache, ça faisait des "Meuh" pas mal bruyant. Sa phrase préférée depuis la visite : "Vache fait meuh, gros bruit!". Ok, sa syntaxe est moins bonne que pour d'autres phrases, mais elle est totalement de son cru celle-là.)

Constater que changer de lit, c'est tout un événement pour une petite cocotte de deux ans. Et que l'excitation de dormir dans un "grand lit" perturbe beaucoup son sommeil. Les deux premiers jours, il a fallu compter deux heures pour l'endormir au moment de la sieste et une bonne heure le soir... Alors qu'avant c'était 10 minutes top chrono dans les deux cas. Misère! Une chance, on dirait que ça se place. Leeeeeentement. On a bien fait de planifier ça au début de nos vacances : avec un peu de chance, d'ici la troisième semaine, on aura tous recommencé à dormir.

Me rendre à l'évidence : quand je n'écris pas, je suis vraiment impatiente et irritable (si si, encore plus que d'habitude). Le jour où je devrai passer des étés complets avec la puce, faudra que je lui prévois au moins une journée par semaine d'activités sans moi, hors de la maison (journée pendant laquelle j'écrirai), histoire d'éviter qu'on se tape mutuellement sur les nerfs.

Accepter que lorsqu'on lit pratiquement toute la production littéraire québécoise en science-fiction, fantastique et fantasy, on découvre que, non, Anne Robillard n'écrit pas si mal que ça. Oui, il y a pire. Non, ce n'est même pas toujours des autopubliés! O.o (En passant, c'est passionnant d'être jury pour des prix littéraires, parce qu'on fait quelques belles découvertes... et on révise, au passage, la liste de "tout ce qu'un auteur ne devrait jamais écrire".)

vendredi 26 août 2016

Après une semaine de vacances...

Après une semaine de vacances, je constate que dès qu'on a rien de prévu pour la journée (et donc qu'on se dit que ce serait une bonne occasion d'aller jouer dans les jeux d'eau du parc et faire un pique-nique avec la puce), il fait gris et il pleut.

Par contre, dès qu'on a des rendez-vous, des courses à faire, des invités ou d'autres raisons de passer la majorité de la journée à l'intérieur, là il fait beau.

Heureusement, j'ai fini par me souvenir que, pour une fillette de deux ans, jouer dans des jeux d'eau en imperméable et en bottes de pluie, c'est aussi amusant (sinon plus) qu'en maillot de bain! Et que sauter à pieds joints dans des flaques d'eau sale, c'est un plaisir rare! Ses rires et ses sourires valaient le trouble de lui donner une bonne douche chaude en revenant à la maison pour la décrotter réchauffer.

On se reprendra pour le pique-nique, il nous reste encore deux semaines! ;)

Phrase entendue le plus souvent de la part de ma puce depuis le début des vacances : "Miam, c'est bon les melons d'eau." (Et elle a entièrement raison!)

lundi 22 août 2016

En vacances après tout le monde!

Comme d'habitude, alors que tout le monde a pris ses congés il y a des semaines et que les parents et enseignants se préparent à la rentrée scolaire, mon chum et moi tombons enfin en vacances!

Malgré la longue attente (chaque année, le mois d'août nous semble interminable!), on apprécie beaucoup prendre nos vacances au début septembre, parce que les attractions touristiques sont désertées et que, d'habitude, la météo est encore clémente. Et puis on est mieux d'en profiter : dans trois ans ma puce sera à l'école et on devra prendre nos vacances de manière à respecter le calendrier scolaire.

Bref, tout ça pour dire que je prends une pause de blogue pour les trois prochaines semaines. Je ne serai probablement pas complètement silencieuse, mais vous remarquerez sans doute une baisse d'assiduité! Au programme : farniente, marches en forêt, visite du biodôme, bref, des petites vacances tranquilles pas trop loin de la maison, pour bien refaire nos forces.

Au retour des vacances, nous allons essayer un nouvel horaire de garderie pour la puce. Au lieu d'y aller les lundi, mercredi et vendredi, elle ira du mercredi au vendredi. Cela va l'acclimater peu à peu à un rythme d'encadrement plus soutenu et cela me permettra d'écrire trois jours d'affilés. Ce sera sans doute plus productif que mes actuelles séances éparpillées dans la semaine. J'ai hâte d'essayer! :)

Soyez sages pendant mon absence! ;)

vendredi 19 août 2016

Tranche de vie (14)

Ma puce est dans sa chaise haute, tandis que je prépare nos déjeuners.

Elle - WRAAAAAHHHHH!

Moi - Qu'est-ce qu'il y a, cocotte?

Elle - LAAAAIIIIIT!

Moi - Demande-le sans crier, Éliane.

Elle - Lait!

Moi (ok, j'avoue, je poussais ma luck) - On dit "Du lait s'il-vous-plaît maman"

Elle (du tac au tac) - Oui, ok, merci!

Impossible pour moi de ne pas éclater de rire. Au moins, elle dit merci. Le s'il-vous-plaît attendra! ;)

mercredi 17 août 2016

État des projets

L'écriture du roman policier avance, lentement (mon traditionnel 1000 mots par jour), mais sûrement. J'en suis à l'étape où je trouve que c'est la pire mocheté du monde, que mon idée est nulle, que mes personnages sont nuls, que mon intrigue tient pas debout et que mon style d'écriture est digne d'une troisième année faible. Bref : la rédaction suit son cours normal! lolol!

Les lectures pour les différents jurys avancent elles aussi. Lentement elles aussi. Parce que... mes dieux qu'il y a de la mocheté dans le lot! (Il y a aussi de petits bijoux, mais le taux de navets est nettement trop élevé!) Que certains auteurs écrivent tout au "je" et au passé simple, je veux bien, mais, bordel, ce serait le fun qu'au moins ils accordent leurs verbes comme du monde. Ça ne devrait pas finir en a. Jamais. O.o

J'ai reçu le feu vert pour une proposition de roman réaliste/initiatique que j'avais faite à un éditeur. Ce sera le projet qui suivra mon roman policier. J'ai hâte de m'y mettre. Quoique... ce projet va me demander de puiser beaucoup dans mon vécu émotionnel, alors je ne sais pas si une fois lancée je vais l'apprécier autant. On verra bien!

Dans les prochains mois, je devrais pouvoir annoncer la parution de deux anthologies (une réaliste, une d'horreur) pour lesquelles j'ai écrit une nouvelle, ainsi qu'une parution prochaine dans Solaris (mon texte soumis au prix de cette année les intéresse, restera à voir quand on le retravaillera) et une autre dans Brins d'éternité (là encore, j'attends la direction littéraire). Ainsi, bien sûr, que le dévoilement du projet à six mains qui m'a occupée presque tout l'hiver et une partie du printemps.

Bref, je ne chôme pas même si j'ai moins publié dernièrement. J'essaie de ne pas me soucier de ce rythme de publication moins soutenu et de me concentrer sur des projets d'écriture plus consistants que les nouvelles. Je sais qu'à long terme c'est le plus payant (j'ai juste à regarder mes chèques de droits d'auteur et de DPP pour Hanaken pour en avoir la preuve), mais au quotidien, c'est parfois pénible. Les idées fourmillent et j'ai juste hâte de pouvoir en rédiger quelques unes!

Heureusement, je vais donner mon second atelier à l'automne, alors c'est sûr que j'aurai l'occasion de pondre au moins un texte court! :)

Et vous, les projets, ça va?

lundi 15 août 2016

Retour sur mes réflexions mode

Il y a quelques mois, devant le désert post-apocalyptique qu'était devenue ma garde-robe, je me suis mise à lire des articles sur la mode et le stylisme.

Mon but : regarnir ladite garde-robe de manière organisée, à coût raisonnable.

Ma piste de solution : les garde-robes capsule dont parlaient tous les blogues de mode.

L'idée derrière les capsules, c'est que vous sélectionnez un certains nombres de vêtement (autour de 30) qui vont les uns avec les autres et vous les portez pendant toute une saison, puis à la saison suivante vous remisez une partie de ces items et les remplacez par des trucs plus appropriés au climat. Comme ça, en théorie, vous vous fatiguez moins vite de vos vêtements et vous avez toujours des garde-robes cohérentes (traduction : qui matchent!) sous la main.

Le problème? Il y en a deux : d'abord, les tendances. La mode actuelle a submergé les magasins avec des vestes de macramé, des imprimés d'ananas et des pantalons taille ulra-haute... sur une fille de 20 ans, ça a ptêt l'air vintage, mais sur moi ça fait juste matante, alors pas question d'inclure cela dans mes "capsules"! La solution? Magasiner sur plus longtemps, zieuter les collections des petits créateurs (pis brailler devant les prix) et, de manière générale, être patiente (même si c'est duuuur!).

L'autre problème, c'est la notion de "saison". Tant qu'à moi, la Dame-Nature québécoise est une maniaco-dépressive qui prend pas souvent ses pilules! (La première version de ce billet a été écrite le 16 mai et il neigeait!!!) Décider de remiser des vêtements parce que la saison appropriée est supposée être finie, c'est donc pas super pratique. J'ai donc plutôt décidé d'organiser mes vêtements en trois catégories : "été", "hiver" et "entre-deux", et de garder "l'entre-deux" (surtout composé de vestes décontractées genre cardigans légers et hoodies) constamment à portée de la main pour palier aux variations soudaines du climat.

Ayant, à peu près, contourné ces deux premières difficultés, j'ai suivi les conseils des planificatrices de capsules et sélectionné une palette de couleurs. Pfff! Ça a été la partie facile : voilà des années que je porte à peu près juste du noir, du bleu jeans, du rose et du vert. Je me suis rendue compte que je pouvais sans mal intégrer du gris, du blanc et quelques touches de corail sans avoir à remplacer tout ce que je possédais déjà.

Ensuite, j'ai analysé mes besoins. En gros, je passe un tiers du temps à travailler de chez moi, sans voir personne. Pour ces jours-là, j'ai besoin de vêtements confortables. Je me suis donc construit un "uniforme" à base de pantalons de yoga et tshirts/camisoles. Au printemps et en automne, j'y ajoute un cardigan bien mou et confortable, tandis qu'en hiver je remplace le haut léger par un gros chandail. (Vive la Ligue des Écrivains en Linge Mou!)

Un autre tiers de mon temps est pris par mes journées avec la puce, qui comprennent des jeux à quatre pattes dans le sous-sol, des sorties au parc ou des arrêts à la banque ou à la pharmacie. Ces jours-là, je troque les pantalons de yoga pour des jeans (parce que j'ai essayé, mais je ne suis pas à l'aise de sortir en public en pantalons de yoga!), mais pour le haut, ça reste pareil : camisoles/tshirt en été, vestes décontractée au besoin, gros chandail s'il fait vraiment frette.

Finalement, le dernier tiers de mes semaines se compose de salons du livre, animations scolaires, lancements, sorties en amoureux ou entres amis et autres occasions où il faut que je soigne un peu mon image. Pour ces occasions-là, j'opte pour un combo jeans/camisole avec un kimono ou une veste structurée pas trop classique ou alors une robe portée sur un legging ou un collant original et une veste. J'essaie de sélectionner des vêtements qui ont une petite touche ancienne ou asiatique, des trucs qui semblent venus d'ailleurs, quoi, et qui me donnent une allure très "artiste" (ça aide à minimiser mon syndrome de l'imposteur).

Tout ça n'est pas tout à fait au point (j'avais notamment essayé de m'acheter des tshirts avec des images geek, me disant que ce serait approprié pour les salons, mais avec la très très imposante poitrine que j'ai désormais, je ne peux pas m'empêcher de me sentir mal à l'aise quand les gens la fixent le temps de déchiffrer le dessin! O.o), mais l'approche s'est révélée fructueuse. Les derniers mois confirment que je peux parfaitement vivre durant une saison avec seulement 30 vêtements différents dans ma garde-robe (oui, oui, ça inclut même les vestes "entre-deux" et les souliers). Et même, ça me détend, parce que c'est tellement plus simple de m'habiller avec juste des vêtements que j'aime, qui me vont bien et qui sont adaptés à mes besoins!

Cela dit, j'suis bien contente d'avoir fini le gros de mes lectures! Les articles de mode, c'est vraiment pas mon intérêt principal! lol!