vendredi 31 juillet 2009

Début des vacances!

On sera à vacances à compter d'aujourd'hui et pour les deux prochaines semaines. (Tralalalalère!)
Je sais que ma belle discipline de blogeuse va se relâcher pendant ce temps-là, mais je vous promets de m'y remettre au retour.
Entre les deux, j'aimerais bien rester loin de mon ordinateur histoire de décrocher un brin!

Post scriptum
... et évidemment, parce que c'est ma dernière journée, je viens de me faire donner un truc à traiter en urgence et je n'ai aucune idée par quel boutte le prendre!!! (Murphy, je te hais!)

jeudi 30 juillet 2009

Je sais que vous vous en foutez un peu mais...

Georges St-Pierre, qui s'est déchiré un abducteur pendant son combat, ne combattra pas avant décembre ou même janvier. Zut!

D'ici là, le UFC 101, le 8 août, nous présentera BJ Penn (le gars qui a accusé St-Pierre de s'être enduit de vaseline) qui défendra son titre de champion des légers contre Kenny Florian. Ça promet d'être intéressant, car les deux gars ont un bagage de jiu-jitsu en plus de bien savoir se servir de leurs mains. Moi je prends pour Kenny, parce qu'il a pas la réputation d'être mauvais perdant. (Peut-être que BJ, s'il trouvait St-Pierre glissant, aurait pu réfléchir au fait qu'un gars élevé à Montréal risque d'avoir plus chaud et de suer plus durant un combat, sous la chaleur des projecteurs, qu'un gars habitué au climat d'Hawaï... non mais!)

Y'aura aussi un combat entre Anderson Silva et Forrest Griffin. Le combat ne vaudra pas grand chose au classement (Silva, champion des moyens, monte en lourd léger pour ce combat, mais ne défie pas pour autant l'actuel champion de cette catégorie), mais ça promet du spectacle. Silva est reconnu pour utiliser des coups peu orthodoxes... quand il le fait, Vincent et moi sautons habituellement d'enthousiasme, parce que c'est souvent des frappes typiques du taekwondo et qu'on se demande le reste du temps pourquoi personne les utilise...

Comme d'habitude, je me prononce pas pour les résultats. Au MMA, un seul coup qui prend par surprise peut mettre fin au match. C'est pour ça que c'est le fun à regarder!

Raymond Chandler et les classiques de genre

Je viens de finir "Un tueur sous la pluie" de Raymond Chandler. C'est un recueil de trois nouvelles qui préfigurent son personnage de Phillip Marlowe. Excellent! Le détective privé, un dur au grand coeur, sensible aux femmes et aux démunis (souvent morts), est délicieux. La traduction bourrée d'argot français m'a énervée au début, mais après une trentaine de pages, ça a donné une certaine coloration à l'ensemble qui n'était pas trop désagréable.

Bon, y'en a sans doute qui vont rire, mais c'est le premier Chandler sur lequel j'arrive à mettre la main. Je sais que c'est pourtant un auteur classique de romans noirs, sinon LE fondateur du genre. Mais, merdouille, y'a-t-il quelqu'un qui l'a dit aux libraires? Depuis un an, j'ai parcouru mon circuit classique : Archambault, Renaud-Bray, Alire, Chapters, Indigo, Coop Uqam et, bien sûr, Amazon... Pas de Chandler, ni en français ni en anglais. Amazon en affiche bien quelques-uns, mais quand vous voulez les commander, on vous informe que le produit n'est peut-être plus disponible.

Le problème : apparamment, plus personne n'a réimprimé les Chandler depuis un bon bout de temps. Pourtant, c'est un classique...

Oui, mais un classique "de genre". En plus, il est juste assez vieux pour que les collections soient épuisées partout et que les exemplaires des bibliothèques soient tombés en lambeaux, mais pas encore assez pour être élevé en monument. Encore vingt ans et la collection Bouquins va nous en sortir les oeuvres complètes en format d'exposition, sur papier bible. Et je pourrai enfin lire les aventures de Marlowe, à condition de m'arracher un peu les yeux (parce que le papier est tellement fin qu'on voit le texte du verso et celui de la page d'en dessous dans les blancs de la page qu'on est en train de lire). Mais bon, je l'ai fait pour les Rois Maudits, alors Chandler le mérite bien aussi...

D'ici là, si vous voulez partagez avec moi vos recherches infructueuses de classiques de genre qu'on vous avait recommandés, défoulez-vous! ;)

Oh et si vous avez des trucs infaillibles pour les dénicher, je suis preneuse aussi!

mercredi 29 juillet 2009

L'euthanasie s'en vient peut-être

L'euthanasie s'en vient peut-être au Québec. Le collège des médecins essaie présentement de faire modifier sa législation interne de façon à permettre à ses membres qui le jugeront conforme à leur éthique personnelle de mettre un terme à l'existence d'un patient en fin de vie, avec l'accord de celui-ci bien entendu.

Le but : éviter les souffrances inutiles aux patients pour lesquels la médecine ne peut plus rien.

Aux côtés des médecins découragés de voir souffrir leurs patients en vain, les boomers qui voient ou ont vu dépérir péniblement leurs parents sont pour cette idée, en général. Et, au Québec, quand les boomers veulent quelque chose, ils l'obtiennent, force du nombre oblige.

Il y a cependant quelques écueils sur leur route. Le premier, et non le moindre, est que la définition de ce qu'est un meurtre dépend du Code criminel, qui est fédéral. Et comme les conservateurs ont fait pas mal de magouilles dernièrement pour essayer de re-criminaliser en douce l'avortement, on peut se demander s'ils verront l'euthanasie d'un bon oeil.

Autre petit problème : un des arguments avancé en faveur de cette "interruption des souffrances" est l'économie pour le système de santé. Ça, ça donne froid dans le dos.

Je suis globalement pour l'euthanasie en fin de vie, quand tout espoir est perdu. Par contre, je sais que je n'aimerais pas vivre dans un monde où votre médecin pourrait vous annoncer froidement qu'étant donné les coûts reliés au traitement de votre maladie, l'euthanasie est la solution préconisée.

Et vous?

mardi 28 juillet 2009

Perdue dans la traduction

Il y a un problème que je rencontre de plus en plus souvent en écrivant et c'est celui de la réalité du langage québécois.

Ma génération est généralement plus bilingue que la précédente. Ça se reflète beaucoup dans leur langage quotidien. Si, pour mes parents, il n'y avait pas de problème à appeler un punching bag un "sac de frappe" ou un "sac de sable", pour ma génération, ça sonne déjà plutôt artificiel. Et là je n'évoque même pas l'idée d'appeler des runnings des "souliers de course". Mais bon, me diriez-vous, si tu écris des romans, tu n'en es pas à un truc artificiel près.

D'accord... mais si j'ai un personnage notoirement viril et macho, va-t-il dire "le suspect portait un blouson de cuir"? Ça fait un peu niaiseux, non? C'est d'un coat de cuir dont il veut parler... Et un ado ne demandera normalement pas une cigarette à quelqu'un, mais plutôt une smoke. La solution facile est sans doute de décider que, dans les dialogues ou en cas de narrateur participant, les personnages vont pouvoir parler en "franglais" et en joual. Ok...

Sauf que... et les termes techniques, eux? Un double leg takedown, vous en faites quoi? Un renversement par une double saisie aux jambes?? (Ouach!) Cherchez pas l'équivalent français, je viens d'y perdre deux heures, nos cousins d'outre-atlantique préfèrent le terme japonais. Et le mui thai clinch? Une saisie de type boxe thaïe!?! Oh et est-ce que l'Office de la langue a décidé si je pouvais mettre un "s" à sushi? Et est-ce que quelqu'un va leur dire que personne ne dit qu'ils ont trouvé une information "dans l'Internet", à part les grands-mamans?

Pffff... j'suis pas sortie du bois...

Ou est-ce que je devrais écrire "j'chu" ?

lundi 27 juillet 2009

Le samedi du film nul ou Venom of the Ninja Day

Il y a quelques années, un ami de mon chum et quelques autres gars ont acheté, par erreur, la série japonaise la plus nulle jamais produite : Venom of the Ninja. Résolus à l'écouter jusqu'au bout, ils ont décidé d'en regarder un épisode par année, le dernier samedi de juillet, s'en servant comme prétexte pour organiser à chaque fois une soirée de gars.
Vincent, n'écoutant que son grand coeur, a décidé de souffrir annuellement lui aussi, à la même date que son collègue et ami, en tirant partie de tous les navets que le cinéma asiatique, ou d'inspiration asiatique, a pu produire. Nous voilà donc, depuis trois ans, avec notre propre Venom of the Ninja Day.
Au menu de samedi passé : Legend of Chung Lee et Dead or Alive.
Pé-ni-ble.
Le seul avantage que je vois à cette fête officielle du film nul, c'est qu'après ça le moindre film moyen semble excellent! (Dimanche, "Règlement de compte à OK corral" a été une grande consolation pour mes yeux endoloris)

Par contre, j'aimerais bien qu'on m'explique cette propension des gars à regarder des trucs d'une nullité absolue, particulièrement ceux qui semblent n'avoir servi qu'à humilier les comédiens ou à démontrer à quel point le scénariste était épais...

Addendum : bon, d'accord, je finis par rigoler moi aussi... ça doit être mon chum qui déteint... ;)

vendredi 24 juillet 2009

Évaluations corporatives

Je viens d'avoir mon évalution annuelle au boulot. Pas de surprise, c'est la même chose depuis 5 ans, peu importe où je travaille. Normalement, l'augmentation devrait être en lien avec cette évaluation, mais oh! Cette année, pas d'augmentation pour toute la cie. Mais disons qu'il y en aurait eu une...

C'est moi, ou c'est un principe merdique d'évaluer quelqu'un comme ça à chaque année en cochant des petites cases suggestives comme excellent, très satisfaisant, satisfaisant, moyen, insatisfaisant ?

Je trouve ça d'un ridicule consommé. C'est une prise de poûls directe de la lourdeur de la bureaucratie et de son inefficacité.

Comment fonctionne l'évaluation annuelle, point de vue que le boss aimerait que les employés ait:
1- Je travaille toute l'année.
2- Le boss me regarde aller et m'évalue comme tout le monde.
3- Mes efforts sont reconnus dans l'évaluation et mes points à améliorer sont relevés.
4- Mon augmentation est en lien avec le travail que j'ai fourni dans l'année.
5- Tout le monde passe par le même processus, c'est juste.

Comment fonctionne l'évaluation annuelle, point de vue que les employés ont:
1- Je travaille toute l'année.
2- Le boss calcule combien d'argent il peut donner à qui en fonction de qui sont ses collaborateurs essentiels et qui il aime bien.
3- Aillant le montant qu'il peut donner à une personne, le boss minimise ses efforts et augmente le nombre de points à améliorer pour réduire le montant qu'il doit donner selon ses chartes.
4- Mon augmentation n'est pas en lien avec le travail que j'ai fourni dans l'année.
5- Tout ce processus est une véritable mascarade, une perte de temps: il n'y a rien de juste là-dedans, seulement une facade.

Mais oh! Surprise: cette année, tout le monde sait déjà qu'il n'y aura pas d'augmentation de salaire et donc, les évaluations n'auront pas de lien... Que fait le boss?

1- Il booste les évaluations.
2- Les employés sont flattés, ils espèrent que l'an prochain l'augmentation sera bonne en fonction de cette évaluation (grave erreur) et donc les employés restent au boulot plutôt que d'en chercher un autre.

Je crache sur ce système!
Si je fais du bon travail, dis-le moi et paye moi sans passer par une tite-feuille de papier.
Si je ne fais pas du bon travail, dis-le moi et on verra comment on va s'arranger pour changer ça, sans passer par une tite-feuille de papier.

Si tu ne veux pas me payer, soit honnête et donne-moi les vrais raisons. Si l'employeur exige l'honnêteté de ses employés, pourquoi ne le serait-il pas lui?

Ouais, vivement une autre job... L'espoir de trouver mieux... puis la déception de voir que c'est pareil ailleurs.

Un de mes bons jours aujourd'hui! ;)

J'ai le fantastique rouillé

Pour ceux que mes tentatives littéraires intéressent, voici ce qui m'occupe ces temps-ci (oui, je travaille sur tout ça en même temps... ça évite les pannes d'inspiration):
- un brainstorming intense pour essayer de trouver une idée sur le thème "Chef d'oeuvre inconnu" proposé par XYZ... je crois que j'en tiens une bonne là, mais j'ai pas encore de plan précis
- une longue nouvelle policière prenant pour base une technicalité juridique qui a pour effet de remettre un criminel en liberté... le texte menace par contre de virer en roman court sous la pression des trois personnages principaux
- une énième tentative de raconter une quête médiévale-fantastique qui me trotte en tête depuis deux ans... jusqu'ici, pas moyen de trouver le bon format de narration, mais là je crois que je vais peut-être y arriver
- finalement, j'essaie aussi de raconter une histoire fantastique du point de vue d'un homme devenu aveugle (puisque mon écriture est souvent très visuelle, là je me mets volontairement des bâtons dans les roues... des poutres même!)

Je constate une chose à propos de mes deux derniers projets : j'ai du mal à écrire du fantastique on dirait. Je suis rouillée. Les mots "magie", "surnaturel", "château"... bref, tout le champ lexical tolkiennien me semble irrémédiablement nul, plat et convenu.

Je remarque aussi autre chose : j'adore l'univers du MMA et plus je m'informe à son sujet, plus j'ai envie d'y situer une histoire... mais quoi? Y a-t-il un néophyte à l'écoute qui pourrait me donner des idées? Qu'est-ce qui vaudrait la peine d'être raconté? (Sans tomber dans le style Rocky du bon gars qui pars perdant, travaille fort et gagne)

jeudi 23 juillet 2009

Blessure et vieillesse

Après quelques semaines d'arrêt, à cause d'un mal de dos de Vincent, voilà qu'on s'est remis au taekwondo hier soir. Petit entraînement assez léger quand même. Seule chose à signaler : j'ai dû faire un faux mouvement pendant un exercice, parce que j'ai fini avec un léger mal de cou.

... mal de cou qui m'a tenue réveillée une partie de la nuit et qui, ce matin, se concrétise en méga-torticolli. Pas capable de pencher la tête vers l'avant, de la tourner vers la gauche, ni même de lever le coude gauche au-dessus de l'épaule.

Première constatation : ouille, je me suis pas manquée.

Deuxième constatation : merde, je vieillis! Jamais, il y a cinq ans, ce genre d'incident n'aurait laissé des traces le lendemain matin, outre un léger rackage.

Troisième constatation : zut, si j'avais pas été aussi en forme à 20 ans, je m'apercevrais pas que mes capacités physiques ont déjà commencé à décliner. Preuve que l'entraînement est bon pour la santé, mais dur pour le moral! ;)

mercredi 22 juillet 2009

Dit-on un muse ou un museau?

Je sais pas ce qu'il en est pour les autres écrivains ou aspirants écrivains, mais moi je ne sais pas ce que je ferais sans les idées que Vincent m'apporte (ou plutôt, je sais très bien ce que je ferais : des textes plates).

Il m'aide tellement souvent, soit en m'apportant l'idée centrale autour de laquelle il ne me reste qu'à broder (comme pour dans "Le Double"), soit en corrigeant mes délires (c'est fou le nombre d'idées qui nous paraissent bonnes quand on les écrit et que les autres trouvent risibles!!!) que des fois je me demande qui est vraiment l'auteur de l'histoire terminée. Moi, parce que je l'ai structurée, organisée et écrite? Ou lui, parce qu'après tout l'originalité de ce qui est raconté lui est attribuable?

Qu'est-ce que vous en pensez?

Et si vous en arrivez à la conclusion que Vincent ne remplit que le rôle habituel (et bien ingrat) de muse... au masculin, est-ce que ça devient un museau? :p

mardi 21 juillet 2009

L'épopée de Gilgames - premier roman de l'humanité

Je viens de terminer la lecture de l'Épopée de Gilgames, traduit de l'akkadien par Jean Bottéro. (Ne pas confondre avec l'acadien!)

Pour ceux qui ne voient pas de quoi je parle, l'Épopée de Gilgames est un récit mésopotamien du roi Gilgames qui a vécu en 2650 avant JC et qui part en quête de l'immortalité. Ses exploits et sa légende ont été racontés puis écrits en de multiples versions pour finalement être rédigés en une version "complète" environ en 1600 avant JC. On est pas tellement loin après l'invention de l'écriture! Le récit a été gravé dans la pierre... et. malheureusement, un bon nombre de ces pierres sont abîmées. Puisqu'il y a eu plusieurs exemplaires de ces pierres, les historiens sont arrivés à remonter le récit comme un casse-tête.

C'est très intéressant à lire. On voit que les préoccupations de nos lointains ancêtres ne sont pas si étrangères aux nôtres: confort matériel, sécurité, désir de continuer à vivre et de vivre pleinement. Les références culturelles sont assez différentes par contre, on peut s'en douter. Le récit est découpé en épisodes. Je ne veux pas dévoiler le contenu de l'histoire, parce que ça vaut la peine d'être lu, ne serait-ce que pour sentir le poids historique derrière la légende.

Ça se lit très rapidement par contre, parce qu'il y a des bouts du texte qui ont été détruits et, en partant, l'histoire n'est pas très longue. C'est un poème d'environ 3000 vers, mais environ 1000 sont perdus.

Seul bémol, c'est un peu cher, mais puisque ça n'intéresse pas grand monde, je suppose que c'est normal.

Vous pourrez probablement trouver ça dans des bibliothèques universitaires.

Fantasia - The Chaser

Sur le site de Solaris, Yves Meynard (dans "Comment ne pas écrire des histoires") donne le conseil suivant : évitez de mêler humour, humour noir et descriptions horrifiantes si vous ne voulez pas donner l'impression que vous êtes un psychopathe.

Visiblement, le scénariste coréen du film "The Chaser" ne s'est jamais fait dire quoique ce soit du genre... et c'est aussi bien : qui a dit que les psychopathes ne pouvaient pas écrire de bonnes histoires?

Comme à chaque fois que je suis allée à Fantasia, je suis ressortie du film d'hier soir complètement secouée... j'ai eu en plein ce que j'étais allée chercher, quoi! Pas de motif convenu auquel se raccrocher, pas de rythme hollywoodien prévisible, pas de tabous occidentaux, de belles trouvailles de réalisation, une histoire imprévisible, une tension presqu'insoutenable...

Fantasia me fait toujours me demander : pourquoi ces films-là ne sont-ils pas plus accessibles au cinéma? Ça permettrait de les consommer plus aisément... et à plus petite dose! Nous les présenter en rafale pendant deux semaines, c'est un peu dur pour les nerfs. Pour les miens en tout cas! Je vais attendre l'an prochain avant de remettre ça.

dimanche 19 juillet 2009

Angel of Darkness de Charles de Lint

Souvent, les auteurs mettent des ténèbres dans leurs titres à défaut d'arriver à en mettre dans leur texte (et là je ne parlerai pas des anges)... mais pas dans ce bouquin!

C'est moderne, le fantastique intervient dès le premier chapitre et c'est noir à souhait. J'ai adoré!

Seul point négatif : j'ai trouvé la fin un peu faible. J'aurais pris un peu plus d'explication... mais bon, cela n'enlève rien à ce qui a été écrit. On en souhaiterait juste quelques pages de plus.

Merci à Alex pour la suggestion. :) Je mets la main sur un Mieville dès que je peux. ;)

Ah, un autre point négatif du bouquin pour les francophones unilingues : j'ai pas trouvé de traduction. Ce qui est doublement dommage: non seulement le bouquin est bon, mais de Lint semble être un auteur canadien! D'ailleurs, Angel of Darkness se déroule à Ottawa (c'est bien la preuve que c'est un bouquin de fantastique : il s'y passe quelque chose à Ottawa!)

samedi 18 juillet 2009

Le son d'une génération

Le Festival Juste pour Rire va rendre hommage à RBO cette année. Les articles sur le groupe m'ont inspiré la réflexion suivante : je crois qu'au Québec, depuis 60 ans, chaque tranche d'âge a eu "son" humour, ses sketchs que tout le monde (ou enfin tout le monde qui aimait rigoler) savait par coeur.

Pour les boomers, génération de mes parents, c'était Deschamps pour les plus jeunes et les Cyniques pour les plus vieux.
Pour les X, c'était RBO.
Pour moi et les autres Y, c'est Pérusse.
Pour nos petits "Millénium" ou W ou "click" (le nom n'est pas encore fixé semble-t-il), c'est les Têtes-à-Claques...

Chacune de ses générations avait des références rigolotes et des expressions cultes qui rassemblaient les gens. Les meilleures d'entres-elles étaient même passées aux générations suivantes ("On veut pas le savouère, on veut..."). Je remarque une chose un peu triste dans cette évolution par contre : Deschamps et les Cyniques parlaient souvent d'importants sujets sociaux; RBO a tapé dur sur les politiciens; Pérusse a égratigné l'actualité de temps à autres; et les Têtes-à-Claques...

Vous voyez le concept?

L'humour peut être un merveilleux outil pour débuter un débat et faire réfléchir. Il permet d'aborder des sujets qui, autrement, seraient trop lourds ou trop ardus. Il dédramatise. Mais il peut aussi être juste épais et faire rire. C'est pas mauvais, mais c'est pas aussi utile.

Cela dit, je veux pas vous démolir le moral en ce beau samedi déjà gris, alors chantez avec moi : "C'était un ptit chioua-oua qui allait d'une rue à l'au-tre..."

vendredi 17 juillet 2009

Non-event : Benoît XVI s'est fracturé le poignet dans sa baignoire

Voilà le genre d'accident niaiseux auquel ma grand-maman réagit en disant : "Bon, kesse t'as faite pour qu'le p'tit Jésus te punisse?"

J'aimerais bien savoir ce que Ben lui répondrait...

Encouragement du négationisme? Excommunication abusive de Brésiliens? Ou simplement : "Je suis devenu pape parce que comme ça, quand je me prends pour dieu, y'a en une gang qui me croient?"

jeudi 16 juillet 2009

Atelier littéraire ou l'art de l'auto-flagellation

Ok, me voilà donc officiellement inscrite à l'atelier littéraire d'Élisabeth Vonarburg, qui se tiendra au printemps prochain à Montréal, pendant deux ou trois jours. D'ici là, l'atelier agit sous la forme d'un groupe de discussion. Le principe est simple : pour l'instant, on envoie un texte, notre "carte de visite", pour que tout le monde sache quel genre de plume on a. Les autres membres sont libres de commenter le texte.
Quand on sera proches de la date de l'atelier, on devra envoyer un autre texte que tout le monde commentera "live" à l'atelier. Ensuite, on aura du temps pour réécrire le texte, avec les conseils d'Élisabeth.

Les premiers commentaires sur ma "carte de visite" ont déjà commencé à rentrer... et moi je commence déjà à rechercher un placard bien profond pour m'y enfermer!

Pour moi, un texte c'est quelque chose d'assez intime et personnel. C'est moi, mes mots, ma vision du monde, ma compréhension des choses que je couche sur papier. Je veux bien partager les meilleurs résultats, mais ce n'est pas nécessairement facile, surtout parce que ce sont souvent les textes où j'ai mis le plus de moi-même. J'aime savoir qu'on m'a lue, mais idéalement, j'aime aussi que ledit lecteur reste une entité un peu lointaine (je ne me sens jamais aussi nerveuse que lorsque quelqu'un se met à lire un de mes textes en ma présence... même quand c'est Vincent!).

Pffff... Bref, c'est déjà dur d'envoyer un texte à un éditeur (en se disant qu'on va pleurer un peu s'il le refuse, parce qu'on l'aime bien ce petit bout de nous), mais de le partager, comme ça, avec une dizaine de personnes qui vont le décortiquer peu à peu, l'analyser selon leurs préférences, tirer sur tous les fils pour voir si ça tient... Ouille. Ça donne un peu l'impression que non seulement on doit se mettre tout nu devant le groupe, mais qu'en plus ils nous demandent ensuite de sauter et de faire la roue.

Qu'est-ce qu'on ferait pas pour réaliser ses rêves!

mercredi 15 juillet 2009

Avarice corporative

Hier en fin de journée, j'ai eu une belle nouvelle venant de mon employeur.

Je vous mets en contexte très rapidement. J'ai été embauché le 21 avril 2008 chez Fujitsu-DMR. Mon évaluation annuelle et révision salariale devaient avoir lieu de le 21 avril 2009. Mais voilà, on est à la mi-juillet et ça n'a toujours pas eu lieu. Le superviseur qui devrait s'en charger me donne depuis tout ce temps des excuses pour dire que ça aura lieu plus tard et, de toute façon, mon augmentation sera rétroactive, alors inutile de me faire du mauvais sang!

Ben voilà, le 14 juillet 2009, en fin de journée, je reçois un beau courriel des patrons de Fujitsu, qui annonce qu'il y aura un gel des salaires cette année, parce que les temps sont durs, bla bla bla. Tous les employés dont la date de révision annuelle dépasse le 1er avril (je suis le 21 je vous rappelle), n'auront pas d'augmentation d'ici le 1er avril 2010 et adieu la rétroactivité.

Inacceptable! Ça fait des mois qu'on me fait niaiser pour ça?

Alors ce matin, je me dis, on va vérifier si les temps sont si durs pour Fujitsu:
http://www.fujitsu.com/global/news/pr/archives/month/2009/20090430-07.html
Tiré du site même de Fujitsu, le dernier rapport annuel. Pour ceux qui n'ont pas envie de suivre le lien, je vous donne des extraits:
"Tokyo, April 30, 2009 — Fujitsu Limited, a leading provider of IT-based business solutions for the global marketplace, today reported consolidated operating income of 68.7 billion yen (US$702 million*) for fiscal 2008 (April 1, 2008 – March 31, 2009), surpassing its target as a result of a 4.7% increase in Technology Solutions income"
"We ended the fiscal year with strong performance in our IT services and platforms business, thanks to the ability of Fujitsu employees to respond to customers’ changing needs and deliver solutions that improve their competitiveness during these challenging times," said Kuniaki Nozoe, president of Fujitsu."

Ah bon? Les temps sont durs?

Toutes les notions d'économies sont claires: en temps de récession, il faut augmenter le salaire des travailleurs pour relancer la consommation et l'économie.

Voilà ce que je comprends de la situation:
1- Tous le monde dit que les temps sont durs, alors les employés ont tous entendus ça.
2- La compagnie va relativement bien, mais oh! Y'a une chance de faire de l'argent sur le dos des employés puisqu'ils sont déjà convaincus que tout va mal.
3- Les patrons gèlent les salaires pour que la compagnie fasse plus d'argent.
4- Les employés mécontents vont partir, alors pas besoin de donner des kits de départ.
5- L'annonce faite à 3-4 mois de retard fait économiser à la compagnie 3-4 mois d'augmentation de salaire sans perdre ses employés pendant ce temps
6- Le patron qui a eu l'idée va se taper un sacré gros bonus cette année.

MORT À L'AVARICE CORPORATIVE!!!

Je travaille pour être payé. Si on ne me paye pas, je n'ai pas de raison de travailler.

Je n'ai jamais entendu parler d'un employeur qui traitait ses employés honnêtement. En connaissez-vous un? Parce que je magasine là!

Quelqu'un a besoin d'un programmeur C#, .Net, Delphi, SQL Server etc etc?

mardi 14 juillet 2009

Dernière heure : Élisabeth Vonarburg pense que j'écris bien!!!

Oui, oui, elle me l'a écrit après avoir lu un de mes textes... et avoir accepté mon inscription à un atelier d'écriture qui se tiendra au printemps prochain.
Un vrai atelier, avec des vrais écrivains, des gens qui ont gagné des prix...
Mais qu'est-ce que je vais foutre là!?!?!?!?!
Ouille, me voilà avec une attaque aiguë du syndrôme de l'imposteur, mais en même temps, je plane complètement!!!

L'inspiration croît avec la distance

Ah ah! Là vous pensez que je vais vous parler de dépaysement générateur d'inspiration ou de mon dernier voyage à l'autre bout du monde, dans une tribu oubliée dont les usages mériteraient d'être immortalisés...
Ben non. :p Je pensais plutôt partager avec vous le fait que je fais de la course à pied une ou deux fois semaine (rien de bien extraordinaire : 20 à 30 minutes, ce qui se traduit par 3 à 5 kilomètres) et qu'il me semble que courir est bon pour mon inspiration. Je ne sais pas si c'est un effet secondaire de l'épuisement physique ou de l'espèce de transe qui naît du mouvement répétitif et du bruit régulier de mes pieds qui cognent sur le sol, mais je reviens toujours d'une course avec énormément d'idée et une envie irrépressible... bon, de manger, d'abord, mais écrire vient juste après.
Mes courses les plus inspirantes sont celles que j'effectue sous la pluie (par choix, oui oui je suis maniaque à ce point, ou parce que je me suis fait surprendre). Il y a un je-ne-sais-quoi de romantique à se faire fouetter par la pluie et le vent... ça donne l'impression de se battre contre les éléments.
Les entraînements d'art martiaux m'apportent aussi un grand bien-être physique, mais ils sont plus épuisants mentalement (parce qu'il est hors de question de ne penser à rien durant un combat!!!) et donc moins inspirants au bout du compte.
Y a-t-il quelqu'un d'autre qui a une activité déclencheuse d'inspiration et de créativité?

lundi 13 juillet 2009

L'abus de gore dans la littérature d'horreur

La réflexion sur les lieux communs du fantastique nous a amené à une conclusion : il semble que ce soit par le mélange des genres que la fantasy a une chance de se renouveler. Notamment en introduisant des éléments propres à la littérature d’horreur (monde plus sombre, bien et mal moins définis, finales nuancées ou défaites des héros, etc).
Malheureusement, le mélange des genres a lui aussi ses dangers, notamment celui d’introduire dans un genre les défauts d’un autre.
Dans le domaine de la littérature d’horreur, le défaut le plus commun que j’ai remarqué ces dernières années, c’est l’abus de violence extrême ou de descriptions sanglantes, ce que les anglos appellent le gore.
Stephen King a été l’un des pionniers dans l’utilisation des scènes et des descriptions gore. Mais n’est pas King qui veut. Les descriptions horribles, si elles sont mal utilisées, portent au rire plutôt qu’au dégoût. Le meilleur exemple d’un gore mal employé, je l’ai rencontré récemment dans « Le Vide » de Patrick Sénécal. Après avoir attendu l’explication du moment ayant traumatisé les personnages principaux pendant les trois quart du roman, ladite scène traumatisante était finalement tellement exagérée et brutale qu’on n’y croyait pas.
Comme quoi il ne suffit pas de parsemer une histoire d’éléments gore pour en faire une histoire d’horreur…

dimanche 12 juillet 2009

Dur lendemain de combat...

Ce matin, Vincent et moi on a mal partout, on est déshydratés et on a l'impression d'avoir refait le combat dans notre tête toute la nuit... Dire que c'est St-Pierre qui se battait et pas nous! On a eu des lendemains d'entraînement moins difficiles! hihihihi
Après avoir regardé trois heures de combats ultimes, on a toujours un surplus d'adrénaline, mais après le combat de Georges St-Pierre d'hier, on était vraiment gonflés à bloc... faut dire que l'ambiance dans la Cage aux sports était survoltée. GSP n'a pas donné une seule chance à Alves... mais celui-ci a quand même été impressionnant, arrivant, pendant 25 minutes, à encaisser les coups et à se débattre comme un beau diable au sol. Je ne pensais pas qu'il durerait 5 rounds, mais oui, il l'a fait. Chapeau!
À la sortie du resto, il y en a qui ont pas trop bien géré leur trop-plein d'émotions : une bagarre a éclaté dans le stationnement. Coudonc, au Québec, on semble avoir bien du mal à digérer les victoires de nos champions.
Dommage : c'est des incidents comme ça qui donnent une mauvaise image du MMA.
En fait, c'est d'autant plus regrettable que le "demi-dieu" québécois qui règne sur la UFC, lui, est un parfait gentleman. Trop beau pour être vrai ce St-Pierre. Faudrait pas essayer de faire un personnage de roman qui lui ressemble : on se ferait dire qu'il n'est pas réaliste ;)

vendredi 10 juillet 2009

Le médiéval-fantastique est-il moribond?

J'ai commencé à mon tour le recueil "Légendes" dirigé par Silverberg, dont Vincent parlait dans un autre post. C'est moi qui l'avait emprunté à la bibliothèque, salivant à l'avance devant les noms des auteurs qui ont peuplé la fin de mon adolescence et le début de ma vie d'adulte (Tad Williams, Robert Jordan, Ursula le Guin) et je me disais que mon critique préféré était, comme souvent (toujours?), très sévère.

Après un tiers du bouquin, j'en arrive à la même conclusion que mon cher époux : on dirait que le fantastique de ces grands noms américains ne s'adresse qu'aux adolescents et, en plus, sans grande originalité. Exception faites, bien sûr, de Stephen King (qui ne saurait pas écrire uniquement pour de jeunes gens innocents, même si sa vie en dépendait) et de Terry Pratchett (dont les écrits sont faits pour qu'on en rit à tous âges et dont le seul défaut pourrait être trouvé dans le manque de renouvellement... mais comme il parodie tous les autres, peut-être est-ce eux qui ne lui donnent pas assez de matière?).

Est-ce que cette impression de thèmes simplistes et de déjà-vu tient au fait que la majorité de ces auteurs ont créé des mondes pseudo-médiévaux?
Est-ce que c'est le médiéval-fantastique qui n'arrive plus à se renouveler?
Je suis une fan de Tolkien, mais il me semble que tout ce que je trouve en fantasy, ces dernières années, porte beaucoup trop lourdement son influence.
Que faudrait-il faire pour renouveler le genre? J'attends les suggestions!

jeudi 9 juillet 2009

Y'a arts martiaux et arts martiaux...

Histoire de dissiper un malentendu tenace, je dirais qu'il y a en gros deux grands courants au sein des arts martiaux : le courant chinois et l'autre, appelons-le "courant martial".

Le courant chinois, c'est celui qui regroupe non seulement les arts martiaux d'origine chinoise (Tai Chi et Kung Fu), mais aussi un paquet d'autres styles très axés sur le spirituel, l'utilisation des énergies et le maniement d'armes.

L'autre courant, le courant martial, c'est celui qui regroupe les arts martiaux dits "brutaux" (karaté kyokushin, taekwondo ITF (pas olympique), jiu-jitsu brésilien, mui thai), ceux qui ont relégué aux oubliettes les histoires de chi et d'énergie mystique, préférant enseigner des mots comme "visualisation", "confiance en soi", "déplacement de poids", "biomécanique"... Les disciplines dites "sports de combat" plutôt que "arts martiaux" sont issues du courant martial, mais les disciplines en ont été modifiées afin de permettre des compétitions sans trop de casse, incluant pointage, règles strictes et intervention de juges. Dans cette catégorie, vous avez le judo, la lutte olympique, le taekwondo WTF...
La discipline reine du courant martial, c'est le MMA, là où les techniques spectaculaires mais inefficaces ne font pas long feu.

Beaucoup de gens mettent tous les arts martiaux dans le même panier... or, un amateur du courant chinois ne verra habituellement rien d'intéressant dans le courant martial, trouvant les combats sans couleur et les enseignements dépourvus "de développement intérieur".
Un amateur du courant martial, lui, ne verra dans les théories entourant les arts chinois que fumisterie ou carcan traditionnel pré-scientifique, les techniques lui sembleront douteuses et le recours aux armes lui paraîtra aberrant d'un point de vue d'autodéfense (vous traînez souvent des sabres dans vos poches, vous?).

Avant d'assumer qu'un pratiquant d'arts martiaux aimera quelque chose qui évoque des techniques de combat (films, livres ou autres), mieux vaut prendre le temps de réfléchir à quel courant la personne semble se rattacher et à quel courant ce qu'on lui propose se réfère.
Bref, n'essayez pas de faire écouter "Blood sport" à un amateur de Jet Lee et ne vous étonnez pas si un fan de MMA se met à rire (ou quitte la pièce...) durant "Romeo must die".

mercredi 8 juillet 2009

Alves trop confiant?

Un collègue vient de me signaler une entrevue où Alves a dit aux journalistes qu'il pensait non seulement battre St-Pierre ce samedi, mais encore le battre par KO. Et mon collègue de dire : il est très confiant ce Thiago.
Ma réponse : non, il est réaliste. Premièrement, il a le droit d'être confiant : c'est sans doute l'adversaire le plus coriace que GSP a eu depuis longtemps. Deuxièmement, s'il arrive à gagner, ce sera sans doute par KO, tout simplement parce qu'il n'a ni l'expérience, ni la condition physique pour tenir 5 rounds contre GSP et se rendre en décision et qu'il n'a pas non plus le savoir-faire au sol pour le soumettre. Donc, s'il gagne, ce sera probablement par KO (ou TKO).
Remarquez que j'ai dit "si"...

Les lieux communs du fantastique

Je suis tout près de terminer la lecture de "Légendes" un recueil de nouvelles, présenté par Robert Silverberg, d'auteurs de fantastique connus, tels que Stephen King, Ursula LeGuin et Georges R.R. Martin et plusieurs autres.

Je suis un amateur de fantastique et, sans en avoir lu autant que Geneviève, la plupart des récits de fantastique... j'allais dire "me dégoûtent" mais le terme exact serait probablement "m'irritent" quoique le premier terme laisse entendre à quel point je peux être irrité.

On voit beaucoup plus de fantastique depuis que les récits de JK Rowlings ont remis le genre en lumière. Mais trouver un récit fantastique de qualité, qui sort des lieux communs, c'est difficile.

Maintenant, lorsque je choisis un livre de fantastique, je survole le résumé et je n'essaye même pas de le lire si je vois un des concepts suivants: enfant héros, héros élu ("chosen one"), héroïne qui doit se montrer meilleure que les hommes, magie réservée à l'usage d'un seul sexe, méchants laids et héros beaux, prophétie, sauver le monde, le bien contre le mal, la lumière contre les ténèbres, érotisme/sexe/osé, un ennemi tout puissant ne-devant-pas-être-nommé, un monde magique caché près du nôtre et j'en passe. Si je vois un de ces termes, je sais déjà ce qui va se passer dans l'histoire et je sais que ça va être mauvais. D'ailleurs, j'ai tendance aussi à rejeter les livres écrits par des écrivaines car je trouve qu'elles ont plus tendance à tomber dans ces cas que les écrivains. En passant aussi, je trouve qu'on sent trop souvent le sexe de l'auteur dans le texte, mais ça c'est un autre débât.

Il me semble que le récit tombe toujours dans le féminisme (femme contre hommes, femmes magiciennes contre hommes brutaux), le livre pour enfant (avec enfant héros) ou même le conte (bien contre mal, prophétie, etc).

Est-ce que c'est si difficile de faire une histoire de fantastique sérieuse? Parlez-moi d'un récit sombre, trouble, où le bien et le mal ne sont pas définis clairement, avec des zones grises, où les héros, même investis de pouvoirs surnaturels, demeurent fondamentalement humains et mortels, où les enfants ont la place qu'ils occupent dans notre monde, c'est-à-dire qu'ils ont peu ou pas d'impact sur les choses qui les entourent, où le destin d'un être est entre ses mains sans qu'une prophétie bidon lui indique le chemin à suivre, où le monde n'est pas sur le point d'être détruit à tout instant, où l'objectif des héros concerne autant leur intérêt immédiat que le bien commun, où les ennemis sont terribles mais humains eux-aussi.

D'ailleurs, pourquoi ne pas nommer un ennemi? C'est complètement illogique. Donner un nom à un ennemi le rend réel, saisissable, définissable et donc rend possible la victoire contre lui. Ne pas nommer un ennemi, c'est lui créer une aura de terreur et de mystère. Il faut un auteur relativement faible pour ne pas arriver à créer un ennemi terrible sans user de cet artifice. Bon bon, je m'emporte.

Tous ces récits simplistes et faciles sont au niveau mental d'histoires pour enfants où le bien l'emporte toujours, où les enfants sont les héros, ce qui les fait rêver et les sécurise.

Ouais, bon, mais moi je suis un adulte qui veut être diverti, qui veut être surpris et emporté par un récit. Qui veut de quoi à se mettre sous la dent. Je veux quelque chose de concret, pas être sécurisé.

Bref, je cherche du bon fantastique et j'en trouve pas. Par contre, j'en ai déjà lu:

-Le Cycle de la Tour Sombre, de Stephen King, à qui j'aurais donné la palme de l'originalité pour son western fantastique s'il n'était pas américain.

-Terremer, de Ursula LeGuin, pour un monde original, une magie spéciale et une ambiance contemplative et un brin philosophique très réussie.

-Une fêlure au flanc du monde, de Éric Gauthier parce que c'est original et surtout, il brise le lieu commun du méchant ne devant pas être nommé et j'ai adoré ce coup de maître.

-La peau blanche, de Joël Champetier, parce que le fantastique de ce récit m'a pris complètement par surprise. L'histoire était criante de vérité et tout à coup, tout dérape.

J'en oublie peut-être, mais rien d'autre ne me vient à l'esprit pour le moment. Vous voyez comme c'est peu... D'accord, je suis reconnu pour être critique et difficile...

Je vous déconseille généralement le recueil de nouvelles "Légendes". Hormis la très bonne nouvelle de Georges RR Martin, qui m'a beaucoup surpris puisque je n'ai pas aimé son cycle du Trône de Fer. (C'était trop dilué, trop d'enfants, mais un excellent monde).

D'ailleurs, c'est un appel à tous, si vous avez du bon fanstastique à me conseiller, allez-y. Et si le récit que vous me conseillez entre dans un des concepts nommés ci-haut, expliquez-moi ce qui le rend bon quand même.
:)

mardi 7 juillet 2009

Fatiguée...

Pas d'idée pour le blog ce matin. Panne sèche intellectuelle. J'suis trop fatiguée...
En fait, à bien y penser, j'passe mon temps fatiguée. Faut dire que le soir, après le boulot, le temps que le souper soit avalé et les tâches ménagères faites, il est 8h. Peu importe l'activité qu'on fait ensuite (entraînement, lecture, film, jeu vidéo), le temps qu'on finisse et qu'on soit prêts à dormir, il est près de minuit. Le matin, le cadran sonne à 6h. Alors on se lève fatigués.
J'imagine même pas ce que ce sera quand j'aurai des enfants...
J'arrête pas de me demander : mais comment ma mère faisait-elle? Et puis ça me revient : ah oui, ma mère, tant que j'étais au primaire, elle n'avait pas d'emploi. Elle s'est mise à travailler à l'extérieur seulement quand ma soeur et moi avons été assez âgées pour l'aider un peu dans la maison... et même là, elle était souvent fatiguée elle aussi. Au point qu'elle a fini par faire un burn-out.
Faut dire qu'à l'époque où j'étais au primaire, mes parents avaient acheté une maison en s'endettant pour trois fois la valeur du salaire de mon père.
De nos jours, la même maison se vend trois fois les salaires combinés que mon chum et moi gagnons. Dites, ça donne quoi d'avoir deux fois plus de population active si, au bout du compte, les ménages ne peuvent pas améliorer leur bien-être matériel, parce que les prix augmentent plus vite que les salaires?
Ah, ça permet d'avoir deux fois plus de travailleurs et de doubler la production, sans augmenter les dépenses en dollars constants? Ça permet d'avoir une population uniformément fatiguée et désabusée, constamment en panne sèche intellectuelle? Ça fait vendre Star Académie? Ça permet d'avoir des enfants uniformément éduqués en garderie à 7$ et par des écoles réformées? S'cusez, monsieur l'État, j'avais pas vu les avantages.
J'vais donc essayer de me coucher tôt ce soir, quitte à laisser l'Épopée de Gilgames poireauter dans ma bibliothèque une soirée de plus. Après tout, ça sert à quoi la culture si ça me permet pas de gagner ma vie?

lundi 6 juillet 2009

Jargon

Après un an à enseigner au secondaire, je pensais que je m'étais remise au courant de l'argot en vogue... C'était avant d'aller lire un post sur le blog d'un ami gay! Ça m'a pris 6 recherches sur Google et autant de pages wikipédia avant d'y piger quoique ce soit... O_o
Les gars qui se plaignent que les filles sont compliquées devraient plutôt être heureux d'être hétéros : avec l'argot en cours dans les milieux gays, ils pourraient se retrouver par ignorance dans des situations assez cocasses! (S'ils disent ne rien avoir contre la chasse aux nounours chubby par exemple... lol!)

C'est ma fête!

... pis ben... c'est pas mal tout ce que j'ai à en dire :p
Y'a une chose de plate avec les fêtes : plus on vieillit, plus on se dit qu'il faut fêter pour faire passer la pilule et plus on fête, plus on se sent vieux le lendemain matin. (J'aurais pas dû boire un café à 9h hier soir, ça m'a empêchée de dormir et, ce matin, je jurerais que je viens d'avoir 67 ans plutôt que 27...)

dimanche 5 juillet 2009

Lecture : Une fêlure au flanc du monde

Tiens, juste pour me faire mentir, j'en ai une nouveau à vous présenter. Il y a quelques semaines, j'ai acheté "Une fêlure au flanc du monde" d'Éric Gauthier comme cadeau pour Vincent et on l'a dévoré tous les deux. Ce livre est la preuve qu'on peut publier du fantastique au Québec sans tomber dans le gore, les perversions et le sexe à outrance (après avoir lu Natasha Beaulieu et les derniers Sénécal, je commençais à en douter).
Les amateurs de Mage y reconnaîtront bien des éléments qui semblent inspirés de ce jeu de rôles, racontés avec subtilité et un humour bien dosé. Le personnage principal, un jeune Noir mythomane sur les bords, est original et très attachant.
Chapeau à Gauthier!

Lecture : Jacques Côté, du polar québécois

Envie d'un bon roman policier où ça se tire pas dessus à tout bout de champ? Tanné de Menkell (parce que l'auteur a beau être génial, un moment donné, Wallander tape sur les nerfs?) Essayez les romans de Jacques Côté ("Nébulosité croissante en fin de journée" pour commencer). Ça se passe à Québec et la série commence dans les années 70, juste avant les olympiques.
Le personnage principal est un policier criminologue marathonien, sympathique, malchanceux, progressiste, non fumeur et jamais violent avec les suspects. Du bonbon.
D'ailleurs, je vous laisse : je m'y remets!

PS : Merci à Audrey pour la suggestion!

PPS : Pour ceux qui trouve que je parle souvent de vieux trucs et pas assez de nouveautés, prenez-vous en à ma bibliothèque municipale... ou voyez les choses du bon côté : si je vous intéresse, vous pouvez vous aussi aller vous procurer le livre de façon gratuite et écologique... et si vous l'aimez pas, il ne vous encombrera pas longtemps!

vendredi 3 juillet 2009

Plaisirs coupables

Faut que je me confesse. "Plaisirs coupables" (Guilty Pleasures) c'est le titre du premier roman d'une série (Anita Blake, vampire hunter) écrite par l'américaine Laurell Hamilton. Les intrigues sont tirées par les cheveux, la cohérence de l'univers est nulle, tous les personnages masculins sont macho, mais ultra séduisants, et le trois quart des situations se résoudraient mieux si les gens se parlaient une fois pour toute... Bref, un truc de fille.
Alors pourquoi j'en parle?
Parce que c'est bien écrit (en anglais... fuyez la traduction parisienne), que l'humour féministe est décapant et que l'héroïne fait cinq pieds, pratique les arts martiaux et se laisse pas marcher sur les pieds. Un truc de fille, je vous dis.
Mais bon, je m'assume... à peu près. Cette série-là, c'est mon plaisir coupable à moi. ;)

Violence au hockey

Depuis quelques temps, je vois des articles sur la violence au hockey dans les journaux. Je ne suis pas un fan de hockey du tout. Par contre, j'ai joué quelques années quand j'étais jeune et j'ai justement arrêté lorsque j'allais passer Bamtam, au moment où les mises en échec devenaient "légales" ou "tolérées".

J'ai surtout laissé tombé parce que je n'aime pas les sports d'équipe, mais aussi parce que la violence au hockey ne m'intéresse pas. On pourrait se demander pourquoi j'ai fais le saut aux arts martiaux après si, justement, je n'aime pas la violence! Pourtant, c'est un choix logique je crois. Dans les arts martiaux, ceux que je pratique enfin, la "violence" est "propre". C'est à dire qu'elle est réglementée, dosée par les gabarits des participants et surtout, puisque le combat est le focus principal, les gens savent se contrôler.

Ne venez pas me dire que, parce que le hockey est un sport d'action, les esprits s'échauffent et que les limites sont dépassées! Ça devrait aussi être le cas dans les arts martiaux et j'ai rarement vu ça en 20 ans de pratique.

Est-ce que c'est une bataille qui fait une bonne partie de hockey? J'ose croire que non. Parlez-moi d'habiles jeux de passes, de beaux buts, de beaux échappés, mais pas de mises en échec ou de combat. Si vous voulez vous battre, faites ça proprement et avec classe. Certainement pas à coup de bâton.

Certains vont se dire que les arbitres sont là pour gérer ça. Mais les arbitres sont là pour séparer les adversaires quand ça dure trop longtemps. Ils devraient adopter la ligne dure: pas de combat ou punition, point à la ligne. Après tout, ils ne sont pas arbitres de combats, mais arbitres de hockey. Ils sont souvent plus petits que les joueurs (pas de protection entk) et ils n'ont pas l'air d'être respectés par les joueurs autant que des arbitres d'arts martiaux seraient respectés par les participants. Ils n'ont pas l'air de trop savoir quoi faire quand il y a un combat.

Mais avant même d'en arriver là... Qu'est-ce qui peut bien justifier une bataille au hockey? Frustration? Fais un tour de banc pour te calmer les idées. Défendre un compatriote? L'arbitre est là pour empêcher ça. Esprit anti-sportif? Inacceptable: suspension. Le gérant de l'équipe qui veut planter le petit attaquant trop rapide de l'autre équipe pour l'empêcher de compter? Innaceptable!!! La victoire ne devrait jamais se gagner au détriment de la santé de quelqu'un. Y'en a combien de ces petits attaquants talentueux qui ont fini leur carrière à cause de ça? (À cause de blessures ou juste à cause de la peur de devoir faire face à des grosses armoires à glace sans consience?)

J'attends vos commentaires!

Les moustiques ou la preuve que Dieu n'existe pas

Depuis quelques semaines, j'ai installé un air climatisé dans le fenêtre de ma chambre. Au début, c'était parfait! L'air frais, le sommeil plus profond parce que pas besoin de se battre avec les draps à cause de la chaleur... Magnifique! Mais au bout de quelques jours, je me suis découvert des piqûres de moustique. Bon, je me suis dis que ça devait être un hasard, que je me suis fait piqué en étant dehors ou autre... Mais j'ai bientôt dû me rendre à l'évidence: ils entrent par la fenêtre de la chambre. Alors, avant de se coucher chaque soir, je me suis mis à faire le tour de la chambre pour les éliminer avant de dormir.

Ah, j'ai oublié de dire, je ne suis pas allergique aux piqûres de moustiques au point d'en mourir, mais je dois l'être un peu quand même parce que si je compare mes piqûres à celles de Gen, les miennes gonflent 4 ou 5 fois plus que les siennes et j'ai l'impression que ça démange en proportion. Une piqûre, ça va. 2, je grogne. À 3 piqûres ou plus, je finis par devoir en sacrifier une. Ça pique tellement que j'en choisis une dans la gang et tant pis si ça sera pire plus tard, il faut que je gratte!!! Ça me rend dingue.

Retour à l'histoire, donc, chasse aux moustiques avant de dormir. Les moustiques ont décidé de répliquer et d'augmenter les hostilités. En effet, les dernières nuits, ils se sont mis à me réveiller. Ils s'amusent à me tourner autour des oreilles au point que ça me sort de mon sommeil. Et l'engourdissement du réveil en pleine nuit me fait me secouer dans tous les sens pour m'en débarasser. Et finalement, me cacher sous les couvertures pour me protéger. Avant-hier, c'était la goutte qui a fait déborder le vase: même chaché en dessous des draps, ils arrivent à entrer dessous et me bourdonner autour des oreilles encore!

Alors hier soir, j'ai augmenté les hostilités à mon tour: technique d'élimination des moustiques ninja-sous-marin! Je me couche la lumière ouverte, je ne grouille pas mais je garde les yeux ouverts et j'attends. J'attends qu'ils sortent des coins de murs, de sous les meubles, des gardes-robes et des cadres de fenêtres... Armé de ma tapette à mouche bien cachée et feignant le sommeil, je les laisse approcher. Puis je me lève et les massacre à grands coups de tapette à mouche!!! ARGH!!! Mort aux moustiques!!!

J'ai tellement pas envie de me faire piquer que finalement, je ne dors pas tellement mieux avec l'air climatisé. Au début les moustiques se nourrissaient, mais maintenant c'est une guerre psychologique. En fin de semaine: j'augmente encore les hostilités, je mets du moustiquaire autour de l'air climatisé et je scelle la fenêtre avec un tube de silicone!!!

Et pour explique le fameux titre de ce récit: quel Dieu aurait penser inventer les moustiques? J'en conclus donc que soit il est sadique, soit il est inexistant. J'opte pour la deuxième option. Même un sadique n'inventerait pas les moustiques...

jeudi 2 juillet 2009

Plume en attente

Ces temps-ci, je suis sur une bonne lancée : je n'arrête pas d'écrire (une nouvelle par deux semaines environ, plus un paquet d'ébauches, de notes, de réflexions, d'idées disparates). Je dirais que sur quatre nouvelles que je commence, j'en finis maintenant la moitié. Y'en a peut-être une sur cinq de bonne, mais bon...
J'ai aussi deux romans en chantier (même si je commence à avoir des doutes sur ma capacité et ma motivation à les terminer).
Toute cette écriture finira bien par porter fruits. Présentement, j'ai trois nouvelles en attente d'approbation par différentes revues littéraires, plus une envoyée à un concours et une autre qui n'attend que le bon moment pour être envoyée à une revue (je dois la leur envoyer par la poste, accompagnée d'un formulaire de soumission qu'on ne trouve que dans la revue et qui peut servir pour deux nouvelles différentes, alors tant qu'à avoir payé pour avoir ledit formulaire, j'attends d'avoir deux nouvelles intéressantes avant de faire mon envoi, histoire de doubler mes chances).
Je tiendrai mon blog au courant des développements... ce qui pourra profiter aux éventuels lecteurs ;p

mercredi 1 juillet 2009

Vivre comme une assiette de porcelaine

Ma mère a un service à vaisselle en porcelaine avec une bordure en or véritable. Le service lui vient de sa grand-mère. Elle l'utilise une, parfois deux fois dans l'année. Pas question de mettre ces assiettes-là au micro-onde ou dans le lave-vaisselle, ni de les sortir s'il y a des jeunes enfants à table. C'est la vaisselle des grands jours, qu'elle a bichonné pendant des années et espère sans doute me léguer.
Certains jours, à voir tous les articles à propos des dangers de trucs apparamment inoffensifs (allant de la viande rouge à l'alcool, en passant par le vélo sans casque, les risques du jogging pour les genoux et les jeux improvisés des enfants dans les cours de récréation), je me dis que certaines personnes traitent leur vie comme s'il s'agissait d'une assiette en porcelaine.
Ils en prennent un soin religieux, ils lui évitent tous les risques... sauf celui de la rendre sous-utilisée et inutile.
Sans tomber dans le "Live fast, die young", il me semble qu'il existe des notions de risque acceptable et de plaisirs sains qui sont de plus en plus oubliées.
La vie ne se lègue pas à la génération suivante.