jeudi 12 août 2010

Deux Malacci

Ayant adoré La belle au gant noir, dont j'ai déjà parlé, je me suis empressée de me procurer les deux Malacci suivants : Les filles du juge et Lames soeurs.

Dans Les filles du juge, j'ai retrouvé tout ce qui m'avait plu dans le premier roman de Malacci : langue vive, intrigue emberlificotée, relations interpersonnelles tordues. Dans ce bouquin, le personnage de Malacci se fait engager pour retrouver la fille disparue d'un juge, fille avec laquelle il a d'ailleurs déjà eu une brève aventure (ce qui est plus ou moins étonnant puisqu'il collectionne les conquêtes). Le boulot ne lui dit rien, jusqu'à ce qu'il rencontre l'autre fille du juge et qu'il décide d'accepter le contrat pour avoir la chance de la côtoyer et de tenter de la séduire. Cette fois encore, on arrive à deviner ce qui se passe juste avant le personnage, ce qui est toujours amusant pour le lecteur.

Par contre, Lames soeurs a été une grosse, grosse déception. Cette fois-ci l'intrigue m'a parue non pas rocambolesque et emberlificotée, mais plutôt heurtée et grossière. Le roman fourmillait d'informations fournies à la pelle, toujours au moment le plus opportun, entre deux chapitres plus actifs. J'ai eu l'impression de livre le premier jet d'une histoire dont l'auteur aurait ensuite dû ré-éparpiller les indices dans le texte histoire de nous rendre ses interventions plus subtiles. Bref, raté pour moi ce roman.

Je ne sais pas si ce sera la fin de mon incursion dans l'univers de Malacci. Une chose est sûre : je vais prendre une pause avant d'en lire un autre.

11 commentaires:

richard tremblay a dit…

Quel idiot sénile je fais. Hier, tu avais raison et c'était bien de la carte de juin qu'il fallait parler et pas de celle de juillet. Ah la la... je vieillis mal, je crois, la mémoire et tout ça qui fiche le camp.

Gen a dit…

@Richard : Bah, c'est pas grave : la carte de juin étant livrée en juillet, je comprends la méprise :p

En fait, hier tu m'as à peine fait douter une seconde, signe que j'ai encore, pour ma part, ma tête dure d'ado ;p On fait une belle paire! hihihihi

Pat a dit…

Malacci, j'ai de la difficulté à aimer ses bouquins. Les intrigues sont ordinaires, les personnages sont caricaturaux. Je souris jamais.
Mais je vais sûrement le lire encore. J'ai peut-être juste pogné des mauvais textes.

Gen a dit…

@Pat : C'est sûr, c'est fait pour être une caricature, alors faut aimer le genre. Comme tout l'humour, ça peut nous accrocher ou pas.

Benoit Bourdeau a dit…

Je suis surpris de ta réaction pour Lames soeurs. Mais bon, on ne peut pas plaire à tout le monde!

Gen a dit…

@Benoit : Je l'ai trouvé vraiment faible celui-là. Après l'exposition de la situation par le personnage de Sahara au début, j'étais déjà écoeurée. Parfait exemple d'une histoire racontée plutôt que montrée.

Et puis le policier qui pense à dire, 100 pages après le début : "Ah oui, ma soeur aurait pas pu transporter le corps à cause de son bras atrophié..." Heu, tu as pas pensé à en parler avant?

Pierre H.Charron a dit…

La dernière fois que je suis allé à la biblio, j'ai fouiné pour un Malacci suite à ton billet et celui de Frédéric. Mais il n'était pas disponible à ma succursale, il fallait que je le réserve par le concept Inter-réseau de la biblo, ce que je n'ai pas fait. La prochaine fois ....je vais y voir de plus près .... le gant noir ou la fille du juge ... souhaitons qu'il soit sur la tablette....

Benoit Bourdeau a dit…

@Pierre Tu peux essayer Ad Nauseam.

Gen a dit…

@Pierre : Ah, le prêt inter bibliothèque... une belle invention, mais ça brise beaucoup le charme de la bibliothèque.

Gen a dit…

@Benoit : C'est vrai faudrait que j'essaie celui-là aussi un de ces quatre...

Pierre H.Charron a dit…

Oops dans mon commentaire, je voulais dire Benoit au lieu de Frédéric...s'cusez :-|