vendredi 27 juin 2014

Les blogues c'est out

Je me suis fait dire récemment que les blogues, c'est out. Que de nos jours, les outils informatiques promotionnels à utiliser, c'est le site Internet (au design revisité souvent et plein de contenu), Facebook et Twitter.

Ah bon. Remarquez, ça explique pourquoi il se publie moins de billets sur les blogues que je suis.

Sauf que...

Sauf que c'est bien beau un site Internet, mais s'il faut y mettre beaucoup de contenu et revisiter souvent le design, ça devient lourd à gérer. Les pages d'un blogue peuvent donner la même information il me semble. Et puis pour qu'un site ait beaucoup de visite, idéalement vous voulez qu'il ait du contenu interactif. Le plus simple se présente sous forme de... blogue! On s'en sort pas! ;)

Quant à  Facebook et Twitter, ils ont tous les deux le même problème : si le message que vous venez de publier ne soulève pas les passions au moment même où il s'affiche, il va rapidement tomber dans les limbes (ou le bas de la scrollbar), submergé par les messages des gens qui ne semblent pas pouvoir avaler un repas sans en parler.

En plus, bonne chance pour retrouver, au bout d'un an ou deux, une réflexion intelligente faite par un ami sur un sujet donné. C'est pas impossible (les tag sont supposés aider), mais vous allez en faire défiler du message archivé avant de tomber dessus!

Tandis qu'avec le blogue, vous choisissez votre rythme de publication. Si vous avez envie qu'on puisse discuter longtemps d'un sujet, ben vous le mettez en ligne et vous attendez avant de publier un autre billet (d'ailleurs, j'essaie souvent que ce soit mes billets du vendredi qui contiennent les éléments sur lesquels on a le plus de chance d'amorcer des échanges intéressants... comme celui-ci! ;)

Et les archives du blogue (ou la barre de recherche Google gentiment fournie avec Blogger) vous permettent, même après des années, de retrouver d'anciens billets, de relire de vieilles discussions, parfois pour en faire écho dans un billet actualisé.

En plus, quand j'aime un auteur et que j'ai déjà lu tous ses livres, c'est rare que je vais fréquenter son site officiel (qui n'a plus rien à m'apprendre). Par contre, si l'auteur a un blogue, là il y a bien des chances que j'aille y faire un tour de temps à autres, histoire de prendre les dernières nouvelles.

Bref, c'est pour ces raisons que même si on me dit que les blogues c'est out, je continue encore et toujours à alimenter le mien. Et j'ai pas l'intention d'arrêter! ;)

Vous en pensez quoi, vous, de cette supposée mort des blogues?

22 commentaires:

Prospéryne a dit…

Le format du blogue est très souple contrairement à un site Internet. C'est plus facile à gérer aussi, ça demande moins de connaissance informatique également. Et puis, après tout, c'est ce qu'on y met qui est le plus important. Quand à Facebook et Twitter... Tout y est tellement instantané que si les gens ne réagissent pas à la seconde, cf'est perdu. Vaut mieux le blogue dans ce cas! On est des irréductibles blogueuse Gen! ;)

Nomadesse a dit…

Et j'ajouterais qu'en voyage, mettre à jour un blogue, avec des liens vers Facebook et Twitter automatiques, c'est beaucoup plus facile que de mettre à jour un site web. Avec les claviers européens au Maroc, avec les Windows en japonais, je vous laisse deviner la joie de la simplicité du blogue! :)

Gen a dit…

@Prospéryne : Ouais, c'est effectivement l'instantanéité tant vantée de Facebook et Twitter qui me dérange.

Hé, on trippe sur des LIVRES, des machins qui prennent du temps à parcourir. Les status et les tweet, c'est un peu la philosophie inverse me semble.

Keven G. a dit…

Il me semble qu'il y a moyen de profiter des deux. Pour toutes les raisons que tu as énumérées, je me permets de garder la partie blogue sur mon site internet. Ça permet, je pense, d'avoir un accès plus direct à son lectorat et de parler de sujets parfois très variés. Les pages sur Blogger offrent quant à elle l'alternative parfaite pour avoir des pages fixes qui donnent des informations précises sur sa carrière d'écrivain.

Gen a dit…

@Nomadesse : Lolol! En effet, la facilité de mise à jour compte pour beaucoup (surtout avec Blogger qui nous met gentiment en orange le bouton qui risque d'être le plus utile, je suppose que c'est pratique pour le repérer quand le texte est soudain en kanji!)

Par contre, un site web bien conçu devrait se mettre à jour facilement. C'est juste que pour la conception j'aurais besoin de l'aide de mon chéri! ;)

Gen a dit…

@Keven : Je pense aussi que blogue et site sont complémentaires.

(Et bon, j'avoue, je devrais faire un effort de redesign de mon blogue pour que les pages soient plus en évidence et les infos plus fournies... ça va venir, ça va venir... ;)

Dominic Bellavance a dit…

Je fais aussi partie des résistants en faveur des blogues, même si j'ai parfois des hauts et des bas en termes de débit de publication. Mes quelque 500 billets attirent une assez bonne quantité de visiteurs chaque jour en provenance des engins de recherche, ce qui me donne une visibilité non négligeable. Et puis, ce qu'on publie sur un blogue nous appartient, contrairement à ce qu'on met sur Facebook et autres réseaux du genre.

Hélène a dit…

Je pense aussi qu'on ne s'en sort pas, du moins dans le domaine de la littérature. Pour promouvoir une idée, un livre, un concept, il faut générer du contenu. Sur Facebook et Twitter, pas assez d'espace. Sur web, pas aussi flexible. Pour les générateurs de contenu, le mieux de reste d'écrire sur blogue et de diffuser partout, et ça marche! C'est la discipline que tous n'ont pas!

Gen a dit…

@Dominic : Tu vois, j'avais même pas pensé à la question de propriété du contenu, mais c'est parfaitement vrai. Et oui, les billets, plus ils s'accumulent, plus ils génèrent des visites! :)

@Hélène : Je pense que côté discipline, l'important c'est de se tenir à un horaire. Que ce soit une entrée par mois ou une par jour, faut que ce soit prévisible, comme ça les gens vont revenir régulièrement.

myr_heille a dit…

J'aime encore les lire, ça c'est sûr, mais je suis un peu trop paresseuse pour continuer d'en écrire ;) Les blogues sont encore populaires, mais souvent les gens vont partager le lien vers un billet sur Facebook, twitter et pinterest. Ce qui fait qu'il y a beaucoup moins de commentaires qu'avant directement sur le blogue. C'est un peu moins motivant pour le blogueur.

idmuse a dit…

Écoute, le email c'est out (je rejoins mes étudiants par facebook quand c'est rush, c'est dire!)
Alors hein... je suis out, pis je l'assume (parfois, la mode, c'est assez éphémères). Quand les gens veulent découvrir un auteur (ex: ils ont lu un de tes livres), je trouve qu'ils ont un meilleur moyen de te connaître via un blogue. Pour moi, fb et twitter, ce sont des tchat. Et ceux qui mettent des bunchs de textes, je ne les lis pas!

Gen a dit…

@myr_heille : Je pense que c'est plus facile de continuer à tenir un blogue quand on a quelque chose à "vendre" à travers notre écriture.

Pour les liens partagés sur Facebook... ouais, j'ai constaté le phénomène des commentaires faits directs sur Facebook. Je trouve ça nul (on revient au problème de retrouver plus tard la discussion), alors je ne partage pas mes billets sur Facebook. Anyway, ceux qui savent que je tiens un blogue savent aussi qu'il est mis à jour souvent!

Gen a dit…

@idmuse : Mais c'est sûr que le email c'est out : les étudiants, faut les texter! :p (Facebook pour rejoindre tes étudiants, c'est cocasse!)

Ok, alors on est out et on s'assume! ;)

Pierre-Luc Lafrance a dit…

Synchronicité, quand tu nous tiens. Je travaille à un texte sur l'histoire de la SFFQ par ses supports de publication (revues, fanzines, collections spécialisées) et j'en sais au point où je dois parler de la "génération blogue", ce groupe d'auteur qui sont apparus pas mal au même moment au Congrès Boréal et qui se connaissaient tous (sans s'être vraiment rencontré en personne souvent). Je n'étais pas de la première vague des blogues (ni des deux suivantes). Pouvez-vous me dire à quel moment ça a eu lieu (5 ans?, 7 ans?) et quels en étaient les principaux représentants?

Gen a dit…

@Pierre-Luc : Je crois que les principaux représentants de la vague que tu cherches c'était la gang représentée par Isa Lauzon et Pierre H Charron.

Je suis arrivée un peu plus tardivement : eux, ils étaient au Boréal de 2009 à Montréal (ça fait donc 6 Boréals). Je ne suis apparue que l'année suivante à Québec. Mais communique avec Isa Lauzon, elle pourra t'en dire plus. (Ou fouille dans ses archives de blogue! ;)

Gen a dit…

@Pierre-Luc : Ah tiens, je viens de retrouver le billet que j'avais fait après avoir manqué le Boréal.

http://laplumeetlepoing.blogspot.ca/2009/08/boreal-attaque-intense-de-jaurais-donc.html

Et j'ai le billet post-Boréal d'Isa :

http://laplumevolage.blogspot.ca/2009/08/lapres-boreal.html

Claude Lamarche a dit…

Question: qui t'a dit que les blogues sont out? Un Québécois, un Européen? Un jeune qui sort d'un cours en communication? Et peu importe sur quel sujet le blogue? Contenu culturel, produit commercial?
Suis d'accord avec tous tes arguments
De toute façon Idmuse te le dirait un blogue ressemble à un site et vice etversa. Avec WordPress et même avec quelques manipulations d'un modèle ''responsive'' de Blogger, c'est du pareil au même.

Gen a dit…

@ClaudeL : Plusieurs personnes, mais essentiellement des gens en communications, oui. ;)

Et toute cette discussion m'a donné envie de dépoussiérer le design de mon blogue. Vais-je avoir le temps avant l'arrivée de bébé?

Carl Rocheleau a dit…

Gen, on nage dans les mêmes eaux. J'ai cru comprendre aussi que les blogues étaient out. Pourtant, j'étudie les fonctionnalités et je me dis que c'est possible de faire un blogue complet. Quand j'aurai de l'argent à ne plus savoir quoi en faire, je me paierai un site. D'ici là, je vais faire avec le blogue et les pages annexées (comme tu le fais si bien ;)

Gen a dit…

@Carl : La question de l'argent est importante, parce qu'un site web laitte et sans interractivité, c'est, tant qu'à moi, encore plus out qu'un blogue! lol!

Alors soyons les irréductibles blogueurs! ;)

Claude Lamarche a dit…

Et pour ces gens en communication, c'était quoi le "in" en 2014?

Gen a dit…

@ClaudeL : Twitter, Facebook et compagnie. Bref, de l'instantané. Alors qu'en écrivant des livres, on est complètement à contre-courant.